juil 17 2011

Stage: Yoga & Ayurveda, 22 au 26 oct. 2011, Langon

Publié par sous .Yoga,Stages et Cours

Ce stage sera le dernier que je donnerai cette année 2011. Il est organisé par l’école de Yoga & Ayurveda « Espace Shivanataraja Yoga » de Langon (près de Bordeaux).
Affiche Yogamrita

Le stage Yoga & Ayurveda offre une introduction complète aux bases de l’Ayurveda, ainsi que la mise en pratique de ces notions pendant les séances de yoga.

Contenu

Le hatha yoga (asana, pranayama, relaxation) sera étudié puis vécu en fonction des principes fondamentaux de l’Ayurvéda:

  • éléments de philosophie (Samkhya),
  • les 3 qualités (Gunas),
  • les 5 éléments (Maha Bhutas),
  • apaiser les 3 humeurs (Doshas),
  • actions sur l’énergie vitale (les 5 Vayus), le Feu (Agni) et les tissus (Dhatus).
  • Grâce au formulaire et aux échanges, vous pourrez appréhender votre constitution de naissance (Prakriti) et votre constitution actuelle (Vikruti).

Vous recevrez des conseils pour le yoga, l’alimentation et la routine quotidienne (Dinacharya), selon les constitutions ayurvédiques, pour une bonne santé physique, psychique et spirituelle, ainsi qu’un niveau d’énergie optimal.

L’intégration de toutes ces notions se fera grâce à leur mise en pratique dans votre yoga, lors des cours et ateliers.

Pour tous renseignements:
Contactez Ana Eduardo >>
Infos sur le stage sur le site d l’Espace Shivanataraja Yoga >>

Namaste

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juil 16 2011

Ahimsa, la non-violence: introduction

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Plus on a de considération pour les autres, plus on stimule des sentiments amicaux chez tous ceux qui sont en notre présence.
T.K.V. Desikachar

Gandhi et la non-violence

Pour continuer la série d’articles sur les Yamas (règles en société) et les Niyamas (règles personnelles), voici le premier des Yamas: Ahimsa, la non-violence. Ce thème est tellement vaste que j’ai choisi de le traiter en plusieurs volets:

  • Ahimsa, généralités;
  • la non-violence par rapport à l’autre, aux autres;
  • la non-violence par rapport à soi-même, dans la vie quotidienne et dans la pratique du Yoga.

En guise d’entrée en matière, voici deux citations sur la non-violence, d’après les Yoga Sutra de Patanjali :

Un désir subit d’agir avec rudesse, d’encourager ou d’approuver des actions dures, peut être réfréné en réfléchissant à ses conséquences nocives. Des actes de ce type résultent souvent d’instincts inférieurs comme la colère, la possessivité, ou un jugement déficient. Que ces actions soient importantes ou non, la réflexion dans une atmosphère favorable peut réfréner nos désirs d’agir avec rudesse.
T.K.V. Desikachar

[...] C’est toute l’importance de l’attitude intérieure. Si quelqu’un vit dans un état de non-violence, c’est-à-dire de non-jugement, de respect de l’autre, il va influencer son entourage et il sera très difficile d’être agressif à son égard ou même simplement en sa présence.
F. Mazet

Yama et Niyama – Bref rappel

Le premier article à ce sujet expliquait que les Yamas sont le premier membre de l’Ashtanga Yoga de Patanjali. Ils ont pour but de préparer le yogi à la discipline en Yoga. Les Yamas relient la pratique du Yoga à la société dans laquelle nous vivons, aux personnes que nous rencontrons, au jour le jour, mais aussi ils nous relient à nous-même, à travers l’introspection, la connaissance de soi et une maîtrise intelligente du mental et des sens.

Patanjali propose cinq Yamas (règles en société ou observances), pour garder la paix en soi et autour de soi. Ils sont des garde-fous, pour l’élève en Yoga, le chercheur spirituel, l’enseignant en Yoga, le Yogi, ainsi qu’un excellent moyen pour développer vigilance et concentration.

Quelques réflexions à propos d’Ahimsa

La violence est le propre de la vie. Le fait même d’être en vie induit une certaine forme de violence. Je le vois par exemple chez les animaux domestiques que j’observe:

Au moment de recevoir la nourriture, ils se bousculent les uns les autres pour avoir les meilleurs morceaux. Un instinct les pousse à passer d’abord pour obtenir la meilleure nourriture, le plus de confort, de bien-être. C’est un instinct de survie qui leur permettra de vivre le plus longtemps…

Ahimsa, la non-violence, est un concept «évolué», «civilisé», que l’on retrouve chez l’homme et parfois chez l’animal, dans des circonstances exceptionnelles. Il est question d’Ahimsa dans les Yoga Sutra de Patanjali, mais aussi dans la religion hindoue, très marquée par la notion de «Karma», la loi de cause à effet. Ahimsa c’est «ne pas causer la souffrance ni de dommage» et respecter la vie humaine, mais aussi la vie animale et végétale. Ahimsa comprend donc le respect de l’environnement que constitue la planète.

