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mai 29 2008

Le jeûne long

Publié par Michèle sous Santé

Le jeûne long, un nettoyage interne en profondeur, mais aussi un voyage intérieur


Aujourd’hui, voici le dernier volet de la série d’articles sur le jeûne. Le jeûne de longue durée est celui qui dure une semaine ou plus. Il peut aller jusqu’à trois semaines. L’avantage du jeûne long, … c’est un peu comme le programme long sur la machine à laver :-), … c’est qu’il permet de nettoyer les tissus plus en profondeur.

Je n’ai personnellement jamais dépassé 10 jours de jeûne. Il est recommandé de faire les jeûnes longs sous le suivi d’une personne compétente ou d’un médecin averti en la matière. Il existe des stages de yoga, jeûne et yoga, jeûne et randonnée, … Le jeûne, ça s’apprend. Le jeûneur apprend aussi à se connaître. J’ai fait il y a longtemps, quelques week-ends de jeûne suivis, en école de yoga. J’y ai appris les bases. J’ai lu les livres de référence. Puis, j’ai appris seule parce que je ressentais parfaitement ce que je pouvais faire, et que je n’ai jamais jeûné très longtemps. Mes jeûnes annuels ont d’abord duré 3 ou 4 jours, sans compter la période de préparation et de reprise, puis jusqu’à 10 jours.

Je ne vais pas décrire en détail comment effectuer un jeûne long, pour cela il y a des livres adaptés et très complets (voir les références ci-dessous). Je vais plutôt partager mon expérience: décision de jeûner, préparation, phases du jeûne, “crises” (ça arrive, mais c’est bon signe), reprise alimentaire.

Décision de jeûner

Il y a plein de bonnes raisons de jeûner:

  • Donner un repos à son organisme,
  • Lui offrir une cure de détoxication
  • L’aider à perdre du poids (mais cela ne devrais pas être la seule raison)
  • Prendre rendez-vous avec soi-même: le jeûne met face à soi-même et est un moment béni pour faire le point et la paix avec soi-même. C’est une expérience intérieure: le mental et la sensibilité deviennent très fins: le jeûne vous permet de voir et ressentir les choses différemment. Le mental et le corps prennent le rythme du repos, imposé par le jeûne.
  • Vivre une expérience de dépassement, plus facile qu’il n’y paraît, qui mène à une renaissance, une réjuvénation.
  • Vivre une expérience de yoga ou une retraite spirituelle: vous pouvez vous programmer votre petite retraite individuelle, si vous prenez quelques jours de vacances, ou participer à une retraite de jeûne en groupe.
  • Prendre des vacances pour soi: corps, esprit et âme. Des vacances? cela peut étonner; mais je ne me suis jamais sentie autant en vacances que pendant mes jeûnes, même en restant à la maison. Ce sont des moments forts avec soi-même. Pas de rendez-vous, pas d’obligations. A vous de transformer votre jeûne en “vacances”, en programmant des promenades, des lectures que vous souhaitiez faire depuis longtemps, des moments de farniente que vous ne vous autorisez pas suffisamment, …

Préparation au jeûne

Le jeûne long se prépare, plus encore que le jeûne court. Penser à:

