sept 23 2007
La relaxation en voiture et exercices de détente pour la pause (1/2)
Qui d’entre nous ne passe pas - souvent ou parfois - du temps en voiture? En ce moment, Marc et moi expérimentons des voyages périodiques de 1′000 km. Voici quelques réflexions pour votre propre bien-être et sécurité.
Conduire nécessite une attention permanente. Pour peu que le voyage soit stressant, cela peut générer tensions et fatigue. Peu avant notre dernier départ, j’ai retrouvé une petite brochure intitulée “La relaxation pour tous” d’Henri Brunel. En quelques pages, il brosse l’essentiel de la détente en voiture. Son texte imagé, plein de bon sens et tissé d’humour m’a fait bien rire. C’est pourquoi je vous en propose de larges extraits.
J’aimerais, par après, compléter son approche par des illustrations d’exercices (voir second article). Ce sont nos moyens préférés de détente et de récupération, lors des pauses indispensables de nos longs voyages. Comme Marc et moi avons chacun les nôtres, et que chacun est diférent dans ses besoins de relaxation, vous trouverez nos séquences détentes individuelles en photos dans un prochain article.
La relaxation en voiture
Homo vulgaris, l’homme ordinaire, gambade-t-il joyeux, la belle saison venue, dans les prairies en fleurs, folâtre-t-il avec sa compagne parmi le thym et le serpolet? Hélas! […] Le malheureux, j’ose à peine le dire, le malheureux s’enferme dans une sorte de boîte en fer, il s’y attache solidement, et se fait secouer dedans, des heures durant.
Devant l’horreur de ces faits, j’ai cru de mon devoir de porter aide et assistance à une espèce pitoyable, calamiteuse et menacée. Puisque cet animal étrange tient absolument à s’enchaîner dans une cage en fer, une bonne partie de sa vie, que rien ne peut l’en détourner, j’ai résolu de lui enseigner deux ou trois remèdes en mesure d’atténuer un peu ses souffrances.
1. Adopter une posture confortable
Que l’animal ne s’installe pas sur la pointe aiguë de son derrière, comme son frère chimpanzé, qu’il cherche sottement à imiter, et dont il n’a malheureusement ni la force, ni la souplesse, ni la grâce. Qu’il répartisse équitablement le poids de son corps sur ses deux coussinets. Qu’il allonge ses membres inférieurs, une attitude recroquevillée est fortement déconseillée. Les membres supérieurs doivent être légèrement fléchis et former un angle de 150 degrés, à peu de choses près. Les pattes légères et fermes sont posées et non agrippées convulsivement au volant. La gorge, le thorax, le ventre offerts à la respiration ne doivent pas être comprimés.

Le dos est arrondi, la nuque cambrée, les épaules sont en avant, le ventre et les poumons sont comprimés.

Le dos est droit, la nuque allongée, les épaules, le ventre et les poumons sont dégagés.
2. Conduite
L’animal encagé est nerveux, cela se comprend. Des scientifiques ont compté ses pulsations, qui, de 70 à la minute, poul normal, sautent à 120, 150, voire 200 à chaque feu rouge, à chaque incident de la route. Ces continuelles distorsions sont préjudiciables à son équilibre, à sa santé.
Pour pallier ces inconvénients et réguler son émotivité, je conseille cet exercice:
Inspirer sur quatre temps, bloquer poumons pleins sur quatre temps, expirer sur quatre temps, bloquer poumons vides sur quatre temps.
Le Pranayama carré a l’avantage d’être à la fois tonique et apaisant, et ne présente aucun risque de suroxygénation. Poursuivre l’exercice quelques minutes, puis se reposer en respiration normale. Chacun adapte à sa guise. Cela va sans dire, mais va mieux en le disant, surtout quand on s’adresse à un animal singulier et coquefredouille* (* vieux mot français qui signifie: dépourvu de sens commun).
3. Halte
Quand le malheureux a l’occasion de s’arrêter, s’il ne peut quitter son habitacle, qu’il repose les muscles de la nuque et du trapèze sur l’appui-tête ou le dossier.
Si l’opportunité se présente, qu’il sorte rapidement de sa cage, qu’il s’étire, sautille, fasse quelques pas. L’idéal serait qu’il se couche sur le bas-côté à plat dos et les bras en croix.
Hélas! sur les trottoirs d’une grande ville, cet exercice est difficile, ses congénères, l’espèce est féroce, lui marcheraient dessus sans pitié. Que dire de plus? J’ai fait de mon mieux. […] Aussi je l’en supplie, qu’il renonce à sa cage de fer! Qu’il fasse du vélo, ou du bateau, qu’il marche à pied, qu’il coure, qu’il surfe s’il le faut, mais pas ça…
- Chéri, tu viens, nous n’attendons plus que toi!
Excusez-moi, je dois vous quitter, mon épouse et moi partons justement en vacances dans les Pyrénées, 800 kilomètres d’affilée… en voiture!
Henri Brunel




