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nov 28 2012

La trame de la Bhagavad-Gîtâ

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Voici la suite de notre voyage dans la Bhagavad-Gîtâ: tout d’abord quelques mots encore sur la conclusion du premier chapitre; puis une vue d’ensemble du reste de la Gîtâ, qui représente l’enseignement de Krishna à Arjuna.

Krishna conduit le char d'Arjuna

A propos du chapitre 1: « Le désespoir d’Arjuna »

Dans le précédent article, il a déjà été question de ce premier chapitre.

Arjuna y est terrassé par la prise de conscience des conséquences de la guerre fratricide qui est sur le point de s’engager. Il dit:

I.31 Je ne vois en cela que mauvaise augure. O Keshava*, et ne prévois aucun bien de ce combat fratricide.

* Keshava est un des nombreux noms de Krishna. Keshava signifie « celui qui a une belle ou abondante chevelure ».

Les choses, telles qu’elles apparaissent, semblent lui donner raison au premier abord… Une lutte au sein d’une même famille est cause de désordre dans le clan. Ce désordre va contre l’ordre universel, le Dharma. Voilà l’explication logique d’Arjuna, qui le mène à renoncer au combat.

Il renchérit même:

1.39 Pourquoi nous qui comprenons clairement le mal qu’il y a à détruire les familles, n’apprendrions-nous pas à nous détourner de ce péché, O Janardana*?

* Autre nom de Krishna. Janardana signifie « celui que l’humanité adore », un des noms de Vishnu, aspect de la Préservation de la Trinité hindoue.

Autrement dit: « Les Kaurava sont dans l’ignorance et l’emprise du mal, mais nous qui sommes sages et éclairés, renonçons à nos droits ». Arjuna dira: « Commettre des crimes en réponse à la convoitise d’autrui, c’est encore pire que le crime initial, si l’on est éclairé ».

L’argument semble de force… Arjuna semble même faire acte de grandeur en renonçant à son royaume et à tout acte de violence… Mais ce n’est pas ainsi que le voit Krishna…

Revenons à nos petites personnes. Combien de fois notre propre mental nous donne-t-il toutes les bonnes raisons de ne pas faire ce qui devrait l’être? Il existe en nous un fin stratège qui s’arrange pour toujours tourner la situation à notre avantage… D’ailleurs, avons-nous jamais totalement tort, lorsque nous racontons nos déboires à un ami?

C’est ce même genre de stratagème que Krishna va démonter dans le prochain chapitre, en faisant prendre du recul à Arjuna… Dès le chapitre 2, la Bhagavad-Gîtâ retranscrit l’enseignement de Krishna à Arjuna.

Mandala de la Sagesse

L’enseignement de Krishna à Arjuna

Avant d’aller plus loin dans le texte, voici les grandes lignes de cet enseignement. Ceci permet d’avoir une vue d’ensemble… mais nécessitera bien des explications. Je reviendrai plus en détails sur chacun des chapitres, les prochaines semaines.

  • Chapitre 2: Krishna explique à Arjuna la philosophie du Sâmkhya, la théorie du Karma, ainsi que le Dharma (Loi universelle, Devoir), afin de mettre sa situation en perspective avec une vision beaucoup plus large, qui dépasse sa compréhension limitée. Il lui expose ensuite le Yoga de la Buddhi (de l’intellect), pour développer son discernement en vue de l’action juste.
  • Chapitre 3: Krishna lui transmet encore la quintessence du Yoga, le but Suprême: le Karma Yoga ( Yoga de l’Action), dans lequel les actions sont considérées comme un sacrifice au Divin, sans aucun dessin personnel.
  • Chapitre 4: Ensuite, Krishna lui révèle sa nature divine; puis il lui explique la supériorité du sacrifice védique intériorisé (et authentique) sur les rites extérieurs (les rites extérieurs sont organisés pour produire des effets positifs sur une famille, une personne, etc.).
  • Chapitre 5: Alors qu’Arjuna pense que l’action et le renoncement sont incompatibles, Krishna lui explique, que l’acte désintéressé du sage n’entraîne pas de Karma, car il est dans la connaissance du Soi et sans attente.
  • Chapitre 6: Krishna lui transmet alors les grands principes du Yoga, pouvant être rapprochés de l’Ashtanga Yoga de Patanjali.
  • Chapitre 7: Ensuite est décrite la nature de l’Etre Suprême. Krishna synthétise le Jnâna, Yoga de la Connaissance, et le Bhakti, Yoga de la dévotion. Pour obtenir une connaissance complète du Divin, il est nécessaire de fixer complètement son esprit sur Lui.
  • Chapitre 8: Krishna donne la première description de Brahman, l’Impérissable, l’Absolu.
  • Chapitre 9: Krishna expose le Raja Yoga, qui consiste à diriger le mental et son être entier vers le Divin.
  • Chapitre 10: Krishna expose la Puissance de Dieu.
  • Chapitre 11: Arjuna demande à Krishna de lui montrer la vision de sa forme cosmique. Krishna la lui accorde. La vision est celle du Temps, qui détruit tout; elle suscite le vertige et la peur d’Arjuna qui souhaite revoir Sa douce forme humaine.
  • Chapitre 12: Krishna expose le Yoga de la dévotion (Bhakti) et la difficulté de s’attacher au Non-Manifesté. L’esprit de la Gîtâ.
  • Chapitre 13: Krishna explique le trésor de l’état de libération. L’être libéré devient un avec le Divin, au-delà des distinctions duelles. Il y a l’équanimité dans l’action, félicité, au-delà des changements permanents.
  • Chapitre 14: Par la théorie du Sâmkhya (Jnâna), se développe la discrimination des trois Gunas (les qualités auxquelles sont soumises toutes les manifestations de ce monde: la pureté, le changement et l’inertie). L’action est dès lors libérée des Gunas. Agir dans les Gunas (qualités) engendre des conséquences: c’est se soumettre à la loi du karma. Agir au-delà des Gunas ne génère plus de Karma… Cela est possible lorsque le yogi fait un don total de soi au Divin.
  • Chapitre 15: Krishna expose alors l’idée d’une conscience triple et pourtant Une.
  • Chapitre 16: Distinction des êtres selon leur nature divine ou démoniaque.
  • Chapitre 17: Le passage au-delà des 3 Gunas: développer la Pureté au plus haut niveau… puis dépasser cette qualité pour transcender ce plan de la manifestation. Nécessité absolue de la foi. Bien que l’action soit teintée par les Gunas (tout ce qui existe dans l’univers tangible est forcément teinté des qualités de la manifestation), la perfection de la foi conduit l’action au-delà de Sattva, la Pureté.
  • Chapitre 18: Le renoncement à tous les fruits de l’action, permet d’accomplir son Svadharma (le Devoir de chacun), tout en étant libéré des Gunas et de la loi du Karma. L’être libéré qui prend totalement refuge dans le Divin et, tout en accomplissant ses devoirs dans le monde, il renonce à tous les fruits de ses actions.

Une fois ces enseignements reçus, l’erreur de compréhension d’Arjuna, liée à son ignorance est détruite. Arjuna s’engage dans le combat et remplit le devoir qui est le sien …

Mandala de la Sagesse

Bibliographie et citations de la Bhagavad Gita:
La Bhagavad Gita vol. 1, Swami Sivananda, Polycopié des Centres de Yoga Sivananda
Bhagavad Guita, Swami Ritajananda, Editions Centre Védantique Ramakrishna, 1976

3 réponses

nov 24 2012

Série de douze Hasta Mudra

Voici une série de 12 Hasta Mudras (gestes des mains) que je propose volontiers dans mes cours et stages pour faire découvrir cette pratique de yoga.

Shakti Mudra - Hasta Mudra de l'Energie universelle
Shakti Mudra, le geste de l’Energie universelle

Par expérience, les participants, au stade de la découverte, sont particulièrement réceptifs à une série de Mudras tenus moins longtemps que ne le ferait une personne plus expérimentée. Le passage d’un Hasta Mudra à l’autre amène un changement intérieur, dans l’énergie et l’atmosphère ressentie, qui se fait évident.

