Archives de la catégorie 'Relaxation - Nidra'

déc 05 2009

Relaxation audio après une séance de yoga

Publié par Michèle sous .Yoga, Relaxation - Nidra

Premiers essais de cours de yoga audio. Avec les défauts du début: être beaucoup trop proche du micro, petites erreurs de respiration, de commentaires, sons parasites (la pluie sur les velux!), …

Tout cela pour dire qu’il y a du déchet… mais c’est dommage de tout mettre à la poubelle.

Alors, je vous partage cette relaxation pour une fin de cours de yoga (format mp3), avec toutes ses imperfections et ses qualités, le tout intimement mélangé, à consommer à votre guise, allongé :)

Namasté
Bon week end

PS: Possibilité de téléchargement: bouton droit de la souris, “enregistrer la cible du lien sous”.
PS2: Ce soir je m’y remets. Je vais profiter d’une calme soirée de week-end pour un enregistrement de séance de yoga…

6 réponses

nov 08 2008

Yoga: un vécu parmi tant d’autres

Même si l’on est parvenu à faire du yoga une pratique régulière, quotidienne, il peut encore et toujours nous surprendre. Chaque jour je m’en étonne… et avant-hier plus encore que d’habitude… Chaque moment présent vécu dans la conscience est comme totalement unique et nouveau.

Relaxation profonde, une expérience chaque fois nouvelle

17h30: j’étais en avance pour donner mon cours: c’était la rentrée de la Toussaint. Tout était prêt… mais personne n’est venu. Plusieurs participants étaient encore en vacances, les autres n’avaient peut-être pas compris que le cours avait tout de même lieu. Presque 2h de disponibles, rien que pour moi, avant le cours de 19h30. J’avais déjà fait une bonne séance complète le matin… alors que faire?

J’ai choisi de me laisser porter par ce qui venait. Donner de l’espace aux postures, les tenir longtemps… Intuitivement, me voici à mobiliser des zones un peu raides chez moi, au niveau du bassin et du bas du dos. Je me laisse guider, les mouvements sont lents et précis. Ils me placent de façon légèrement différente. Et comme par miracle, au bout de quelques minutes, des postures que je ne pratiquais plus guère depuis longtemps, se sont mises en place, d’elle-même, dans le confort et un bien-être profond. Respiration…

Dans ces moment-là, somme toute assez rares, les déblocages s’accompagnent de sensations extrêmement agréables de circulation d’énergie nouvelle et de détente particulièrement profonde. Cela parle certainement à plusieurs d’entre vous…

Comme j’avais déjà bien travaillé mon yoga le matin, j’ai décidé au bout de 35 minutes de postures que c’était suffisant, vu l’intensité et la rondeur de ce que j’avais ressenti. Alors, je me suis arrêtée et installée en Savasana (allongée sur le dos) pour une bonne et longue relaxation. Pour une fois, j’avais tout le temps de laisser à la relaxation la place nécessaire. Quel bienfait… pas seulement un luxe…

Après des moments de pratique si particuliers de modifications énergétiques, la relaxation est elle aussi très spéciale. Je ressentais une relaxation nerveuse des plus profonde, la circulation du prana (l’énergie vitale) et une infinie légèreté. Le mental bougeait à peine. Quelques vagues (divagues) pensées décousues, presque rien… comme lorsque le vent s’est arrêté mais que quelques vaguelettes rejoignent encore le rivage sous l’impulsion d’un souffle plus ancien.

Je sentais de façon récurrente que j’allais quasiment partir dans un état de demi-sommeil. A ces moments-là, je ressentais la conscience, légère et comme au-dessus du corps. Puis je retrouvais la sensation de la globalité du corps, si profondément détendu. Un vrai bienfait.

Et à nouveau, le mental profondément détendu allait partir dans le sommeil, puis la conscience observait le ressenti énergétique et physique. A aucun moment je ne me suis dit “Ne pas dormir, ne pas penser, ne pas ci, ne pas ça…). J’ai simplement laissé s’expérimenter ce qui était à expérimenter. Et cela a duré une cinquantaine de minutes.

Après ce moment, j’étais évidemment extrêmement détendue, mais aussi totalement défatiguée et centrée. Je l’ai d’ailleurs bien ressenti pendant que je donnais le cours de 19h30. Il y avait du monde et une bonne énergie.

