Archives de la catégorie 'Tradition'

fév 13 2010

Maha Sivaratri 2010

Publié par Michèle sous .Yoga, Tradition

Merci pour les messages de sympathie avant Maha Sivaratri.

Nous avons suivi partiellement le programme proposé sur le blog. Comme personne n’est venu de l’extérieur, et comme je donnais une matinée de yoga ce matin, nous avons fini un peu plus tôt.


Salle de yoga, prête pour la veillée, les chants, la Puja et Arati.

J’ai préparé quelques extraits audio de mantras et chants (mp3). C’est du “brut de forme”… nous ne sommes pas des chanteurs :o) Nous étions juste Marc et moi (clin d’oeil à Véronique, oui c’est plutôt sympa…).

J’aime ces veillées, les chants et les couleurs qui les accompagnent. La méditation est profonde, emplie du silence qui suit les chants… Nous sommes
rechargés par de belles énergies.

Peut-être avez-vous aussi fêté Sivaratri?

Om Namah Sivaya


Quand la bougie devient le cercle de feu de Nataraj…

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fév 01 2010

Sivaratri (Shivaratri) 2010

L’année dernière, j’avais fêté seule Sivaratri chez Yogamrita (Guerlesquin, 29). Certains ont manifesté leur intérêt. Alors, voici une annonce pour cette année… destinée à ceux qui sont dans la région.

Cette année Sivaratri aura lieu le 12 février 2010, soit la veille de la matinée de Yoga que je donnerai à Guerlesquin sous le thème “Yoga & Vitalité” (axé sur le corps énergétique et les Chakras).

Sivaratri chez Yogamrita

Si certains (certaines) souhaitent venir, et dans la mesure des places disponibles, voici une proposition de programme, adaptable en fonction des participants et du déroulement de la soirée:

Pour ceux qui le veulent, jeûner dès le matin. Boire à volonté de l’eau. Cette démarche est facultative, mais elle purifie l’organisme et prépare à l’introspection.

18h45: Rendez-vous chez Yogamrita.

19h00-19h45: Conférence/échange: “A propos de Sivaratri, symbolique et approche dans le cadre occidental”

19h45-20h00: Chant du mantra “Om Namah Sivaya”, le Mantra de Siva (Shiva)

20h00-20h30: Méditation ou Japa (répétition mentale de “Om Namah Sivaya” avec un Mala)

20h30-21h00: Chant de Bhajans dédiés à Shiva

21h00-21h45: Yoga Nidra sur la symbolique de Siva et Shivaratri

21h45-22h15: Écoute de chants et Mantras dédiés à Siva

22h15-22h45: Méditation

22h45-23h15: Petite Puja à Siva (offrande symbolique) et Arati (cérémonie de la lumière), formes de Bhakti Yoga

23h15-23h30: Méditation

Si certains veulent rester dormir: prévoir un sac de couchage. Il sera possible de dormir à l’étage de la salle de yoga, sur des matelas d’appoint.

Samedi matin
09h00-12h00
: Matinée de yoga à Guerlesquin, offerte pour ceux qui le souhaitent.

Chanter est un exercice fabuleux, qui donne une très belle énergie et qui ouvre le cÅ“ur. Une telle nuit est source d’inspiration profonde et l’on s’en souvient longtemps après…
La répétition du Mantra de Siva, porte l’énergie de Siva en lui. Le chanter durant toute une nuit génère une grande énergie spirituelle qui conduit naturellement à la méditation.

Merci de me contacter, si vous êtes intéressé: le nombre de places est limité.

Qu’est-ce que Sivaratri? Quel sens pour nous occidentaux?

Maha Shivratri est “la grande nuit de Siva”. Siva symbolise l’énergie transformatrice, indispensable sur un cheminement spirituel. La répétition de son mantra durant toute une nuit génère une grande énergie spirituelle. Durant cette nuit, Siva est vénéré et chanté. On s’y prépare en jeunant et l’on veille toute la nuit.

Cette fête serait favorable pour ceux qui veulent évoluer dans leur pratique du yoga et de la méditation… Toujours est-il que c’est une belle immersion dans une énergie qui prête à consolider sa pratique et à se donner de l’allant pour l’année.

>> Article sur Shivaratri en 2009.

Que symbolise Siva (Shiva)?

Dans la Trimurti hindoue (triple manifestation du divin), Siva est l’aspect de la destruction des illusions et de l’ignorance. Il est représenté avec un troisième “il, symbole de sagesse, au milieu du front et avec un cobra autour du cou (symbole de Kundalini). Il est assis sur une peau de tigre, symbolisant sa maîtrise de la nature “inférieure”.