  • Planifiez votre jeûne: il y a toujours une phase de préparation (de 1 à 2 jours), la phase de jeûne proprement dit, la phase de reprise alimentaire, qui doit durer aussi longtemps que la phase de jeûne proprement dit, ou au moins la moitié. Combien de temps voulez-vous jeûner?
  • Planifiez vos congés: Certains arrivent à jeûner en travaillant. Mais il faut être solide et ne pas avoir trop de toxines à éliminer. La première fois, mieux vaut ne pas travailler. Et de toute façon, si vous fatiguez en jeûnant, il est bien plus bénéfique d’être en vacances. Si prendre des vacances est difficile et que vous voulez jeûner longtemps, vous pouvez commencer par 2 jours de préparation et le 1er jour de jeûne en travaillant. Ensuite, vous continuez de jeûner en ayant congé. Il est important, je trouve, d’être encore en congé pendant les 2 premiers jours de reprise alimentaire, pour que tout se passe bien pendant cette période critique, clé de la réussite de votre jeûne. Programmez-vous un temps de jeûne sans aucune obligation.
    Voilà qui est plus difficile lorsque l’on a une vie de famille, me direz-vous. Mais si le jeûne est bien compris par tous, peut-être pourrez-vous vous accorder ces quelques jours privilégiés, et peut-être que la famille pourra s’organiser pour vous les accorder et même peut-être vous y aider.
  • Faites vos courses: si vous lisez des livres sur le jeûne, tel celui de H. Lützner ou Gisbert Bölling, vous verrez que vous aurez besoin de légumes ou de fruits pour vos journées de préparation, de jus de légume ou de fruit pour votre jeûne (tout prêt ou à centrifuger vous-même). H. Lüzner recommande des purges (sachets à acheter). Vous pouvez les remplacer par des lavements, avec poche à lavement, tels qu’expliqués sur cet autre article et ses commentaires. Si vous êtes seul, pensez à déjà faire vos achats pour les premiers jours de reprise alimentaire. H. Lützner vous propose des “menus” pour une bonne préparation et une juste reprise alimentaire.

Les phases du jeûne

La journée de transition

  • Pour la transition de l’organisme vers le jeûne, il importe de le nourrir correctement et de l’aider à sa future élimination. Donc, pas d’excès, pas d’aliments nocifs: pas d’alcool, ni cigarettes, ni café, ni thé, ni chocolat, ni viande, ni sucre raffiné, …
  • La journée de transition peut par exemple consister à ne manger que des fruits natures (500 g par repas au maximum), bien mâchés, en trois repas.
  • Vous pouvez choisir l’option “monodiète de riz” ou l’option “journée de crudités”, salades ou salades de fruits.
  • Vous pouvez aussi vous préparer vous-même d’excellents bouillons de légumes pour aider à la détoxication.
  • Last but not least: préparez-vous mentalement, programmez-vous pour jeûner le nombre de jours que vous avez décidé. C’est important. Mais ne soyez pas non plus rigide: si le jeûne s’avère plus difficile que prévu, acceptez de le raccourcir ou de l’adoucir pour pouvoir tenir (en prenant par exemple un peu plus de jus de légumes).

Le premier jour de jeûne

  • Pratiquez un lavement ou une purge (voir premier article sur le jeûne). C’est important d’être propre de l’intérieur pour que l’élimination soit facilitée. Sinon, les toxines accumulées dans le côlon, risque de stagner vu qu’il n’y a plus la stimulation de la digestion des repas, puis de repasser dans le sang. C’est le contraire de ce que vous souhaitez!
  • Vous jeûnez, donc, c’est le premier jour sans manger. Encore une fois, reportez-vous à un livre sérieux pour composer vos prises de boissons (tisanes, jus de fruits et de légumes, bouillons ou seulement eau).
  • Durant ce premier jour, vous ressentirez certainement les tiraillements de l’organisme, habitué aux heures des repas. Cela durera peut-être même deux ou trois jours, avant que l’organisme accepte cette période de repos.

