Archives de la catégorie 'A propos du Yoga'

mar 01 2010

Les 5 Upa Vayu ou Upa Prana (1)

Publié par Michèle sous .Yoga, A propos du Yoga

Cet article fait suite à  ceux sur Prana et sur les 5 Vayus (5 sous-pranas).


Au niveau individuel, les textes anciens expliquent que Prana - l’énergie cosmique, l’Énergie universelle  -  se décline en 10 “pranas” avec un “p” minuscule, ou Vayus (“vents”), aux fonctions bien spécifiques…

Dans le chapitre intitulé “Le contrôle de l’énergie du souffle vital – Prânâyâma” de la Gheranda Samhitâ, dans la section Suryabheda (“la perforation du soleil”, qui est une technique de Prânâyâma), on lit :

60. Notons avant tout l’existence de dix souffles vitaux :

- Prânâ, Apâna, Samâna, Udâna, Vyâna (voir article dédié aux cinq premiers prânâs)
- Nâga, Kûrma, Krikara, Devadatta, Dananjaya.

61 – 62. Le prânâ se meut toujours dans le cÅ“ur ;
apâna dans la sphère de l’anus ;
samâna, dans la région du nombril ;
udâna au milieu de la gorge ;
quant à vyâna, il se diffuse dans tout le corps.

Ces cinq souffles constituent les énergies vitales majeures et portent le nom de prânânâdî (les prânâ fondamentaux du corps subtil).

On appelle plus souvent les 5 prânânâdî tout simplement les cinq pranas (avec un petit “p”) ou Vayus “principaux” ou “intérieurs”.

63 – 64. A propos de ces cinq dernières énergies, je te dirai que:
- nâgâ permet d’accomplir l’éructation et que
- kûrma
permet l’ouverture des paupières.
- Sache aussi que krikara provoque l’éternuement,
- que devadatta dirige le bâillement ou le froncement des sourcils
- et que dhananjaya pénétrant toutes choses, ne disparaît pas avec la mort.

Les cinq autres énergies vitales portent le nom générique de nâgâdî.

On nomme plus souvent les nâgâdî Upa Vayus ou Upa Pranas. “Upa” signifie en sanscrit “près de”, et comporte une notion de respect. Ils sont considérés comme “secondaires” ou “extérieurs”. Ce sont eux qui font l’objet de cet article.

Continuons à  découvrir ce qu’en dit la Gheranda Samhitâ…

65. Les effets de ces fonctions sont décrits comme suit:

Le Vayu du Serpent (nâgâ) procure l’élévation de la conscience;
La Tortue (kûrma) cause la vision;
Le Poivre (krikara) produit la faim et la soif;
Le Don de Dieu (devadatta) produit le bâillement;
Et par le Victorieux (dhananjaya), le son est produit; celui-ci reste dans  le corps un temps après la mort.

Assez étonnant pour certains, n’est-ce pas?  Dans le (ou les) prochain(s) article(s), je vais vous partager ce que je sais à  leur sujet, ce que j’ai reçu de mes enseignants, découvert dans mes lectures, ainsi que mes réflexions personnelles.

J’ai conscience que c’est limité… et l’ensemble garde sa part de mystère. Je reste songeuse à  leur propos, car je n’ai pas encore reçu ni trouvé d’explication complète. J’utilise certains Upa Prana  en yoga… mais d’autres me laissent perplexe et je continue ma recherche…

Namasté

Sources: Extraits de la Gheranda Samhitâ (Traduction de Jean Papin): http://tantra.fr/texte/Gheranda.htm

une réponse

fév 25 2010

Yoga et Yoga thérapeutique

Publié par Michèle sous .Yoga, A propos du Yoga

Aujourd’hui, le yoga est quasiment “entré dans les mÅ“urs”. On ne vous regarde plus forcément avec de gros yeux parce que vous faites du yoga.

Je remarque aussi que le monde médical et paramédical conseille plus volontiers sa pratique. Voilà un beau signe de confiance et de reconnaissance.

La question se pose cependant “quel yoga est reconnu?”. Car en effet, le yoga “reconnu” est souvent un yoga simplifié, voir réduit (ou réducteur?).

Il y est beaucoup question de simple relation de cause à effet, directement observable. Une approche très scientifique somme toute. Une approche qui laisse souvent (mais pas toujours heureusement) de côté tout le travail énergétique, subtil, par forcément visible sur le court terme.

En fait, voilà qui satisfait le mental qui aime les choses efficaces et les résultats rapides. Sans résultats rapides, il se décourage vite et passe à autre chose, une nouveauté plus attractive et mieux vantée.

