Archives de la catégorie 'Physiologie Anatomie'

juin 14 2011

Physiologie de la respiration

«Tout ce qui se meut dans l’univers manifeste prana : grâce au prana, le vent souffle, la terre tremble, la hache s’abat, l’avion décolle, l’étoile explose et le philosophe pense. Le prana est universel. Nous existons dans un océan de prana dont chaque être vivant est un tourbillon.»
André van Lysebeth

Respiration yoguique complète

Pour les yogi, le souffle qui nous anime est prana, qui est lui-même Brahman, l’Essence transcendant toutes les formes d’existence. L’énergie vitale ou prana en est l’expression. Elle est la force motrice de la respiration. Elle est aussi la force de vie subtile qui se manifeste à travers le souffle.

En yoga, le contrôle de la respiration est essentiel et sa science s’appelle le Pranayama. Le Pranayama est plus exactement le contrôle du Prana au moyen de techniques spécifiques, et tous les exercices poursuivent le même but : l’objectif final est l’arrêt de l’agitation mentale.

La Hatha Yoga Pradipika dit :

«Lorsque le souffle est agité, l’esprit est agité.
Lorsque le souffle est immobile, l’esprit est immobile,
Le yogin atteint la fixité.
C’est pourquoi l’on doit discipliner le souffle.»

Le présent article est consacré essentiellement au fonctionnement du mouvement respiratoire qu’il importe de bien comprendre lorsque l’on pratique le yoga. Les aspects plus subtils sont/seront traités dans d’autres articles.

Fonctionnement général de la respiration

L’appareil respiratoire joue un rôle essentiel dans la respiration de l’organisme. L’oxygène collecté par les poumons est ensuite distribué jusqu’au niveau cellulaire où s’effectue la respiration cellulaire. Le siège de la respiration est donc la cellule. L’appareil respiratoire est l’organe collecteur de l’oxygène et l’appareil circulatoire est le transporteur de l’oxygène.

Les poumons ont une forme triangulaire (base en bas). Ils sont entourés de deux membranes :

1. Plèvre viscérale : est en contact avec le tissu pulmonaire.
2. Plèvre pariétale : est en solidaire de la cage thoracique.
Entre les 2 plèvres, la cavité pleurale est remplie d’une fine couche de liquide.
Il y règne une pression négative qui maintient les plèvres l’une contre l’autre.

Le diaphragme est le principal muscle respiratoire. Il forme une coupole.

Diaphragme - vu de devant et vu de dessous

L’inspiration

L’inspiration est un phénomène actif, qui dépend des muscles inspirateurs.

L’élargissement de la cage thoracique est communiqué au tissu pulmonaire par l’intermédiaire des plèvres.

Cet élargissement de l’espace intrathoracique, alors qu’il est vide, suscite immédiatement un appel d’air extérieur.

La cage thoracique est mobile. Elle augmente de volume.

L’inspiration normale est de 0,5L d’air dans les poumons. Si l’on compte habituellement 16 cycles de respiration par minute, cela fait 8L inspirés par minute. En cas d’effort, on passe jusqu’à 120 à 200L absorbés par minute !

Le mouvement du diaphragme peut aller de 1,5 à 8 cm d’amplitude entre l’inspiration et l’expiration.
Le mouvement le plus faible correspond à l’absorption de 0,5 d’air.
Le mouvement le plus ample à l’absorption de 3 L d’air environ.

Muscles inspirateurs

Plusieurs muscles contribuent à l’inspiration. Le plus important est bien sûr le diaphragme, qui est par ailleurs le seul à intervenir au repos.

D’autres muscles interviennent lors de la respiration profonde :

Muscles intercostaux
Muscles inspirateurs de la cage thoracique
Grand et petit pectoral
Grand dentelé
Sterno-cléïdo-mastoïdien
Muscles expirateurs

L’expiration

L’expiration est habituellement passive.