Deuxième et troisième jour de jeûne, puis les jours suivants

  • C’est souvent la période délicate. Le corps peut réagir, la tension baisser, ou vous pouvez ressentir des nausées/maux de tête plus ou moins fortes. Certains dépriment ou doutent sur leur capacité à jeûner.
  • Occupez-vous tout en vous reposant. L’organisme commence sa phase d’élimination et c’est bon signe, tant que ces symptômes sont raisonnables. Afin d’aider à l’élimination, buvez plus d’eau que votre soif ne l’exige.
  • Si vous êtes particulièrement nauséeux, prenez la peine de faire un lavement le matin des deux ou trois premiers jours. Faites de même si vous avez de la peine à penser à autre chose que manger. Vous verrez: cela calme la faim et les symptômes désagréables… vous vous sentirez même en grande forme!
  • Occupez-vous pour distraire le mental et vous faire du bien.
  • Ne négligez pas l’exercice. L’exercice sera doux et raisonnable: marche, sport, yoga, entraînement. Bouger contribuera à maintenir la musculation. Le corps puisera alors d’abord dans les graisses, puisque les muscles vous sont nécessaires à vos activités. Le jeûne alité a cet inconvénient notable: le corps puise dans les muscles… Perdre du poids, c’est bien pour certains, mais perdre ses muscles, n’est pas une bonne chose.
  • Faites-vous du bien. Si vous le pouvez, accordez-vous un massage, un bain, une séance de sauna. Tout cela vous apportera la détente nécessaire et vous aidera à drainer les toxines.
  • Reposez-vous plusieurs fois par jour.
  • Couvrez-vous bien. Le jeûneur a tendance à avoir froid. Lorsque je jeûne, je mets deux paires de chaussettes et je me protège les chevilles et les poignets. Avoir froid est source de tensions. A éviter pour une meilleure élimination.
  • Le jeûneur dort parfois moins bien (mais ce n’est pas toujours vrai, je dos parfois encore mieux…). Si vous vous réveillez, lisez, prenez des notes, méditez ou prenez le temps pour les introspections que se font naturellement pendant le jeûne.

Rupture du jeûne et reprise alimentaire

  • Prenez votre temps pour rompre le jeûne. Ne vous ruez pas sur la nourriture… cela nuirait à tous les bénéfices reçus.
  • Les mauvaises habitudes peuvent revenir au galop. Alors, préparez-vous à être fort. Profitez de cette parenthèse, pour créer de nouvelles habitudes positives.
  • Suivez scrupuleusement un programme de reprise alimentaire, tel que décrit dans les ouvrages spécialisés. C’est dur, je sais… mais tellement plus bénéfique. Le risque de trop manger, est de brusquer l’organisme et de créer des désordres. Vous pouvez même aller jusqu’au malaise. Ce serait dommage de créer le premier jour des fermentations intestinales après tout le mal que vous vous êtes donnés pour vous nettoyer de l’intérieur…
  • Mâchez lentement (au moins 35 fois chaque bouchée). Savourez… Le premier repas est souvent un émerveillement…
  • Mangez en silence, soyez à votre affaire. Prenez de bonnes habitudes.
  • Le jeûne est une belle aventure, qui vous donnera peut-être envie de renouveler ou de changer profondément certaines habitudes de vie.

Bon jeûne et bonne inspiration!

Autres articles sur le blog Yogamrita au sujet du jeûne

Bibliographie et livres utiles pour jeûner

Cet article s’inspire des deux références ci-dessous, disponibles sur la librairie Yogamrita, rubrique Bien-être. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ici, pour les acheter directement sur Amazon.

1) Une approche très intéressante du jeûne, de courte ou de longue durée. Je n’ai pas lu d’explications plus claires sur le pourquoi jeûner et sur toutes les questions que le jeûne peut soulever. L’auteur démontre ce que votre santé peut gagner à jeûner. Lui-même propose des jeûnes et randonnées en France:


2) Le livre du “maître” de Gisbert Bölling. La référence des cliniques Buchinger en Allemagne. Votre jeûne, jour après jour, et tous les conseils qui vont avec:

Le livre d’Alain Saury est très intéressant aussi. On sent que l’auteur a pratiqué et maîtrise son sujet. La deuxième partie est un peu spéciale, une vision personnelle du jeûne qui me parle moins.

Pas de réponse

mai 22 2008

Routine de yoga et ayurveda (4): le nettoyage du nez, Jala Neti

Publié par Michèle sous Ayurveda

Lota en plastique pour Jala Neti
Ce lota est en service depuis 1991 … il est toujours parfait pour son usage

Jala Neti, du sanskrit «nettoyage par l’eau», c’est le nettoyage des cavités nasales et des sinus. Cette pratique d’hygiène, si elle est quotidienne, combat les effets de la pollution, de la poussière et du pollen. C’est aussi une pratique bien utile pour qui fait régulièrement du Pranayama (les exercices yogiques de respiration).

