jan 24 2012

Monter dans la posture sur la Tête (Sirsasana)

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Après toutes les préparations proposées [1], j’en arrive maintenant à la Posture sur la Tête (Sirsasana). Voici les indications pour monter dans la posture, en souplesse et avec contrôle. Si le corps est bien préparé, il n’est pas nécessaire de prendre d’élan. Recommandation: ne pas apprendre seul cette posture.

Focus: Garder 90% du poids du corps sur les coudes. C’est un peu comme si la tête ne devait qu’effleurer le sol.

Prendre la posture sur la tête (1)

Départ: Dans la posture de l’enfant, assis sur les talons, front posée sur le sol, les bras le long du corps et les paumes tournées vers le haut, se détendre, puis se préparer mentalement à la posture.

  • Ensuite, redresser le dos et préparer la position des coudes et des avant-bras au sol: ceci est un point-clé pour une bonne posture.
  • Mesurer l’écartement des coudes en saisissant de chaque main le bras opposé (même geste que de croiser les bras). Dès maintenant, les coudes ne devront plus bouger de leur place, pour toute la durée de la posture.
  • Puis croiser les doigts les uns dans les autres, sur l’avant, tout en gardant les paumes écartées.
    • Les coudes, les avant-bras et les mains vont former le trépied qui accueillera la tête et soutiendra le corps.
  • Sans déplacer les avant-bras ni les mains, poser le sommet de la tête au sol (attention: on a souvent tendance à déposer le haut du front, ce qui a pour résultat une posture cambrée: les cervicales et les lombaires sont alors exposées à des pressions inutiles). Pousser les coudes dans le sol.
  • Puis progressivement, monter le bassin.

Prendre la posture sur la tête (2)

  • Allonger les jambes. Continuer à pousser dans les coudes pour que le poids ne bascule pas sur la tête.
  • Rapprocher de plus en plus les pieds de la tête, en déplaçant le poids de plus en plus sur votre « trépied », tout en continuant d’épargner la tête. Sentir le dos qui se redresse progressivement, jusqu’à ce que le bassin soit sur la même ligne verticale que la tête.
    • Veiller à ne pas arrondir le dos. Penser à rapprocher les omoplates et à dégager le poitrine (au lieu de la creuser).
  • Plier les genoux et soulever les pieds, avec contrôle. Amener les talons vers les fesses. Trouver la stabilité dans la demi-posture sur la tête…
  • Puis lever les genoux vers le haut: les hanches accompagnent le mouvement d’ouverture.
  • Et enfin, allonger les jambes vers le haut.
  • Au début, se contenter de maintenir la posture environ 30 secondes. Progressivement ce temps peut être augmenté jusqu’à 3 ou 5 minutes.
    • Cela dit, veiller à toujours soutenir 90% du poids du corps grâce aux bras. Ceci peut servir de critère pour sentir quand il est temps de quitter la posture.

Sirsasana, la posture sur la tête. Sans et contre un mur

Certaines écoles trouvent qu’il est bien d’apprendre la posture sans l’aide d’un mur, afin d’apprendre à ne pas appréhender le vide, et à savoir contrôler une chute éventuelle, de manière très simple:

  • Rentrer la tête (afin de protéger la nuque)
  • Écarter les doigts pour désolidariser les mains
  • … et effectuer une roulade avant, qui rappellera vos jeux d’enfant!

Néanmoins, la pratique contre un mur peut être utile au début:

  • Éviter cependant de travailler avec élan et d’utiliser le mur pour se retenir: car ainsi, on reste dépendant du mur.
  • Préférer pratiquer comme si le mur n’était pas là: éviter de le toucher avec les pieds, sauf en cas de perte d’équilibre.

Prochainement: les bienfaits de la posture sur la tête, ainsi que ses contre-indications.

Bon yoga!

[1]
1. 
Renforcement du tronc >>
2. Renforcement du tronc et des pectoraux (1/2) >>
3.
Renforcement du tronc et des pectoraux (2/2) >>

NB: Mon alignement dans la posture n’est pas parfait sur toutes les photos. J’ai fait ce que j’ai pu: j’ai 10 secondes pour monter dans la posture, une fois le retardateur de l’appareil photo enclenché (je fais mes photos seules, sauf exception… et ce n’est pas évident ;) )

4 réponses

jan 22 2012

Yogamrita sur Facebook

Publié par sous Divers

Yogamrita sur Facebook

Après quelques années de « résistance » (pas envie, bien assez à faire, et pas trop d’affinité avec les réseaux sociaux), j’ai décidé de créer une page Yogamrita sur Facebook. Je me suis rendu compte que c’était un moyen facile de partager quelques liens sans fioriture pour compléter ce que je donne sur le blog. C’est facile pour moi, vu que je reçois beaucoup d’informations sur le yoga, par différents biais.