Ah le yoga… c’est bien! … cela fait bientôt 20 ans que j’en fait quasiment tous les jours, mais encore et toujours, je me laisse surprendre!

Bon yoga à tous
Namasté

Pas de réponse

juin 26 2008

Neutraliser le masque

Publié par Michèle sous Relaxation - Nidra

La relaxation que voici nous vient d’André van Lysebeth. Et c’est Henri Brunel qui a attiré mon attention sur elle en me disant à quel point elle est bénéfique et convient à tous, y compris aux personnes très âgées et aux handicapés : « Lorsqu’il ne reste plus rien, la neutralisation du masque est encore et toujours possible; elle est d’un secours immense. »

Visage du Bouddha - Art Kmer

La neutralisation du masque n’est pas seulement une relaxation du visage. Modifier l’attitude et les mimiques du visage influe sur les émotions et transforme l’attitude psychique. Neutraliser le masque, c’est donner au visage une attitude neutre. C’est aussi et surtout amener la neutralisation émotionnelle, qui se traduit par la quiétude et la sérénité.

Si la description peut paraître complexe au première abord, cette relaxation est très simple et logique, après un ou deux essais. Attardez-vous aussi longtemps que vous le souhaitez sur chacune des étapes successives. Voici résumé l’ensemble du processus:

1. Neutraliser les lèvres

Pour les neutraliser: les placer à l’horizontale, ce qui correspond à la position du sourire naissant. C’est l’esquisse d’un sourire intérieur.

2. Le menton

Diriger la pensée vers la chair du menton et y relaxer tous les muscles. Plus que la détente musculaire, c’est l’intériorisation à cet endroit qui est importante.

3. La mâchoire inférieure

Déserrer les dents. Les dents doivent à peine se toucher. Dès que les dents sont déserrées, remonter par la pensée, symétriquement le long de l’arrête du mandibulaire, à droite, et à gauche…

4. Les oreilles

Prendre conscience de la présence des deux oreilles, sans plus. Cinq secondes suffiront.

5. Les tempes

Au départ des oreilles, amener la pensée symétriquement vers les tempes. S’y arrêter une dizaine de seconde, comme pour toutes les étapes. S’efforcer de ressentir le ôté gauche aussi intensément que le côté droit.

6. Le front

Partant des tempes, toujours symétriquement, amener lentement la pensée vers le milieu du front. En balayant ainsi le front, le détendre, le lisser sur toute sa surface. La pensée, un moment divisée en deux, se rassemble au milieu du front, sur la ligne médiane, là où se produit habituellement le froncement. S’y attarder un instant, puis descendre le long de cette ligne entre les sourcils, vers la racine du nez.

7. Les yeux

Guider l’attention le long de la ligne imaginaire tracée au milieu du front, passer entre les sourcils, pour prendre conscience des paupières. Celles-ci seront closes mais pas serrées, elles ont “la légèreté des ailes du papillon” et se touchent à peine. Détendre les paupières supérieures aussi bien qu’inférieures.

Puis passer à la détente des globes oculaires, qui sont alors pris dans le champs de perception… Faire intérieurement le tour des deux globes oculaires, simultanément sentir leur volume, leur poids. Pendant ce temps, le regard est orienté légèrement vers le bas. S’attarder un peu plus aux yeux qu’aux autres parties du visage déjà balayées au passage. Tenter de ressentir les pulsations du sang autour de l’œil.

8. Le nez

Après une minute environ, reprendre conscience des paupières et ramener la pensée symétriquement dans le coin des yeux. De là, suivre l’arrête et redescendre vers le bout du nez. Prendre conscience des deux ailes du nez e les détendre.

9. Les joues

Partant des ailes du nez, nous remontons vers les pommettes; en respectant scrupuleusement la règle de symétrie, la pensée parcourt les deux joues et les détend, jusqu’à leur rencontre avec l’arrête inférieure du mandibule. Les joues deviennent flasque, le visage sans expression.

10. La bouche

Le périple ramène maintenant à proximité de la bouche. Reprendre conscience des lèvres (2 secondes), puis prendre conscience du volume de la cavité buccale, limitée par les mâchoires et le palais, et y diriger l’attention vers la langue et vers son attache,au fond et en arrière de la bouche. Sentir la langue toute entière, puis la laisser s’aplatir dans la bouche, “comme une limande au fond de la mer”. La sentir souple et chaude, molle sur toute sa surface.