Comment pratiquer Jala Neti

Jala Neti

Pour vous faciliter la tâche, le mieux est d’utiliser un Lota ou pot pour Neti (appelé parois burette). Ces pots ressemblent à de petits arrosoirs qui s’adaptent à l’anatomie du nez. Ils existent en plastique (les meilleurs marché), en cuivre ou en céramique. Le bout du tube est fait pour rentrer dans la narine.

Remplir le peau d’eau tiède, idéalement entre 37° et 40°.

Saler l’eau avec du sel de marin (sauf allergie au sel marin), de sorte à rendre le nettoyage plutôt agréable: l’eau ne «pique» pas du tout nez.

On sale l’eau dans la proportion du sérum physiologique, le liquide du corps humain, qui est lui-même naturellement salé (8 à 9 g de sel par litre d’eau). Cela fait environ 1 bonne cuillerée à café de sel par litre d’eau. Si nécessaire, ajustez la dose de sel jusqu’à ce que ce soit confortable à votre pratique. Plusieurs écoles de yoga proposent un peu plus de sel (jusqu’à 1 c. à café rase de sel par ¼ l d’eau).

Neti se pratique au-dessus d’un lavabo, c’est le plus facile.

S’incliner en avant et tourner la tête sur le côté gauche, retenez le souffle et versez l’eau dans la narine droite, pour la faire ressortir par la gauche: l’eau coule par elle-même, en emportant avec elle les impuretés et les mucosités du nez.

Vous pouvez laisser couler l’eau d’un demi lota, ou si vous sentez que vous avez besoin de bien dégager les sinus, laissez passer l’eau du lota entier.

Important : gardez la bouche ouverte, afin que l’eau ne pénètre pas dans les oreilles.

Lorsque vous avez fini du premier côté, soufflez doucement par le nez pour vous débarrasser de l’eau qui reste. Puis changez de côté, pour renouveler l’opération.

Respiration: Lorsque vous aurez essayé une fois ou deux, vous verrez que vous pouvez respirer calmement – par la bouche - tout en laissant passer l’eau…

Après Neti: sécher le nez

Pour que Neti soit vraiment bénéfique, il est indispensable de bien sécher le nez. Sinon l’eau stagne dans les sinus tout en se chargeant d’impuretés. Ceci est contraire à l’objectif premier…

Pour cela, souffler doucement par le nez; une narine à la fois.

Attention: car si vous soufflez trop fort, vous risquez de boucher momentanément la connexion entre le nez et l’oreille.

Mais cela n’est peut-être pas suffisant s’il vous reste-t-il de l’eau dans le nez après vous être mouché.

Faites alors encore ceci pour vous en débarrasser:

Penchez-vous en avant et laissez pendre la tête quelques instants; une partie de l’eau va sortir d’elle-même. Puis, à partir de cette position inclinée:

  • Bouchez la narine droite est expirez doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration: à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.
  • Bouchez la narine gauche est expirez doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration : à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.
  • Terminez une fois que le nez est sec.

Quelques salutations au soleil sont aussi très efficaces… mais vous risquez de mouiller votre tapis de yoga :-)