De sa chevelure, où se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s’écoule le Gange, fleuve sacré de l’hindouisme, représenté comme une jeune fille impétueuse, dont Shiva tempère le flot, grâce à ses longs cheveux.

Il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d’un monde nouveau:

L’emblème de Shiva est d’ailleurs le lingam (un phallus), symbole de la création.

Il a les yeux mi-clos, car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l’univers et amorcer un nouveau cycle.

Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère, qui symbolise l’énergie universelle, la Nature manifestée. Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction qu’elle occupe (Parvati, Durga, Kali).

Shiva (masculin et conscience-témoin) et Shakti (féminine et Énergie pure) sont des symboles forts pour yogis et tantrikas. Leur union, but ultime, signifie la dissolution de la dualité, dans l’expérience de du Samadhi, l’Eveil spirituel

Bibliographie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Shiva

9 réponses

sept 25 2009

Célébration de Navaratri

Publié par Michèle sous Tradition

En ce moment même a lieu la fête très colorée de Navaratri, l’une des plus grandes fêtes hindoues. J’ai en grande partie traduit un article de la BBC à ce sujet et j’ai ajouté quelques sources musicales et textes permettant de se plonger un peu dans l’ambiance de cette fête qui célèbre la victoire du bien sur le mal…


Parvati, un aspect de Durga, son époux, Shiva, et Ganesha

Navaratri est une fête lors de laquelle Dieu est vénéré sous la forme de la Mère. L’Hindouisme est la seule religion au monde qui a développé à un tel niveau l’aspect maternel de Dieu.

Navaratri a lieu en général en octobre, quoique plus tôt cette année… C’est la période des récoltes et des moissons. Comme son nom l’indique, la fête dure neuf jours. Navaratri est parfois aussi appelée Durga Puja.

Pendant cette période, Durga, Lakshmi et Sarasvatî, les 3 aspects principaux de la Shakti, l’énergie cosmique de la Manifestation, sont vénérés.


Durga, Lakshmi et Sarasvatî

Dans les centres Sivananda, je me souviens que les 3 premiers jours étaient (sont) consacrés à Durga (aspect féminin de Shiva, aspect destructeur du Divin), les 3 suivants à Lakshmi (aspect féminin de Vishnu, aspect préservateur du Divin) et les 3 derniers à Sarasvatî (aspect féminin de Brahma, aspect créateur du Divin). Le 10è jour est le jour de la Victoire de Devi sur les démons.


Durga, la Déesse Mère

Il est dit que Shiva donna la permission à Durga de voir sa mère pendant neuf jours par an et la fête rappelle aussi cette visite. Les familles essaient de se retrouver ces jours-là, et se séparent le dixième jour.

La fête est dédiée à Durga, la déesse mère, qui représente aussi la puissance. Durga a anéanti le démon Mahishasura après une bataille implacable qui dura neuf jours et neuf nuits.

Pendant Navaratri, les dévots de Durga observent le jeûne et offrent des prières pour la protection de la santé et des biens. Période d’introspection et de purification, Navaratri est traditionnellement aussi un moment auspicieux pour commencer de nouvelles affaires.


Danse pendant Navaratri

Navaratri est célébrée en communauté: on se réunit pour célébrer et danser.

En Inde, la forme la plus colorée et la célébration la plus élaborée de Navaratri a lieu an Bengale, où des immenses statues éphémères de la déesse sont vénérées.

Le dixième jour de la fête est appelé Dasera. Il marque le triomphe du bien sur le mal, et aussi la féminité de Dieu en tant que Déesse Mère.

Durga Puja est particulièrement importante pour les Hindous du Bengale. Après avoir vénéré pendant neuf jour ses images tridimensionnelles géantes, les statues de Mère Divine sont conduites en procession dans les rues, au milieu des célébrations et des danses.

Pour marquer le moment où Durga quitte sa mère après ses neuf jours de visite, les statues géantes de papier sont détruites dans l’eau…

Source: BBC

Voici encore un beau chant racontant l’épopée de la Mère Divine des hindous, le Mahishasura Mardini Strotam:


(suite et fin)

Paroles en translittération sanscrite du Mahishasura Mardini Strotam et traduction anglaise: http://www.hindudevotionalblog.com/2008/09/mahishasura-mardini-stotram-lyrics.html

Le texte du Devi Mahatmyam (l’histoire du combat de Durga avec les démons) en anglais, commenté, avec translittération sanscrite:
http://www.hindupedia.com/en/Devi_Mahatmyam_Text

Illustrations:

http://daminindia.unblog.fr/files/2008/08/durga2imgassistcustom.bmp

http://www.stephen-knapp.com/shiva_print_nine.htm

http://www.redbridgerenet.co.uk/gallery/navaratri.jpg, etc.

