Archives de la catégorie 'Santé'

avr 08 2009

Yoga et hygiène de vie?

Le stage Yoga et cure de printemps commence samedi déjà. Je suis en pleine préparation des ateliers et conférences… en plein dans le bain, si l’on peut dire.


Marc et moi avons eu l’occasion de parler de la thématique du stage avec quelques personnes, qui connaissaient peu le yoga. Ces personnes étaient surprise de voir qu’on pouvait à la fois proposer du yoga et une cure de printemps.

Le yoga est parfois vu comme une méthode anti-stress, ou uniquement comme une série d’étirements, ou encore comme une pratique spirituelle, … En fait, il est très vaste, puisque “rentrer en yoga” (si l’on peut dire) consiste à changer son mode de vie à tous les niveaux, afin d’établir de nouvelles bases, qui nous donneront les moyens d’atteindre les buts (le but) du yoga, L’UNION, l’harmonie, la plénitude, la RÉALISATION.

J’ai appelé ces bases saines “hygiène de vie”. Et ma définition de l’hygiène de vie est quasiment calquée sur une autre définition que j’avais trouvée pour l’Ayurveda :

  • Tout ce qui permet de préserver la santé (prévenir) et
  • Tout ce qui nous donne les ressources intérieures pour atteindre les buts supérieurs de la vie que nous nous sommes fixés.

Quelques exemples de buts supérieurs:

  • DHARMA: s’accomplir en tant qu’ homme (femme) de bien, en accord profond avec ses valeurs,
  • ARTHA: s’accomplir par des réalisations dans le domaine artistique, scientifique, … selon une aspiration profonde,
  • KAMA: s’accomplir dans la perfection de l’amour authentique, sur tous les plans de l’être, humain et spirituel,
  • MOKSHA: s’accomplir en yoga, c’est-à-dire, rechercher et atteindre la réalisation spirituelle suprême.

L’hygiène de vie, prise dans ce sens large, devient synonyme d’Art de vivre. J’imagine qu’il pourrait y avoir plein d’autres façons d’appréhender l’hygiène de vie. Voici donc mon éclairage, fruit d’une réflexion:

Exercice

  • Asana: postures de yoga
  • Mudra: gestes porteurs d’énergie vitale
  • Bandha: contractions, ligatures, canalisant l’énergie vitale
  • Kriyas: exercices yogiques variés, tels que proposés par le Kundalini Yoga et d’autres techniques
  • Sport : exercice procurant si possible une stimulation cardio-vasculaire: sport en tant que tel, marche, course, activité ludique (danse, expression corporelle, …)
  • Mouvements de la vie : variation des positions pendant la journée, alternance des activités, fluidité, tranquillité, détente corporelle, mouvements et postures corrects
  • Conscience: le souffle et la présence relient au corps, lors de toutes les activités précédentes.

Respiration

  • Respiration dans le quotidien: façon de respirer, liberté du mouvement respiratoire, qualité, fluidité
  • Pranayama: techniques yogiques de respiration
  • Kriyas (actions) pour améliorer le souffle
  • Le souffle subtil: Conscience et présence à Prana (l’énergie vitale)

Relaxation, récupération, détente

  • Relaxation: relaxation consciente que l’on s’accorde après le yoga (Savasana)
  • Nidra: exercices spécifiques de détente profonde
  • Moments de récupération que l’on s’accorde: que ce soit après l’exercice, ou bien devant l’écran, et dans toutes les situations variées de la vie
  • Réponse positive au stress: techniques simples pour prendre du recul et rester détendu en situation de stress
  • Sieste
  • Sommeil
  • Conscience globale: du corps, de l’esprit et de l’âme
    -> harmonie, présence et détente
    -> juste économie d’énergie.

Alimentation

  • Comment” manger : à heures régulières, des quantités raisonnables et adaptées, manger calmement, lentement, mâcher, insaliver, …
  • Quoi” manger: qualité de la nourriture, associations alimentaires, prana des aliments, nourriture vivante, aliments de santé, végétarisme
    «Que ton aliment soit ton seul médicament» (Hippocrate)
  • Actions (Kriyas) pour l’hygiène digestive
  • Jeûne et “autorestauration”
  • Cures et monodiètes.

Santé par le corps

  • Soins et hygiène, quelques exemples: ayurveda, aromathérapie, do-in, réflexologie, bains dérivatifs, argile
  • Shat Kriyas: tels que proposés en Hatha Yoga.

Santé psychique

  • Les habitudes
  • La paix commence en soi-même
  • Le OUI à la vie
  • L’amour
  • Hygiène mentale : pensée positive, visualisation positive se cultivent.

Santé spirituelle

  • Celui qui admet une transcendance donne du sens à sa vie et au-delà : «il se repose en» ce qui le transcende. Il ne porte plus le monde, il y participe…
  • La spiritualité elle aussi s’entretient, comme on entretient une amitié ou une plante.