Comme le yoga est reconnu par le monde médical, il est régulièrement question de yoga thérapeutique. Je m’y suis d’ailleurs beaucoup intéressée, depuis plusieurs années. C’est même avec enthousiasme que je mets en application divers “protocoles” et en développe même d’autres. Les écoles de yoga thérapeutique et de yoga selon l’ayurvéda proposent toutes de nombreux protocoles…

Mais le terme de “protocole” me dérange. En voici quelques définitions pour le domaine infirmier:

“Le protocole est un guide d’application des procédures, centré sur une cible (groupe, communauté, population), présenté sous forme synthétique, élaboré selon une méthodologie précise”. (Guide du service infirmier no 4).
“Le protocole est un descriptif de techniques à appliquer et/ou de consignes à observer”. (ANAES).
Il est une aide à la décision à l’usage des acteurs concernés par son application. Il permet d’adapter les soins en fonction des besoins et de l’état de santé du malade. Il est considéré comme un référentiel puisqu’il indique le standard de soins (ou norme optimale de qualité à atteindre).
(source des définitions : http://www.infirmiers.com/recommandations-protocoles-procedures)

J’appréhende un yoga qui deviendrait trop “médical” ou protocolaire. Même si oui, c’est certain : certains asanas, certains pranayamas, pratiqués dans un certain ordre, à un certain moment de la journée, ont des effets favorables sur telle ou telle pathologie. Le yoga n’est pas vraiment exploitable en tant que thérapie unique, mais il vient plutôt soutenir un traitement. Et je trouve cela formidable. D’ailleurs, je suis la première à les pratiquer lorsque le besoin s’en fait sentir.

Mais voilà une vue tout de même limitée du yoga… La pratique elle-même est réductrice, puisque le yoga est plus présenté comme une technique de gymnastique douce avec relaxation.

Personnellement, je prône un yoga plus holistique, plus “originel”. Et heureusement, plusieurs enseignants de yoga thérapeutique et ayurvédique font de même. N’oublions pas que le yoga est à l’origine un ensemble de techniques dont le but est de réaliser le “Soi”, notre nature véritable; il est un instrument d’Union de soi à Soi.

Il est très utile de faire du yoga lorsque l’on est stressé, lorsque l’on attend un enfant, lorsque l’on a le dos abîmé, etc.

Mais il est tellement plus précieux d’y venir avant. Ou pendant. Ou même après. Mais d’y venir aussi pour développer aussi…

énergie vitale,
acuité de la conscience,
bonheur et sérénité.

Les effets ne sont pas forcément spectaculaires dans l’immédiat. L’idéal est d’arriver à installer le yoga sur la durée, pour le laisser agir en profondeur. La pratique du yoga nous reconnecte positivement à nous-mêmes. Cela se ressent jusqu’au niveau cellulaire. Et plus subtilement, c’est le corps énergétique qui est “nettoyé”.

Ainsi, le yoga agit en amont de toute maladie et de toute thérapie. Il nous maintient en “Soi”, en santé et participe au développement de notre plein potentiel. Il contribue à nous éviter de devoir passer par la case “yoga thérapeutique”, tout simplement parce que sa pratique régulière nous aide à mener une vie en phase avec nous-mêmes et respectueuse de notre bonne santé.

Namasté et Bon yoga!

15 réponses

jan 29 2010

Le sacré dans le quotidien

Publié par Michèle sous .Yoga, A propos du Yoga

La Bhagavad-Gîtâ encourage à vivre chaque moment de la vie pleinement, dans la conscience du sacré.

Krishna y dit :

“Quiconque M’offre une feuille, une fleur, un fruit, ou de l’eau avec dévotion ; J’accepte et mange cette offrande de dévotion venant d’un cÅ“ur pur.”(BG IX.26)

et

“Ceux qui, après avoir établi en moi leur mental, M’adorent par une méditation continue et possèdent une foi extrême, Je les reconnais comme les Yogi les meilleurs.”.
(BG XII.2)

Pour parler de ce qui me touche personnellement, la pensée du Divin m’inspire et constitue un idéal de pratique vers lequel je souhaite tendre.

Les heures matinales, consacrées à la pratique du yoga et à la méditation sont le rendez-vous et la nourriture qui m’aident à maintenir ce lien avec le sacré, au jour le jour. Ma chance est de les considérer et de les vivre comme des moments de fête toujours renouvelés…

Bien sûr, il y a des jours “avec” et des jours “sans”, moins inspirés…

L’enseignement (du yoga) me relie au sacré, parce qu’il est connecté à la science du Yoga et à une transmission millénaire. Il s’agit de donner ce que j’ai reçu et qui ne m’appartient pas, dans le respect du Divin et de mes semblables.

