jan 17 2012

« Der Atmende Gott – Reise zum Ursprung des modernen Yoga »

Publié par sous .Yoga,A propos du Yoga

J’ai été informée par l’Association Yogakshemam de la sortie du film de Jan Schmidt-Garre « Der Atmende Gott – Reise zum Ursprung des modernen Yoga » (~ Le Dieu qui respire – Voyage aux origines du yoga moderne). Ce film montre l’importante contribution de Krishnamacharya à la renaissance du yoga. Y participent: Pattabhi Jois (aujourd’hui décédé), B.K.S. Iyengar, T.K. Shribhashyam. En attendant la sortie de la version française, voici le trailer du film.

Vous pouvez en savoir plus (en allemand toujours) sur le site: http://www.deratmendegott.de. Je serai informée par l’association, lorsque le film arrivera en France.

J’en profite pour vous communiquer le lien du site de l’Association Yogamkshemam: http://www.yogakshemam.net/French/homepage.html. Ce site contient beaucoup d’informations intéressantes, dont une newsletter (qui n’existe plus). Les anciens numéros sont passionnants…

Der atmende Gott

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jan 15 2012

Extensions et accessoires: Matsyasana (Le Poisson)

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Voici quelques exemples d’extensions sur la thématique de Matsyasana, la Posture du Poisson. Ce sont des idées… et les adaptations dépendent de la morphologie de chacun et de ce que vous recherchez. Ainsi, la hauteur et le placement précis d’un coussin, un bolster, une brique, modifient grandement la sensation dans la posture et son effet.

L’objectif de ces positions est de développer l’ouverture dans une détente bienvenue. Le souffle peut alors trouver sa place, progressivement… A ce sujet, voir cet article sur les accessoires pour le yoga.

Attention: Le respect de l’état du dos est essentiel. Commencez avec des accessoires de faible hauteur. Ici, j’ai fait exprès de rendre le matériel bien visible, grâce à la hauteur des accessoires… mais c’est valable uniquement pour les personnes souples. Cet article est destiné aux enseignants ainsi qu’aux gens qui connaissent très bien leur corps. Évitez ces variations, en cas de doute.

Première photo ci-dessus: Le dos est soutenu par 1 ou 2 briques et le sommet de la tête par un petit coussin, voir plus, suivant les besoins. Plus les briques sont en contact avec les omoplates (vers le haut du corps), plus le travail d’ouverture de la poitrine est important. Attention de ne pas placer les briques trop bas (vers la cambrure lombaire). Observer la réaction de votre dos. En cas de lombaires fragiles, ces variantes sont déconseillées.

Deuxième photo ci-dessus: On peut remplacer les briques par des coussins, monter moins haut. Ici, la tête repose au sol.

Quels accessoires utiliser?

Voici ceux qui m’ont servi pour les photos de cet article:

  • Le bolster d’épeautre (à gauche). J’aime bien les bolsters remplis d’épeautre car on peut les déformer (faire une pente douce, par exemple, de façon précise) et cela n’est pas possible avec les bolsters garnis de kapok. Vous pouvez bien sûr remplacer le bolster par une/des couverture(s) roulée(s).
  • Les briques bleues que j’ai utilisées (il y en a 3 sur la photo) ont des angles cassés et sont assez molles. C’est pour cela qu’elles conviennent aux positions que je montre. Attention aux briques anguleuses et dures: ça peut devenir désagréable pour les positions montrées!
  • Le bloc (block) est plus grand et moins haut que les briques.
  • Les petits coussins garnis d’épeautre sont bien utiles, car, comme les bolsters ils s’adaptent au corps. Mais d’autres coussins peuvent bien sûr convenir.

Photo ci-dessus: Le bolster ainsi placé convient à des personnes ayant déjà une bonne souplesse du dos. On peut aussi placer un coussin ou une brique sous la tête pour réduire l’extension. Le placement du bolster plus ou moins proche du bassin ou de la nuque, influe beaucoup sur le travail. A explorer, si votre corps apprécie ce type de mobilisation. Privilégier l’ouverture du haut du dos et éviter de travailler la cambrure lombaire… ce n’est pas le but…

Photo ci-dessous: Pour un travail plus doux d’ouverture. Cette position peut se prendre jambes croisées ou tendues. Faire un «petit toboggan», une pente douce vers le bassin, en déformant le bolster, surtout en cas de lombaires sensibles. Ou: mettre un petit coussin pour créer cette pente, entre le bolster et le bassin. Le bloc pour la tête peut bien sûr être remplacé par un coussin.