Plutôt que de vous donner des informations sur chacun de ces Mudras, que vous retrouverez pour la plupart dans des livres, je vous propose donc d’expérimenter cette série… car il n’y a rien de plus instructif et de plus profitable. De plus, sans explications, on reste ouvert à ses propres sensations, sans intellectualiser et sans être influencé.

Pour en savoir plus sur les Hasta Mudras, vous pouvez lire cet article >>

J’ai mis au point cette série en recherchant la fluidité du passage d’un geste à l’autre: il y a une continuité… mais en même temps, il y a aussi des contrastes forts, sur le plan énergétique, que vous ressentirez très certainement.

Fiche PDF de la série des 12 Hasta Mudra à télécharger >> Adobe Acrobat

Voici encore une vidéo pour vous expliquer les passages d’un Hasta Mudra à l’autre:

Je vous conseille de pratiquer plus lentement que sur la vidéo tout de même; elle est là juste pour expliquer les techniques de passage. Avec l’expérience, vous ralentirez de plus en plus la série et les Mudras deviendront peut-être un support de méditation.

Il se peut que vous sentiez le besoin de rester plus longtemps sur un Hasta Mudra qu’un autre. Faites-le. Vous ressentirez aussi très certainement lorsque le Mudra aura fait son effet et vous pourrez alors passer au suivant…

Bonne pratique
Namaste

8 réponses

nov 21 2012

Le désespoir d’Arjuna – Quelques symboles de la Bhagavad-Gîtâ

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Il y a peu, j’ai présenté le contexte de la Bhagavad-Gîtâ Gita: le Mâhâ-Bhârata, immense poème épique était très brièvement résumé dans ce premier article.

Bhagavad Gita: le désespoir d'Arjuna

Premier entretien – Le désespoir d’Arjuna

Le premier chapitre raconte le dilemme d’Arjuna, juste avant le combat. Krishna, son conducteur de char est aussi son cousin et ami. Arjuna ne sait pas que Krishna est aussi l’Avatar de Vishnu, et donc l’incarnation du Divin.

La Bhagavad-Gîtâ commence lorsque les deux armées sont face à face, prêtes à s’affronter sur le Kurukshetra, le «Champ des Kuru». Krishna et Arjuna se trouvent tous deux sur le champ de bataille, entre les deux armées, qui n’attendent que le son de la conque d’Arjuna pour se lancer dans la bataille. Arjuna tarde et Krishna commence à lui parler.

Le roi aveugle, Dhritarâshtra demande alors à Sanjaya, son conducteur de char, de lui rapporter le dialogue entre Krishna et Arjuna.

Arjuna est envahi de doutes. Jusqu’à ce moment, la cause de la guerre lui avait semblé noble : ses cousins, les Kaurava, se montraient injustes et usurpaient son royaume. Maintenant, il réalise qu’il va combattre sa propre famille et ses amis. Il prend conscience des conséquences sanglantes de la bataille et ne sait que faire. Il sombre dans le désespoir et finit par renoncer à combattre. Et il demande alors l’aide de Krishna.

I.26 Alors Arjuna (Fils de Pritha) vit devant lui des pères et des grands-pères, des maîtres, des oncles maternels, des frères, des fils, des petits-fils et des amis face à face dans les deux armées.

I.27. Il aperçut aussi des beaux-pères et des camarades. Voyant tous ses parents en ligne pour le combat, Arjuna, fils de Kunti, accablé de désespoir et rempli d’une profonde pitié, s’adressa de nouveau à Krishna.

I.28. En voyant là mes parents, O Krishna, alignés et impatients de combattre,

I.29. Mes membres perdent leurs forces, ma bouche se dessèche, mon corps tremble et mes cheveux se dressent sur ma tête. [...]

I.40. En détruisant la famille, on fait périr les traditions immémoriales. En détruisant la spiritualité, c’est l’impiété, en vérité, qui domine toute la famille [...]

I.45 Hélas! Nous sommes engagés dans un grand péché car nous nous préparons à tuer nos parents, par convoitise pour les plaisirs d’un royaume.

I.46. Si les fils de Dhritarashtra, les armes à la main, devaient me tuer au combat, cela vaudrait mieux pour moi d’être désarmé et de ne pas résister.

I.47. Ayant ainsi parlé sur le champ de bataille, Arjuna jeta son arc et ses flèches et s’affaissa sur le siège de son char, l’esprit accablé de douleur.

La Bhagavad-Gîtâ retranscrit ensuite l’enseignement de Krishna à Arjuna. Cet enseignement fera l’objet des prochains articles. Avant cela, et pour une meilleure compréhension du texte, voici quelques explications symboliques de la situation évoquée jusqu’ici.

Quelques symboles

La Bhagavad-Gîtâ est riche en symboles qui ramènent le chercheur spirituel à son quotidien.

Ce premier chapitre de la Bhagavad-Gîtâ, moment de découragement d’Arjuna est un moment clé, à mettre en parallèle avec la quête spirituelle qui commence souvent lors d’un moment pénible de l’existence; le chercheur se pose alors des questions importantes sur le sens et la direction de sa vie.

Krishna et Arjuna entament leur dialogue au milieu de deux armées, prêtes à se battre. Les combattants symbolisent les différents aspects de la nature humaine. Les Kaurava sont la part négative et matérielle: avant le combat, ce sont eux qui détiennent le pouvoir. Les Pândava, tendent au Dharma (Loi de la Nature, Devoir universel) et à la spiritualité: ils sont, pour l’instant, écartés.

Sanjaya est le témoin extérieur qui voit la bataille. Il symbolise la faculté mentale supérieure de compréhension et d’intelligence, la Buddhi, qui permet l’éveil de la Conscience.

Dhritarâshtra, le roi, est aveugle, tout comme l’ego qui a « perdu de vue » le Soi, la véritable nature spirituelle de l’être humain. Cette ignorance fondamentale, Avidyâ, le conduit à des actions en désaccord avec le Dharma.

Arjuna représente l’ego du chercheur, le Jîva, l’âme incarnée. Il s’efforce d’utiliser l’intellect pour trouver des réponses à ses questions, mais sa capacité humaine de compréhension est forcément limitée.

Arjuna est conduit par Krishna qui lui donne des enseignements pour dépasser son intellect. Krishna représente la Buddhi éveillée, la Conscience supérieure, qui va lui offrir une vision complète du mental, qui est comparable à un champ de bataille : il y a du positif et du négatif.

Le champ de bataille est celui de l’expérimentation, de la vie, de la confrontation de la conscience du chercheur : c’est le champ de bataille du Svahdharma, le Devoir supérieur de chacun en cette vie.

L’ego est dans une totale confusion : il refuse de combattre alors même que le rôle naturel de la classe des Kshatriya, les guerriers, est de défendre les siens.

Le corps et le mental du chercheur sont représentés par le char.

Les cinq sens sont les chevaux, qui vont vers l’extérieur, avancent où ils veulent, s’ils ne sont pas domptés et maîtrisés. Les rênes constituent la capacité de discrimination nécessaire pour dompter les sens.

Arjuna, sur son chemin spirituel, va devoir développer sa nature supérieure et combattre ses instincts inférieurs.

Ses amis et parents figurent dans les rangs ennemis, car il va devoir détruire ses propres passions… et ne s’en sent pas la force.

Krishna va lui expliquer le vrai sens de son combat…

A suivre

Sources:
La Bhagavad Gita, Swami Sivananda
La Bhagavad-Gita, Shri Aurobindo, Spiritualités Vivantes, Ed. Albin Michel
http://www.gita-society.com/language/french.htm

2 réponses

nov 17 2012

Matinée de yoga du dimanche 2 décembre 2012

Publié par sous .Yoga,Stages et Cours

Lors de la dernière matinée, des participants m’ont suggéré de consacrer du temps aux 3 Bandhas (ligatures). Même ceux qui font du yoga depuis longtemps ne sont pas toujours à l’aise avec eux, or les Bandhas renforcent les effets de la pratique. Nous prendrons ce temps d’intégration le dimanche 2 décembre. Le thème de la matinée a lui aussi été proposé par les participants. En décembre, nous allons aborder 10 asanas (postures) en profondeur (pour plus de détails, lire le programme ci-dessus).