Ce moment commence et se termine par un silence et une pensée de bienveillance. Cette mise en situation crée un état de présence intense et serein, à l’écoute de ceux qui viennent pratiquer le yoga.

Suivant les conditions de vie de tout un chacun, la pensée divine est plus difficile à entretenir au fil de la journée:

Pensons par exemple aux personnes qui travaillent dans des conditions dépersonnalisées (travail à la chaîne, …) ou intellectuelles (programmation, saisie à l’écran, travail de bureau répétitif, …) ou défavorables (passer plusieurs heures par jour avec des personnes fonctionnant sur des plans impulsifs, matérialistes, etc.).

Cependant, renouer avec le sacré pendant la journée se cultive. Même dans les situations les plus difficiles, on peut entretenir cette force.

C’est un moment de présence à notre couleur,
à la fois simple et intense,
offert délibérément.

J’ai choisi de consacrer quotidiennement les instants suivants : le lever, les repas et le coucher.

Au réveil, j’ai un instant d’accueil à la journée qui s’annonce.

Avant de m’endormir, me vient une simple pensée de reconnaissance pour ce qui a été, agréable ou moins agréable. J’aime m’endormir en paix avec le vécu des dernières heures…

Pour les repas, je trouve le verset IV.24 de la Gîtâ particulièrement beau. C’est celui que j’ai appris à réciter avant les repas dans les Centres Sivananda. Et il nous arrive de le chanter avant le repas:

“Brahma ‘rpanam brahma havir brahmagnau brahmana hutam brahmai ‘va tena gantaviyam brahmakarmasamadhina”

En français:

“L’offrande sacrificielle est Brahman; l’oblation rituelle est Brahman; elle est versée par Brahman dans le feu (sacrificiel) qui est Brahman. Brahman est seulement atteint par celui qui perçoit Brahman dans l’acte sacrificiel.”

Car en définitive, tout est sacré…

Namaste

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jan 17 2010

A propos de l’équilibre en yoga et dans la vie

Publié par Michèle sous .Yoga, A propos du Yoga

L’équilibre ça s’apprend! En effet, le nouveau-né naît en déséquilibre.

Son corps va petit à petit se renforcer… Par mimétisme, puis avec des efforts et à force d’essais répétés, … et aussi un peu par jeu, il développe ses facultés d’équilibre…

en redressant la tête, en s’asseyant, en marchant à quatre pattes, en se mettant debout…puis finalement en marchant.

Notre corps, la vie, nous mettent sans cesse en état de déséquilibre.

Regardons par exemple ce qui se passe lorsque nous marchons, lorsque nous sautons, etc. Einstein disait: “La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.”

Ainsi, sans cesse, nous rectifions. La vie recherche l’homéostasie: l’équilibre des fonctions vitales, de l’influx nerveux et des substances hormonales, des entrées/sorties, du renouvellement cellulaire, etc. Dans notre être profond aussi, nous recherchons l’équilibre émotionnel, sensitif, mental. Nous adaptons pour cela notre quotidien … et on l’appelle parfois “bonheur“…

Intuitivement, nous savons que les activités équilibrantes sont les plus aptes à nous faire évoluer harmonieusement. Les activités destructrices (drogues, stress répétitif, épuisement, alcool, p. ex.) rompent l’homéostasie et ne nous permettent pas d’avancer de la même manière sur le cheminement intérieur.

La recherche spirituelle est une recherche d’équilibre dans l’épanouissement ultime.

Le yoga équilibre tous les plans de l’être : physique, énergétique, psychique. C’est lorsque cet équilibre global est stable que le cheminement intérieur devient fécond.

Si l’on sait que les pratiques de yoga contribuent à améliorer l’équilibre, on pense bien entendu et surtout aux postures (Asana), mais les Bandhas, le Pranayama et la méditation, équilibrent eux aussi sur d’autres plans, énergétique et plus subtils.

Le yoga n’est pas dans le faire, mais dans un “état d’être”: Mental et action, Corps et perception se fondent dans la conscience présente à l’instant.

Cela dit, nous allons ici surtout nous intéresser à l’équilibre sur le plan physique. Son amélioration influence positivement les autres aspects de l’équilibre dont nous venons de parler.

A propos de l’équilibre physique

Force est de constater qu’avec le vieillissement, bon nombre de personnes voient leur équilibre diminuer. Cet état de fait est à la source des chutes des personnes âgées. Le manque d’assurance et les accidents liés à des pertes d’équilibre rendent bien des personnes dépendantes des autres, avant l’heure.