Rythme et qualité de vie

Tout ce qui précède est merveilleux, idéaliste peut-être, … mais ce qui compte, pour être en santé, c’est le rythme de la vie, le respect de son rythme intérieur propre !
En cela, chacun est unique et notre chemin aussi.
Voilà qui demande beaucoup d’honnêteté par rapport à soi-même et de vigilance.

Important à ce niveau, le sommeil et sa qualité: de nos jours il est négligé, car notre vie ne suffit plus à faire tout ce que nous souhaitons, tellement nous sommes sollicités (par le mental) …

Bonne inspiration

Bon yoga et santé à tous !
Namaste


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sept 11 2008

Catégories d’aliments et pH – Comment rétablir l’équilibre acido-basique

Publié par Michèle sous Diététique, Santé

Pour continuer la série d’articles sur l’équilibre acido-basique, voici une classification intéressante des aliments, que j’ai trouvée dans une brochure publicitaire informative *.

Alimentation non acidifiante: pour conserver son équilibre acido-basique

Les auteurs classent les aliments en quatre catégories :

1. Les aliments alcalins ou basiques
2. Les aliments acides
3. Les aliments acidifiants
4. Les aliments déséquilibrants (qu’ils nomment «de dégénérescence»)

1. Les aliments alcalins ou basiques

  • Graines germées
  • Algues
  • Pommes de terre
  • Marrons
  • Céréales complètes**
  • Légumes en général, avec quelques exceptions (voir sous aliments acides)
  • Lait maternel

Les aliments basiques ont une action alcalinisante pour tous

2. Les aliments acides

  • Fruits (moins le fruit est mûr, plus il est acide)
  • Jus de fruits
  • Fruits séchés
  • Tomates, rhubarbe, épinards, asperges, poireaux
  • Produits fermentés (vinaigre, yaourt, choucroute, …)
  • Miel

Les aliments acides ont une action alcalinisante ou acidifiante suivant le métabolisme de la personne. Les personnes avec une faiblesse métabolique à l’égard des acides utiliseront ces aliments avec parcimonie.

Citrons

3. Les aliments acidifiants

  • Toutes sortes de protéines : surtout les protéines animales (charcuterie, viande), le poisson en moindre mesure, œufs, fromages, légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots secs)
  • Beurre, lait
  • Graisses animales
  • Arachides, noix, noisettes

Les aliments acidifiants produiront des acides lors du processus métabolique ; ils sont donc acidifiants pour tous.

4. Les aliments déséquilibrants

  • Sucre blanc*
  • Sortes de sucre (fructose, dextrose, mannitol, maltodextrine)
  • Céréales raffinées
  • Farine blanche
  • Pâtes blanches
  • Pain blanc
  • Huiles raffinées
  • Graisses et huiles chauffées
  • Boissons industrielles sucrées
  • Sirop, cacao
  • Café, thé noir, alcool, Chocolat, pâtisseries, glaces
  • Fast food
  • Fritures, grillades
  • Conserves, lait UHT

Ces aliments sont certainement bons pour notre palais, mais ils acidifient, surchargent, encrassent et déminéralisent notre organisme sans être de grande valeur nutritionnelle. Ils sont à l’origine de nombreuses maladies de notre civilisation moderne. A consommer avec modération !

* le sucre complet et le sirop d’érable, tout en étant de meilleure qualité que le sucre raffiné seront à utiliser parcimonieusement, car ils acidifient également l’organisme.

A propos des céréales complètes

Des tests en laboratoire démontrent que les céréales complètes ont une caractéristique acide. Selon les auteurs, lorsque nous préparons ces mêmes céréales de manière adéquate (germination, cuisson à feu doux ou par exemple sous forme de crème de céréales) et que nous testons la réaction sur l’être humain, nous pouvons constater une alcalinisation formidable de l’organisme. Ceci peut expliquer des interprétations diverses à ce sujet.

Sarasin germé

Toutes les céréales et flocons qui sont destinés à être consommés crus devraient être trempés pendant la nuit (en tout cas au minimum 2 heures) ; ceci pour neutraliser l’acide phytique par l’interaction des phytases. Pour l’avoine ne contenant pas cette enzyme (phytase), le seul moyen de neutraliser l’acide phytique serait d’utiliser la chaleur (cuisson) ou bien de la faire germer. Voilà qui aidera à éviter des indigestions.

Le terrain peut s’acidifier de différentes manières

  • Par des pensées négatives, la colère, la violence, le stress, le surmenage, le manque de sommeil, la fatigue, la mauvaise oxygénation des cellules, le manque de mouvement, etc.
  • Par la surconsommation d’aliments acides
  • Par la surconsommation d’aliments acidifiants
  • Par la surconsommation d’aliments de la quatrième catégorie
  • Par un manque d’aliments alcalins
  • Par la suralimentation en général
  • En mangeant des aliments que l’on n’aime pas ou de force (enfants !)

