Archives de la catégorie 'Yoga thérapeutique et Ayurvéda'

mar 13 2008

Yoga et alimentation: les trois guna (2)

Buffet sattvique

Après l’explication des 3 guna en relation avec l’alimentation (voir article précédent), voici comment le yogi cherche à composer son alimentation, en vue de favoriser son développement sur tous les plans de l’être.

Les informations ci-dessous sont des indications générales. D’ailleurs, toutes les écoles ne semblent pas d’accord puisque vous constaterez quelques petites différences entre mon texte (ce que j’ai appris) et les illustrations que j’ai trouvées sur Internet.

A vous de vous adapter, en fonction de vos besoins, de votre rapport à la nourriture et de vos objectifs. Toute tentative radicale de changement n’est pas bonne pour l’organisme. Une adaptation progressive, en douceur, est beaucoup plus bénéfique, et tiendra plus sûrement sur le long terme…

Les lois qui régissent les trois Guna

En Ayurveda, les Gunas sont les trois qualités contenues dans toutes les formes de la création, y compris dans celles qui sont à l’origine de l’action humaine. Ces 3 qualités sont:

  • Rajas: active, crépuscule, passion
  • Tamas: passive, obscurité, nuit, ignorance
  • Sattva: neutre ou équilibrante, lumière, jour, vertu.

Deux lois régissent les Guna :

  • l’alternance : ces trois forces s’affectent mutuellement
  • la continuité : lorsque l’une de ces qualités est dominante, elle le reste un temps déterminé.

Ayurveda et Guna

L’un des principes de l’Ayurveda est de cultiver Sattva. Dans un premier temps, on cherche à le développer; puis finalement, à le transcender.

L’Ayurveda considère que la maladie, surtout chronique est la conséquence d’un état tamasique, d’une accumulation de toxines dans le corps, de pensées et émotions négatives au niveau de l’esprit.

Rajas est la force, le mouvement qui permet de passer d’un état tamasique à un état sattvique (ou l’inverse).

Ces trois qualités cohabitent: elles se mélangent en un champ plus large de possibilités comme Sattva rajasique, Sattva tamasique, Rajas sattvique, etc. Chaque aliment est une combinaison particulière des trois qualités primordiales.

Au vu de son objectif - la réalisation de sa nature spirituelle - , le yogi va rechercher les aliments sattviques et limiter les aliments tamasiques. Il consommera les aliments rajasiques avec modération.

Tamas dans l’alimentation

Aliments tamasiques

L’alimentation majoritairement tamasique empoisonne le corps, fait baisser le niveau d’énergie par la fatigue et/ou rend l’intellect moins subtil, voire grossier. Voilà qui est à l’opposé de ce que recherche le yogi pour avancer sur le chemin.

La digestion des aliments tamasiques nécessite beaucoup d’énergie. Ces aliments n’ont plus de force vitale (Prana). Ils conduisent au pessimisme, à la paresse, au doute, au sentiment d’infériorité ou à l’avidité. C’est pourquoi il faut les éviter autant que possible. Ces aliments rendent l’esprit moins sensible et peuvent causer de sérieuses maladies.

En font partie: la viande, les coquillages, les œufs, les fromages à pâte dures, les champignons. Sont aussi considérés comme tamasique: les aliments frits, les aliments fermentés, la nourriture conservée, en boîtes, séchée, surgelée, périmée, qui sent mauvais, qui a mauvais goût, stérilisée, froide, ou acquise par la violence (viande).

Manger trop est aussi tamasique.

Rajas dans l’alimentation

Aliments rajasiques

Les aliments rajasiques agitent le corps, le mental et le corps émotionnel. Mangée en excès, cette nourriture excite les passions et rend le mental incontrôlable: émotions vives, sensualité, colère, irritabilité, jalousie, l’envie, le malaise, … Leur consommation peut engendre la douleur, le soucis, la dépendance.

Les aliments suivants sont considérés rajasiques: les poireaux, l’ail, l’oignon (action sur l’énergie subtile), le poisson, le fromage salé, les agents conservateurs, le ketchup, le chocolat, la limonade. On compte également le café, le thé, le piment rouge et les épices fortes, les boissons glacées, ainsi que les aliments trop secs, trop chauds, exclusivement acides, salés ou épicés.

