Voici quelques notes et citations intéressantes, après lecture d’un texte de Vasant Lad, à propos de nos mémoires, du temps et du passé…

Pleine lune sur la Ria d'Etel, à Nestadio - stage de yoga 2013

« Le temps et l’espace sont un ». « Il n’y a pas d’espace sans le temps. Le temps est espace et l’espace est distance ».

Temps et espace engendrent distance et division. La distance (distance psychologique) crée la séparation entre l’observateur et l’observé.

Or il est possible d’observer pleinement un objet sans cette distance psychologique. C’est faire un avec lui, ne pas établir de séparation, et découvrir que l’observateur est l’observé.

Si une personne peut faire cela, une transformation est possible.

D’habitude, les pensées se cristallisent: griefs et tristesse sont stockés dans les mémoires biologiques, la matière blanche du cerveau, les nerfs et les cellules. Les blessures s’installent dans le mental subconscient.

Si les pensées sont ainsi cristallisées, se modèlent en  nous des schémas de pensée et une certaine rigidité qui crée attitude de jugement et confusion intérieure.

Mais, dit Vasant Lad, une transformation est possible. Il existe en soi un espace au-delà du temps et du vieillissement. On peut s’y connecter par la conscience sensitive.

Dans cet espace, on vit dans le présent. L’ « espace sans temps », c’est l’éternité. Cette attitude intérieure revient à « vivre avec Dieu ».

« Le Ciel n’est pas un lieu géographique, c’est une qualité de conscience ».

Ainsi Vasant Lad suggère de ne pas vivre dans le passé:

« Le changement ne peut pas se produire dans le passé. Le passé et mort et révolu ».

Il dit aussi: « La cause racine du manque de communication est l’interférence du passé dans le présent ».

La relation à l’autre est un miroir qui peut beaucoup nous apprendre, sur nous et nos motifs subconscients cachés. Les relations peuvent nous faire nous interroger et entreprendre un travail d’investigation sur notre nature propre.

Clarté de la perception sensorielle et spiritualité vont ensemble. Quand les mémoires négatives « gouvernent », la sensibilité diminue. Le subconscient apporte une image qui interfère avec la clarté de l’observation.

Regarder un objet au travers des mémoires anciennes embrume la vue parce que nous le filtrons au travers d’une image du passé.

Quant nous vivons dans le maintenant, sans séparation, ni jugement, apparaît la possibilité d’une transformation profonde…

Mandala rouge

Source: Synthèse écrite à partir des pages 76 et 77 de  » Textbook of Ayurveda – Fundamental Principles », Vasant Lad, The Ayurvedic Press, 2002