Matinée de yoga à Plouigneau

André Van Lysebeth écrit à propos du corps:

« Un corps humain, c’est de la matière transmuée, rendue vivante, pénétrée d’absolu. En accomplissant notre corps grâce au Hatha Yoga, c’est-à-dire en l’imprégnant de conscience, en le maîtrisant, en faisant l’expérience totale de sa vie, l’homme accomplit un aspect crucial de sa destinée ».

André Van Lysebeth, Je perfectionne mon yoga, Flammarion, 1993

Matinée de yoga à Plouigneau

Prochaine matinée de yoga:
Dimanche 2 décembre de 9h30 à 13h00

Les matinées de yoga thématiques
sont une occasion d’approfondir le yoga
pour toute personne pratiquant depuis au moins une année.

Maximum: 18 participants.

Lieu

Salle de danse de Plouigneau - Matinée de yoga

Salle de danse
Plateau Couvert,
Rue de la Libération,
29610 Plouigneau.

Itinéraire >>

Programme de la Matinée de Yoga

Thème: « Asana – Approfondissement des postures de base»

  • Méditation « Adharas » (méditation guidée au travers des « supports » ou centres d’énergie subtils)
  • Échauffement yogique
  • Étude et pratique des 3 Bandhas (ligatures) seuls, ensemble et avec des asanas
  • Nombreuses préparations, propositions d’accommodations, corrections, variations, pour 10 asanas de base (postures):
    - Vrksasana (posture de l’Arbre)
    - Virabharasana II (posture du guerrier II)
    - Trikonasana (posture du Triangle)
    - Sarvangasana (posture sur les épaules)
    - Janusirsasana (posture de la tête au genou)
    - Upavista Konasana (posture de l’angle assis)
    - Matsyasana (posture du Poisson)
    - Bhujangasana (posture du Cobra)
    - Dhanurasana (posture de l’Arc)
    - Matsyendrasana (posture de la Demi torsion vertébrale)
  • Relaxation longue, Yoga Nidra

Participation

Matinée de yoga : 24€, soit : yoga : 22€ – Location du lieu : 2€ (payables ensemble)

Apporter votre tapis de yoga et une couverture pour la relaxation.

Inscriptions

Merci de me transmettre au plus tôt vos inscriptions par téléphone ou par le formulaire de contact>>. Les premiers inscrits seront prioritaires.

Michèle Lefèvre: portable 06 82 46 81 47.

Peut-être y aura-t-il une possibilité de co-voiturage pour les personnes venant de loin. Contacter Michèle.

Mandala

Repas partagé

Pour les participants qui le souhaitent, il sera possible de partager le repas, après la matinée.

Merci d’apporter votre pique-nique ou de préparer un plat que vous souhaitez partager (dans ce dernier cas, ne pas préparer de trop grosses quantités…).

Mandala

Prochaines matinées de Yoga

  • Dimanche 13 janvier 2013
  • Dimanche 17 février 2013
  • Dimanche 24 mars 2013
  • Dimanche 12 mai 2013
  • Dimanche 23 juin 2013.

Il est possible de s’inscrire à l’avance.

Namaste

>>Site des stages, cours et matinées de yoga <<

Mandala

 

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nov 08 2012

Ayurveda et saisons: Conseils pour pratiquer le yoga en automne

Yoga pour Vata

En automne, c’est le Dosha Vata qui a tendance à s’emballer.

Quand contrôler le Dosha Vata

Il est nécessaire de contrôler le Dosha Vata ou de le réduire, notamment:

en automne et en début d’hiver,
par temps sec et venteux,
ou si vous êtes stressé, en cas de fatigue nerveuse, d’épuisement,
ou si vous subissez des changements de rythmes, ou en cas de décalage horaire,
ou si vous êtes de constitution à dominante Vata,
ou si votre Dosha Vata est ponctuellement exacerbé et ce, même si vous n’êtes pas de constitution à dominante Vata.

Quand pratiquer son Yoga pour apaiser Vata

Pour apaiser Vata ou pour pratiquer le yoga en automne, privilégiez la pratique:

  • le matin de bonne heure: la pratique transforme la journée, en inscrivant le calme en soi et un certain retrait ou
  • en début de soirée, avant le repas:  c’est une manière de faire une coupure après une journée fatigante et de se recharger. La soirée et la nuit seront sereines.

Suivez les conseils proposés dans le précédent article: ils vous permettront de ne pas souffrir d’excès Vata pendant votre journée ni votre séance de yoga.

Mandala de la Sagesse

Grands principes pour apaiser Vata dans une séance de Yoga

Le Dosha Vata a tendance à la légèreté. La pratique essentielle pour apaiser Vata en Yoga consiste à se concentrer sur Apana et le mouvement descendant de l’énergie, dans la zone des hanches et des jambes. Cela va calmer le Dosha Vata, en le replaçant dans la zone basse du corps, qui est son siège.


Exemple
: Trikonasana, Virabhadrasana II, Utkatasana et Parivritti Utkatasana

Vata a aussi tendance à l’éparpillement. C’est pourquoi, David Frawley recommande ensuite de stimuler Samâna. En augmentant Samana Vayu, on rassemble l’énergie : on la concentre et on la renforce.

POstures pour réduire Samana Vayu: Ardha Matsyendrasana, Padmasana, Kurmasana, Navasana
Exemples
: Ardha Matsyendrasana, Padmasana, Kurmasana, Navasana

Enfin, comme le Dosha Vata a tendance à se scléroser (Vata est sec : les articulations et les muscles se raidissent),  on va légèrement stimuler Vyana, pour contribuer à la fluidité des humeurs et à la circulation sanguine et lymphatique.

Attention : Insister trop longtemps sur l’augmentation de Vyana reviendrait à annuler une partie des effets sur Samana.


Exemples
: Pawanmuktasana de Swami Satyananda, Urdhva Dhanurasana (Chakrasana), Naukasana, Dhanurasana

Vata est une constitution fraîche, c’est pourquoi la séance ne doit en aucun cas refroidir le corps, mais peut au contraire le réchauffer.

Les postures debout ancrent et produisent de la chaleur. L’ancrage se fait par les pieds et le positionnement des jambes. Vata étant lié au système ostéo-articulaire, on prend les postures en développant la conscience dans les os des jambes et des pieds. Ainsi, on va rechercher le positionnement juste, qui permettra de dépenser le minimum d’énergie. On pose le système nerveux en amenant la conscience dans le bas du corps et les jambes. Les postures debout réchauffent Vata et fluidifient le mouvement.

Vata a tendance à l’irrégularité: Éviter les mouvements parasites ou irréguliers! Rechercher la fluidité.

Il convient de laisser de côté tout désir de performance ou de perfection en matière d’Asanas. Tant mieux si tout est parfait… mais l’essentiel sera ailleurs. Le yoga qui apaise Vata est purement intérieur. On va éveiller la conscience-témoin en développant toujours plus l’observation du mouvement interne du souffle. Cette conscience, présente, bienveillante et non-impliquée, va aider à libérer le passage du souffle dans chaque Asana. La respiration va ainsi devenir rythmique et subtile.

Pratiquer lentement. Tenir les postures longtemps…
La pratique va développer un profond sentiment de paix et de complétude.

Pour rééquilibrer Vata, il faut pratiquer des postures douces pour ne pas épuiser, pratiquer lentement, ralentir et approfondir la respiration, réchauffer le corps, améliorer la circulation sanguine et assouplir les articulations. Il faut insister sur la région du bassin et du colon, libérer les tensions des hanches et des articulations sacro-iliaques, restreindre les mouvements, pas de mouvements parasites, afin d’éviter la dispersion, mobiliser la colonne vertébrale dans toutes les directions afin d’éviter son enraidissement.