Conseils pratiques

  • Si l’eau salée ne passe pas par les narines, c’est que vous tenez trop fort le tube contre la narine, ou au contraire pas assez. Dans ce dernier cas, l’eau sort par la même narine parce le tube et la narine ne forme pas en ensemble étanche.
  • L’eau a parfois du mal à passer, si l’on est enrhumé. On peut alors laisser un moment le tube dans la narine, afin d’aider à dissoudre les mucosités. Se moucher une narine à la fois, doucement. Puis changer de narine.
    Après quelques essais, l’eau coulera plus facilement : au début goutte à goutte, puis plus abondamment ensuite.
    En cas de rhume, rester prudent avec le nez : les membranes des muqueuses sont très sensibles.
  • Bien que la plus grande quantité de l’eau sorte par les narines, une quantité minime d’eau sort par la bouche:
    Rien de grave, c’est l’inclinaison de la tête qui fait qu’une partie de l’eau coule par la bouche. Essayez de rentrer un peu plus le menton.
  • Cela pique ou vous fait mal quand vous vous lavez le nez : vous avez oublié le sel, ou vous en avez mis trop, ou pas assez… Lorsque le sel est bien dosé, l’eau a le même goût que les larmes. Elle a la même température que le corps.
  • Si vous désirez laver le nez profondément, utilisez un pot entier pour chaque narine. Pour la routine, 1/2 pot par narine est suffisant.
  • Si votre nez a tendance à être très sec, ajoutez une goutte ou deux d’huile de sésame ou d’amande douce après avoir bien séché le nez.

Lota en plastique pour Jala Neti

Huile ayurvédique

Il existe des huiles ayurvédiques, utilisées en traitement des migraines, sinusites, et rhumes, en Ayurveda. Quelques gouttes de cette huile après Jala Neti lubrifient les cloisons nasales, renforcent les effets de purification et les sinus.

Indications: Pourquoi faire Jala Neti ?

  • Pour commencer la journée, en guise de routine préventive d’hygiène
  • Après le travail, le bricolage ou le ménage, si vous vous êtes trouvé dans un environnement poussiéreux
  • Au retour d’une ballade, pour vous débarrasser du pollen et des mucosités contenues dans le nez, si vous y êtes sensible, intolérant ou allergique. Pratiqué régulièrement, Jala Neti peut contribuer à soigner ou atténuer le rhume des foins et les allergies au pollen.
  • Jala Neti est réputé bénéfique pour ceux qui souffrent d’asthme, d’allergies et d’autres affections respiratoires.
  • Pour lutter contre des problèmes de sinus, sinusites et sinusites chroniques: Jala Neti empêche le mucus de s’accumulerdans les sinus
  • Pour prévenir les rhumes de cerveau et les sinusites
  • Jala Neti influencerait positivement les organes sensoriels de la tête (cela se sent par ex. en cas de fatigue oculaire)
  • Soulage les maux de tête: le nettoyage du nez stimule et détend la zone du front et autour des yeux.
  • Certaines sources accordent une action positive à Jala Neti sur la mémoire et la concentration
  • Faites Jala Neti si l’air ambiant est trop sec et les muqueuses sont desséchées. Les cils capillaires du nez perdent alors leur habilité à transporter les mucosités. En nettoyant le nez régulièrement avec une solution d’eau salée, vous stimulerez le fonctionnement des muqueuses et le nez gardera son humidité naturelle.
  • La solution d’eau salée optimise le pH (mesure de l’acidité/basicité) dans les muqueuses et améliore la résistance de celles-ci contre les virus et les bactéries.

Contre-indications

Ne pas pratiquer Neti: en cas de rhume trop sévère ou si vous souffrez de mal d’oreille.

Sutra Neti

Sutra Neti est une autre technique de nettoyage du nez, qui se pratique avec un cathéter. Elle est moins facile que cette première technique et il est préférable de l’apprendre avec un professeur.

NB : Nous vendrons des lotas et l’huile ayurvédique décrite plus haut dans notre boutique. La boutique est toujours en préparation. Il reste encore du travail. Je ne peux pas avancer de date de disponibilité: nous mettrons en ligne la boutique dès qu’elle sera fin prête.