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nov 13 2008

Bhagavad-Gîta Chapitre 2: éternité et réincarnation

Publié par Michèle sous Philosophie, Tradition

Cet article fait suite aux précédents sur la Bhagavad Gîtâ.

Réincarnation

Après avoir expliqué à Arjuna que c’est notre affectation par les changements incessants qui est la cause de la souffrance, Krishna distingue le monde changeant de ce qui est indestructible:

La nature éternelle

Arjuna doute. Il ne sait plus quoi faire devant une guerre à laquelle il ne trouve pas de sens. Toutes les bases, tous les fondements auxquels il a cru jusqu’ici s’effondrent soudainement, sur le champ de bataille… C’est à ce moment précis que Krishna lui rappelle une réalité invisible mais essentielle:

II.16. Ce qui n’existe pas ne peut commencer d’exister; ce qui existe réellement ne peut cesser d’exister. La vérité sur ces deux principes a été perçue par ceux qui connaissent la Vérité [= les sages, ceux qui voient l'essence des choses].

L’âme, le Soi, ou Atman, est sans changement et existe de tout temps. Krishna rappelle qu’elle est la seule réalité solide. Car le monde des phénomènes est soumis à l’impermanence, qui le rend en quelque sorte irréel, tel un mirage… Le sage a conscience de cela et perçoit la réalité sous-jacente de l’Atman. Cette explication de Krishna se rapproche de la théorie du Védanta qui prône que le monde est illusion.

II.21. Celui qui Le [l'Atman] connaît comme l’existence spirituelle éternelle, immortelle, impérissable, comment cet homme peut-il tuer, ô Pârtha [fils de Pritha, un autre nom pour désigner les Pandava], ou être la cause d’un meutre?

Le Sage a conscience de l’éternité de l’Atman. Il sait que si un homme meurt tué, son âme n’est pas tuée, car elle est immortelle.

Puis Krishna continue en donnant quelques explications sur la Loi d’Action et de Réaction.

La théorie de la réincarnation

La loi du karma est la loi d’action et de réaction, dont j’ai déjà parlé dans un article dédié (voir ici). Nous comprenons parfaitement cette loi dans notre culture occidentale: nous disons par exemple que nous récoltons ce que nous avons semé. C’est exactement cela, la loi du karma. Les hindous et les bouddhistes la poussent beaucoup plus loin, puisqu’ils disent que nous générons tellement de karma, qu’il n’est pas possible d’en récolter toutes les conséquences dans une vie. Or, comme notre âme individuelle aspire à expérimenter les fruits de toutes de ses actions, elle revient sous de nouvelles formes, pour assouvir ses désirs et les conséquences de ses actes. C’est ce que l’on appelle la théorie de la réincarnation.

Krishna exprime ainsi la transmigration de l’âme, dans ce 2e chapitre:

II.22. L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf.

II.24. On ne saurait la pourfendre, on ne saurait la brûler, on ne saurait la mouiller ni la dessécher. Stable, éternellement immobile, pénétrant tout, elle est pour toujours et à jamais.

II.25. Elle est non-manifestée, elle est impensable, elle est immuable; ainsi est-elle décrite [par les écritures]; donc, la connaissant comme telle, tu ne devrais point t’affliger.

La mort nous fait peur, la perte des êtres aimés est une grande souffrance. Arjuna est terrassé de douleur en pensant qu’il devra porter les armes contre ses anciens maîtres, contre ses anciens amis et des membres de sa famille. Krishna rappelle, avant de porter beaucoup plus loin encore son explication, que la mort telle que nous la concevons n’est pas la fin de notre existence…

II.27.¨[...] Certaine est la mort pour qui est né, et certaine est la naissance pour qui est mort; c’est pourquoi ce qui est inévitable ne devrait te causer d’affliction.II.30. Cet habitant dans le corps de chacun est éternel et indestructible, ô Bhârata, c’est pourquoi tu ne dois pleurer aucune créature.

La mort nous fait peur, la mort est douloureuse. Elle est perçue comme l’inconnu et la fin de tout ce que nous aimons, la limite de tout ce que nous connaissons. Krishna explique que nous nous trompons.

L’âme s’incarne pour pouvoir s’accomplir, car son accomplissement se fait sur ce plan terrestre.