Les flexions avant , – telles que Paschimottanasana, Janu Sirsasana p. ex. -, procurent un apaisement immédiat, la sérénité, et la libération de Vata à l’extérieur. Associées à des  extensions (flexions arrière) douces et lentes, Vata est libéré plus encore, le système est réchauffé, Apâna et le colon sont stimulés.

Matsyendrâsana et les torsions vertébrales libèrent le système nerveux. Ces postures nécessitent la respiration complète, sinon la respiration superficielle accroît Vata.

Enfin, terminez votre séance avec une séance de relaxation plus longue que d’habitude, afin de bien vous régénérer. Couvrez-vous afin d’avoir bien chaud et si vos yeux sont fatigués ou tendus, mettez un petit coussin relaxant pour les yeux. Prenez le temps de relaxer les différents corps, grâce à une technique complète de relaxation, comme celle-ci par exemple.

Recommandations pour les pranayama

  • La respiration alternée, Nâdî Shodhana, rééquilibre, tout comme Ujjayi Prathiloma: ces pranayamas augmentent le niveau d’énergie global.
  • La respiration solaire – par la narine droite (Surya Bedhana) réchauffe.
  • Ujjayi intériorise et énergise.

Voir aussi: Séance de Yoga d’automne et/ou pour réduire Vata >>

Namasté

Mandala de la Sagesse

Les livres de David Frawley m’ont été d’une grande utilité pour approfondir le sujet. Je vous conseille notamment:
Yoga et Ayurvéda
, David Frawley, Editions Turiya, 2002

Yoga for Your Type: An Ayurvedic Approach to Your Asana Practice David Frawley, Sandra Summerfield-Kozak, Lotus Press, 2001

10 réponses

nov 05 2012

La Sadhana (pratique) et les Margas (voies) du Yoga

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Sadhana est ce mot sanskrit qui signifie «moyens d’accomplissement» ou «pratique du yoga»…

La Sadhana du Yoga et les quatre Marga ou voies du Yoga

Sadhana est la pratique régulière ou discipline du yoga. La Sadhana est un concept millénaire et toujours d’actualité. S’il nous vient de la culture indienne, il est cependant et indubitablement universel.

La Sadhana varie d’une personne à l’autre.

Dans la tradition du Gurukula, celle de l’enseignement oral de maître à disciple, telle que l’on peut se la représenter il y a plusieurs siècles ou encore aujourd’hui dans des endroits reculés des Himalaya par exemple, la Sadhana est dictée par le maître à son élève, qui est le Sadhak (celui qui pratique la Sadhana, celui qui est en cheminement).

Dans ce cas, le plus souvent, la Sadhana est fonction des prédispositions et des tendances naturelles de l’élève. La maître observe et adapte au fil du temps. Dans cette tradition, il est dit que l’élève accompli reste au service de son maître pendant 12 ans.

La Sadhana, cela peut être toute pratique mentionnée notamment dans les Yoga Sutra de Patanjali: les 8 membres ou piliers du yoga sont autant de facettes de la Sadhana. Perfectionner un Yama (tel Ahimsa dont il a été question récemment) ou un Niyama pendant une vie, peut aussi être une Sadhana complète.

La Sadhana varie aussi selon le «Marga», la voie choisie par le Sadhak. Il existe en effet différentes voies du yoga. Les Margas tiennent compte des aspects psychologiques et des prédispositions de la personne.

La Sadhana des différentes voies du Yoga

Voici quelques exemples de Sadhanas associées à quelques Margas:

Raja Yoga Marga et Hatha Yoga

Raja Yoga, la voie de la maîtrise du mental, est le yoga de Patanjali: Yama (restrictions), Niyama (observances), Asana (postures), Pranayama (respiration), retrait des sens, concentration et méditation sont les principales pratiques. A l’époque de Patanjali, l’essentiel de la pratique demeurait sans doute la méditation.

Le Hatha Yoga (le plus connu en occident) est un Yoga tantrique, inspiré du Raja Yoga. Il met plus l’accent sur la réalisation possible par un travail sur le corps. Les asanas, pranayama, mudras, bandhas ont alors une place privilégiée. Le Tantra Yogi peut pratiquer des heures durant ce type de sadhana.

Bhakti Yoga Marga

Le Bhakti Yoga, très répandu en Inde, est le yoga de la dévotion. Les Bhaktas chantent des chants sacrés, récitent des prières, des mantras, ils pratiquent des cérémonies rituelles comme les pujas et les yajna. Certains d’entre eux répètent leur mantra (formule sacrée) toute la journée, dans un esprit de dévotion … Le Bhakta prépare à manger, aide son prochain, fait son travail et s’occupe de sa famille comme s’il s’agissait de Dieu, en personne. La Sadhana devient in fine chaque instant de la vie. Le Bhakta s’en remet complètement au Divin, tel le petit du chat qui se laisse transporter par sa mère.

Jnana Yoga Marga

Le Jnana Yogi, j’en ai déjà parlé un peu sur le blog, est celui qui cherche à atteindre l’illumination par la connaissance suprême, au-delà des sens et du mental. Cette voie requiert le développement de la discrimination, du détachement et d’une volonté immense de sortir de la dimension limitée de notre compréhension «normale».

Je crois que c’est à ce propos que j’ai introduit la notion du petit du singe qui s’agrippe à l’observation permanente du mental et de la vie, pour prendre conscience de ce qui dépasse l’intellect et les sens. Voici la sadhana du Jnani en quelques mots :

On peut dire que, globalement, il s’agit de techniques de raisonnement et de méditation. Le but est le dépassement du raisonnement lui-même.

Les analogies ou « Nyayas » en font partie. On connaît l’histoire de la corde qui traîne par terre, dans la pénombre, et que l’on prend par erreur pour un serpent, trompés que nous sommes par nos sens.

La méthode du « Neti-Neti » signifie « Pas ceci, pas cela ». Cette technique travaille par la négation: en découvrant ce que Brahman n’est pas, on peut arriver à comprendre ce qu’il est.

La méthode du « Sakshi Bhava » est la méthode du Témoin. Cette technique consiste à prendre du recul et à observer le jeu de la vie, comme si c’était un film, sans s’identifier à lui. Il y en a bien d’autres encore. Dès lors, la sadhana est une pratique de chaque instant, là aussi.

Karma Yoga Marga

Le Karma Yogi développe son yoga dans les actions qu’il mène dans sa vie. Il agit sans attendre de fruits en retour, dans un esprit désintéressé ce qui très difficile, dans l’état d’esprit de toute personne qui ne pratique pas le Karma Yoga … et même pour celles qui le pratiquent.

Le Karma Yoga peut se pratiquer en toute discrétion, sans rien changer apparemment à sa vie. Le Karma Yoga peut aussi devenir une voie de réalisation à travers le soutien aux personnes en difficultés ou l’aide humanitaire. La Sadhana du Karma Yogi est, là encore, une pratique de chaque moment présent.

Que cela peut-il bien vouloir dire pour nous?

J’aime à dire que la vie est une opportunité de Sadhana à chaque instant.

J’aime aussi penser que toutes les occasions, même les plus désagréables, ainsi que toutes les personnes que nous rencontrons, sont des maîtres pour avancer sur le cheminement du yoga.

Mais encore:

Concrètement, comment développer une Sadhana personnelle?

Suivre une école de yoga sérieuse, un professeur peuvent y participer. Celui qui veut véritablement donner à son yoga son sens initial de voie d’union fera certainement appel à un maître qualifié pour compléter cette sadhana. Le travail intérieur et la réflexion s’en trouvent affinés. C’est aussi un soutien que les indiens considèrent essentiel sur la voie.

Ici en Occident, on apprend volontiers les mathématiques avec un professeur, mais lorsqu’il s’agit d’apprendre sur le chemin spirituel, on appréhende cette notion de guide, maître ou professeur. Il est vrai que les écueils sont nombreux et que les tristes exemples ne manquent pas. Mais heureusement, il n’y a pas que ça…

La Sadhana, c’est aussi le temps consacré au yoga à la maison, les lectures, voire même l’écoute ponctuelle de conférences sur ce sujet. Cela peut être (à titre d’exemple totalement arbitraire):

10 minutes de pranayama 5x / semaine
20 minutes d’asana 5x / semaine + 1 cours
15 minutes de méditation par jour
30 minutes de lecture inspirante

L’ensemble peut coïncider avec un emploi du temps «normal». Une sadhana peut être plus courte, plus longue. Ce qui compte, in fine, c’est l’authenticité de la démarche.