Yogamrita sur FaceBook - Sivananda Yoga Teacher Training Yourse 1991 - Neyyar Dham

Si vous ne souhaitez pas ouvrir un compte sur Facebook, sachez que ce n’est pas nécessaire pour consulter la page Yogamrita. Vous pourrez tout consulter. Votre seule limitation est que vous ne pourrez pas laisser de commentaire.

Yogamrita sur FaceBook - Sivananda Yoga Teacher Training Yourse 1991 - Neyyar Dham

Les articles que j’écris seront toujours sur le blog. Mais pour qui a envie d’un peu plus au quotidien, il y aura cette page « Yogamrita ».

Yogamrita sur Facebook - Sivananda Yoga TTC, Neyyar Dham, 1991

J’y partage(rai) des photos (postures, stages de yoga; ci-contre: quelques photos de mes « jeunes années » en yoga, dans le Kerala, chez Sivananda). Il y a(ura) aussi une sélection de vidéos de yoga, citations inspirantes, musiques, mantras, etc.

Pour aller sur la page « Yogamrita », cliquer sur le lien Yogamrita sur Facebook en haut de la première colonne de droite du blog.

Namaste

Sivananda Yoga TTC, 1991, Neyyar Dham, 19991

Pas de réponse

jan 22 2012

Salamba Sirsasana: symbolique et psychologie de la Posture sur la Tête

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Voici la re-publication d’un article, inspiré de nombreuses lectures sur la thématique. Salamba Sirsasana, c’est la posture (asana) sur la tête (sirsa) avec support (salamba).

Salamba Sirsasana: son symbolisme

Se mettre la tête à l’envers est une pratique considérée physiologiquement comme des plus bénéfiques… mais ses bienfaits ne s’arrêtent pas là.

Le Yoga sans dessus dessous

Nos pieds sont les fondations sur lesquelles nous nous tenons debout… C’est à ce niveau que se trouvent nos « racines » avec la terre et la vie autour de nous. Et c’est aussi de là que nous nous élevons vers le ciel.

Lorsque nous nous tenons sur notre tête, nous sommes « racines au ciel » et le monde nous paraît sans dessus-dessous. C’est un angle de vue complètement renversé (et renversant). L’apprentissage de Sirsasana requiert de dépasser peurs et préjugés. D’ailleurs, qu’adviennent tous les préconçus, vus sous cet angle?

Être sur la tête…  Est-ce que cela fait peur, ou est-ce que cela déstabilise… ? Voir sous un autre angle, c’est aussi prendre du recul… porter un regard neuf sur les choses… qui peut-être permettra d’avancer.

Lorsque la tête est ainsi posée sur le sol, sur la base, la terre elle-même… il est impensable et impossible d’avoir la tête dans les nuages! Pensées et actions sont ancrées à la terre. Et lorsque les pieds sont ainsi « enracinés » dans le ciel, les nourritures deviennent spirituelles…

Sirsasana est une opportunité pour appréhender le monde différemment. Cet angle de vue différent relativise constructions mentales et certitudes. Par une pratique assidue, elle permet même de relier les opposés et d’inverser certaines tendances.

Cette posture est un véritable défi à l’ordre des choses.

« S’assoir en Yoga »

L’une des traductions du mot sanskrit « Asana » est « l’assise ». C’est pourquoi les Asanas de Patanjali sont des postures de méditation.

« Le mot yoga fait surgir, chez la plupart d’entre nous l’image des postures diverses et variées, appelées, elles aussi « Asana ». Bien que la pratique des Asanas ne représente qu’un aspect du yoga, elle est considérée abusivement comme l’essence du yoga.

Le mot Asana veut pourtant dire « siège ».

Tadhasana (la position debout) pourrait ainsi se traduire par « siège de la montagne » plutôt que  « posture de la montagne », de même qu’une posture inversée comme Sirsasana se traduirait par « siège sur la tête » au lieu de  »posture sur la tête ».

L’attitude fondamentale dans chaque posture sera de chercher à s’installer dans l’effort, en soutenant un équilibre entre l’être et le faire.