Sources:
Dessin de Jala Neti: Prévenir et guérir par le yoga : Manuel pratique
Yoga Mind and Body, Sivananda Yoga Centers
Yoga dans la vie quotidienne, Paramahan Swami Maheswarananda, Edition Ibera
Document sur Jala Neti du site : www.scand-yoga.org/toulouse

5 réponses

mai 15 2008

Le jeûne: poids, effets - Jeûne court - Jeûne liquide

Publié par Michèle sous Santé

Jus de carottes pour vôtre jeûne liquide

Le jeûne est un vaste sujet. Je peux en parler pour l’avoir pratiqué depuis des années, mais je ne suis non plus pas une spécialiste. Je vous conseille donc, si vous voulez approfondir la question, de lire les ouvrages de référence en bas d’article.

Le jeûne est une démarche personnelle qui vise à nettoyer l’organisme pour le régénérer, perdre du poids (si nécessaire) et stimuler les défenses immunitaires. Le jeûne est préventif. Jeûner, c’est permettre à l’organisme d’éliminer tout ce qui lui est inutile. Cette démarche contribue à prévenir des maladies. Le jeûne, c’est aussi un moment de pause dans le vrai sens du terme. C’est un moment de mise au point dans la vie. C’est aussi un moment fort dans une démarche spirituelle.

La question du poids

Bien sûr, un jeûne de plusieurs jours fait perdre du poids. Un peu plus rapidement pour les hommes que pour les femmes. Plus en cas de surcharge pondérale que de poids normal.

Sauf grand état de faiblesse, il est conseillé de bouger en faisant de l’exercice modéré pendant le jeûne (randonnée, yoga, gym douce, ballade tranquille à vélo, …), pour éviter la fonte musculaire. Le jeûne alité est celui qui s’accompagne de la plus forte perte musculaire.

Le jeûneur perd d’abord ses « scories » : toxines, tissus inutilisables / malades, cellules mortes, puis ses réserves de graisse et ses muscles. En fait, le corps se sépare d’abord de ce qui lui est le moins utile, pour ne ponctionner les tissus vitaux qu’en cas d’extrême besoin (au bout de plusieurs jours, voire semaines).

Jeûner plusieurs jours n’est pas un problème pour l’organisme, selon Gisbert Bölling. Il explique que le corps a des réserves pour un à deux mois.

Si l’organisme est très chargé en toxines, le processus d’élimination devient un peu plus éprouvant. Il convient alors d’atténuer le jeûne en ajoutant du jus de fruit, de légume ou du bouillon de légumes.

Autres effets du jeûne

Outre l’élimination des réserves de graisse, on observe :

  • Effet rajeunissant de la peau et du teint
  • Désintoxication du corps
  • Régénération des cellules
  • Elimination des vieux tissus, déchets, scories
  • Le jeûne peut se révéler thérapeutique dans certains cas: douleurs articulaires, fibrome. Mais ce n’est pas systématique.
  • Augmentation de la vitalité
  • « Victoire » sur soi-même
  • Retour à l’essentiel

Cette liste n’est pas exhaustive.

Différentes façons de jeûner : durée du jeûne cours

Le jeûne d’un repas ou deux

Vous avez mangé trop riche et vous sentez barbouillé ? Vous sentez une fausse faim ? (vous avez mangé mais vous sentez que de manger un petit quelque chose va vous permettre de calmer une sensation désagréable).

Alors surtout ne mangez pas ! Sautez un repas, voire deux. Si vous n’êtes pas très bien, c’est que vous êtes en surcharge et que votre corps essaie d’éliminer. Si vous mangez par-dessus ce « trop plein » de nourriture ou de toxines, vous allez encore compliquer la tâche de votre organisme.

A propos de l’alimentation modérée, la Hatha Yoga Pradipika dit:

La nourriture onctueuse et savoureuse, qui laisse un quart de l’estomac vide, et qui est mangée pour la délectation de Shiva, voilà ce que l’on appelle alimentation mesurée.
I.58

Tara Michaël commente: “On doit remplir deux quarts de l’estomac avec de la nourriture, un quart avec de l’eau, et laisser un quart vide pour la circulation de l’air” (énergie vitale ou prana). La référence à Shiva montre l’aspect spirituel de l’acte de se nourrir. Le divin imprègne tout, la nourriture est oblation, la nourriture est un cadeau divin.