Une personne croyante et pratiquante peut, par exemple, considérer que ses temps de prière et d’office font partie de sa Sadhana (Bhakti Yoga), etc.

Le yoga n’est par nature pas religieux. C’est une expérience intérieure. Les nombreuses voies du Yoga proposent des outils, très variés, pour expérimenter l’état de yoga. Ainsi, le yoga peut être aussi compris comme un chemin, un mode de vie, un ensemble d’outils ou exercices pratiques, pour améliorer sa qualité de vie à tous niveaux. En ce qui concerne le croyant, le yoga peut l’aider à mieux vivre sa vie spirituelle.

Que pensez-vous de tout cela?

Que veut dire « Sadhana » pour vous?
Comment l’insérez-vous dans votre quotidien, certainement déjà bien occupé?!…

Sources des images: http://www.amritapuja.org; http://www.vivekananda.btinternet.co.uk; http://oshobharathi.blogspot.com; http://www.karmayogavacations.com.

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nov 03 2012

Le Mahâ-Bhârata, source de sagesse

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Mahabharata - Les Pandava dans la forêt

Afin de rendre plus concret le récent article qui présentait le contexte de la Bhagavad-Gîtâ, voici un extrait du Mahâ-Bhârata. Cet extrait se place lors du départ en forêt des Pândava, cinq frères héros du Mahâ-Bhârata et leur épouse commune.

Yudhishthira, l’aîné des Pândava est pris de remords: c’est parce qu’il s’était laissé entraîné dans un jeu de dés et qu’il avait tout perdu, y compris sa liberté et celle des siens, que tous étaient contraints de partir vivre douze ans dans la forêt. Les larmes lui vinrent.

C’est alors que Saunaka, un sage Brahman, expert en Samkhya yoga, le consola:

«Chaque jour frappent la douleur et la crainte,
Elles ne frappent que l’ignorant, jamais le sage,
Jamais un être comme toi, doté des huit qualités.

La maladie, l’effort, la cupidité, et le contact avec les objets producteurs de peine,
Telles sont les causes de la souffrance.
Les drogues soignent les maladies, et le yoga réfrène la cupidité,
Les mots doux et les doux objets font le reste.

Comme se dissipe la chaleur d’une tige d’acier en fusion plongée dans l’eau,
L’esprit agité s’identifie au corps.
Tout comme l’eau éteint le feu, la connaissance apaise l’esprit.
L’esprit en paix, le corps se détend aussi.

L’ignorance est la racine!
Car l’ignorance engendre l’amour des choses mondaines.
De l’ignorance naît la peur.
De même qu’un petit feu à l’intérieur d’un tronc d’arbre,
En se déplaçant, va consumer les racines,
L’envie, aussi minime soit-elle, se développe, et ronge le dharma.

Celui qui fuit n’est pas celui qui renonce,
Celui qui renonce demeure dans le monde, gardant une vision claire.
N’attends rien des amis ni de la richesse,
N’attends rien même de toi.
La connaissance est le grand extincteur.
La connaissance est une feuille de lotus, vierge de vase.

La convoitise est terriblement assoiffée,
C’est un ver dans le cœur.
De même qu’une bûche en feu se consume,
La convoitise consume l’âme.

De même que la vie redoute la mort,
La richesse redoute le roi, le voleur l’eau, le feu et les parents;
De même que la nourriture partout est dévorée:
Dans l’air par les oiseaux,
Par les animaux sur la terre, par les poissons dans l’eau,
La richesse est dévorée par le destin.

Tout comme la phalène, attirée par la lumière, tombe dans la flamme,
L’homme, mû par la convoitise, tombe dans la tentation.
Et il tourne telle une roue tournant éternellement,
Vagabondant d’une vie à l’autre,
S’ignorant lui-même,
Se cherchant aujourd’hui en Brahman,
Demain dans un brin d’herbe,
Tantôt dans l’eau, tantôt sur le sol, tantôt dans l’air».

Ce texte est une jolie introduction à la Bhagavad-Gîtâ: déjà on y trouve une sagesse de la Gîtâ:

Le vrai renoncement, c’est vivre dans le monde,
tout en étant hors du monde.

Le sage remplit ses devoirs familiaux, sociaux et autres tâches quotidiennes, du mieux qu’il le peux. Sa vision des choses le fait relativiser les attraits et les douleurs du monde. Ainsi, il lui est possible de trouver l’état de contentement – la détente physique, psychique et spirituelle – en toute situation…

Mandala de la Sagesse

Source: Texte: Le Mahabharata de Vyasa, Editons Helios, 1990
Photo: http://vijnana.wordpress.com/2007/06/30/mahabharata-in-british-theatre/

Pas de réponse

nov 01 2012

La Bhagavad-Gîtâ et son contexte

Publié par sous .Yoga,Philosophie

Voilà longtemps que j’ai envie de parler de la Bhagavad-Gîtâ … et que je ne le fais pas. Quel morceau, il faut le dire…

La Bhagavad Gita: sur le champ de bataille
Le Kurukshetra, le champ de bataille, où se tient la Bhagavad-Gîtâ

Alors, je vais m’y mettre… mais sans prétention. Je ne suis ni sanskritiste, ni spécialiste. J’enseigne le yoga et je tâche de le mettre en pratique, du mieux que je peux. Et c’est en cela que la Bhagavad-Gîtâ m’est d’une grande utilité. Ce petit ouvrage est celui que je transporte le plus avec moi. Les versions non commentées ne prennent pas beaucoup de place. J’en ai presque toujours une dans mon sac.

La Bhagavad-Gîtâ est un texte clé pour tous ceux qui s’intéressent au yoga et qui veulent approfondir la philosophie qui le sous-tend. Et plus largement, il est un texte à aborder pour qui a une recherche spirituelle, quels que soient ses horizons. Car la Bhagavad-Gîtâ est universelle.

J’aimerais aborder les messages essentiels de la Bhagavad-Gîtâ, ou du moins ceux qui m’ont le plus touchée. Mais pour cela, il m’est indispensable de d’abord présenter la Gita dans son contexte…

Qu’est-ce que la Bhagavad-Gîtâ ?

La Bhagavad-Gîtâ est un poème sacré, qui se traduit littéralement par «Chant du Seigneur».

Krishna y instruit le prince Arjuna sur le but de la vie et le cheminement vers la libération. Elle se présente sous la forme d’un dialogue et est constituée de 18 chapitres et 700 vers.

La Bhagavad-Gîtâ est en fait un extrait d’une œuvre bien plus gigantesque: le Mahâ-Bhârata. Le Mahâ-Bhârata est considéré comme le plus grand poème épique existant… La Bhagavad-Gîtâ s’insère dans le Livre VI du Mahâ-Bhârata.

La rédaction du Mahâ-Bhârata est attribuée à Vyâsa, un sage légendaire. Sa datation n’est pas précise, puisque que l’on pense que le Mahâ-Bhârata a été écrit entre le 5e siècle avant J.-C. et le 2e siècle après J.-C.

Ganesha retranscrit le Maha-Bharata dicté par Vyasa
Ganesha retranscrit le Maha-Bharata dicté par Vyasa

Si on ne peut séparer la Bhagavad-Gîtâ de son contexte, elle constitue néanmoins une œuvre à part entière qui peut être lue indépendamment. C’est un texte clé de l’hindouisme qui, à ce titre, est parfois nommé le «Cinquième Veda». Mais, au-delà de son origine indienne, la Bhagavad-Gîtâ constitue une source de sagesse universelle et parfaitement intemporelle.

La trame du Mahâ-Bhârata constitue le contexte de la Gîtâ

L’immense poème épique que constitue le Mahâ-Bhârata est composé de 250′000 vers. Il narre la guerre entre deux familles royales les Pândava et les Kaurava.