Ci-dessus: Variante intense de travail de l’ouverture haute du dos. Ici, la tête est supportée par un petit coussin, pas très visible. Cette position est plutôt extrême. L’étirement est important et la cage thoracique pleinement mobilisée: sternum, cartilages, muscles intercostaux, diaphragme, …. A ne pratiquer qu’après avoir développé une grande aisance respiratoire dans les autres postures.

Attention à l’usage des briques: un petit coussin sur la brique est plus ergonomique que ce qui est montré sur la photo!

Ce sont quelques exemples. D’autres enseignants ont certainement d’autres variantes. L’important est de respecter le corps de chacun… et ce qui vous est possible, au moment de votre pratique,… et cela varie aussi.

La pratique de ce type d’exercices en décharge (et d’autres encore), m’a permis de retrouver une certaine ouverture, et une énergie qui l’accompagne, qui me semblaient toutes deux diminuer avec l’âge. Je ne cherche pas à cultiver le jeunisme à tout prix: j’ai pris cela comme un signe d’une meilleure circulation de Prana (l’énergie vitale). Quel bien-être, que de sentir une belle ouverture (sur un plan subtil et physique), et une respiration aisée de bas en haut, pendant et bien après les séances de yoga…

Et enfin, c’est en chantant que je me suis rendu compte de l’effet profond de ce travail. Ma voix est redevenue plus claire, alors qu’elle avait un peu changé avec les années et mon chant plus agréable à pratiquer… et à entendre ;-)

Namasté

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jan 13 2012

Ayurveda et yoga en hiver / Auto-massage ayurvédique

Yoga et Ayurveda: le yoga selon les saison - l'Hiver

L’hiver est bien entamé maintenant. En hiver, on pose en quelque sorte les bagages: l’augmentation du Dosha Kapha incite au repos, ce qui est bénéfique pour bien des gens surmenés. Plus de repos pour l’organisme, c’est un peu comme replonger les racines d’une plante en  pot dans sa terre nourricière. Cela va lui permettre de  régénérer sa substance. Je vous propose de relire les conseils ayurvédiques concernant l’hiver ici >>.

Auto-massage ayurvédique

Et pour mettre en pratique, voici une très bonne  séquence d’auto-massage selon l’Ayurveda, proposée par Yoga Vidya. A regarder/pratiquer, même sans connaître l’allemand ;-)

Première partie

Deuxième partie

Yoga selon l’Ayurveda en hiver

Yoga et Ayurveda: pour contrôler Kapha: torsions - Ardha  Matsyendrasana, Jathara Parvrtti

Vous trouverez ici:

- Les conseils pour pratiquer le yoga en hiver >>.

- Ainsi qu’une séance de yoga adaptée pour l’hiver >>.

Namaste

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jan 12 2012

Sarvangasana – la posture sur les épaules

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Sarvangasana avec un support

Certaines personnes se plaignent de la pression sur la gorge, ou d’un étirement trop important de la nuque, dans la posture sur les épaules.

Afin de dégager la gorge dans la posture sur les épaules, vous pouvez prendre une ou plusieurs couvertures fermes pliées. Choisir des couvertures qui vous offrent un maximum de stabilité, c’est important! Une couverture trop molle risque de vous déstabiliser. Il existe aussi des blocs de mousse, plus ou moins fermes, pour cet effet.

Il faut que l’arrière de la tête soit au sol, les épaules et les avant-bras sont sur la couverture. La pression sur la gorge et la thyroïde est alors moindre, les vertèbres cervicales sont aussi moins mises à contribution. Il est possible ainsi de tenir la posture plus confortablement, et peut-être même un peu plus longtemps.

Pour faciliter la montée dans la posture, placer une autre couverture identique, derrière la première, au niveau du dos et du bassin, lorsque l’on est allongé au sol (ce n’est pas le cas sur la photo et cela demande plus d’élan pour monter).

Monter lentement, avec contrôle…

Bon Yoga!