Neutraliser le masque: un périple proposé par André van Lysebeth

Recommencer le périple

Après cette première neutralisation du marque, lors de laquelle on ne s’est pas attardé, refaire le tour une seconde fois, voire une troisième fois, dans son ensemble. Ne rien modifier à l’ordre, et n’intérioriser plus encore , si c’est possible, au point de percevoir les pulsations du sang en certaines parties dont on prend conscience.

La neutralisation émotive

Lorsque la neutralisation musculaire du masque est atteinte, après 2 ou 3 parcours, passer à la phase finale essentielle: prendre conscience de l’ensemble du masque neutralisé, puis s’imprégner du climat intérieur qui se dégage de la non-expression faciale. La neutralisation émotionnelle s’apparente à une vigilance détendue, confiante, presque souriante…

Cette partie de l’exercice se prolonge autant que souhaité. Elle équivaut au moins à la durée d’un tour de masque complet.

Usage de l’exercice

A pratiquer à tout moment creux de la journée, n’importe quand, n’importe où. A pratiquer même si on n’a pas le temps de le faire en entier. A pratiquer avant les asana, le pranayama ou la méditation; puis garder le masque pendant la pratique.

Un des meilleurs moment est le soir avant de s’endormir. Il procure l’apaisement émotionnel et crée un climat de sérénité et d’euphorie…

Aucune position n’est préconisée pour pratiquer cet exercice, qui peut se pratiquer debout, assis ou couché. Le soir, l’assoupissement peut se produire avant la fin de l’exercice… et ce n’est pas un inconvénient.

Source : Libre résumé à partir du chapitre 12 “Neutraliser le masque” dans Ma séance de yoga, André van Lysebeth, Editions Flammarion.
Image: iwen.free.fr

3 réponses

juin 03 2008

Les Cahiers de Yoga 7 N°11 et N°12 - Témoignage sur le Nidra Yoga

Publié par Michèle sous Divers, Relaxation - Nidra

Depuis l’année dernière, je participe à la revue de yoga “Les Cahiers de Yoga 7″, qui est publiée à Genève, par l’école du même nom, où j’ai fait ma 2e formation à l’enseignement du yoga. J’effectue la mise en page de cette publication et j’y publie certains articles du blog. Quand notre boutique sera prête, je proposerai les “Cahiers de Yoga 7″ sur notre site. Les articles sont de qualité. Parmi les auteurs d’articles du numéro 12, on retrouve, entre autres:

Malek Daouk, formateur en yoga, disciple direct de T.K.V. Desikachar, sanskritiste et spécialiste de l’Ayurvéda,
Willy van Lysebeth, fils d’André van Lysebeth, formateur en Yoga.

Je viens de recevoir le N°12, tout frais sorti de l’imprimerie. Et comme le lancement de la boutique a un peu de retard, j’ai aussi les exemplaires du précédent N° le 11, qui est toujours d’actualité.

Voici les couvertures et sommaires de ces deux magazines:

Cahier N° 12

Cahier de Yoga 7 N° 12 - couverture

Cahier de Yoga 7 N° 12 - sommaire

Cahier N° 11

Cahier de Yoga 7 N° 11 - couverture

Cahier de Yoga 7 N° 11 - sommaire

Si vous souhaitez en profiter, je peux vous les proposer au prix de vente de 8 € TTC le numéro. Si vous êtes en France, il faut ajouter 2,18 € TTC de frais d’envoi (pour 1 ou 2 numéros). Pour acheter un des numéros, ou les deux, veuillez nous envoyer un chèque (prix + frais d’envoi) à l’ordre de:

CHRYSALIDE - Yogamrita

à l’adresse suivante:
CHRYSALIDE - Yogamrita
Pont ar Marc’ Had
29650 GUERLESQUIN
.

NB: Je me renseigne pour le prix des envois à l’étranger. Si vous êtes intéressés ou si vous avez des questions, vous pouvez m’envoyer un message à michele@yogamrita.com.