Pour en revenir aux états “barbouilés”, cela m’arrive le matin, si j’ai mangé un peu trop le soir. Ma méditation matinale a ressemblé à un demi-sommeil ponctué de rêves éveillés (bref la qualité de méditation n’était pas au rendez-vous !) Je ne me sens pas bien et j’aurais envie de prendre un petit déjeuner pour masquer mon inconfort.

Dans ces moments-là, pas de petit déjeuner. Je prends quelques gouttes d’huiles essentielles en fonction de mes fragilités.

Pour le foie : 1 goutte HE de menthe poivrée, 1 goutte HE de gaulthérie couchée (wintergreen) dans ½ c. à café de miel ou d’huile végétale. A garder 1 minute en bouche.

Cela apaise la sensation de nausée. Ensuite, je bois un thermos d’eau chaude dans la matinée, par petites tasses.

On ne devrait manger qu’avec un appétit sain : parce que c’est l’heure de manger et que vous avez faim, ou parce que vous avez fait des efforts physiques ou parce que vous avez pris le grand air, …

Le jeûne d’un à trois jours

Le jeûne court est le plus simple à mettre en place. Il ne nécessite pas de grande préparation. Le mieux est de remplacer le repas du soir qui précède par un bouillon de légume filtré.

Le jour j, s’abstenir de manger et boire en suffisance de l’eau, du jus de fruit ou de légume dilué (1/5e our 4/5e d’eau), ou du bouillon de légumes. Si nécessaire, prendre une tisane avec un peu de miel pour démarrer la journée. Utiliser des jus et des légumes bio.

La reprise alimentaire se fait en sagesse : se ruer sur la nourriture peut mettre à mal tous les bienfaits du jeûne ! On dit que la période de reprise alimentaire doit être de la même durée que le jeûne.

Tisane pour vôtre jeûne liquide

La reprise alimentaire

Le reprise alimentaire est progressive. A titre indicatif, pour le premier jour :

Matin : tisane
Midi : pomme bien mûre ou cuite à l’étuvée
Après-midi : tisane
Soir : soupe de légume à la pomme de terre, 1 c. à café de graines de lin et un galette suédoise.

2e jour :
3 repas légers. Prendre le temps de bien bien mâcher…

Le jeûne hebdomadaire

C’est un jeûne que j’ai pratiqué sur près d’une année. Il est facile sur le principe : ne pas manger un jour fixe de la semaine. Suivre les indications du jeûne d’un à trois jours.

J’ai beaucoup apprécié ce type de jeûne, pour ses effets purificateurs sur le long terme. Mais j’avoue que parfois, je n’avais vraiment pas envie de jeûner. En d’autres termes : c’est un jeûne qui requiert une sacrée autodiscipline et une forte motivation.

Le plus dur pour moi certaines semaines, c’était jusqu’à midi. Une fois passé ce cap, mon système digestif se mettait en veille et je commençais à ressentir les bienfaits du jeûne. Là, on se rend compte qu’on ne souffre pas des hauts et des bas que provoque la digestion : on économise donc de l’énergie et c’est la pleine forme.

Selon les études de Lützner, on dépenserait autant d’énergie pendant nos activités (physiques, mentales, …) de la journée que pour digérer nos repas !

Mais le démarrage est le côté difficile de ce jeûne : chaque semaine, on expérimente à nouveau cette mise en veille du système digestif, avec la faim qui tenaille un peu.

Pendant ce jeûne, le corps ne manque de rien. Nous avons tout en suffisance en nous-mêmes. Pendant 24h, le corps va se servir sur ses réserves et ne va ponctionner que l’exacte quantité dont il a besoin.