Comment rétablir l’équilibre acido-basique ?

  • En améliorant la qualité de vie par une recherche sur le sens de l’existence et celui de la maladie
  • Par des exercices de respiration (Pranayama), promenade dans la forêt ou en montagne
  • Par d’autres activités sportives et harmonieuses
  • En diminuant l’apport d’aliments acides et acidifiants
  • En faisant attention aux aliments de 4e catégorie
  • En augmentant la consommation d’aliments crus, tout en respectant sa propre capacité métabolique à l’égard des crudités
  • En augmentant l’apport d’aliments alcalins
  • En mangeant lentement, consciemment, dans le calme et en mâchant bien les aliments (ceci les rend plus alcalins)
  • Par l’apport d’un remède alcalinisant (en cas de nécessité)
  • En suivant une cure alcalinisante une, deux ou plusieurs fois par années, pour régénérer le corps et l’esprit.

Yoga et équilibre acido-basique

Article précédent: Mesurer le pH urinaire

Source: * Equilibre, Vitalité, Santé: Réflexion sur l’équilibre acido-basique. Brochure informative publicitaire publiée par l’Équilibre Vital.

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août 28 2008

Equilibre acido-basique: Mesurer votre taux d’acidité (pH urinaire)

Publié par Michèle sous Santé

Pour faire suite au premier article sur l’équilibre acido-basique, voici comment tester votre terrain. Cet article, à caractère un peu plus scientifique, reproduit librement l’extrait de “Équilibre – Vitalité – Santé”, brochure très claire sur le sujet*.

Languettes de papier pour mesurer l'équilibre acido-basique

L’équilibre en tout domaine est indispensable à la vie.

  • S’il y a trop de soleil, tout devient sec et meurt
  • S’il y a trop de pluie, tout pourrit [...]

Un juste équilibre entre les deux pôles est l’idéal. La nourriture devrait également comporter deux pôles: des substances alcalines dites aussi basiques, et des substances acides, bien équilibrées. Toute variation (dans un sens ou dans l’autre) peut à la longue provoquer de graves troubles de santé. Lire à ce sujet L’équilibre acido-basique (introduction).

Le pH

Le degré d’acidité ou d’alcalinité d’une substance dépend de sa concentration en ions d’hydrogène (H+). Cette concentration s’exprime à l’aide d’une abréviation, du symbole pH suivi d’un chiffre. Cette expression vient du latin:

  • p -> potentia = force ou potentiel
  • H -> hydrogenii = hydrogène

pH signifie donc: le potentiel ou la force en ions hydrogène.

L’échelle de mesure

Echelle de mesure de l'équilibre acido-basique Le pH est la valeur de mesure pour le degré d’acidité ou d’alcalinité. L’échelle de mesure va de 0 à 14. Le pH7 (pH neutre) indique un équilibre entre les substances acides et basiques.

  • Plus la concentration en ions hydrogène est forte, plus le pH est faible. Il va de 7 à 0. Zéro est l’acidité absolue et représente la plus forte concentration en ions H+.
  • Plus la concentration en ions hydrogène est faible, plus le pH est élevé. Il va de 7 à 14. Quatorze est l’alcalinité absolue et représente la moins forte concentration en ions H+.

Il s’agit ici d’un calcul logarithmique, ce qui signifie que la concentration en ions H+ est d’une unité à l’autre dix fois plus élevée que la précédente.

Exemple

Concentration en ions H+ par rapport au pH 7, la neutralité:

  • pH 6 = 10 fois plus acide
  • pH 5 = 10×10 = 100 fois plus acide
  • pH 4 = 10×10x10 = 1′000 fois plus acide
  • pH 3 = 10×10x10×10 = 10′000 fois plus acide
  • pH 2 = 10×10x10×10x10 = 100′000 fois plus acide
  • pH 1 = 10×10x10×10x10×10 = 1′000′000 fois plus acide
  • pH 0 = 10×10x10×10x10×10x10 = 10′000′000 fois plus acide

Nous comprenons par cet exemple qu’une légère variation du pH sur l’échelle de mesure correspond réellement à une forte concentration d’ions hydrogène. Une personne en bonne santé et bien équilibrée manifestera un pH urinaire d’environ 7. Dans notre civilisation moderne, où la malnutrition, la suralimentation, le stress, les pensées négatives etc. sont à l’ordre du jour, le pH du terrain montre de plus en plus une tendance vers l’acidité avec toutes ses conséquences négatives. En testant le pH urinaire, nous pouvons, en règle générale, déterminer si le corps cherche à se défaire d’un trop plein d’acides. Ce test n’est, pour diverses raisons, pas fiable à 100%. Si l’organisme manifeste plusieurs symptômes d’acidose mentionnés dans l’article précédent (L’équilibre acido-basique (introduction)), le terrain est clairement acide. En cas de doute, consulter un spécialiste dans la matière, qui complètera le test urinaire par un bilan de santé.