Le Nidra Yoga

Et pour terminer, voici un extrait du cahier N°11, il s’agit du joli témoignage d’un participants aux stages d’André Riehl, maître de Nidra Yoga:

Je suis entré en Nidrâ Yoga avec André voici un peu plus d’un an. Avant cette rencontre, je me plaisais à dire que «je n’avais jamais cru au monde tel qu’on me l’avait raconté». Fort de cette conviction, à l’origine d’un long voyage intérieur animé du pressentiment d’une réalité d’un autre ordre, j’errais à tâtons, collectant les différents indices comme autant de pièces d’un improbable puzzle dont j’ignorais tout, à commencer par ce qu’il était censé représenter. Evidemment, plus le bagage se fit lourd, plus mon espoir de pouvoir un jour l’assembler me semblait lointain. J’étais donc en quête du fil d’Ariane qui saurait me guider dans le labyrinthe de mes propres contradictions quand vint à moi le Nidrâ Yoga, un enseignement dont j’avais eu bon vent. Je me lançai donc dans l’aventure avec une attente forte qui avait la saveur dangereuse de l’espoir… Celui d’un chercheur d’or convaincu que ce nouveau filon sera le bon, espoir sans lequel il perdrait la force de creuser et l’envie d’approfondir.

Après avoir identifié le flux de mes pensées comme l’origine de bien des maux, je visais à juguler les débordements de cette activité mentale dont, je l’avoue volontiers, j’étais plus le jouet que le maître. Aussi, ma première rencontre avec l’Enseignement me prit à contre-pied, André nous invitant d’emblée au dialogue autour des Grands Mystères que sont le temps, la mort, le bonheur, etc. C’est ainsi que commence chaque séance, par un questionnement d’André qui tisse le fil de nos réponses en un lien puissant, un lien qui nous reconnecte avec cet Essentiel dont nous apprenons petit à petit à reconnaître le parfum. C’est donc en usant du sens et des définitions et en en découvrant les limites, que nous prenons conscience de la nature ineffable de nos expériences. Après avoir levé les voiles, nous mettons alors le cap vers l’Infini qui est aussi «ce qui n’est pas défini» rappelle André. Et c’est par la sensation, par le corps, loin du champ des conditionnements mentaux, que nous partons à la découverte de nos limites et cherchons à en apprécier la vraie nature pour les dépasser. «Ce qui sépare est aussi ce qui relie» nous enseigne le Nidrâ Yoga.

A l’écoute de la voix du Maître, dans l’ouverture, nous laissons en nous monter une musique différente, le rythme intérieur se modifie et s’ouvrent les portes d’un état à la frontière entre l’abandon et la vigilance. C’est un quatrième état qui n’est pas le sommeil, ni la veille, ni le rêve, qui est tout cela à la fois, et plus encore. J’ignore la nature de ce qui agit dans cet état, mais Cela agit, bel et bien, Cela, je le vis au quotidien… Depuis le début de cette aventure, pas un jour sans qu’en moi je ne décèle et suive l’empreinte de son sillage. Aussi, il m’arrive de penser que le Nidrâ, plus qu’une pratique, est en effet un état que l’on peut qualifier de «sommeil conscient»; «sommeil» parce que ce qui est à l’œuvre n’affleure que rarement l’orée de ma conscience et «conscient» parce que je suis pourtant le témoin de ma propre transformation. Une transformation qui ne s’embarrasse guère de mots, je me risquerai tout au plus à reprendre l’image là où je l’avais laissée…

Armé de ses nouveaux outils, le chercheur d’or a creusé plus profond et, bien sûr, n’a pas trouvé la moindre pépite, tout au juste quelques pyrites, quelques illusions qui ont perdu leur éclat à la lumière du jour. Mais en chemin, il a appris à faire fi de son espoir, de son désespoir aussi, car en fouillant le tréfonds, c’est une source pure qui a jailli et coule désormais dans ses veines. Plus besoin d’or pour tuer une peur et en fabriquer de nouvelles, juste le bonheur de se désaltérer en buvant la vie! Il entrevoit désormais cette aimable beauté qu’il porte en lui, il peut s’aimer à nouveau, habiter sa présence, et redécouvrir l’indicible saveur d’une existence, insupportable hier encore. Parfois, d’antiques émeraudes se rappellent à son souvenir murmurant «Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas » et inversement; il acquiesce alors et rajoute que ce qui est au-dehors n’est que le reflet du dedans, et vice-versa, car toute frontière n’est que vue de l’esprit. Du sommeil au Nidrâ, du Nidrâ au nadir, du nadir au zénith, du zénith à la joie, de vous à moi, non, il n’y a pas même un pas… Juste un entre-deux qu’il faut scruter pour comprendre que Deux n’existe pas ! Tout est déjà là, à portée de main, à fleur d’âme, et le seul voile qui vaille, c’est le conditionnement, un mirage réputé tenace mais qu’un coup de “troisième œil” bien placé suffit pourtant à dissiper !