La naissance et la mort sont nécessaires et indispensables à son évolution, pour qu’un jour ENFIN, elle prenne enfin conscience de sa divinité. Ce jour là, les désirs et les tensions qui nous habitent meurent et laissent place à une félicité totale et à une sagesse profonde qui n’auront plus de fin.

Krishna va poursuivre son enseignement et expliquer plus en détail le karma, la loi d’action qui nous lie à notre vie présente. Ce sera l’objet d’un prochain article …

Sources: La Bhagavad-Gîtâ, traduction d’après Sri Aurobindo, Camille Rao et Jean Herbert, Librairies d’Amérique et d’Orient, 1984
La Bhagavad-Gîtâ, traduction et commentaires de Swami Sivananda
Notes personnelles sur la Gîtâ.
Source de l’image: http://simple.wikipedia.org/wiki/Image:Reincarnation_AS.jpg

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oct 18 2008

Pourquoi les Mala ont-ils 108 perles ?

Publié par Michèle sous Tradition

Ceux qui connaissent la tradition indienne du Japa (la répétition de mantra) savent que les hindous aiment répéter 108 fois les mantras, cela fait un Mala. Pourquoi 108? m’a-t-on demandé récemment.

Mala de 108 perles
Mala traditionnel de 108 perles

Le Mala

Le mala est le chapelet ou rosaire des indiens et des bouddhistes. Il sert à compter les mantras, qui eux-mêmes sont des formules sacrées et des noms du Divin.

Chaque perle représente une répétition du mantra. Le Meru est la perle en bout du mala. Elle est différente des autres, parfois plus grosse, souvent un Rudraksha (Oeil de Rudra, c’est le nom de la graine de l’Eleocarpus ganitrus, l’arbre sacré de Shiva). Le Meru permet de guider et de constater que le tour de mala (les 108 répétitions) sont achevées. Le Meru* ne fait pas partie des 108 perles.
* Le Mont Meru, montagne mythique et sacré, serait le sommet de l’Univers.

Les subdivisions
S’il n’est pas répété 108 fois, le mantra le sera une fraction de ce nombre. Par exemple: une moitié, un tiers, un quart, un douzième. Ainsi certains malas ont 54, 36, 27, or 9 perles.

Petit Mala de 27 perles
Ce Mala à porter en bracelet compte 27 perles

100 et 8 perles
On dit aussi qu’en répétant 100 fois le mantras, le compte y est. Le reste permettrait de couvrir les erreurs et les omissions. Il est dit aussi que ces 8 dernières répétitions sont offertes à Dieu ou au Maître (Guru).

Un peu de mathématique

En Inde, les Anciens étaient d’excellents mathématiciens. Ainsi, 108 pourrait être le fruit d’ opérations mathématiques:

9 fois 12 = 108
ou encore
1 (1 puissance 1) = 1
2 x 2 (2 puissance 2) = 4
3 x 3 x 3 (3 puissance 3) = 27
1 x 4 x 27 = 108

Cette opération pouvait avoir une signification numérologique particulière.

108 est un nombre Harshad, c’est-à-dire un nombre entier divisible par la somme de ses chiffres. Harshad veut dire “grande joie” en Sanskrit.

Pourquoi 108 répétitions de mantra ?

Dans les Upanishads il est dit qu’une personne respire 21′600 fois par jour. Ce nombre est divisé en deux parties, le jour et la nuit. Ainsi, pendant le jour, on respire 10′800 fois et la nuit 10′800 fois aussi.

La répétition de Mantra, idéalement, devrait se pratiquer mentalement à chaque respiration, Mais il n’est pratiquement pas possible de chanter le nom de Dieu durant chaque respiration. C’est pourquoi il faudrait le chanter au moins 108 fois.

Il est dit que chaque fois que l’on chante un mantra, ses fruits sont multipliés par 100. Ainsi, répéter le mantra 108 fois est en réalité égal à 10′800 fois…

1, 0 et 8

Certains disent que :

1 représente Dieu ou l’Unité,
0 représente le vide, ou l’accomplissement de la pratique spirituelle
Et 8 représente l’infini ou l’éternité.

Si un mala sert à compter les mantras … l’essentiel demeure dans la sincérité de celui qui prie, sa dévotion, son implication émotionnelle et sa qualité d’attention, cela va de soi …

Bon week-end à tous

Sources
http://www.swamij.com/108.htm
http://www.sikhism.us/sikh-sikhi-sikhism/1771-108-mala-beads.html
http://www.hknet.org.nz/108meaning.html

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