Quand et comment mesurer le pH urinaire?

Mesure du PH urinaire avec une languette de papier révélateur

On trouve dans les magasins spécialisés, les para pharmacies, les pharmacies et certaines maisons de santé et autres magasins diététiques, des languettes destinées à cet effet. Prenez la languette, trempez-la dans un peu d’urine (par exemple dans un verre) et contrôlez aussitôt le résultat avec l’échelle de mesure. Pour obtenir un résultat fiable, il est conseillé de faire ce test durant une période de 7 à 10 jours et ceci à raison de 3 fois par jour. Le premier test se fera le matin avant de manger. Le deuxième à midi avant le repas et le troisième test le soir également avant de manger. Vous divisez ensuite la somme des 3 tests par 3, pour obtenir la moyenne. La première urine du matin, ayant une tendance certaine vers l’acidité, ne sera pas prise en considération. La nuit est une phase d’élimination accrue des déchets métaboliques, cellulaires et autres -> phase acide. [...]

Exemple

Si la moyenne de vos 3 tests est de 5. Cela veut dire que votre pH est 100 fois plus acide que le pH neutre (7), le pH idéal! Des résultats occasionnels indiquant un terrain acide ne sont pas alarmants, mais des valeurs régulières en dessous de 6 demandent une correction certaine du terrain. Un 3ème article donnera prochainement des indications utiles pour rétablir l’équilibre acido-basique.

Papier pH sur la boutique Yogamrita

Désormais, nous vendons du papier pH ici.

Sources

Équilibre – Vitalité – Santé, Réflexions sur l’équilibre acido-basique, brochure publicitaire éditée par “l’Équilibre Vital”® Images: www.tandem-sante.com, http://www.passeportsante.net

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mai 29 2008

Le jeûne long

Publié par Michèle sous Santé

Le jeûne long, un nettoyage interne en profondeur, mais aussi un voyage intérieur


Aujourd’hui, voici le dernier volet de la série d’articles sur le jeûne. Le jeûne de longue durée est celui qui dure une semaine ou plus. Il peut aller jusqu’à trois semaines. L’avantage du jeûne long, … c’est un peu comme le programme long sur la machine à laver :-), … c’est qu’il permet de nettoyer les tissus plus en profondeur.

Je n’ai personnellement jamais dépassé 10 jours de jeûne. Il est recommandé de faire les jeûnes longs sous le suivi d’une personne compétente ou d’un médecin averti en la matière. Il existe des stages de yoga, jeûne et yoga, jeûne et randonnée, … Le jeûne, ça s’apprend. Le jeûneur apprend aussi à se connaître. J’ai fait il y a longtemps, quelques week-ends de jeûne suivis, en école de yoga. J’y ai appris les bases. J’ai lu les livres de référence. Puis, j’ai appris seule parce que je ressentais parfaitement ce que je pouvais faire, et que je n’ai jamais jeûné très longtemps. Mes jeûnes annuels ont d’abord duré 3 ou 4 jours, sans compter la période de préparation et de reprise, puis jusqu’à 10 jours.

Je ne vais pas décrire en détail comment effectuer un jeûne long, pour cela il y a des livres adaptés et très complets (voir les références ci-dessous). Je vais plutôt partager mon expérience: décision de jeûner, préparation, phases du jeûne, “crises” (ça arrive, mais c’est bon signe), reprise alimentaire.

Décision de jeûner

Il y a plein de bonnes raisons de jeûner:

  • Donner un repos à son organisme,
  • Lui offrir une cure de détoxication
  • L’aider à perdre du poids (mais cela ne devrais pas être la seule raison)
  • Prendre rendez-vous avec soi-même: le jeûne met face à soi-même et est un moment béni pour faire le point et la paix avec soi-même. C’est une expérience intérieure: le mental et la sensibilité deviennent très fins: le jeûne vous permet de voir et ressentir les choses différemment. Le mental et le corps prennent le rythme du repos, imposé par le jeûne.
  • Vivre une expérience de dépassement, plus facile qu’il n’y paraît, qui mène à une renaissance, une réjuvénation.
  • Vivre une expérience de yoga ou une retraite spirituelle: vous pouvez vous programmer votre petite retraite individuelle, si vous prenez quelques jours de vacances, ou participer à une retraite de jeûne en groupe.
  • Prendre des vacances pour soi: corps, esprit et âme. Des vacances? cela peut étonner; mais je ne me suis jamais sentie autant en vacances que pendant mes jeûnes, même en restant à la maison. Ce sont des moments forts avec soi-même. Pas de rendez-vous, pas d’obligations. A vous de transformer votre jeûne en “vacances”, en programmant des promenades, des lectures que vous souhaitiez faire depuis longtemps, des moments de farniente que vous ne vous autorisez pas suffisamment, …