Christophe Fagnen

une réponse

mar 19 2008

Vivre le présent

Un clin d’oeil de sagesse d’Henri Brunel…

Vivre le présent, une relaxation d'Henri Brunel

«Attention! Attention! Soyez présent!» chantait l’oiseau de l’île heureuse, dont parle Aldous Huxley. L’attention posée sur la seconde fugace, le moment qui passe juste maintenant est le secret de cette relaxation. Non pas une attention crispée, mais souple, à la fois déterminée et sereine. Il suffit de se regarder dérouler les gestes du quotidien : se lever, s’asseoir, marcher, courir, prendre un livre… et le jeu du poignet et des doigts.
«L’âge, écrit Paul Valéry dans ses Cahiers, l’âge donne valeur infinie à la goutte de l’instant.» Cette phrase est datée de 1933. Le poète a soixante-deux ans, il lui reste treize années à vivre. Et vous? Combien de temps pour jouir de la précieuse vie humaine», goûter le présent?

Saisir l’infini dans la paume de sa main
Et l’éternité dans l’heure qui passe.
William Blake

«Chaque instant est absolu, vivant et doué de signification, écrit le maître zen D. T. Suzuki. La grenouille saute, le criquet chante, une goutte de rosée brille sur la feuille de lotus.»
- Où allons-nous? demande le disciple.
- Nous y sommes, répond le Sage. Le but de la vie, du voyage, l’éternité sont enclos tout entiers dans ce pas que nous faisons maintenant.

Cette «relaxation méditation» invite à modifier notre attitude mentale, notre regard sur le monde et le temps. Nous sommes comme des toupies ivres tournant sur nous-mêmes éperdument, ou si vous préférez une autre métaphore, nous courons affolés tels des lièvres qui entendent à leurs oreilles siffler le plomb des chasseurs. Et si nous faisions halte? Il faut accepter juste un moment de contempler un brin d’herbe… humer la rosée de l’instant. Accepter que ce qui est soit, toucher du bout de notre âme la mystérieuse éternité du présent.

Mon propos semble obscur, relève de l’insaisissable poésie. Mais commet exprimer l’indicible? Un discours trop clair serait un faux-semblant. Je parle d’une réalité qui ne se connaît qu’en la vivant. Essayez! Le résultat est étonnant. Une onde bienfaisante naît au creux du plexus. On goûte une paix inconnue. Cette sensation est précaire, bientôt dissipée. Mais elle permet de se relaxer. Elle ensoleille la journée.

Exercice

Je propose à titre indicatif un exercice. Ce n’est qu’un point de repère. On peut l’utiliser comme préparation mentale. Ensuite la «sensation du présent» est accessible plus aisément.

Prenez une posture de stabilité : «Virjâsana, Siddhâsana, ou lotus pour les familiers du yoga. Sinon, asseyez-vous sur une chaise basse, les pieds posés bien à plat sur le sol; les jambes formant un angle droit. Maintenez la colonne vertébrale aussi droite que possible (ne pas s’appuyer au dossier), la tête est en équilibre exact sur les épaules, comme une fleur sur sa tige. Les mains posées à plat sur les cuisses à la façon des statues égyptiennes. L’important est que la positon adoptée permette une respiration libre et complète.

Maintenant fermez les yeux, respirez calmement, régulièrement. Décontractez les épaules, tenez-vous stable et détendu. Pensez : «Je suis la vie, par les milliards de cellules de mon corps, je participe à la vie de l’univers. Je suis une étincelle de la vie juchée à la pointe exacte du temps, à cet instant présent. Je ne me retourne pas sur le passé, je ne me projette pas dans l’avenir, je suis là maintenant. Je suis là, je respire, je donne et je prends, une feuille parmi les feuilles d’un même arbre immense. Emerveillez-vous de cette communion avec la vie. Vous êtes ici et maintenant la forme précieuse qu’elle prend.» Laissez votre cœur s’élargir, aimer, aimer sans mesure, infiniment.

Ouvrez les yeux. Ebrouez-vous, souriez, et reprenez sans vous hâter vos occupations.

Source: La relaxation pour tous, Henri Brunel, Librio

2 réponses

Suivants »


Gratuit tlcharger relaxation gratuite audio mp3
Yogamrita boutique du yoga et du bien-être
Yogamrita stages de yoga et cours de yoga en Bretagne