A la fin du Dvapara Yuga, l’âge de bronze, le Dharma – la Loi Universelle transmise par les Veda, et par extension, le devoir de chacun – est en perte de vitesse, au profit de l’Adharma – le non respect du Dharma, l’injustice, le péché, le chaos -.

Les luttes des Pândava et des Kaurava symbolisent la guerre entre:

  • les forces du Dharma, avec les Pândava
  • et de l’Adharma, avec les Kaurava.

A la mort du roi Pandu, patriarche des Pândava, son frère aveugle Dhritarâshtra, père des cent Kaurava, assume le pouvoir. Le roi défunt, Pandu, a laissé cinq fils, les Pândava, dont l’aîné, Yudhisthira, est l’héritier du trône. Arjuna («le blanc», «le pur») est le 3e fils Pândava. Expert dans l’art de la guerre et excellent archer, il est empli de bravoure.

Duryodhana, l’aîné des Kaurava fait plusieurs tentatives pour évincer Yudhisthira, ainsi que ses frères. Suite à cela, Dhritarâshtra leur cède la moitié du royaume.

Les Pândava fondent alors la ville d’Indraprastha où ils vivent avec leur épouse commune, Draupadi. Douze ans plus tard, Yudhisthira devrait accéder à la royauté.

Les Pandavas à la cour des Kauravas
Les Pandavas à la cour des Kauravas

Mais Duryodhana, qui veut prendre sa place, s’y refuse et le défie au jeu de dés. Yudhisthira – joueur dans l’âme – va perdre tous ses biens : son royaume, ses frères, Draupadi, et même sa propre personne! Les Pândava partent alors en exil dans la forêt, pour 12 ans. La 13e année, ils réclament leur royaume. Les tentatives de négociations échouent : la guerre se prépare…

Sources multiples

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahabharata
  • http://www.gita-society.com/language/french.htm
  • Recherches personnelles: Travail de diplôme pour la Fédération Suisse de Yoga
  • Images trouvées sur Internet, il y a bien longtemps… sources inconnues.

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oct 29 2012

Kapalabhati, un Pranayama énergisant

Kapalabhati vient de «Kapala» qui signifie «crâne» en sanskrit et de «Bhati» qui signifie «faire briller», «nettoyer». André Van Lysebeth traduit l’ensemble dans son sens littéral «nettoyage du crâne». «Crâne » désigne ici les conduits de l’air dans la tête: les narines, les cornets du nez et les autres passages de l’air. Kapalabhati est une technique de nettoyage. 

Kapalabhati, le crâne qui brille - Pranayama

On dit aussi couramment le « crâne qui brille ». J’aime cette deuxième définition, car Kapalabhati apporte beaucoup d’oxygène et la sensation globale, après l’exercice est justement celle d’une tête bien oxygénée et énergisée, qui « brille ». Bien que classé parmi les Shat Kriyas (6 techniques de nettoyage), Kapalabhati est aussi un des principaux exercices de Pranayama.

Objectifs du Hatha Yoga

Les Kriyas ou Shat Karman constituent une série d’exercices de nettoyage des corps physique et énergétique. Ils sont considérés comme un préalable à la pratique du Hatha Yoga dans les textes anciens de la tradition yogique tantrique.

L’un des objectifs des pratiques du Hatha Yoga est d’atteindre une parfaite santé sur les plans physique, énergétique et psychique. La pleine santé, et donc un niveau d’énergie élevé,  sont des dispositions très favorables à la méditation et aux états d’expansion de la conscience. Ainsi, le yogi est en possession de tous ses moyens pour atteindre l’objectif principal du yoga, l’état parfait, qui le libérera des limitations et des contraintes du mental et lui permettra de connaître un état de conscience plus vaste,  la sagesse, voire la libération finale ou « Kaivalya », dont parlent les textes antiques.

Au-delà – ou plutôt en deçà de cet ambitieux objectif de réalisation de la nature divine en soi, le Hatha Yoga se révèle être une pratique de santé et d’équilibre psycho-corporel très efficace. Cet ensemble d’outils contribue à développer une meilleure connaissance de soi-même, une plus grande harmonie avec l’univers. Cet affinement de la conscience peut déboucher sur une recherche intérieure, voire spirituelle, qui n’est pas nécessairement liée à la tradition hindoue. Car rappelons ici que le Hatha Yoga est un ensemble de techniques, qui n’impose aucun dogme.

Kapala Bhati est l’un des Shat Kriya (actions purificatrices du corps)

Les Shat Kriyas sont les « six purifications ».  Lorsque le yogi veut se consacrer au Pranayama, les techniques de respirations, il sait qu’il va au devant de techniques de respirations très puissantes. Si son corps et ses canaux subtils (Nadis ou méridiens) ne sont pas suffisamment purifiés, les techniques de Pranayama peuvent même se révéler dangereuses.

C’est pour cela qu’avant le Pranayama, on recommande de pratiquer les Shat Kriya (ou Shat Karman), pour purifier les corps physique et énergétique. L’énergie circulera mieux; la capacité de travail, de pensée, de digestion, l’acuité des sens, et l’intuition, etc. augmenteront; en même temps s’élargira la perception.

Ces pratiques très puissantes nécessitent un apprentissage avec un professeur expérimenté. Or, de nos jours, les Kriyas sont souvent laissés de côté, même par les enseignants… Pourtant, les Kriyas aident à débarrasser l’organisme des toxines causées entre autre par les excès alimentaires et contribuent à soulager nombre de maux physiques et psychiques. Ces techniques sont:

  1. Dhauti, le nettoyage de l’estomac
  2. Basti, le nettoyage du côlon
  3. Neti, le nettoyage du nez
  4. Tratak, la fixation du regard
  5. Nauli, le brassage abdominal
  6. Kapalabhati, le nettoyage de l’appareil respiratoire

Ainsi Kapalabhati est à la fois un exercice de respiration (Pranayama) et une technique de purification (Kriya).

Kapalabhati se pratique grâce à la contraction des muscles abdominaux, pour soulever le diaphragme et expulser l’air. Les expirations sont brèves et se succèdent rapidement. A l’inspiration, l’abdomen se décontracte et laisse pénétrer l’air en douceur.

Kapalabhati purifie les voies respiratoires et les poumons. Cet exercice contribue à éliminer le gaz carbonique et d’autres impuretés.
L’oxygénation du sang régénère les tissus, le mouvement du diaphragme masse l’estomac, le foie et le pancréas. Kapalabhati guérit des maladies qui proviennent d’un excès de Kapha (Ayurvéda).

Description de Kapalabhati (Kapala Bhati)

Il existe plusieurs descriptions de Kapala Bhati. Je me suis rendu compte que c’est la même chose pour Bhastrika (Bhastrika, « le Soufflet », fera probablement l’objet d’un autre article). L’un et l’autre ont des similitudes. Suivant les écoles, Kapala Bhati est un exercice doux à puissant. Il en est de même avec Bhastrika. Je vais donc les décrire tels que je les ai appris.

Afin de bien distinguer Kapalabhati et Bhastrika, voici la différence faite par B.K.S. Iyengar (Hatha Yoga Dipika): « Kapalabhati est une forme atténuée de Bhastrika Pranayama. En Kapalabhati, l’inspiration est lente mais l’expiration est énergique. Il y a une fraction de seconde de rétention après chaque expiration. »

Kapalabhati se pratique avec de petites expirations rapides et énergétiques, qui se succèdent « en rafale ». Entre deux expirations, l’inspiration se fait passivement. Ce qui caractérise Kapalabhati, c’est exactement ce qui le différencie de la respiration habituelle:

Respiration habituelle:
Inspiration active, expiration passive

Kapalabhati:
Inspiration passive, expiration active.

En Pranayama, l’expiration est plus lente que l’inspiration. Dans Kapalabhati, c’est le contraire. L’expiration est très rapide.  André Van Lysebeth dit: « 2/10e de seconde » environ, tandis que « l’inspiration varie entre 3/10e et 8/10e de seconde »[1].