Les aliments rajasiques ne plaisent que lorsqu’ils sont cuits ou assaisonnés.

Manger trop vite ou manger trop de combinaisons différentes est aussi rajasique.

Un peu de rajas est nécessaire aux personnes tournées vers le succès.

Sattva dans l’alimentation

Aliments sattviques

L’alimentation sattvique est considérée comme la plus adaptée pour un yogi sérieux. Elle se laisse manger car elle est agréable au palais; elle est facile à digérer et elle contribue à la bonne régulation des fonctions vitales de l’organisme. Sa teneur en substances nutritives est équilibrée. Elle est végétarienne.

Cette nourriture nous permet d’utiliser toutes nos facultés et nos talents, physiques, mentaux et spirituels. Elle favorise les qualités positives du corps et de l’esprit. Elle accroît le contentement et l’harmonie. Elle offre la paix intérieure et le calme.

Le repas sattvique, frais et plein de qualités, est constitué d’aliments de culture biologique, sans additifs, mûris naturellement. Elle comprend la palette des six saveurs (voir article à ce sujet).

L’alimentation sattvique comprend les fruit et les légumes frais, la salade verte, le lait, le beurre, les céréales, les légumineuses, les oléagineux, le miel. Le riz est considéré comme une céréale particulièrement sattvique. Il peut être mangé complet pour les personnes qui on un bon feu digestif (Agni). Les autres céréales, telles que le quinoa, le couscous, l’épeautre, le froment, sont excellentes elles aussi. Les oléagineux, tels que les amandes, le tournesol, sont sattviques, tout comme les fruits doux et mûrs, les jus frais, le citron (car il est un nettoyant de l’organisme), les graines germées, les tisanes, l’eau pure, …

Manger juste ce qui est nécessaire est sattvique.

En conclusion

J’espère que ces quelques indications vous éclaireront. Au-delà des différences de classifications selon une source ou l’autre (pas de doute par contre pour les aliments sattviques), c’est une grille de lecture intéressante, une compréhension de l’alimentation sur un plan différent. En diététique, il n’y a pas que les calories, les protides, etc. La nourriture possède des qualités subtiles qui peuvent nous influencer dans le sens que nous nous donnons…

Source principale: Livre de cuisine Sivananda
Source images: http://www.reikiempowermentseminars.com.au/assets/taoist.html

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mar 09 2008

Yoga et alimentation: les trois guna (1)

Les 3 gunas sont présents dans tous les aliments, à des proportions diverses

Après les premiers éléments sur la cuisine ayurvédique, voici maintenant les 3 guna en relation avec l’alimentation.

L’adage bien connu dit “Nous sommes ce que nous mangeons”. Et c’est parce qu’ils y adhéraient totalement que les yogi des temps reculés prenaient déjà soin de leur alimentation.

épices indiens

Pour le yogi, l’alimentation doit être doit être saine à la fois pour le corps physique, le corps énergétique, le plan émotionnel et le plan de l’intellect. Le yogi tient compte des effets de sa nourriture non seulement sur son corps physique, mais encore sur son énergie vitale, sur ses sentiments et ses capacités mentales. Ainsi, il maintient le véhicule de son âme dans les meilleures conditions possibles, en vue de réaliser pleinement sa véritable nature spirituelle. Tout comme ses pratiques (postures, respiration, méditation, etc.), son alimentation doit être favorable à sa recherche.

Citrons: un alimentation sattvique excellent pour détoxiquer le corps

Bon pour le corps veut dire sain, nourrissant, sans éléments toxiques. Bon sur le plan de l’énergie vitale veut dire que la nourriture nous donne des forces et le calme intérieur. Bon pour les émotions signifie qu’elle est appétissante, que nous l’aimons. Cela inclut la manière dont elle a été produite et cuisinée. Bon pour l’intellect veut dire que l’alimentation rend notre pensée plus subtile, augmente nos facultés de concentration et de mémoire, d’intuition et de méditation.

D’après ces critères, les yogi ont classé la nourriture en trois catégories: sattvique, rajasique et tamasique.

Les trois guna

Les trois guna sont un concept clé de la philosophie qui soutend le yoga: le Samkhya. Selon le Samkhya, toute manifestation dans l’univers, qu’il s’agisse de minéraux, de végétaux, d’animaux, des éléments tels que le feu, l’eau, etc. ou même des émotions, absolument tout est composé des trois qualités primordiales.