Elle s’effectue grâce à l’élasticité du tissu pulmonaire qui contient des fibres élastiques et grâce à la pesanteur de la cage thoracique.

Muscles expirateurs

Les muscles abdominaux interviennent pour l’expiration profonde.

Visualisation du mouvement respiratoire

La contraction du diaphragme agrandit le volume thoracique : c’est l’inspiration. En se contractant, le diaphragme abaisse sa coupole, augmente le volume de la cavité thoracique. Les organes abdominaux se trouvent compressés.

A l’état relâché (expiration), la coupole diaphragmatique remonte dans le thorax. Les organes abdominaux sont libérés de la pression.

Les organes abdominaux sont ainsi massés en permanence par le mouvement respiratoire.

Mouvement du diaphragme et du thorax pendant la respiration

Pranayama, selon B.K.S. Iyengar

« Le but du pranayama est de faire fonctionner au mieux l’appareil respiratoire, ce qui améliore automatiquement l’appareil circulatoire, lui-même indispensable à une bonne digestion et une bonne élimination. Si l’appareil circulatoire est déficient, les toxines s’accumulent, les affections se répandent dans le corps et un mauvais état de santé s’installe.
L’appareil respiratoire est la porte ouvrant sur la purification du corps, de l’esprit et de l’intellect. La clef en est le pranayama. »
B.K.S. Iyengar

Source des images de l’appareil locomoteur:
DVD-Rom Appareil locomoteur, Anatomie et Radiologie, Biomedia SA, Montagnola-Switzerland, 2005, http://www.biomedia.ch

Bibliographie pour le contenu :
Mon corps et moi, Delporte; Lumières sur le Yoga, B.K.S. Iyengar, Editions Buchet/Chastel; Pranayama, la dynamique du souffle, André van Lysebeth, Éditions Flammarion; Anatomie par le mouvement, Blandine Calais-Germain

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avr 30 2011

Postures et variations: renforcement du tronc

Il y a quelque temps, un lecteur me demandait à connaître des variations des postures de base de la série de Rishikesh, c’est-à-dire la série des grandes postures classiques du hatha yoga, telles qu’enseignées par André Van Lysebeth ou encore dans les centres de Yoga Sivananda.

La Planche, pour un renforcement global du corps

L’une des postures de la série est la posture sur la tête (Sirsasana). Elle requiert une bonne préparation physique globale. Je consacre donc quelques articles à différentes préparations à cette posture. Le premier concernait l’assouplissement des jambes, qui va permettre de monter harmonieusement dans la posture, sans nécessiter de prendre un dangereux élan… Ce deuxième vise le renforcement du tronc, surtout à la hauteur abdominale. Sans un tronc solide dans son ensemble, zone abdominale et dorsale – qui participent activement au soutien de la colonne vertébrale – ne jamais tenter la posture sur la tête…

Travail en isométrie

Le travail musculaire en isométrie est celui qui ne requiert pas de raccourcissement du muscle pour le faire travailler (pas de rapprochement de son origine et de son insertion), mais qui pourtant amène une contraction, dans un travail certain. J’aime beaucoup ces exercices en isométrie pour leur efficacité, mais pas seulement. Ce type de renforcement travaille les muscles en profondeur: on ressent, par après, un drainage du muscle, comme lorsque l’on serre une éponge pour en évacuer l’eau salie. De plus, une grande détente suit ce type de travail. Il va sans dire que de nombreuses postures de yoga permettent un renforcement en isométrie. La posture de la Planche (Kumbhakasana) ci-dessous en est un bon exemple.

Yoga et Renforcement abdominal: appuis sur les mains

Plus difficile ci-dessus, le Bâton soutenu par les quatre membres (Chaturanga Dandasana) travaille aussi le tronc et les jambes en isométrie.