Ahimsa peut être interprété de différentes façons. Qu’est-ce que la non-violence? Est-elle la même chose pour un individu et un autre?

Le jaïnisme, secte pacifique indienne, contemporaine au bouddhisme, a élevé Ahimsa au plus haut point, si bien que ses adeptes balaient devant eux pour ne pas écraser les insectes et autres petits organismes. Ils sont végétariens et ne mangent pas de racines (carottes, céleri, …) pour ne pas condamner la plante. Les hindous stricts sont végétariens eux aussi, depuis des millénaires, pour éviter la souffrance animale.

Ahimsa consiste à ne pas nuire, en pensées, en paroles et en actes. Ahimsa se pratique avec soi-même, avec les autres – son conjoint, sa famille, au volant, au travail, … –  dans l’alimentation et l’hygiène de vie, dans sa relation à l’environnement, et bien sûr pendant les Asanas et le Pranayama.
La violence n’est pas seulement un acte physique, elle peut être verbale, elle peut être aussi psychique. L’indifférence est une autre forme de violence.

Le Mahatma Gandhi a été très inspiré par la non-violence qu’il a prônée sa vie durant. Mais ses jeûnes sévères, parce que longs et répétés, ont certainement mis son corps à rude épreuve. Sa mort fut un acte violent, que le Mahatma a su recevoir de façon non-violente et paisible, puisque ses derniers mots ont été son mantra « Ram », le nom de Dieu.

Gandhi et la non-violence

« Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». À celui qui suit cette maxime, il n’arrivera que du bien.

Telle fut la devise de Gandhi qui gardait paraît-il toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes…

 

Mandala bleu

 

Source pour de l’image de Gandhi et l’enfant: http://www.nonviolence21.com/non-violence-21.php. Je ne retrouve plus celle pour les 3 petits singes (la page web n’existe plus).

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juil 13 2011

Uttanasana contre un mur

Publié par sous .Yoga,Asana (postures)

Uttanasana, « l’étirement intense », est une posture qui mérite bien son nom, tant l’étirement des ischios-jambiers est important dans cette position. Voici quelques façons de la travailler avec l’aide d’un mur.

Uttanasana avec un mur

Tout d’abord, voici la variante la plus avancée. Elle se prend face au mur. Se tenir à quelques centimètres face au mur, pieds un peu écartés. Fléchir le tronc en avant, jambes pliées de sorte à poser le dos contre le mur, en l’allongeant complètement. Les mains peuvent être posées de différentes manières: au mur ou au sol, à votre convenance… Tendre progressivement les jambes en montant les ischions, descendre la tête en direction du sol, en allongeant bien le dos.

Uttanasana contre un mur: attention à l'équilibre!

Attention cependant pour prendre la posture… car voilà ce qui pourrait vous arriver: l’équilibre pendant la prise de posture est précaire! Prenez votre temps et travaillez en conscience… pas comme moi: là, je vous partage le « making-off » de la séance photo:

Comme je prends moi-même mes photos, avec un retardateur qui ne me donne pas plus que 10 secondes, toutes rondes, pour me mettre dans la posture… j’ai perdu l’équilibre en faisant trop vite… pas très yogique!

Uttanasana contre un mur

Avant de pratiquer la première variante face au mur, essayez cette excellente variante de Uttanasana, qui se prend dos au mur. Elle ne cause pas autant de déséquilibre et permet un bon étirement des ischios-jambiers dans chacune des trois variantes ci-dessous:

1. Le dos est en bonne santé (pas de douleur), il n’est pas arrondi et les jambes sont tendues, tout en laissant descendre le tronc complètement en avant.
Pour intensifier l’étirement: se mettre sur la pointe des pieds, monter les ischions aussi haut que possible sur le mur, puis reposer progressivement les talons.

2. Le dos a tendance à s’arrondir:  tenir les chevilles ou mettre les mains au-dessus des genoux, de sorte à allonger le dos et à le maintenir bien droit.
Pour intensifier l’étirement: se mettre sur la pointe des pieds, monter les ischions aussi haut que possible sur le mur, puis reposer progressivement les talons.

3. Les ischios-jambiers tirent trop fort: plier un peu les genoux. Puis, genoux pliés, monter les ischions aussi haut que possible sur le mur.