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jan 11 2012

Gomukhasana, la posture de la Tête de Vache

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Pourquoi cette posture porte-elle ce nom? Une des explications est que la posture prise ressemble à une tête de vache. Voici donc une interprétation qui va dans ce sens: les pieds forment les cornes et les oreilles et les genoux le mufle, la preuve en image deux trois photos plus bas…

Gomukhasana, la posture de la tête de vache

Gomukhasana, vue de haut:

Gomukhasana, vu de haut

Vue sous un autre angle, le nom de la posture …

Gomukhasana: la tête de vache se dessine!

… prend tout son sens!

Travail spécifique et aménagements de la posture

La position de l’assise engage un travail physique et énergétique intéressant sur la région des hanches. Veiller à rester bien droit en maintenant les deux fesses au sol. Le talon de la jambe qui est au-dessous a tendance à se positionner sous la fesse opposée. Il suffit de le dégager un peu vers l’extérieur pour rétablir. La souplesse des hanches se manifeste par la descente des genoux bien superposés l’un sur l’autre. Mais avant cela, un travail lent et patient sera bénéfique: il suffit d’accepter la position des genoux et de plonger dans l’asana et son souffle.

Dans la posture de la tête de vache, les mains sont «crochetées» l’une à l’autre, derrière le dos. Gomukhasana travaille donc aussi la souplesse des bras et des épaules. Maintenir cette souplesse évite nombre de douleurs dans le dos car elle maintient un plus grande liberté de mouvements. Attention: Cette position ne doit pas nécessiter d’effort, mais plutôt un soulagement.

En phase d’apprentissage, on peut séparer le travail du haut du corps et celui du bas du corps, pour plus d’aisance.

Exemple: Gomukhasana – mains aux pieds, permet d’expérimenter une belle circulation d’énergie…

Gomukhasana, mains aux pieds

S’il est difficile d’attraper les mains, s’aider d’une ceinture ou d’une sangle.

Si l’assise décrite dans la posture classique ne convient pas, on peut tout à fait pratiquer la posture en s’asseyant sur les talons (comme sur la photo ci-dessous), ou même sur une chaise.

Gomukhasana, avec une sangle, assis sur les talons en Vajrasana

Technique de Gomukhasana

  • Assis sur les talons, venir ensuite s’asseoir à gauche des talons.
  • Passer la jambe droite par-dessus la gauche, ramener le pied vers l’arrière et descendre le genou droit juste au-dessus du genou gauche. Les pieds sont placés de façon symétrique.

Veiller à rester assis sur les deux fessiers. Être attentif aux articulations des genoux et des hanches.

La posture ne doit pas créer de gêne. Garder le haut du corps bien droit et la poitrine bien dégagée. Ressentir équilibre et confort en respirant lentement 2-3 fois dans cette assise.

  • Puis, plier le bras droit et poser la main droite entre les omoplates. Au besoin, pousser le coude droit à l’aide de la main gauche, pour mieux faire monter la main.
  • Lever le bras gauche au-dessus de la tête et plier le coude jusqu’à ce que les doigts de la main gauche atteignent ceux de la main droite.
    Reculer le coude gauche, en le rapprochant derrière la tête de la ligne du centre et relever la poitrine.
  • Crocheter ensemble les doigts des deux mains. En cas d’extrême aisance dans la posture, attraper les poignets.

Gomukhasana, vu de dos

NB: Certaines écoles proposent d’inverser la position des bras: si c’est la jambe droite qui est dessus, c’est le bras droit qui est au-dessus de la tête. J’ai appris les deux et cela m’a laissée un peu perplexe. Si je vous propose la formule ci-dessus, c’est simplement parce que la posture du bas du corps déstabilise le corps dans un sens et celle des bras le rétablit en mettant un contrainte sur le côté opposé.

A l’occasion je proposerai une variante où l’on ouvre et étire un côté. Dans ce cas,  il est préférable de ne pas rétablir (si c’est la jambe droite qui est dessus, on monte le bras droit). Donc, finalement, les deux postures ont leur intérêt.