C’est dommage, lorsque l’on sait que l’équilibre peut être exercé et amélioré à tout âge !

Le sens de l’équilibre est gage de liberté et d’autonomie.

L’équilibre en Yoga

Qui pense postures de yoga pense immobilité, le plus souvent.

Lorsque nous recherchons notre équilibre dans une posture, nous alignons le centre de gravité du corps avec le champ gravitationnel de la terre. Très littéralement, nous nous plaçons en équilibre avec une force fondamentale de la nature.

En progressant, la posture est maintenue sur la durée et cela permet d’en apprécier toute sa profondeur et sa subtilité.

Les postures sur une jambe

L’immobilité recherchée est toute relative! Les activités de coordination du corps visent à maintenir une immobilité apparente… Mais en fait, instant après instant,lorsque nous faisons la posture de l’Arbre, nous réactualisons notre équilibre. Ceci se traduit par de micro-mouvements incessants, dans un effort continu pour centrer et recentrer le centre de gravité du corps. Lorsque l’exercice est réussi, nous maintenons non seulement le corps (l’appareil ostéo-articulaire) en équilibre, mais nous développons la concentration, nous harmonisons aussi les impulsions nerveuses, les pensées, les émotions, et in fine, la conscience… Nous nous sentons calme, pleinement conscient et serein. L’équilibre nous laisse entrevoir l’équanimité…

Le manque d’équilibre apporte les effets contraires. Manquer d’équilibre debout sur une jambe, dans la posture de l’arbre, par exemple, a souvent quelque chose de frustrant. Cela dépasse la crainte de tomber, car on se fait rarement mal dans la posture de l’arbre!: on ne fait que reposer le pied… mais cela titille directement l’ego. Il y a une sensation de perte de contrôle, lorsque l’on perd l’équilibre… et l’ego déteste perdre le contrôle…

Pour nous, humains, tenir debout dans des postures relativement simples comme Vrksasana (l’Arbre) et Ardha Chandrasana (La Demi-Lune) requiert notre attention pleine et éveillée, bien plus que les autres postures debout. Car il n’y a pas moyen de tricher: à l’instant où nous perdons notre concentration, nous tombons! Les postures d’équilibre debout ont quelque chose de très instantané. Lorsque nous nous tenons sur une jambe, nous laissons immédiatement de côté les pensées parasites pour nous concentrer sur la tâche en cours… C’est pour cela que ces postures instillent de suite un calme profond, alors même qu’elles nous mettent sur la durée dans un état d’alerte intense. Ces postures renforcent les muscles, et tout particulièrement les muscles profonds (squelettiques). Elles améliorent notre coordination et notre équilibre, et améliorent ainsi notre statique dans la vie quotidienne, notre (dé)marche. Et tous ces bénéfices pourraient bien prolonger nos vies, en nous aidant à éviter les chutes et les blessures, lorsque nous atteignons un âge avancé.

Conseils en yoga

  • Pratiquer les postures d’équilibre debout sur une surface ferme: de préférence à côté du tapis de yoga.
  • Faire les postures d’équilibre dans la première partie de la séance de yoga, lorsque le corps est frais (pas de fatigue). Cela est valable surtout si vous pratiquez un yoga physique.
  • Maintenir le regard en un point fixe et n’en plus bouger.

Accommodations des postures d’équilibre sur une jambe

  • Pratiquer près d’un mur. Poser juste le bout d’un doigt sur le mur et prendre appui un minimum ! Ainsi vous évitez de tomber et de devoir sans cesse reprendre la posture.
  • Plier les jambes pour prendre la posture (le centre de gravité est alors plus bas).
  • Garder le genou de la jambe portante légèrement plié.
  • Mettre plus de poids sur le côté externe du pied d’appui.
  • Étendre bras et mains sur les côtés, pour s’aider à s’équilibrer un peu comme le fait un funambule avec son balancier.

Un prochain article proposera des pistes pour garder un bon sens de l’équilibre tout au long de sa vie. Il s’inspirera des textes d’un médecin spécialiste de l’équilibre. Un suivant vous proposera des exercices de yoga.

Namasté

Bibliographie: Vertiges et équilibre : Comment garder un bon équilibre toute la vie, par le Dr B. Cohen, Médecin Oto-Rhino-laryngologiste Oto-Neurologiste http://www.yogajournal.com/practice/1242

Image: http://health.usf.edu/publichealth/chilescenter/images/walking%20baby.jpg

une réponse

jan 07 2010

Swami Satyananda Saraswati s’est éteint

Swami Satyananda Saraswati s’est éteint à ce monde : le Swami a quitté son corps à minuit le 5 décembre 2009.