De cette façon, on s’asseoit dans chacune des postures, que l’on soit debout sur un pied, que nos jambes s’allongent en équilibre par-dessus la tête et les coudes, que l’on soit arqué par derrière, penché devant ou en pivotement autour de le colonne. Notre intention première demeure toujours de « prendre racine dans le domaine » de l’être. »

Daryl Vansier

Sirsasana et la peur

La peur est souvent associée à Sirsasana… mais il n’est pas possible de bouger dans cette posture, sans perdre l’équilibre… Il n’est donc pas possible de fuir quoique ce soit, une fois dans cette posture. On devient dès lors observateur plutôt qu’acteur…

A un niveau psychologique, cet Asana requiert de la part de la personne qui le pratique d’être confortable en se mettant dans un « monde » curieux, très différent de celui auquel elle est habituée.

C’est pourquoi le processus d’apprentissage de la posture est encore plus important que le fait d’accomplir la posture elle-même.

Avant tout, Sirsasana implique de surmonter l’instinct de peur de l’inconnu, parce l’on ne sait pas ce que cela fait d’être à l’envers, la pensée de se préparer à prendre la posture peut effrayer…

Par exemple, on peut avoir peur que le corps, en tombant mal se blesse… L’esprit rationnel peut développer une forte résistance et ne pas admettre que le corps peut tenir à l’envers … Peut-être précisément parce que le mental ne veut pas admettre de positionner, ne fût-ce que quelques instants – le mental en-dessous du cœur.

Pour entrer en Sirsasana, selon Louisa May Alcott, il faut faire confiance et suivre son cœur. Le cœur incarne la foi et la confiance que nous pouvons tenir confortablement en position inversée (en appui sur les avant-bras), comme nous le faisons sur nos pieds. Le cœur montre un chemin mystérieux vers l’inconnu, si on y prête attention.

« J’ai appris à faire confiance dans l’intelligence innée du corps, et j’ai trouvé que là, l’intellect ne joue pas un grand rôle. Lorsqu’il est prêt, le corps se soulève, contre la force de la gravité, puis il se raffermit de sorte à sécuriser ce temps passé à l’envers.

Quel moment paisible que de rester en Sirsasana! Lorsque le point d’équilibre est atteint, le corps semble souple et léger, la respiration s’installe profonde, et le mental s’immobilise. Rien d’effrayant, ni de dangereux.

Le monde actuel est quelque peu sans dessus-dessous. Comment traverser ses eaux turbulentes sans perdre notre équilibre et notre paix? Comme Sirsasana me l’a appris, je crois que la réponse se trouve dans le cœur ». [d'après 3, Louisa May Alcott]

Salamba Sirsasana: son symbolisme

Bibliographie et citations:
[1] http://www.users.interport.net/y/o/yogachicago/www.yogachicago.com/jul99/anna.shtml
[2] http://www.association-horizons.com/yoga/article_shirshasana.html
[3] http://jlindigoflow.blogspot.com/2008/11/upside-down-world.html

2 réponses

jan 20 2012

Séance intermédiaire de yoga

Publié par sous .Yoga,Séances de Yoga

Séance de Yoga intermédiaire: Uddiyana Bandha, Janu Shirsasana, Parvirtti Utkatasana, Anuloma Ujjayi

J’ai retrouvé cette petite séance de yoga que j’avais proposée au printemps 2007. Ce cours comprend des Asana (postures) et du Pranayama (respiration). Je l’avais donnée lorsque que mes élèves apprenaient Uddiyana Bandha. Vous verrez sur la fiche que les explications sont minimalistes. Ce document conviendra donc à ceux qui font déjà du yoga et qui y sont habitué.

La séance dure entre 45 minutes et 1h30, suivant le temps que vous consacrez aux postures et aux exercices de respiration.

Fiche pratique: Cours de Yoga intermédiaire (PDF) >>

Bon Yoga!

mandala

NB: Il est utile d’avoir reçu au préalable les explications d’un professeur pour pratiquer Uddiyana Bandha (voir article aussi).
Une Salutation au Soleil (Surya Namaskar) est décrite ici >>
A propos de Parvritti Utkatasana >>
A propos de Malasana (posture de la guirlande >>

2 réponses

jan 18 2012

« Sounds of Silence » avec Hariprasad Chaurasia

Publié par sous Musique et Arts

Pour tous ceux qui ne vont pas sur Facebook, je voudrais partager ce lien: une magnifique vidéo sur la musique de Hariprasad Chaurasia, « Sounds of Silence » (Baraka, Michael Stearns). Hariprasad Chaurasia est un des grands maîtres de la Bansuri, la flûte de bambou indienne.

Namaste

5 réponses

« Précédent - Suivant »