Encore des places pour le stage de septembre / Un état d’esprit positif

17 août, 2010 dans Sagesses du monde, Stages et Cours par Michèle

Stage d’Approfondissement en Yoga, du 5 au 10 septembre 2010, Morbihan (56)
J’ai annoncé complet il y a peu…mais un groupe de personnes vient d’annuler
et laisse quelques places libres!
Namasté

Voyez toujours dans chaque être humain le bien

Jetez le négatif du passé loin derrière vous

Vivez tout entier dans le présent
et faites-en ce que vous pouvez de mieux

De l’avenir, attendez le meilleur
et demeurez en contact permanent
avec la conscience cosmique

Alors la vie ne peut être qu’heureuse
et pleine de sens.

Gertrud Hirschi
Les Mudras, le Yoga au bout des doigts
(Le Courrier du Livre)

Histoire de la reine Chudala: le détachement suprême (14)

14 août, 2010 dans Sagesses du monde par Michèle

Suite de l’histoire de la reine Chudala… Le roi, qui s’est retiré en ermite dans la forêt depuis des années, vient de renoncer à toutes ses possessions et était même sur le point de donner fin à sa vie, pour prouver son détachement du corps… Son maître, un jeune et sage Brahmachari (1), va lui expliquer que son renoncement n’est pas le renoncement ultime…

Shikhidhvadja:

« Qu’est-ce donc que cette chose qui se retrouve partout et à laquelle il convient de renoncer absolument, dis-le-moi, ô toi le meilleur de ceux qui connaissent la véritable réalité ! »

Koumbha:

« Cette chose partout présente, c’est l’esprit (tchitta). On l’appelle aussi « principe de vie » (djîva). Elle n’est ni pensante ni non-pensante mais (toujours) en proie à l’erreur. Sache que l’esprit n’est fait que d’erreur et qu’il constitue l’homme lui­-même. Sache qu’il forme la trame du tissu d’illusions qu’on appelle le monde. Et c’est pourquoi on dit qu’il est toutes choses. Sache qu’il est à l’origine de ton corps, de ton royaume, de ton ermitage, exactement comme la graine est à l’origine de l’arbre.Si la cause de toutes ces réalités du monde vient à être éliminée, ces réalités disparaîtront elles-­mêmes (tôt ou tard). C’est ainsi – ô roi – que se produit le total renoncement.

(Les conflits entre) le bien et le mal, le royaume, la forêt, etc. entraînent les pires souffrances pour celui qui n’a pas rejeté l’esprit. Ces mêmes choses ne procurent que joie à celui qui s’est débarrassé de son esprit. Cet esprit se déploie sans cesse sous la forme du monde sensible, avec les multiples aspects des corps, etc., comme la graine se déploie sous la forme de l’arbre. Comme un arbre est mis en mouvement par le vent, une montagne par un tremblement de terre, le soufflet par le forgeron, ce corps est mis en mouvement par l’esprit. Tu dois savoir que les sages comparent l’esprit à une cassette bien fermée contenant vieil­lesse, mort et renaissance qui sont le lot de tous les êtres. Quant à ses autres dénominations: intellect (bouddhi), Grand principe (mahat), ego (ahamkâra), souffle (prâna), etc., elles se rapportent à ses différen­tes fonctions ( … ) Lorsque l’esprit est abandonné, dualité et unité se dissolvent de concert: seule demeure la Réalité suprême, apaisée, cristalline, auspicieuse.

L’esprit est à la transmigration ce que le champ est aux récoltes successives. Là où il n’y a plus de champ, le riz peut-il encore pousser? Celui qui a renoncé à tout s’est par là-même placé au centre de ce réseau d’apparences qu’est l’univers passé, présent et futur. Le monde entier, avec les trois dimensions du temps, repose sur lui, même s’il paraît n’être plus rien: les perles d’un collier (ne tiennent ensemble) que par (l’invisible) fil qui les traverse.

Celui qui a tout abandonné et qui se tient là, comme une lampe dont l’huile est épuisée, n’en continue pas moins à éclairer le monde, comme s’il était lui-même fait de lumière. De même que l’espace subsiste là où toutes choses (sensibles) ont été enlevées, de même la conscience (vijnâna) chez celui en qui le renoncement total s’est accompli. Bien que chose négative, le renoncement total est le réceptacle de toutes les richesses, comme l’espace vide du ciel est le séjour des dieux.

Celui qui a bu l’élixir du renoncement total devient aussi indifférent à la vieillesse et à la mort que le ciel immense aux traînées nuageuses (qui paraissent le souiller). Le renoncement total est la suprême félicité, son absence la plus cruelle des souffrances.