Ces trois qualités sont:

  • Sattva: la force d’équilibre, neutre; la pureté, la lumière, l’harmonie (positif). Sattva est la qualité vers laquelle cherche à tendre le yogi.
  • Rajas: la force active, de transformation (positif); la passion, l’agitation (négatif), les fluctuations émotionnelles
  • Tamas: la force passive qui soutient (positif) ou obstrue (négatif).

La salade, un aliment sattvique

Chaque aliment que nous absorbons est forcément composé d’une combinaison particulière de ces trois qualités. Au vu de son objectif, le yogi va rechercher les aliments sattviques et limiter les aliments tamasiques. Il consommera les aliments rajasiques avec grande modération.

Les yogi refusent de donner des recommandations trop détaillées: x% de céréales, y% de fruits, z% de protéines par jour etc. Chaque organisme est différent et est soumis aux changements des saisons, à des activités différentes, ses propres biorythmes. Les besoins changent.

Pour en venir à la pratique, un article vous donnera très prochainement des exemples d’aliments classifiés selon les trois guna.

Sources: Livre de cuisine Sivananda, accessoirement Yoga et Ayurveda de David Frawley.

une réponse

mar 01 2008

Yoga et alimentation: éléments de cuisine ayurvédique

Généralement, la pratique du yoga nous rend plus réceptifs.

Préparation d'un repas ayurvédique en Inde

Ceci est vrai aussi pour l’alimentation. Lorsque l’on est régulier en yoga, on se rend vite compte que selon ce que l’on mange, on expérimente plus ou moins de souplesse physique pendant les asana, plus ou moins de souffle pendant le pranayama, plus ou moins de concentration pendant la méditation. L’état intérieur se modifie selon les aliments que nous mangeons, selon la quantité et la qualité de ce que nous absorbons. Conscients de cela, les yogi - Patanjali le savait déjà -, se sont donnés des règles d’hygiène alimentaire.

La médecine ayurvédique en est la plus proche et accorde une haute importance à l’alimentation. Voici quelques rudiments (non exhaustifs). A l’avenir, je compléterai avec d’autres articles sur ce thème.

Régime végétarien

Le plus souvent, les yogi optent pour un régime végétarien. Ce ne n’est pas le thème de cet article; néanmoins, voici trois explications:

  • Ahimsa (la non-violence), prône de respecter la vie de tous.
  • Le yogi cherche à augmenter le niveau de prana (l’énergie vitale). Or la viande est un produit mort.
  • La viande comporte des toxines qui s’accumulent au fil des années. Elle favorise les raideurs et les pathologies articulaires.

Composition habituelle d’un menu végétarien ayurvédique

Le régime végétarien complet du yogi se compose de céréales, de légumineuses, de légumes, d’un peu de salade et de pain non levé. Un petit dessert peut venir agrémenter l’ensemble.

La palette des six saveurs

Les six saveurs sont une des règles de base importantes de l’Ayurvéda. Chacune de ces six saveurs devrait figurer dans un repas:

Acide:
Citron, yaourt (dans les légumes, la sauce à salade par exemple)

Amer:
Nécessaire en petite quantité. Plusieurs légumes sont de nature légèrement amère.

Epicé (fort):
Les épices sont favorables lorsqu’ils sont utilisés sans excès: fines herbes, piment rouge, gingembre frais, poivre.

Âpre (astringent):
Haricots et lentilles, certains légumes, comme les épinards, le chou, le brocoli, les asperges, le chou frisé, le fenugrec.

Salé:
Le sel ou naturellement, dans les fines herbes et les légumes.

Sucré:
Le riz est un aliment naturellement doux, les patates douces, le pain non levé, les céréales, les pâtes et les desserts.

Trois petites coupelles

Comment parvenir à faire figurer tous ces goûts dans un petit repas tout simple? vous direz-vous peut-être… En cuisine ayurvédique, on utilise volontiers 3 toutes petites coupelles, pour mettre sur la table trois ingrédients, utilisés autant pour leurs propriétés, que pour leurs goûts:

  • une coupelle de jus de citron
  • une coupelle de gingembre frais hâché
  • une coupelle de cilantro (coriandre frais) hâché

Chacun des convives peu ainsi se servir selon ses besoins… et ces saveurs sont délicieuses.