Préparation au jeûne

Le jeûne long se prépare, plus encore que le jeûne court. Penser à:

  • Planifiez votre jeûne: il y a toujours une phase de préparation (de 1 à 2 jours), la phase de jeûne proprement dit, la phase de reprise alimentaire, qui doit durer aussi longtemps que la phase de jeûne proprement dit, ou au moins la moitié. Combien de temps voulez-vous jeûner?
  • Planifiez vos congés: Certains arrivent à jeûner en travaillant. Mais il faut être solide et ne pas avoir trop de toxines à éliminer. La première fois, mieux vaut ne pas travailler. Et de toute façon, si vous fatiguez en jeûnant, il est bien plus bénéfique d’être en vacances. Si prendre des vacances est difficile et que vous voulez jeûner longtemps, vous pouvez commencer par 2 jours de préparation et le 1er jour de jeûne en travaillant. Ensuite, vous continuez de jeûner en ayant congé. Il est important, je trouve, d’être encore en congé pendant les 2 premiers jours de reprise alimentaire, pour que tout se passe bien pendant cette période critique, clé de la réussite de votre jeûne. Programmez-vous un temps de jeûne sans aucune obligation.
    Voilà qui est plus difficile lorsque l’on a une vie de famille, me direz-vous. Mais si le jeûne est bien compris par tous, peut-être pourrez-vous vous accorder ces quelques jours privilégiés, et peut-être que la famille pourra s’organiser pour vous les accorder et même peut-être vous y aider.
  • Faites vos courses: si vous lisez des livres sur le jeûne, tel celui de H. Lützner ou Gisbert Bölling, vous verrez que vous aurez besoin de légumes ou de fruits pour vos journées de préparation, de jus de légume ou de fruit pour votre jeûne (tout prêt ou à centrifuger vous-même). H. Lüzner recommande des purges (sachets à acheter). Vous pouvez les remplacer par des lavements, avec poche à lavement, tels qu’expliqués sur cet autre article et ses commentaires. Si vous êtes seul, pensez à déjà faire vos achats pour les premiers jours de reprise alimentaire. H. Lützner vous propose des “menus” pour une bonne préparation et une juste reprise alimentaire.

Les phases du jeûne

La journée de transition

  • Pour la transition de l’organisme vers le jeûne, il importe de le nourrir correctement et de l’aider à sa future élimination. Donc, pas d’excès, pas d’aliments nocifs: pas d’alcool, ni cigarettes, ni café, ni thé, ni chocolat, ni viande, ni sucre raffiné, …
  • La journée de transition peut par exemple consister à ne manger que des fruits natures (500 g par repas au maximum), bien mâchés, en trois repas.
  • Vous pouvez choisir l’option “monodiète de riz” ou l’option “journée de crudités”, salades ou salades de fruits.
  • Vous pouvez aussi vous préparer vous-même d’excellents bouillons de légumes pour aider à la détoxication.
  • Last but not least: préparez-vous mentalement, programmez-vous pour jeûner le nombre de jours que vous avez décidé. C’est important. Mais ne soyez pas non plus rigide: si le jeûne s’avère plus difficile que prévu, acceptez de le raccourcir ou de l’adoucir pour pouvoir tenir (en prenant par exemple un peu plus de jus de légumes).

Le premier jour de jeûne

  • Pratiquez un lavement ou une purge (voir premier article sur le jeûne). C’est important d’être propre de l’intérieur pour que l’élimination soit facilitée. Sinon, les toxines accumulées dans le côlon, risque de stagner vu qu’il n’y a plus la stimulation de la digestion des repas, puis de repasser dans le sang. C’est le contraire de ce que vous souhaitez!
  • Vous jeûnez, donc, c’est le premier jour sans manger. Encore une fois, reportez-vous à un livre sérieux pour composer vos prises de boissons (tisanes, jus de fruits et de légumes, bouillons ou seulement eau).
  • Durant ce premier jour, vous ressentirez certainement les tiraillements de l’organisme, habitué aux heures des repas. Cela durera peut-être même deux ou trois jours, avant que l’organisme accepte cette période de repos.