Ces postures sont difficilement accessibles pour les débutants. Voici donc quelques variantes:

Appuis sur les mains, versions plus faciles

Au début, on peut aussi travailler contre un mur:

Chaturanga Dandasana contre un mur

La posture de l’étirement de l’Est, Purvottanasana, est elle aussi intéressante au niveau du renforcement global du tronc. Tenir quelques secondes au début, puis augmenter progressivement la durée.

Purvottanasana , posture de renforcement par excellence

Renforcement abdominal

Pour un travail abdominal correct, Bernadette de Gasquet [1] recommande de:

  • ne pas raccourcir la zone entre le pubis et la cage thoracique: attention au travail intempestif des grands droits (première image des abdominaux)
  • travailler les obliques, grands (2ème image) et petits (3ème image)
  • renforcer les transversaux (quatrième image).

Les muscles abdominaux [2]

Le travail trop intense des grands droits (« plaquettes de chocolat ») est une grave erreur explique la doctoresse. Les grands droits gonflent en se raccourcissant et cela conduit au tassement de l’avant du corps

Pour éviter ce raccourcissement, faire attention à la position des abdominaux lors de la prise de certaines postures, telles que:

Yoga et Renforcement abdominal: Nabi Asana

La posture du nombril (Nabhi Chakrasana): veiller à rentrer ventre. Voir explications de la posture ici. Même recommandation pendant la posture du bateaux (Navasana) ou la demi-posture (explications de la posture):

Navasana et demi-posture

Renforcement avec un ballon de gymnastique (fit-ball ou ballon suisse)

Quand le renforcement relève du jeu. Au gré de votre imagination, les exercices varient quasiment à l’infini.

Renforcement avec un ballon de gymnastique

Renforcement avec un ballon de gymnastique

NB: Ceux qui veulent une séance complète sur le renforcement abdominal peuvent aussi télécharger la fiche de séance de yoga sur les abdominaux.

Autres exercices de renforcement abdominal

Je ne peux que vous conseiller l’excellent livre «Abdominaux : Arrêtez le massacre» du Dr Bernadette de Gasquet, professeur de yoga et médecin spécialisée dans mamans avant et après l’accouchement.

Bon yoga

***

[2] Source des images ayant servi à préparer l’illustration des muscles abdominaux:  DVD-Rom Appareil locomoteur, Anatomie et Radiologie, Biomedia SA, Montagnola-Switzerland, 2005, http://www.biomedia.ch. Avec l’aimable autorisation de Biomedia SA.

17 réponses

fév 10 2011

Ouverture des hanches par l’assise prolongée

« Comment travailler son assise jambes croisées? »… c’est une question qui revient souvent… Moi-même, qui n’ai pas une ouverture des hanches exceptionnelles, malgré mes nombreuses années de pratique du yoga, je suis toujours à la recherche de moyens respectueux du corps (principe de Ahimsa, la non-violence) pour améliorer mon assise jambes croisées… et mon Lotus (Padmasana). D’ailleurs, seule une excellente ouverture des hanches permet de pratiquer le Lotus de façon correcte et sans danger…

Une bonne assise en tailleur permet de travailler l'ouverture des hanchesUne bonne assise en tailleur permet de travailler l’ouverture des hanches

Mais ce n’est pas si simple… En Occident, nous n’avons en majorité pas la bonne ouverture naturelle des hanches, qui existe chez les peuples qui se tiennent volontiers accroupis. C’est pour cela que nous avons pris l’habitude en yoga,  de nous redresser sur un petit coussin, un zafu, rondo, etc.

Assise en  tailleur avec un coussin pour redresser la colonne  vertébrale et le  troncAssise en tailleur avec un coussin pour redresser la colonne vertébrale et le tronc

Le coussin permet de redresser la colonne et d’éviter l’affaissement en avant, ainsi que le blocage du souffle au niveau du plexus solaire.