Le thorax reste immobile pendant Kapalabhati: « Avant de commencer Kapâlabhâti, bomber le thorax qui reste bloqué en position d’inspiration, avec les côtes écartées » [1]. C’est le diaphragme et la sangle abdominale qui vont créer le mouvement expiratoire.

Technique de Kapalabhati

Important: Kapalabhati se pratique à jeun ou en dehors des moments de digestion.

Kapalabhati, le nettoyage des poumons

S’asseoir confortablement (assis jambe croisées, sur un petit coussin, ou sur une chaise), de sorte à conserver le dos droit, les épaules détendues et l’avant du corps bien dégagé. Chercher à donner de la place au plexus solaire et veiller à ne pas s’appuyer dessus. Pour commencer, ainsi que pendant les phases inspiratoires, le ventre est libre et fait saillie. AVL recommande de placer le centre de gravité dans le bas-ventre, en-dessous du nombril. C’est donc « principalement la partie sous-ombilicale de la sangle qui agit » [1] et on ne cherchera pas à rentrer l’estomac pendant les expulsions d’air.

Expiration: Faire de petites expirations rapides et énergétiques, presque « abruptes » (dit AVL). La sangle abdominale se contracte, en direction du bas-ventre (et non vers le plexus solaire, attention).

Pour faire comprendre ce qui se passe, je demande parfois à mes élèves, d’imaginer qu’ils ne peuvent pas utiliser leurs mains et qu’ils veulent expulser une poussière ou un moucheron à l’entrée d’une narine: l’expiration est exactement de ce type. Elle peut être forte ou atténuée (plus subtile), ce qui convient mieux à l’apprentissage.

Inspiration: L’inspiration n’est pas contrôlée: l’air vient automatiquement remplir les poumons, pendant le moment de pause, entre deux inspirations. Le ventre fait alors saillie, sans que l’on ait à y penser. En phase d’apprentissage, il n’est pas nécessaire d’inspirer rapidement. Au contraire: au début, inspirer tranquillement, afin de ne pas créer de tension inutile. Concentrer son attention sur l’expiration. Par la suite, on pourra accélérer les respirations, et même monter progressivement jusqu’à 120 expirations par minute.

Donc, le ventre est relâché à l’inspiration et il rentre à l’expiration.

Pratiquer 10 à 50 respirations en Kapalabhati au début. Avec l’expérience, un cycle peut devenir beaucoup plus long (100-120 expirations, ou même bien plus).

Rétention poumons pleins:

Certaines écoles préconisent une rétention d’air, poumons pleins après chaque série de Kapala Bhati: 10 secondes, voire jusqu’à aussi longtemps que confortable. Pour ceux qui les connaissent, appliquer les Bandha (ligatures) pendant la rétention. On peut visualiser l’énergie qui monte, tel un arbre lumineux, depuis la base de la colonne vertébrale, jusqu’au point entre les sourcils.

Prendre quelques instants pour observer le plexus solaire qui est stimulé et l’énergie qui circule dans le corps jusqu’en Ajna Chakra.

Expirer lentement. Puis faire quelques respirations lentes, profondes et régulières.

Deux formes de Kapalabhati:

  • « Kapalabhati dynamique », tel que décrit par AVL, avec ses expirations en « rafales »
  • « Kapalabhati doux », moins intense et presque silencieux, il est plus subtil. C’est celui que l’on pourra pratiquer pour les cycles longs.

Durée:

Pratiquer 3 cycles de Kapalabhati pour une séance normale de Pranayama. On peut monter jusqu’à 5, 7 cycles ou plus, pendant une Sadhana (pratique) intensive.

Visualiser l’air qui circule dynamiquement pendant Kapalabhati: il entre et sort de vos poumons. Il est source d’énergie et de purification.

Variantes et autres circonstances de pratiques:

Variantes: Il existe notamment Kapalabhati avec la narine gauche, avec la narine droite, avec les narines alternées. Les variantes sont très intéressantes pour qui aime le Pranayama (on les retrouve notamment dans l’enseignement de Christian Tikhomiroff).

Après l’avoir pratiqué en tant que Kriya et en tant que Pranayama, tel que décrit ci-dessus, j’ai appris à intégrer un Kapalabhati doux pendant la pratique de certains asanas, tels que la torsion vertébrale (Ardha Matsyendrasana), par exemple (notamment dans l’enseignement de Christian Tikhomiroff). Je trouve cette pratique bénéfique, pour le massage des organes, la stimulation de l’énergie et l’amélioration de la respiration qu’elle procure.

Suite à cela, j’ai aussi découvert le livre de Dinah Rodrigues (article sur le blog), Bien vivre sa ménopause avec le yoga (livre sur Amazon). Elle intègre un Bhastrika très doux (comme T.K.V. Desikachar; l’exercice est très proche du Kapalabhati expliqué ici) pendant la pratique de nombreux asanas, assez dynamiques. Cela fait partie de son « yoga des hormones ». Très intéressant, pour avoir testé les effets positifs de ses séances sur l’équilibre du système hormonal féminin.

Quand pratiquer Kapalabhati

  • En début de séance de Pranayama (respiration): chasse l’air résiduel et augmente le niveau général de Prana (énergie vitale)
  • En début d’une séance de Hatha Yoga: bonne oxygénation du sang.
  • En cas de fatigue (« coup de barre »): il m’arrive de le pratiquer avant de prendre le volant, par exemple.

Effets de Kapalabhati

  • Rejet de l’air résiduel des poumons (air vicié)
  • Rejet de CO2 et décrassage de l’organisme
  • Oxygénation très utile pour les sédentaires
  • Activation de la circulation sanguine: le diaphragme procure un massage de toute la région cardiaque et abdominale
  • Purification et entretien de la souplesse du tissu pulmonaire; amélioration des échanges gazeux
  • Entretien de la souplesse et de la mobilité du diaphragme
  • Entretien de la sangle abdominale
  • Massage des organes internes, tonification du tube digestif et de ses glandes annexes
  • Tonification et apaisement du système nerveux neurovégétatif.

Indications de Kapalabhati

  • Fortifie le foie, la rate, le pancréas et les muscles abdominaux
  • Améliore la digestion
  • Dégage les sinus, rafraîchit les yeux
  • On se sent revigoré. (B.K.S. Iyengar, Hatha Yoga Dipika)
  • Kapala Bhati est un Pranayama qui réchauffe. De ce fait, il augmente Pitta et réduit Kapha. Il est donc indiqué pour apaiser Kapha
  • Pratiqué doucement, il est favorable pour Vata, car il augmente le niveau global d’énergie
  • Accroît le ton psychique et la lucidité mentale
  • Opère un massage doux du muscle cardiaque
  • Stimule la glande thyroïde. C’est un exercice favorable pour les hypothyroïdiens.

Contre-indications

  • Grossesse
  • Pas de pratique excessive en cas de stress important ou d’épuisement professionnel: Vata s’en retrouve exacerbé. Une pratique justement dosée augmente le niveau d’énergie global
  • Capacité respiratoire diminuée
  • Problèmes d’oreilles (otites, …) ou d’yeux (décollement de la rétine, glaucome)
  • Tension artérielle excessive ou insuffisante
  • Ne pas pratiquer Kapala Bhati si le nez se met à saigner ou si le sang commence à battre dans les oreilles ou qu’elles deviennent douloureuses, qu’elles bourdonnent, …
  • Convalescence.