Deuxième et troisième jour de jeûne, puis les jours suivants

  • C’est souvent la période délicate. Le corps peut réagir, la tension baisser, ou vous pouvez ressentir des nausées/maux de tête plus ou moins fortes. Certains dépriment ou doutent sur leur capacité à jeûner.
  • Occupez-vous tout en vous reposant. L’organisme commence sa phase d’élimination et c’est bon signe, tant que ces symptômes sont raisonnables. Afin d’aider à l’élimination, buvez plus d’eau que votre soif ne l’exige.
  • Si vous êtes particulièrement nauséeux, prenez la peine de faire un lavement le matin des deux ou trois premiers jours. Faites de même si vous avez de la peine à penser à autre chose que manger. Vous verrez: cela calme la faim et les symptômes désagréables… vous vous sentirez même en grande forme!
  • Occupez-vous pour distraire le mental et vous faire du bien.
  • Ne négligez pas l’exercice. L’exercice sera doux et raisonnable: marche, sport, yoga, entraînement. Bouger contribuera à maintenir la musculation. Le corps puisera alors d’abord dans les graisses, puisque les muscles vous sont nécessaires à vos activités. Le jeûne alité a cet inconvénient notable: le corps puise dans les muscles… Perdre du poids, c’est bien pour certains, mais perdre ses muscles, n’est pas une bonne chose.
  • Faites-vous du bien. Si vous le pouvez, accordez-vous un massage, un bain, une séance de sauna. Tout cela vous apportera la détente nécessaire et vous aidera à drainer les toxines.
  • Reposez-vous plusieurs fois par jour.
  • Couvrez-vous bien. Le jeûneur a tendance à avoir froid. Lorsque je jeûne, je mets deux paires de chaussettes et je me protège les chevilles et les poignets. Avoir froid est source de tensions. A éviter pour une meilleure élimination.
  • Le jeûneur dort parfois moins bien (mais ce n’est pas toujours vrai, je dos parfois encore mieux…). Si vous vous réveillez, lisez, prenez des notes, méditez ou prenez le temps pour les introspections que se font naturellement pendant le jeûne.

Rupture du jeûne et reprise alimentaire

  • Prenez votre temps pour rompre le jeûne. Ne vous ruez pas sur la nourriture… cela nuirait à tous les bénéfices reçus.
  • Les mauvaises habitudes peuvent revenir au galop. Alors, préparez-vous à être fort. Profitez de cette parenthèse, pour créer de nouvelles habitudes positives.
  • Suivez scrupuleusement un programme de reprise alimentaire, tel que décrit dans les ouvrages spécialisés. C’est dur, je sais… mais tellement plus bénéfique. Le risque de trop manger, est de brusquer l’organisme et de créer des désordres. Vous pouvez même aller jusqu’au malaise. Ce serait dommage de créer le premier jour des fermentations intestinales après tout le mal que vous vous êtes donnés pour vous nettoyer de l’intérieur…
  • Mâchez lentement (au moins 35 fois chaque bouchée). Savourez… Le premier repas est souvent un émerveillement…
  • Mangez en silence, soyez à votre affaire. Prenez de bonnes habitudes.
  • Le jeûne est une belle aventure, qui vous donnera peut-être envie de renouveler ou de changer profondément certaines habitudes de vie.

Bon jeûne et bonne inspiration!

Autres articles sur le blog Yogamrita au sujet du jeûne

Bibliographie et livres utiles pour jeûner

Cet article s’inspire des deux références ci-dessous, disponibles sur la librairie Yogamrita, rubrique Bien-être. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ici, pour les acheter directement sur Amazon.

1) Une approche très intéressante du jeûne, de courte ou de longue durée. Je n’ai pas lu d’explications plus claires sur le pourquoi jeûner et sur toutes les questions que le jeûne peut soulever. L’auteur démontre ce que votre santé peut gagner à jeûner. Lui-même propose des jeûnes et randonnées en France:


2) Le livre du “maître” de Gisbert Bölling. La référence des cliniques Buchinger en Allemagne. Votre jeûne, jour après jour, et tous les conseils qui vont avec:

Le livre d’Alain Saury est très intéressant aussi. On sent que l’auteur a pratiqué et maîtrise son sujet. La deuxième partie est un peu spéciale, une vision personnelle du jeûne qui me parle moins.

Pas de réponse

mai 15 2008

Le jeûne: poids, effets – Jeûne court – Jeûne liquide

Publié par Michèle sous Santé

Jus de carottes pour vôtre jeûne liquide

Le jeûne est un vaste sujet. Je peux en parler pour l’avoir pratiqué depuis des années, mais je ne suis non plus pas une spécialiste. Je vous conseille donc, si vous voulez approfondir la question, de lire les ouvrages de référence en bas d’article.

Le jeûne est une démarche personnelle qui vise à nettoyer l’organisme pour le régénérer, perdre du poids (si nécessaire) et stimuler les défenses immunitaires. Le jeûne est préventif. Jeûner, c’est permettre à l’organisme d’éliminer tout ce qui lui est inutile. Cette démarche contribue à prévenir des maladies. Le jeûne, c’est aussi un moment de pause dans le vrai sens du terme. C’est un moment de mise au point dans la vie. C’est aussi un moment fort dans une démarche spirituelle.