Je me souviens de ma première formation de l’enseignement du yoga en Inde. La moitié des participants étaient indiens et l’un d’entre eux me répétait souvent: « Why, you Westners, always sit on a cushion: you won’t allow your hips to stretch and open! » (« Pourquoi, vous Occidentaux, vous vous asseyez toujours sur un coussin: vous ne permettez pas à vos hanches de s’étirer et s’assouplir! ».

Enfants indiens assis en tailleur
Enfants indiens assis en tailleur

Facile à dire pour un indien, qui a cette ouverture naturelle du bassin. Il est vrai que nous restions assis en tailleurs des heures interminables, du matin au soir. Le corps se révoltait. Si l’ouverture des hanches n’était pas au rendez-vous, pour bénéficier de la méditation et du Pranayama, nous préférions utiliser notre petit coussin… C’est d’ailleurs ce que tous nos enseignants nous conseillaient…

J’ai laissé un peu de côté le Lotus, comme dans la cuisine on laisse de côté une poêle ou une casserole qui ne nous convient pas tout à fait… Non pas que je ne sache pas le pratiquer… mais j’ai rencontré tellement de yogi qui se sont abîmés les genoux, puis qui sont passés sur la table d’opération, que je me suis dit que ma configuration physique ne me permettait pas un Lotus tenu sur la durée (pas plus de 10-15 min.)… Lors de ma seconde formation à l’enseignement, le principe de précaution était de mise et nous n’avons quasiment jamais pratiqué le Lotus… Voilà qui n’avait pas contribué à me motiver…

Mais voilà… après 30 ans de yoga, mon ouverture des hanches n’a progressé que légèrement. Or, je me suis à nouveau posé des questions il y a environ un an, lorsque j’ai commencé la formation par correspondance en Natha Yoga. Le Lotus y est présenté comme une posture qui n’a pas d’égal… une posture donc à travailler régulièrement… et qui est à la portée de tout yogi sérieux et régulier… c’est ce que disent les textes classiques de Hatha Yoga… Je me suis dit que je n’avais pas forcément fait juste dans le passé et que j’étais peut-être passée à côté de quelque chose.

Et, j’ai re-découvert qu’il n’y a rien de tel que l’assise prolongée pour améliorer mon ouverture des hanches… Cette ouverture me donne une meilleure assise. Je ressens bien mieux la base, le Muladhara Chakra. Je ressens aussi mieux l’axe… et l’énergie circule plus librement dans le bassin, qui est devenu comme « plus vivant »…

Intéressant!

Le tout était donc de trouver la position d’assise qui me permette à la fois:

  • d’assouplir les hanches,
  • de sentir le redressement naturel de la colonne et du thorax, avec une respiration totalement libre,
  • d’être assise suffisamment confortablement pour pratiquer aisément la méditation ou le Pranayama.

Certains exercices préparatoires proposés par Christian Tikhomiroff en Natha Yoga me semblaient trop avancés pour moi, qui voulait pouvoir garder l’assise pendant 30 voire 60 minutes ou plus… Alors, j’ai fait mes propres petites recherches, en fonction de mes possibilités de mouvement actuelles. Parmi plusieurs trouvailles, voici l’exercice que je préfère.

Une assise pour améliorer l’ouverture des hanches

NB: C’est exercice me convient bien. J’ai la souplesse nécessaire qui me permet de l’améliorer. Mais si l’ouverture des hanches est moindre , il ne vous apportera pas forcément les mêmes bienfaits. Ou, au contraire, si vos hanches sont déjà bien ouvertes, il ne vous sera que d’une utilité très moyenne… A tester donc!

J’ai proposé cette assise lors de mon dernier stage, ce mois-ci,  et plusieurs personnes l’ont appréciée pour la puissance du travail: les hanches sont sollicitées… tout en respectant l’intégrité des genoux. Voilà qui est intéressant!