Développer le spirituel en soi, c’est libérer la force créatrice.

Swami Satyananda Saraswati

Swami Satyananda naquit en 1923 à Almora, au pied des Himalayas. Elevé dans une famille de hauts fonctionnaires au service de l’Empire Britannique, il fit de brillantes études universitaires. Ses proches le voyaient réussir dans une carrière politique et littéraire.

Mais très jeune il avait connu des expériences intérieures. Il partit en quête d’un maître qui pût les lui expliquer.

La rencontre avec Swami Sivananda à Rishikesh décida de son destin en l’orientant vers la vie spirituelle. Devenu sannyasin à 20 ans, il travailla sans relâche à l’ashram de son maître pendant les 12 années qui suivirent.

Après quoi, il prit la route en moine errant, sur les grands chemins de l’Inde. Il s’installa à Munger et y fonda en 1963 l’International Yoga Fellowship Movement, puis en 1964 la Bihar School of Yoga (Bihar, Inde). Au cours de vingt années qui suivirent, il voyagea à travers le monde et écrivit plus de 80 livres sur le yoga.

En 1974, le titre de Paramahamsa, décerné par ses pairs, le consacra comme l’un des maîtres les plus éminents de l’Inde. Swami Satyananda était considéré comme un éminent spécialiste du Yoga et du Tantra.

En 1987, il créa Sivananda Math, une organisation charitable pour le développement rural, et une organisation de recherche appelée “Yoga Research Foundation”.

Depuis 1988, Paramahamsa Satyananda s’était retiré de toutes les organisations et vivait sa sadhana (pratique yoguique et spirituelle), tel un Paramahamsa Sannyasin éclairé.

Ses responsabilités ont été reprises par Swami Niranjanananda (1960), président de la Bihar School of Yoga depuis 1983. En 1993, il succéda à Swami Satyananda comme Précepteur.

Son enseignement

Swami Satyananda Saraswati expliquait que, si la tête, le coeur et les mains ne fonctionnent pas harmonieusement, la vie est sans répit et pure agitation. Cette agitation peut s’exprimer sur le plan mental, émotionnel, physique ou même spirituel… Bien que ses manifestations soient légions, elle a toujours pour résultat la destruction de la  paix intérieure.

Les pratiques développées par Swami Satyananda Saraswati et la Bihar School of Yoga visent à harmoniser tous les plans de la vie humaine et à expérimenter le yoga et la spiritualité, par la pratique personnelle.

Son enseignement a permis de réactualiser d’anciennes techniques yoguiques, telles que le yoga nidra, le kriya yoga et de nombreuses pratiques de méditation. Son enseignement aborde les postures d’une façon quasi scientifique, en donnant la marche à suivre, les effets et les contre-indications des différentes postures ou asana et des autres exercices du hatha yoga, les respirations ou pranayama, les verrouillages de l’énergie ou bandha et les gestes psycho-physiques ou mudra. Cette approche a donné naissance à des ouvrages-clés du yoga.

Ses livres

Certains des livres de Swami Satyananda Saraswati figurent parmi mes principales références:

Asana, Pranayama, Mudra, Bandha de Swami Satyananda

Explication des 3 séries de pawan muktasanas (mouvements) et de 150 postures, avec précisions sur la concentration, contre-indications, effets curatifs et spirituels. Exposé sur le pranayama, progressions et précautions. Description des mudras, des bandhas et des shat karmas, les nettoyages du yoga. Ce livre est considéré comme un manuel de référence en ce qui concerne les techniques du Yoga Satyananda.

Yoga Nidra, Swami Satyananda de Swami Satyananda

Exposé théorique et pratique sur la technique du yoga nidra (relaxation et méditation en position allongée). Cette pratique installe détente physique, émotionnelle et mentale, permet de travailler sur soi, procure les moyens de purger le subconscient des impressions négatives et d’y insuffler un élan positif. Description précise de 5 niveaux d’exercices.

Hatha Yoga Pradipika de Swami Satyananda

Commentaires de Swami Satyananda sur un texte classique présentant l’ensemble du hatha yoga.

D’autres de ses ouvrages comme Tattwa Shuddhi (la purification des éléments), Propos sur la Liberté (commentaires des Yoga Sutras de Patanjali) et Méditations Tantriques (présentation d’environ 20 techniques) sont eux aussi très intéressants.

Ces livres sont disponibles ici.

Principale source et lien utile : http://www.yogasatyananda-france.net/

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