La question du poids

Bien sûr, un jeûne de plusieurs jours fait perdre du poids. Un peu plus rapidement pour les hommes que pour les femmes. Plus en cas de surcharge pondérale que de poids normal.

Sauf grand état de faiblesse, il est conseillé de bouger en faisant de l’exercice modéré pendant le jeûne (randonnée, yoga, gym douce, ballade tranquille à vélo, …), pour éviter la fonte musculaire. Le jeûne alité est celui qui s’accompagne de la plus forte perte musculaire.

Le jeûneur perd d’abord ses « scories » : toxines, tissus inutilisables / malades, cellules mortes, puis ses réserves de graisse et ses muscles. En fait, le corps se sépare d’abord de ce qui lui est le moins utile, pour ne ponctionner les tissus vitaux qu’en cas d’extrême besoin (au bout de plusieurs jours, voire semaines).

Jeûner plusieurs jours n’est pas un problème pour l’organisme, selon Gisbert Bölling. Il explique que le corps a des réserves pour un à deux mois.

Si l’organisme est très chargé en toxines, le processus d’élimination devient un peu plus éprouvant. Il convient alors d’atténuer le jeûne en ajoutant du jus de fruit, de légume ou du bouillon de légumes.

Autres effets du jeûne

Outre l’élimination des réserves de graisse, on observe :

  • Effet rajeunissant de la peau et du teint
  • Désintoxication du corps
  • Régénération des cellules
  • Elimination des vieux tissus, déchets, scories
  • Le jeûne peut se révéler thérapeutique dans certains cas: douleurs articulaires, fibrome. Mais ce n’est pas systématique.
  • Augmentation de la vitalité
  • « Victoire » sur soi-même
  • Retour à l’essentiel

Cette liste n’est pas exhaustive.

Différentes façons de jeûner : durée du jeûne cours

Le jeûne d’un repas ou deux

Vous avez mangé trop riche et vous sentez barbouillé ? Vous sentez une fausse faim ? (vous avez mangé mais vous sentez que de manger un petit quelque chose va vous permettre de calmer une sensation désagréable).

Alors surtout ne mangez pas ! Sautez un repas, voire deux. Si vous n’êtes pas très bien, c’est que vous êtes en surcharge et que votre corps essaie d’éliminer. Si vous mangez par-dessus ce « trop plein » de nourriture ou de toxines, vous allez encore compliquer la tâche de votre organisme.

A propos de l’alimentation modérée, la Hatha Yoga Pradipika dit:

La nourriture onctueuse et savoureuse, qui laisse un quart de l’estomac vide, et qui est mangée pour la délectation de Shiva, voilà ce que l’on appelle alimentation mesurée.
I.58

Tara Michaël commente: “On doit remplir deux quarts de l’estomac avec de la nourriture, un quart avec de l’eau, et laisser un quart vide pour la circulation de l’air” (énergie vitale ou prana). La référence à Shiva montre l’aspect spirituel de l’acte de se nourrir. Le divin imprègne tout, la nourriture est oblation, la nourriture est un cadeau divin.

Pour en revenir aux états “barbouilés”, cela m’arrive le matin, si j’ai mangé un peu trop le soir. Ma méditation matinale a ressemblé à un demi-sommeil ponctué de rêves éveillés (bref la qualité de méditation n’était pas au rendez-vous !) Je ne me sens pas bien et j’aurais envie de prendre un petit déjeuner pour masquer mon inconfort.

Dans ces moments-là, pas de petit déjeuner. Je prends quelques gouttes d’huiles essentielles en fonction de mes fragilités.

Pour le foie : 1 goutte HE de menthe poivrée, 1 goutte HE de gaulthérie couchée (wintergreen) dans ½ c. à café de miel ou d’huile végétale. A garder 1 minute en bouche.

Cela apaise la sensation de nausée. Ensuite, je bois un thermos d’eau chaude dans la matinée, par petites tasses.

On ne devrait manger qu’avec un appétit sain : parce que c’est l’heure de manger et que vous avez faim, ou parce que vous avez fait des efforts physiques ou parce que vous avez pris le grand air, …

Le jeûne d’un à trois jours

Le jeûne court est le plus simple à mettre en place. Il ne nécessite pas de grande préparation. Le mieux est de remplacer le repas du soir qui précède par un bouillon de légume filtré.

Le jour j, s’abstenir de manger et boire en suffisance de l’eau, du jus de fruit ou de légume dilué (1/5e our 4/5e d’eau), ou du bouillon de légumes. Si nécessaire, prendre une tisane avec un peu de miel pour démarrer la journée. Utiliser des jus et des légumes bio.