Un prochain article vous présentera les 3 guna (qualités ou propriétés) et relation avec les aliments.

Source image: http://www.pondichery.com/french/stages/bheeshma.htm

3 réponses

jan 21 2008

Energie vitale et Ayurveda en Yoga

Après quelques articles sur l’énergie vitale, aujourd’hui je propose de commencer à faire le lien avec l’Ayurveda et le Yoga. Pour cela, il est nécessaire de connaître quelques notions sur l’Ayurveda et le Prana, ou d’avoir lu ces deux articles précédents:

Les Vayu qui équilibrent Vata

Apana Vayu, le Prana descendant, est responsable de l’absorption de la nourriture (gros intestin notamment) dans le corps et de l’ancrage de la personne.

Chez les personnes de type Vata, Apana Vayu a tendance à être dérangé. Or, de très nombreux désordres physiques trouvent leur origine dans un troubles d’Apana.

Yoga pour équilibrer Vata

Pour améliorer l’équilibre des personnes à tendance Vata, pratiquer les postures de Yoga qui contribuent à:

  • Calmer Apana: Apana en désordre a tendance à monter vers le centre du corps et à enflammer la région du feu digestif. Pour calmer Apana, il faut le ramener dans son siège, c’est-à-dire le bas du corps.
  • Augmenter Samana: Vata a tendance à la légèreté, à l’éparpillement. En augmentant Samana Vayu, on rassemble l’énergie.
  • Stimuler Vyana : Puis, afin de ne pas se scléroser (Vata est sec, ses articulations et ses muscles se raidissent), stimuler légèrement Vyana va contribuer à la fluidité des humeurs et à la circulation sanguine et lymphatique.

Les Vayu qui équilibrent Pitta

Samana Vayu, dont le siège est dans la région du petit intestin, est responsable d’Agni, le feu digestif qui maintient Pitta en équilibre.

Les exercices qui maintiennent Samana Vayu en équilibre dans la région du nombril et celles qui aident à éliminer son excès, maintiennent les constitutions Pitta en bonne santé.

Yoga pour équilibrer Pitta

Un Pitta excessif peut être réduit par les actions conjointes sur:

  • Apana qui est stimulé
  • Samana qui est apaisé.

Les Vayu qui équilibrent Kapha

Les personnes de constitution Kapha ont naturellement un niveau d’activité plus bas, tranquille, voire même une éventuelle tendance à la prostration ou à la dépression (dominance Apana), ainsi qu’à l’accumulation (graisse, mucus).

Yoga pour équilibrer Kapha

Pour contrer cette tendance, pratiquer les postures de Yoga qui augmenteront:

  • Prana: l’augmentation du niveau d’énergie globale, va juguler les tendances mélancolique et apathique de Kapha
  • Udana: augmenter Udana va contrer la tendance trop forte d’Apana qui tire vers le bas
  • Vyana: augmenter Vyana va stimuler la circulation et éviter les accumulations de mucus et les engorgements propres à Kapha.

Les Vayu travaillent par pairs

  • Force verticale (mouvement vers le haut / vers le bas): en général, ce qui augmente Udana (énergie qui va vers le haut) diminue Apana (énergie qui va vers le bas), et vice-versa. Car ces 2 énergies ont un mouvement opposé.
  • Force horizontale (mouvement sur un plan transversal): ce qui augmente Vyana (diffusion, expansion) diminue Samana (contraction) et vice-versa. Car ces 2 énergies travaillent elles aussi en direction opposée.
Source: Yoga for your type de David Frawley et Sandra Summerfield Kozak, New Age Books, 2003 ainsi que des notes personnelles prises lors de stages avec Serge Aubry

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jan 17 2008

Les cinq Vayu (souffles) et la pratique du Yoga

Prana et les 5 Vayu en Yoga

Prana, l’énergie universelle se décline dans le corps en 5 sous-Prana, les Vayu

Prana, l’énergie universelle indifférenciée, est un terme générique. Lorsque Prana pénètre dans le corps physique et dans le système nerveux, il se divise en cinq différentes formes de souffles. On lui connaît donc cinq modalités (ou déclinaisons) que l’on nomme les 5 Vayu de Prana.