Pratiquer avec une sangle

En cas de pratique de l’exercice à l’aide d’une sangle ou d’une ceinture, il est possible d’exercer les articulations des épaules:

Monter et descendre doucement les bras et la sangle tendue, pour assouplir les articulations. On peut ainsi faire travailler les bras, jusqu’à ce qu’on parvienne à les faire se mouvoir le long du dos: en les glissant vers le haut, puis vers le bas, le long de la colonne vertébrale

Progressivement, on parvient ainsi à rapprocher les deux mains.

Gomukhasana, avec une sangle, exercice pour les bras et les épaules

Gomukhasana, avec une sangle, exercice pour les bras et les épaules

Faire attention de ne pas pencher la tête en avant. Respirer plusieurs fois dans la posture.

Puis défaire doucement les bras, puis les jambes.

Faire ensuite l’autre côté, en inversant toutes les indications… et éviter les nœuds! ;-)

Contre-posture

Posture de l’Enfant (Balasana ou Shashankasana), en allongeant un moment les bras devant soi, avant de les déposer le long du corps.

Respiration et Mudras

A adopter en fonction de votre vécu de la posture. En général, il est plus facile d’intégrer l’ensemble de ces éléments progressivement:

  • Respiration Ujjayi ou normale 1:2 (expir 2x plus long que l’inspir) ou avec rétention poumons pleins 1:4:2 (1 temps d’inspir, 4 de rétention, 2 d’expir) si vous êtes très à l’aise. Ne pas forcer
  • Mulabandha (contraction de sphincter anal avec remontée du plancher pelvien)
  • Shambhavi Mudra
  • Visualisation proposée par Christinan Tikhomiroff: expansion du souffle et du Prana (énergie) dans Anahatha (le chakra du cœur) durant l’inspiration (et la rétention les poumons pleins). Contraction du souffle et de l’énergie dans un point au milieu du cœur durant l’expiration.
  • Bija: la répétition mentale du OM peut compléter la pratique.

Effets

  • Cette posture assouplit les hanches, les genoux. L’énergie circule mieux dans le bassin
  • Elle délie la région des épaules, ainsi que les bras
  • Ouverture de la poitrine, prise de conscience de la zone respiratoire
  • Action sur les Nadis principaux (canaux subtils) Ida (gauche) et Pingala (droite)
  • Activation toute particulière d’Anahata Chakra, le Chakra du cœur
  • Développe l’écoute intérieure, la conscience des possibilités du corps, ainsi qu’une belle qualité d’attention et de  concentration.

Symbolique

Dans toutes les civilisations, la vache est le symbole de la terre nourricière, de la maternité, de la fertilité et de l’abondance.

La vache est sacrée en Inde

Dans l’Inde védique, il y a 3000 ans déjà, la vache occupait dans la vie quotidienne une place aussi importante que celle du feu sacré et du poète brahmane. De tous les animaux domestiques, la vache était le plus utile et le plus attachant. Étant donné sa docilité, les brahmanes pouvaient facilement s’en occuper.

Tous ses produits étaient d’une grande utilité: lait, lait caillé (yaourt), beurre, ghee (beurre clarifié), bouse (pour le feu et les constructions) et même l’urine qui servait de remède contre certaines maladies. La vache devint recherchée, digne d’être possédée par les brahmanes. Dans l’hindouisme, c’est la vache qui, en premier lieu, représente la vie qu’il ne faut détruire, ni par le sacrifice, ni par l’abattage. A la vache sont liées les idées de paix et d’harmonie: le bon roi «protège la vache et les brahmanes».   [1]

Cette posture m’inspire une réflexion toute personnelle. Dans Gomukhasana, les membres sont tous liés. Comme la vache domestique (attachée sur le plan concret ou abstrait), le pratiquant de la posture se retrouve lié. Pour acquérir la maîtrise de l’Asana, il doit accepter cette contrainte, s’adapter, expérimenter la patience et découvrir l’espace intérieur de liberté. C’est en développant avec douceur la docilité de son corps, qu’il va parvenir à améliorer la posture, puis à la maintenir sur la durée. Une fois confortablement installé, le temps n’est plus important, il est intériorisé, contemplatif et calme, … comme l’est la vache.

[1] Source principale pour la symbolique: http://www.pondichery.com/french/vaches_sacrees/vaches_sacrees.htm (page consultée en septembre 2007 et apparemment disparue aujourd’hui).

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