Archives de la catégorie 'Clins d’oeil et Humour'

juin 04 2008

Bébé hérisson chez nous

Publié par Michèle sous Clins d'oeil et Humour

Bébé hérisson de 100g

Aujourd’hui, en plein travail dans le bureau, Marc m’a apporté ce bébé hérisson de 100g tout rond (entre 7 et 14 jours). Après quelques recherches sur Internet, il semblerait qu’un bébé hérisson errant ainsi en plein jour est forcément en détresse et en hypothermie.

Bébé hérisson encore vigoureux

Mignon n’est-ce pas? Mais quelle journée. Il s’épuisait à chercher sa mère et un refuge dans le jardin.

Bébé hérisson en boule

Nous lui souhaitons bonne chance, vu que nous tentons le sauvetage (lait pour chatons toutes les 4 heures). Cela implique que demain, il nous accompagne avec son carton et sa bouillotte, à la réunion de la coopérative qui héberge Yogamrita…

Bébé hérisson en boule

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jan 13 2008

Un café au goût particulier

Publié par Michèle sous Clins d'oeil et Humour

Voici un très joli texte que j’ai reçu, en guise de petite lumière sur ce dimanche pluvieux par ici…

Amsterdam

Depuis des années, chaque dimanche matin, je vais dans le même restaurant. Il faisait un temps vraiment maussade ce week-end-là, et je suis entré dans la salle, dégoulinant de pluie, mon journal à l’abri sous mon imperméable. Je commandai comme d’habitude, un broodje gezond et un espresso. La serveuse me dit, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, que le café était déjà réglé. Je regardai autour de moi ; je m’attendais à trouver un ami, assis, un sourire en coin. Mais point de visage connu. Alors que je demandai à la serveuse de quoi il en retournait, elle sourit et me dit que quelqu’un avait payé vingt cafés. J’étais le numéro huit.

Je restais pratiquement une heure, tranquillement assis à lire mon journal. J’observais avec délice la réaction des numéros neuf, dix … lorsqu’ils apprenaient que leur café était réglé. Nous nous épiions mutuellement, à la dérobée, mais bientôt, personne ne put retenir un sourire et une expression amusée et étonnée à la fois. Nous nous regardions franchement ; chacun espérait naturellement découvrir LA personne qui avait eu cette belle idée. Peu à peu, un lien subtil s’était créé entre tous ces gens qui ne se connaissaient pas, et c’était encore le plus important.

Un rayon de soleil vint illuminer cette sombre journée d’hiver. Le café, ce matin, avait un goût particulier.

Source texte: Tiré du livre «Zomaar een goede daad doen» et traduit du néerlandais par Sylvie.
Source image: image: http://voyage-bons-plans.aufeminin.com

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déc 16 2007

Prière du soir de deux grands amis

Publié par Michèle sous Clins d'oeil et Humour

Trouvé sur le Net, voici un clin d’oeil sous forme de prière du soir…

Prière du soir de deux grands amis

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nov 28 2007

Tittibhasana, la Posture de la Luciole

Publié par Marc sous Clins d'oeil et Humour

Quand j’y repense, je me dis que les instuctions étaient plutôt compliquées…

Tittibhasana ou Posture de la Luciole

“C’est bien beau! Mais maintenant, comment je passe la marche arrière?”

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oct 03 2007

Les tracas

Publié par Michèle sous Clins d'oeil et Humour

Fred Vargas nous fait un brin d’humour et de philosophie sur une sujet qui nous concerne tous, peu ou prou. Bonne lecture!

Oeuvres de Daouda Diakhate

… Autant éclaircir ce point dès maintenant : le Tracas vit sur l’homme et il se reproduit sur lui, à l’instar de notre insecte prédateur, j’ai nommé la Puce. Au contraire de cette dernière, d’humeur badine, qui parasite d’autres bestioles tels le blaireau ou le chacal, le tracas est strictement inféodé à l’espèce humaine. Avouons que ce n’est pas de veine. J’en connais d’aucuns qui tentèrent de refiler leurs tracas à un blaireau et qui s’y sont cassé les dents. En outre, à la différence de la puce, le tracas ne se noie pas dans l’eau du bain. Ce remède ne fait que l’étourdir à titre très éphémère. Ces petits rappels scientifiques pour bien fixer nos idées et comprendre que le tracas, de par sa nature, se cramponne continûment aux basques de l’homme, sauf en quelques exceptionnels moments de grâce, comme l’amour, qui constitue en soi un énorme tracas.

Force nous est donc de trimballer nos tracas avec nous, en les serrant dans un gros balluchon, suspendu par un nœud à l’extrémité d’un bâton. Cette technique de convoiement, rustique et fiable, a fait ses preuves. N’essayez pas la valise, le carton, le chariot, tous engins peu flexibles et mal appropriés au transport des tracas. Conservez le bâton, souplement calé sur l’épaule, selon la méthode dite « à la vagabonde ». Une variante consiste à scinder les tracas en deux balluchons, chacun accroché à un bout du bâton, avec portage latéral, dit « à la livreur d”eau », ou bien transversal, dit « à la chinoise ».

J’en connais qui conçurent l’idée de déposer leurs tracas sur une bête de somme, un âne, un bœuf. Cette technique, dite « du bât » fonctionne bien pour les farines, les raisins et les olives, en aucun cas pour les tracas qui ont tôt fait de détecter l’animal étranger et de se rabattre en hâte sur leur hôte légitime, l’Homme, auquel ils sont névrotiquement attachés. Cette affectivité basique du tracas, cette fidélité archaïque et monomaniaque n’est pas sans nous causer des soucis. Je crois bon d’indiquer ici que l’origine du tracas est très ancienne. De magnifiques échantillons, englués dans l’ambre fossile en compagnie des moustiques, ont pu être datés de quatre millions d’années. C’est dire que la chose ne date pas d’hier. Depuis son émergence hélas, le tracas n’a guère connu d’évolution morphopsychologique, ni de mutation éthique ou sexuelle. On pourrait rêver d’un temps futur où les néotracas convoleraient au mépris de toute morale, papillonneraient d’un balluchon à l’autre, nous lâchant un beau matin pour le voisin, et nous assurant de la sorte des répits opportuns. Las. Le tracas, conformiste et réactionnaire, ne montre aucune inclination pour le changement.

Enfin, je vous mets en garde contre la tentation séculaire d’échanger prestement votre balluchon de tracas contre celui d’un autre, que vous espérez plus labile, plus fondant. J’en connais d’aucuns qui s’en sont mordu les doigts. Car l’unique avantage de nos tracas propres tient à cette longue cohabitation qui nous permit de les apprivoiser. Il n’est pas rare ainsi que nous puissions commander à tel de nos tracas de rester couché, assis, ou de filer la queue basse à la niche. En volant les tracas d’autrui, vous vous trouveriez confronté à une meute inconnue et sauvage, ne tentez pas le truc…

Fred Vargas extrait de « Critique de l ‘anxiété pure ».

Merci Sylvie pour le texte.
Source des images: http://www.leoferre.net/daouda.htm. Daouda Diakhate est un artiste peintre Sénégalais

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