Comprends et accepte cela du fond du cœur; ensuite tu feras ce qu’il te plaira. Celui qui renonce à tout reçoit tout en partage. L’eau qui se vaporise dans le feu (des volcans sous-marins ?) fait retour à l’océan (par les fleuves). Dans le renoncement total, et là seulement, réside le savoir capable de dévoiler le Soi: c’est l’espace vide à l’intérieur de la cassette qui contient les joyaux. Le renoncement total est la mine qui recèle tous les trésors. A celui qui ne convoite rien toutes choses s’offrent d’elles-mêmes.

Renonce à toutes choses – ô grand roi – et abandonne cela même grâce à quoi tu renonces. Abandonne aussi cette souillure mentale qu’est l’orgueil spirituel de celui qui se prend pour un renonçant et sois libre ! »

(A suivre)

(1) Brahmachari: Traditionnellement, le premier des quatre stades de la vie d’un homme hindou, celui de la jeunesse vouée au célibat et à l’étude. Par extension, celui qui respecte les voeux de Brahmacharya: célibat et abstinence en vue de l’élévation spirituelle.

Source:
Texte: Sept récits initiatiques tirés du Yoga-Vasishtha, traduit du sanskrit par Michel Hulin, Editions Berg International, Collection L’autre rive, 1987
Image: photographique de Patrick de Wilde, http://autour.du.monde.free.fr/article.php3?id_article=92.

Histoire de la reine Chudala: le roi veut se détacher de tout (13)

11 août, 2010 dans Sagesses du monde par Michèle

Suite de l’histoire de la reine Chudala… Le roi, qui s’est retiré en ermite dans la forêt depuis des années, vient d’entendre l’histoire de l’éléphant, racontée par un jeune et sage Brahmachari (1) qu’il a choisi pour maître en matière de spiritualité. Sous forme de parabole, son maître vient de lui expliquer qu’il s’est trompé depuis des années sur son cheminement spirituel: « ton ascèse n’est que misère profonde, superficiellement masquée par l’honnêteté de tes mœurs ».

Le roi remarqua:

« Mais j’ai abandonné mon royaume, mon palais, mon épouse! N’est-ce pas là la perfection du renoncement ? »

Koumbha le Brahmachari répondit:

« Richesses, épouse, palais, terres, insignes du pouvoir royal, amis, etc. n’épuisent pas la liste de tes (anciennes) possessions. Ton renoncement n’est absolument pas complet. Tu as en effet oublié l’essentiel. Dès que tu auras abandonné cela aussi, tu parviendras à quiétude absolue. »

Le roi Shikhidhyadja :

« A défaut de mon royaume, c’est la forêt avec ses arbres et ses montagnes qui représente ce que je possède encore. Je vais l’abandonner, elle aussi. Je cesse de chérir cette caverne entourée d’arbres et de rochers. Maintenant, j’ai atteint le détachement absolu ! »

Koumbha:

« Les pentes de la montagne, l’eau, les arbres, le sol ne représentent pas tout ce que tu possèdes. Tu as encore oublié l’essentiel. Dès que tu auras abandonné cela aussi, tu parviendras au calme absolu de l’esprit. « 

Shikhidhyadja:

« A défaut de la montagne, tout ce que je possède encore c’est mon ermitage avec ses étangs ainsi que ma hutte. Je les abandonne à l’instant. Je cesse de chérir ces choses. Maintenant, j’ai atteint le détachement absolu ! »

Koumbha:

« Les étangs, les buissons autour de la hutte, la haie de plantes grimpantes, la hutte elle-même n’épuisent pas la liste de ce que tu possèdes. Tu as oublié l’essentiel. Dès que tu auras abandonné cela aussi, tu parviendras au parfait calme de l’esprit. »

Shikhidhyadja:

« A défaut de tout cela, ce sont mes ustensiles, ma peau d’antilope et les murs de ma cellule qui constituent tout mon avoir. Je vais m’en défaire sur-le-champ. »
Sur ces mots, il se leva de son siège d’herbes tressées, calme et serein comme un nuage d’automne qui s’élève dans le ciel au-dessus d’un pic montagneux. Koumbha demeura immobile sur son siège, observant ses faits et gestes. « Qu’il fasse ce qu’il a décidé de faire – pensa-t-il- ce sera pour lui la meilleure des purifications. »

Shikhidhvadja déménagea tout le mobilier de la hutte, l’empila à l’extérieur et y mit le feu à l’aide de bois sec. Puis il s’assit à côté de Koumbha et le regarda brûler.
S’adressant à son rosaire, il dit:

« Longtemps je t’ai fait glisser entre mes doigts par simple manque de discernement. Aujourd’hui tu ne me sers plus à rien. Longtemps j’ai erré sur les sentiers du rite, dans la vaste forêt des mantras. C’est terminé maintenant ! » et il jeta le rosaire dans le feu, comme l’ouragan de la fin des temps précipite les étoiles du ciel dans l’incendie cosmique.
S’adressant à sa peau d’antilope, il dit: « Toi qui fus arrachée à un animal de la forêt, je t’ai longtemps gardée étendue sur mon coussin d’herbes. Tu peux t’en aller maintenant. Que les chemins te soient propices ! Que le feu te conduise jusqu’au ciel étoilé auquel ta moucheture te fait ressembler ! » Et, sur ces mots, il la jeta dans le feu.
II s’adressa ensuite à sa cruche: « Tu as gardé l’eau pour moi, Ô bonne cruche! Je ne puis t’en remercier assez! Tu as été le modèle même de la bienfaisante amitié, de la douceur et de la constance. Grâce à ce même feu qui avait déjà purifié ton corps avant que tu ne viennes à moi, pars maintenant loin d’ici. Que les chemins te soient propices ! » et il la jeta dans le feu.
Enfin, se tournant vers son coussin d’herbes, il l’admonesta en ces termes: « Toi qui restes toujours caché, comme l’intelligence du sot, tu t’affaisses toujours. C’est ton destin de tomber vers le bas. Deviens cendre ! »

et il le jeta dans les flammes.

Il se leva ensuite pour mettre le feu à la hutte de feuillage, désormais inutile, que, dans son aveuglement, il avait construit avec une vaine ingéniosité. Il détruisit et jeta tout le reste: ustensiles, vêtements, aliments même. Il le fit en silence, dans un calme apparent, mais avec une sombre et farouche résolution. Les troupes de gazelles s’arrêtèrent de ruminer et s’enfuirent de ces lieux dévastés comme les habitants d’une ville se précipitent hors de son enceinte lorsqu’elle s’embrase dans un incendie. Et tandis que le feu achevait de consumer tous ses biens, le roi – qui ne possédait plus que sa propre personne – dit d’un ton détaché et serein:

« J’ai cessé de considérer ces choses comme miennes. Aussi suis-je désormais un renonçant à part entière. C’est d’un bien long sommeil- ô fils des dieux – que je viens de m’éveiller. Qu’est-ce donc que cette voie que j’avais imaginé de suivre? Comment ai-je pu être dépendant d’un lieu, d’une cabane et de toutes sortes d’ustensiles? Je suis parfaitement calme, apaisé, heureux, triomphant. Tous mes liens sont détruits. J’incarne le renoncement total. Je suis vêtu d’espace, je réside dans l’espace, je suis moi-même espace. Dis-moi – ô fils des dieux – si quelque chose manque encore à mon renoncement ! »

Koumbha:

« Tu n’as pas encore tout abandonné, ô roi Shikhidhvadja ! Ne te joue pas la comédie du renoncement total et de la suprême félicité! Le plus important, tu ne l’as pas encore abandonné. Dès que tu le feras tu parviendras à la parfaite ataraxie ! »

Le roi écouta ces paroles et réfléchit un moment, puis il répondit ceci:

« La seule chose que je n’ai pas encore abandonnée – ô fils des dieux – c’est ce corps fait de chair et de sang, ce corps aux sens trompeurs. Mais si, à l’instant même, je me lève et me jette dans un précipice, j’aurai enfin atteint au renoncement absolu ! »

Sur ces mots, il se leva et il s’apprêtait déjà à se jeter dans un ravin tout proche, lorsque Koumbha intervint pour l’admonester:

« C’est pure folie de ta part – ô roi – que de jeter dans le précipice ce corps qui n’a rien fait de mal. Le corps est le résultat d’un très bon karma. N’en cause pas la perte. En outre, le corps n’encourt aucun blâme. Lorsque les fleurs et les fruits tombent d’arbre du fait d’un vent violent, personne ne reproche à l’arbre de les avoir perdus. O roi, renonce à l’égo qui gouverne le corps. De même que le vent agite les eaux de la mer, ainsi, celui qui met le corps en mouvement est l’égo.