La reprise alimentaire se fait en sagesse : se ruer sur la nourriture peut mettre à mal tous les bienfaits du jeûne ! On dit que la période de reprise alimentaire doit être de la même durée que le jeûne.

Tisane pour vôtre jeûne liquide

La reprise alimentaire

Le reprise alimentaire est progressive. A titre indicatif, pour le premier jour :

Matin : tisane
Midi : pomme bien mûre ou cuite à l’étuvée
Après-midi : tisane
Soir : soupe de légume à la pomme de terre, 1 c. à café de graines de lin et un galette suédoise.

2e jour :
3 repas légers. Prendre le temps de bien bien mâcher…

Le jeûne hebdomadaire

C’est un jeûne que j’ai pratiqué sur près d’une année. Il est facile sur le principe : ne pas manger un jour fixe de la semaine. Suivre les indications du jeûne d’un à trois jours.

J’ai beaucoup apprécié ce type de jeûne, pour ses effets purificateurs sur le long terme. Mais j’avoue que parfois, je n’avais vraiment pas envie de jeûner. En d’autres termes : c’est un jeûne qui requiert une sacrée autodiscipline et une forte motivation.

Le plus dur pour moi certaines semaines, c’était jusqu’à midi. Une fois passé ce cap, mon système digestif se mettait en veille et je commençais à ressentir les bienfaits du jeûne. Là, on se rend compte qu’on ne souffre pas des hauts et des bas que provoque la digestion : on économise donc de l’énergie et c’est la pleine forme.

Selon les études de Lützner, on dépenserait autant d’énergie pendant nos activités (physiques, mentales, …) de la journée que pour digérer nos repas !

Mais le démarrage est le côté difficile de ce jeûne : chaque semaine, on expérimente à nouveau cette mise en veille du système digestif, avec la faim qui tenaille un peu.

Pendant ce jeûne, le corps ne manque de rien. Nous avons tout en suffisance en nous-mêmes. Pendant 24h, le corps va se servir sur ses réserves et ne va ponctionner que l’exacte quantité dont il a besoin.

Différentes façons de jeûner : les liquides

Le jeûne au jus de légumes ou de fruits

J’ai pratiqué pendant des années un jeûne annuel avec du jus de carotte (si possible frais), additionné d’un soupçon d’huile pressée à froid (pour permettre son absorption). C’est un jeûne très agréable, un peu moins exigeant que le jeûne à l’eau. En même temps, le corps reçoit des vitamines et des sels minéraux, et bénéficie des propriétés d’élimination des plantes.

C’est aussi un peu plus facile les premières années de mise en place d’un jeûne annuel, car les phases d’élimination sont plus douces.

H. Lützner conseille de couper les jus de légumes et les jus de fruits (au moins moitié eau, moitié jus, jusqu’à 1/5e jus pour 4/5e d’eau). Je trouve cela indispensable pour les jus de fruits. Trop de sucre crée un choc pour l’organisme au repos.
Utiliser des jus bio.

Le jeûne à l’eau

Le jeûne à l’eau est le plus sobre. Il est plus exigeant aussi, du point de vue de la volonté. Pour aider l’élimination et se conformer aux recommandations de l’ayurvéda, je prends de l’eau chaude ou tiède. Elle favorise l’élimination.

Le jeûne sec

Le jeûne sec est franchement déconseillé car l’eau est nécessaire pour éviter toute déshydratation et éliminer les toxines (qui sinon se concentrent). Seules des personnes très habituées au jeûne terminent leurs jeûnes longs avec un ou deux jours de jeûne sec. Jamais plus de 2 ou 3 jours. Je ne l’ai jamais pratiqué.

Références bibliographiques

Cet article s’inspire des deux références ci-dessous, disponibles sur la librairie Yogamrita, rubrique Bien-être. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ici, pour les acheter directement sur Amazon.

1) Une approche très intéressante du jeûne, de courte ou de longue durée. Je n’ai pas lu d’explications plus claires sur le pourquoi jeûner et sur toutes les questions que le jeûne peut soulever. L’auteur démontre ce que votre santé peut gagner à jeûner. Lui-même propose des jeûnes et randonnées en France:


2) Le livre du “maître” de Gisbert Bölling. La référence des cliniques Buchinger en Allemagne. Votre jeûne, jour après jour, et tous les conseils qui vont avec:

Un troisième article sur le thème du jeûne long est prévu pour bientôt, après un petite pause pour parler yoga et pensée positive…

Source photo du jus de carottes: http://www.cosmetique-by-rahma.com/petites-recettes-bio-pg-15.html
Source HYP: Hatha Yoga Pradipika, Tara Michaël, Editions Fayard.

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