(1) Asseyez-vous en tailleur, directement sur votre tapis, donc sans coussin. Pratiquez le tailleur avec les pieds en dessous des jambes. Puis, déplacez vos jambes de sorte à éloigner les pieds de votre pubis et à rapprocher les genoux l’un de l’autre. Cherchez à amener les pieds en dessous de chaque genou opposé. Le travail sur les hanches commence à se faire sentir!

Les genoux sont devant vous et le plus proche possible l'un de l'autre. Les jambes (tibias) sont perpendiculaires à vous. Les pieds sont éloignés du pubis et le plus proche possible en dessous de chaque genou. Le dos est redressé...(1) Les genoux sont devant vous et le plus proche possible l’un de l’autre. Les jambes (tibias) sont perpendiculaires à vous. Les pieds sont éloignés du pubis et le plus proche possible en dessous de chaque genou. Le dos est redressé…

Redressez bien la colonne, en posant les mains au sol dans le dos. Poussez le tronc un peu en avant et ne vous laissez pas partir en arrière: il faudrait que si vous décolliez les mains du sol, le tronc reste droit et ne parte pas en arrière.

(2) Si la première étape se passe sans problème, passez à la deuxième étape… Les mains sur les côtés ou derrière vous, descendez le tronc en avant en basculant à partir des articulations des hanches, comme si le dos et le tronc étaient solidaires. N’arrondissez pas le dos!

Pour accentuer le travail d'ouverture et d'étirement des hanches, se pencher progressivement en avant, en recherchant l'allongement du dos(2) Pour accentuer le travail d’ouverture et d’étirement des hanches, se pencher progressivement en avant, en recherchant l’allongement du dos…

(3) Et enfin, si tout est parfait, vous pouvez placer la tête au sol, les bras détendus devant vous. Restez une à plusieurs minutes dans la posture en respirant lentement et profondément. Envoyez de la bienveillance et de la lumière dans vos hanches. Soyez infiniment patient dans cette flexion assise. C’est grâce au développement de telles qualités que vous apprivoiserez votre corps et prana…

Eventuellement à poser le front contre le sol(3) … Puis, chercher éventuellement à poser le front contre le sol… le travail de flexion se fait à partir des hanches: le bassin se penche en avant en même temps que le dos. Préférez garder l’étirement de la colonne plutôt que d’arrondir le milieu du dos pour compenser le manque de souplesse des hanches!

Je me contente souvent des étapes (1) et (2), puis je poursuis avec la méditation en tailleur, le dos redressé, les mains posées en Mudras. J’apprécie infiniment cette nouvelle stabilité et l’énergie qui circule, débloquée tant soit peu dans ma base, après tant d’années…

Un peu d’anatomie

Pour ceux que cela intéresse, je termine avec les illustrations de plusieurs des muscles qui se trouvent étirés dans la position proposée. Hormis les muscles fessiers, qui sont quelque peu étirés, vous remarquerez que ce sont de petits muscles profonds qui entre en jeu. Ils sont plus difficiles à localiser et à mobiliser que les grands muscles que nous connaissons mieux… Je ressens particulièrement les piriformes, dans la posture…

Muscles sollicités dans le travail d'étirement en ouverture des hanches (exorotation en flexion des hanches)Muscles sollicités dans le travail d’étirement en ouverture des hanches (exorotation en flexion des hanches)

Namasté

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Illustrations des muscles:
DVD-Rom Appareil locomoteur, Anatomie et Radiologie, Biomedia SA, Montagnola-Switzerland, 2005, http://www.biomedia.ch
. Un DVD que j’ai trouvé très bien fait et utile lorsque j’étudiais l’anatomie… Avec l’aimable autorisation de Biomedia SA.

Pour ceux que l’anatomie intéresse, j’ai reçu ce lien de Christine: http://www.passeportsante.net/fr/corpshumain/Index.aspx?source=bulletin&provenance. Très bien fait… mais dommage qu’on ne puisse pas naviguer dans les différentes couches musculaires…

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