Les Vayu sont situés sur le plan du corps énergétique, Pranamaya Kosha. Ils circulent à travers les Nadi (méridiens indiens). Les 5 Vayu sont Prana, Apana, Udana, Samana et Vyana.

Dans Prânamaya Kosha, chaque Vayu:

  • Possède un siège, une localisation spécifique
  • Inscrit un mouvement naturel de son énergie
  • Commande des actions spécifiques; car chaque Vâyu gouverne des fonctions vitales.

Ces informations sont intéressantes dans la pratique du yoga. Elles aident à mieux comprendre les actions des différents exercices. Asana (postures), Pranayama (respirations), Mudra (sceaux), Bandha (ligatures), …

Localisation des Vâyu

Chaque Vâyu a donc un siège dans le corps, dans une région où il est dominant. Ceci est vrai aussi pour les 3 Dosha de l’Ayurvéda:

Vayu et Dosha - localisation dans le corps

  • Prana Vayu correspond à la tête
  • Udana Vayu correspond au cou et au haut de la poitrine (coeur y compris)
  • Samana Vayu correspond au tronc et à la zone digestive haute
  • Apana Vayu correspond au côlon, au bas-ventre et aux zones basses du corps
  • Vyana Vayu est situé partout dans le corps

Mouvements, Chakras et fonctions principales des Vâyu

Les Vâyu vivifient à la fois les corps grossier et subtil:

  • Prâna (attention a la confusion : Prâna désigne aussi un Vâyu, différent du Prâna universel et générique !) est le «souffle qui va vers l’avant». Il est lié au Chakra (centre énergétique) du cœur et régit la respiration.
  • Udâna est le «souffle qui monte». Il opère par le Chakra de la gorge et exerce son influence sur le diaphragme et la respiration.
  • Samana, «le souffle qui assimile», est l’œuvre dans le Chakra du nombril et régit les mécanismes de la digestion.
  • Apana, «le souffle qui descend», circule dans le Chakra inférieur; il régit la nutrition et l’excrétion du corps grossier.
  • Vyana, «le souffle qui répand», émane du second Chakra; il imprègne et nourrit tout le corps.

Pratique du Yoga et stimulation des Vâyu

Chaque pratique en yoga, chaque Asana, stimule Prana et plus particulièrement un Vayu ou l’autre:

pranayama pour stimuler Prana vayu

Le Pranayama, le Yoga Nidra et la méditation notamment, contribuent à accroître le niveau de Prana Vayu. Les postures qui induisent un mouvement avant, vers l’intérieur stimulent Prana Vayu.

Exemples: Nadi Shodhana (la respiration alternée) et Pascimottanasana (la posture de l’Etirement vers l’ouest ou Pince).

Yoga Asana pour stimuler Udana Vayu

Le chant, le chant de Mantra (tels que “Om”), les postures debout et les postures avec les bras en haut, les postures inversées, stimulent Udana Vayu.

Exemples: Virabhadrasana I (posture du Héro) et Vrjksanana (posture de l’Arbre), Shirshasana (posture sur la tête).

Yoga Asana pour stimuler Samana Vayu

Les postures assises, les postures équilibrantes, les postures qui concentrent l’énergie, stimulent Samana Vayu.

Exemples: Baddha Padmasana (la posture du lotus lié) et Kurmasana (posture complète de la Tortue).

Yoga Asana pour stimuler Vyana Vayu

Les postures d’extension des bras et des jambes, les étirements, les activités qui “dénouent”, les activités qui accroissent la circulation accroissent Vyana Vayu.

Exemples: extension allongé des bras et des jambes écartés; répéter 5 cycles ou plus de Surya Namaskar (la Salutation au Soleil).

Yoga Asana pour stimuler Apana Vayu

Les postures qui stabilisent et qui fortifient la base, les postures assises jambes croisées, les postures allongées, accroissent Apana Vayu.

Exemples: Apanasana (la posture d’Apana), Padmasana (le Lotus).

Sources: Livres de David Frawley, notes de stage avec Serge Aubry, notes de Yoga 7

Un prochain article expliquera:

  • les liens entre les Vayu et les Dosha (constitutions selon l’Ayurveda)
  • comment augmenter ou réduire un Vâyu.

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