Ce qui conduit au renoncement total- ô roi – n’est ni l’abandon d’un royaume, ni l’incendie (volontaire) de sa propre hutte, ni même le suicide. Ce qui est partout présent, cause unique de toutes choses, voilà ce qu’il convient d’abandonner pour que le renoncement devienne parfait ! »

Le corps est par lui-même aussi peu responsable des sensations de plaisir et de douleur qu’un arbre secoué par le vent l’est de la chute de ses fruits. Ce n’est pas le sacrifice de ton corps – ô prince aux yeux de lotus – qui te conduira au renoncement total. Ce serait trop facile! Tu ne deviendras un véritable renonçant qu’en éliminant ce principe mauvais qui agite ton corps, comme un éléphant en rut mal­mène les arbres de la forêt. Une fois ce principe abandonné, tout le reste, y compris le corps, est abandonné. Sinon, (le corps) renaîtra toujours et toujours. »

(A suivre)

(1) Brahmachari: Traditionnellement, le premier des quatre stades de la vie d’un homme hindou, celui de la jeunesse vouée au célibat et à l’étude. Par extension, celui qui respecte les voeux de Brahmacharya: célibat et abstinence en vue de l’élévation spirituelle.

Source:
Texte: Sept récits initiatiques tirés du Yoga-Vasishtha, traduit du sanskrit par Michel Hulin, Editions Berg International, Collection L’autre rive, 1987
Image: http://mitchellktravelphoto.wordpress.com/2008/12/18/back-on-the-road-serenity-at-maheshwar-and-sadhus/

Sans liaison internet / Quatrin de Rûmi

10 août, 2010 dans Divers, Sagesses du monde par Michèle

Nous prenons le large, le temps de quelques jours. Je n’aurai pas de connexion internet, … et  je ne pourrai pas répondre de suite aux éventuels commentaires. Je vous laisse donc le blog… pour vos échanges et…
deux articles seront publiés automatiquement cette semaine!

Namasté

L’eau qui coule n’est pas lasse
des poissons

Et le poisson n’est pas las
de cette eau qui coule.

Ni l’âme ni le monde
ne sont las des amoureux

Ni l’amour n’est las
de l’âme et du monde.

Source: Les quatrins de Rûmi, Editions Albin Michel

Sondage au sujet des stages de Yoga 2011

8 août, 2010 dans .Yoga, Stages et Cours par Michèle

Il sera bientôt temps de préparer le programme des stages de yoga pour 2011!

Méditation pendant le stage de Yoga à la Soleillette (Bogève) - Yogamrita

J’envisage de redonner en 2011 certains thèmes déjà proposés cette année, mais je pense aussi en proposer des nouveaux… et j’aimerais vous demander votre avis!

En bas de la colonne de droite du blog, vous trouverez le nouveau sondage, que je viens tout juste de mettre en ligne.
J’y propose 8 thèmes… et j’aimerais vous demander de choisir le ou les sujets qui vous parlent le plus (maximum 3 thèmes).

Ces thèmes sont des idées et ne seront pas tous programmés en 2011. Voici quelques explications sur chacun d’entre eux:

Approfondissement des Asanas et du Yoga:
même  thème que proposé ici en septembre >>

Énergétique du Yoga:
- théorie de l’énergétique selon le yoga (chakras, nadis, …)
- le hatha yoga (étude des textes classiques)
- pratiques spécifiques des asanas, pranayama, bandhas, mudras, hasta mudras, dharana, …

Yoga & Ayurveda: Pratiquer le yoga selon ma constitution:
- Introduction complète à l’Ayurveda
- Philosophies du yoga et de l’Ayurveda
- Adapter ma pratique en fonction de ma constitution, des saisons, etc.
même thème que proposé ici en juillet >>

Yoga & Ayurveda: Yoga thérapeutique
- Ce stage sera complémentaire au stage « Pratiquer selon ma constitution »
- Comprendre l’Ayurveda – Le Yoga comme voie de réalisation
- Les pathologies selon l’Ayurveda – Le Yoga comme complément thérapeutique
- Explication et pratique du Yoga thérapeutique selon l’Ayurveda

Yoga & Ayurveda: Énergétique et Spiritualité
- Introduction complète à l’Ayurveda
- L’Ayurveda, un soutien à la pratique du yoga et au chemin spirituel
- Yoga intégral selon l’Ayurveda: asanas, pranayama, mantras, méditation, …

Sadhana Intensive à la lumière de Patanjali
- Journées calquées sur la vie d’Ashram
- Pratique intensive du yoga et de la méditation
- Étude des Yoga Sutra, chants de mantras

Yoga et Pranayama (respiration)
- Stage de Yoga, comportant au moins entre 1 et 3 heures de pratique quotidienne du Pranayama
- Étude du Pranayama et des textes classiques

Stage « sur mesure » pour personnes en formation/post-formation à l’enseignement du yoga
- J’ai reçu plusieurs demandes de ce type. J’envisage de proposer un ou deux stages avec 4 à 9 personnes max.

Merci pour votre participation, vos idées et/ou commentaires.

Belle semaine à vous
et Bon Yoga

Namasté

Asanas pendant le stage de Yoga à la Soleillette (Bogève) -  Yogamrita