Quelques exemples de séances de Pranayama avec Kapalabhati

J’espère reprendre les articles de la Pranayama Sadhana d’ici quelques temps…

Bibliographie

[1] Pranayama la dynamique du souffle, André Van Lysebeth, Éditions Flammarion
[2] Yoga Dipika, B.K.S. Iyengar, Buchet Chastel, 1997
[3] Le yoga thérapeutique, Pierre Jacquemart et Saïda Elfeki, Éditions Maloine
[4] Bien vivre sa ménopause avec le yoga, Dinah Rodrigues, Éditions Médicis

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oct 24 2012

Impressions du 1er Yoga Festival de Paris

Publié par sous .Yoga,A propos du Yoga

Ce post est là pour lancer mes impressions, encore toutes fraîches. Je suis rentrée du Yoga Festival de Paris lundi après-midi… juste le temps de manger un petit quelque chose, puis de repartir donner mes cours du soir. Ce lundi, bien chargé, était à l’image des trois jours qui ont précédé…

Yoga Festival Paris 2012 - stand Yogamrita

Lorsque j’ai été contactée par les organisateurs, j’appréhendais le gigantisme de la rencontre, je m’inquiétais aussi de la dimension commerciale, que peuvent prendre de tels rendez-vous. Mais maintenant, je peux dire que je suis très heureuse d’avoir dit « oui » à ce rendez-vous du Yoga Festival. « Oui » aux deux ateliers qu’il m’a été offert de donner, « oui » à un petit stand de 2m2 sur lequel Christine, Olga et moi-même avons eu le plaisir de rencontrer de très nombreux lecteurs du blog… et beaucoup d’anciens stagiaires.

Je dois dire que j’ai été à la fois touchée et sidérée par tous ceux d’entre vous qui  sont venus nous parler, partager leur vécu du yoga et qui semblent déjà me connaître à travers ce simple blog. C’est là que je me suis rendu compte que les « visites » de Google sont loin d’être virtuelles…  Mais rien ne remplace les sourires « en vrai » !

Yoga Festival Paris 2012 - stand Yogamrita

Un regret pour ma part : je n’ai quasiment pas pris de photos. J’ai été aspirée par les rencontres, les visites, les ateliers, etc. et je n’ai pas pensé à prendre de photos. J’ai essentiellement photographié le stand tout fraîchement monté. Sur l’une des photos, vous voyez Christine en train de parler à des visiteurs.

Le stand se trouvait près de l’unique restaurant du salon. Ces gens ont été remarquables et ont fait du « non stop » pour nourrir les milliers de yogis de passage.

Yoga Festival Paris 2012 - Cours de Kundalini Yoga
Cours de Kundalini Yoga pendant le Festival

Le lieu magnifique aurait mérité quelques photos. J’ai aimé le 104, ce lieu alternatif, où j’ai vu se côtoyer les yogis et les street dancers (à peine à l’écart des activités du Festival). A 15m de là, de jeunes acteurs en petits groupes répétaient du Molière, en costume pour certains… Surréaliste, mais bien sympathique !

J’ai aussi aimé rencontrer les enseignants que je lis. Notre stand était à côté de celui de Blandine Calais-Germain, dont j’ai lu les livres avec grande attention, pendant et après ma formation. J’ai salué Fabrice Midal, que je respecte et dont je conseille régulièrement les CDs de méditation.  J’ai revu des enseignants/auteurs qui m’ont soutenue, comme Rodolphe Milliat et Mathieu. Un autre petit regret : ne pas avoir pu saluer Christian Tikhomiroff que j’écoute bien souvent, dans le cadre de ma formation par correspondance en Natha Yoga.

Mon sentiment global a été celui de la proximité et de l’accessibilité des gens. J’ai vu des contacts se faire entre courants et écoles de yoga qui ne se côtoient jamais. L’ambiance était saine…

Amma à Amritapuri
Amma à Amritapuri

Samedi soir, après la fermeture du salon, nous sommes allées voir Amma qui donnait son Devi Bhava. C’était pour moi le plus improbable des rendez-vous. La dernière fois que j’ai reçu son Darshan, c’était il y a deux ans. J’avoue avoir été déçue, lorsque je me suis rendu compte que le Yoga Festival de 2012 avait lieu pendant la venue d’Amma… Ainsi, contre toute attente, nous avons pu baigner dans la douce et puissante atmosphère qui entoure Amma pendant quelques heures.  C’était une première fois pour Olga et Christine. Puis nous avons quitté les lieux vers 3:00 am, sans avoir pu recevoir son Darshan individuel, au vu du nombre incroyable de visiteurs. Cependant, c’était comme si nous l’avions reçu…

Atelier de Yoga selon l'Ayurveda - Yoga Festival 2012
Atelier de Yoga selon l’Ayurveda – Photo d’Olga

L’atelier « Mudra et Bijas » du samedi  a réuni environ 25 participants, celui du « Yoga selon l’Ayurveda » du dimanche environ 52. Le premier était dans l’intériorité et les pratiques qui me tiennent tout particulièrement à cœur ces dernières années. Le second était subdivisé en une conférence, puis une pratique. J’ai aimé l’interaction qui a pris place pendant la conférence. 2h30 : c’était bien court pour marier Yoga et Ayurveda…

Ainsi, nous sommes parties du 104 avec la joie d’avoir passé de bons moments, dans une note du yoga qui nous a convenu.

Je suis repartie ma valise très chargée de quelques livres achetés (je n’ai pas pu résister)… mais surtout de tous ceux offerts par Annick, mon aînée, pratiquante de yoga, formée à l’enseignement par André Van Lysebeth et T.K. Desikachar. Je la salue, elle qui me transmet si généreusement sa bibliothèque du yoga…

Merci infiniment à Christine et à Olga pour leur disponibilité, leur aide sur le stand, leur assistance lors des ateliers, et leur implication dans les aspects logistiques, tout au long de ces trois jours, ainsi que pour leur amitié.

Namaste
Michèle

Yoga Festival Paris 2012 - stand Yogamrita

Mandala de la Sagesse

Voici encore le communiqué de presse du Yoga Festival publié sur leur page Facebook :

« Communiqué de presse – bilan du Yoga Festival Paris 2012

Le Yoga Festival Paris 2012
Une belle fête à recommencer !

Paris, le 22 Octobre 2012

L’initiative du magazine Santé Yoga de rassembler les 19, 20 et 21 octobre 2012 plus de trente pratiques de yoga pour les présenter à un public le plus large possible dans un même lieu à Paris fut un beau succès !
Les cours gratuits, conférences, ateliers, concerts se sont succédés non-stop pendant trois jours et la foule est venue en nombre.
Visites des stands au Yoga Village, découvertes de pratiques traditionnelles ou de nouvelles évolutions du yoga, conférences permettant de comprendre cet enseignement millénaire et ses bienfaits, la fête a battu son plein du matin 10h au soir 22H !
• 63 Cours gratuits
• 81 Ateliers d’1h30 ou 2h30
• 4 concerts
• 112 exposants
• 140 professeurs
• 16 conférenciers
• 90 bénévoles
• 105 journalistes
• 3000 journalistes informés
• 1032 « J’aime » sur la page Facebook de l’événement http://www.facebook.com/YogaFestivalParis et 3584 amis sur la page Facebook de Santé Yoga
• Plus de 1200 repas servis par le restaurant bio et vegan Sol Semilla, partenaires du Yoga Festival Paris 2012 qui a servi une cuisine aux « superaliments » en continu pendant trois jours.
• 2 mandalas créés tout au long de ces trois jours
• Entre 7000 et 8000 personnes passées en 3 jours
• 1 budget maîtrisé

C’est une belle réussite et les organisateurs sont heureux d’annoncer qu’il y aura une seconde édition en 2013 !
« Nous savions en préparant ce Yoga Festival qu’il y avait une vraie attente mais ces trois jours ont largement dépassé nos espérances. L’équipe qui l’a préparé, les bénévoles qui s’y sont dévoués, les professeurs et conférenciers qui l’ont animé ; le nombre de personnes qui y sont venues et l’ambiance de fête et de joie nous prouvent qu’il y avait un réel désir de se rassembler pour découvrir, pratiquer, approfondir autour de ce même et unique enseignement aux multiples facettes » expliquent Renaud Cellier et Pauline Lorenceau les organisateurs du Yoga Festival Paris 2012.

N’hésitez pas à nous contacter, à rester en contact avec nous (www.yogafestival.fr). Nous continuerons à publier sur ce site les données clefs et conclusions du Yoga Festival Paris sous la forme du « Yoga dans tous ses états » (Editions Santé Yoga).
A l’année prochaine !
Namaste.

58Wheeler Inc.
Estelle Saint-Martin
Ariane Prêtre
presse@yogafestival.fr »

Mandala de la Sagesse

Sources des images :

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