Cela travaille la bascule du bassin vers l’avant. C’est ce qui vous permettra de vous sentir mieux dans votre dos. La bascule du bassin est l’étape numéro 1. Elle est essentielle pour toutes les flexions avant et la santé de votre dos.
A partir de là, l’allongement des ischios-jambiers se travaillera progressivement.

Suivant le ressenti et la position du dos: laisser descendre le tronc complètement en avant ou, si le dos a tendance à s’arrondir, tenir les chevilles, ou mettre les mains au-dessus des genoux, de sorte à allonger le dos et à le maintenir bien droit.

Bon yoga!

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juil 11 2011

Départ pour les stages d’été!

Pendant une partie de l’été, le blog sera alimenté avec des parutions d’articles programmées.

Vos commentaires sont toujours les bienvenus… mais je n’aurai que très rarement accès à Internet pour y répondre.

Les ghats

Namaste
et bel été à vous,
Ami lecteur!

Voyez la vie comme un Tout.
Le monde est l’unique demeure de tous.
Tous, nous sommes membres d’une unique famille humaine.
Aucun n’est indépendant de ce tout.
Nous nous rendons nous-mêmes misérables en nous séparant des autres.
La séparation est synonyme de mort.
Cultivez l’amour cosmique.
Incluez tous les êtres.
Détruisez toutes les barrières qui séparent
un être humain d’un autre être humain.
Protégez la vie.
Protégez les animaux.
Que toute vie vous soit sacrée.
Alors ce monde deviendra un havre de paix.
Souriez avec les fleurs, jouez avec les papillons et les oiseaux.
Parlez à l’arc-en-ciel, au vent, aux étoiles et au soleil.
Cultivez l’amitié avec vos voisins, chiens, chats, arbres et fleurs.
Alors vous aurez une vie grande, riche et pleine.
Alors vous réaliserez la pleine unité de toute vie.

Swami Sivananda

Photo: Ana Eduardo

3 réponses

juil 08 2011

La Danse du Coeur – Param Jyoti

Publié par sous Tradition

J’aimerais vous inviter à découvrir une belle personne, qu’une amie m’a permis de découvrir à travers la danse et le chant. Je ne connais pas Param Jyoti personnellement, mais elle m’inspire…

Param Jyoti - Devadasi

Param Jyoti (Garita Carola Stieber) est née en Allemagne du Sud. Depuis toute petite. elle possède de multiples talents, dont ceux de la danse et du chant.  Danseuse diplômée, elle a développé son propre style de danse sacrée, aux inspirations multiples (essentiellement hindoue et sufi). Ses arts sont inspirés par sa vie intérieure et sa spiritualité.

Elle vit 6 mois par an en Inde, en Ashram.  Elle effectue des tournées de danse, donne des stages et des formations. Elle organise des voyages dans l’Inde sacrée.

Le nom de « Devadasi » est associé à son travail de danseuse, au chant et à sa contribution spirituelle; mais aussi, c’est important pour elle, à un projet caritatif. En sanskrit, « Devadasi » signifie « serveuse de Dieu ».

Les devadâsî – littéralement servantes de la divinité – étaient des jeunes filles consacrées au temple dès leur plus jeune âge, elles étaient considérées comme des épouses de la divinité. À l’origine destinées au service de la divinité, elles étaient retirées de leur famille et recevaient une éducation soignée au cours d’une initiation – appelée bottukatal – qui pouvait durer très longtemps et au cours de laquelle elles apprenaient, en particulier, à maîtriser la danse – ce sont ces pratiques de danse qui ont servi de modèle au bharata natyam, la danse classique du sud de l’Inde – en suivant les enseignements d’un Natuvanar ou maître de danse, ainsi que le kannada, le tamoul, et le sanskrit, la langue des textes sacrés.

Wikipedia

Param Jyoti - Sivoham - Devadasi

Le disque de Param Jyoti, intitulé « SivoHam », à écouter tranquillement, est une pure merveille de profondeur. J’ai un faible pour le morceau intitulé « Nirvana Shatkam » qui reprend les fondements du Vedanta avec la technique « Neti Neti ». Le chant est en sanskrit et en partie en anglais (mais l’extrait est trop court pour s’en rendre compte).

Vous pouvez en écouter des extraits ici >>
(une fois sur le site de musique: cliquer sur l’icône du disque)>>

Voici une vidéo de sa tournée en Italie:

et le début d’une danse Sufi:

Et pour terminer, vous pouvez encore visiter le site web de Param Jyoti, qu’il est possible d’afficher partiellement en anglais. Je vous propose de voir la vidéo, les photos et d’écouter les chants sous « Impressionen »>> .

Namaste

4 réponses

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