Différentes façons de jeûner : les liquides

Le jeûne au jus de légumes ou de fruits

J’ai pratiqué pendant des années un jeûne annuel avec du jus de carotte (si possible frais), additionné d’un soupçon d’huile pressée à froid (pour permettre son absorption). C’est un jeûne très agréable, un peu moins exigeant que le jeûne à l’eau. En même temps, le corps reçoit des vitamines et des sels minéraux, et bénéficie des propriétés d’élimination des plantes.

C’est aussi un peu plus facile les premières années de mise en place d’un jeûne annuel, car les phases d’élimination sont plus douces.

H. Lützner conseille de couper les jus de légumes et les jus de fruits (au moins moitié eau, moitié jus, jusqu’à 1/5e jus pour 4/5e d’eau). Je trouve cela indispensable pour les jus de fruits. Trop de sucre crée un choc pour l’organisme au repos.
Utiliser des jus bio.

Le jeûne à l’eau

Le jeûne à l’eau est le plus sobre. Il est plus exigeant aussi, du point de vue de la volonté. Pour aider l’élimination et se conformer aux recommandations de l’ayurvéda, je prends de l’eau chaude ou tiède. Elle favorise l’élimination.

Le jeûne sec

Le jeûne sec est franchement déconseillé car l’eau est nécessaire pour éviter toute déshydratation et éliminer les toxines (qui sinon se concentrent). Seules des personnes très habituées au jeûne terminent leurs jeûnes longs avec un ou deux jours de jeûne sec. Jamais plus de 2 ou 3 jours. Je ne l’ai jamais pratiqué.

Références bibliographiques

Cet article s’inspire des deux références ci-dessous, disponibles sur la librairie Yogamrita, rubrique Bien-être. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ici, pour les acheter directement sur Amazon.

1) Une approche très intéressante du jeûne, de courte ou de longue durée. Je n’ai pas lu d’explications plus claires sur le pourquoi jeûner et sur toutes les questions que le jeûne peut soulever. L’auteur démontre ce que votre santé peut gagner à jeûner. Lui-même propose des jeûnes et randonnées en France:


2) Le livre du “maître” de Gisbert Bölling. La référence des cliniques Buchinger en Allemagne. Votre jeûne, jour après jour, et tous les conseils qui vont avec:

Un troisième article sur le thème du jeûne long est prévu pour bientôt, après un petite pause pour parler yoga et pensée positive…

Source photo du jus de carottes: http://www.cosmetique-by-rahma.com/petites-recettes-bio-pg-15.html
Source HYP: Hatha Yoga Pradipika, Tara Michaël, Editions Fayard.

une réponse

mai 13 2008

Le jeûne, pourquoi?

Publié par Michèle sous Santé

Le jeûne, période de grand nettoyage intérieur

Lorsque j’étais enfant, je voyais ma maman jeûner, de temps en temps pour se sentir mieux. Mais, ce n’est que bien plus tard, dans le cadre du yoga que j’ai commencé à m’intéresser au jeûne.

Le jeûne du yogi

Il n’y a pas longtemps, j’ai écris quelques petits textes sur l’importance de l’alimentation et de l’hygiène, pour le yogi. J’expliquais que toutes ces démarches vont dans le même sens: le yogi recherche l’excellente santé, pour se donner tous les moyens de parvenir à son but: l’éveil spirituel.

Une démarche spirituelle passe par des étapes de purification. En Occident, c’est la même chose. Mais on pense plus aux moines qui procèdent à des pénitences, des abstinences (carême), des prières, des pratiques religieuses. En Orient, en yoga mais aussi dans d’autres approches (Kung Fu, Tai Chi, Qi Gong, …), tous les aspects de l’être sont travaillés, en vue d’atteindre un objectif de perfection: travail et soins corporels, travail psychique (éducation du mental), travail spirituel.

Le jeûne, dans le sens du yoga, revêt donc un sens premier spirituel. Pour atteindre à l’amélioration de son être, l’aspirant n’a rien à acquérir, au sens d’ajouter à ce qu’il est: il a à lâcher et à abandonner tout ce qui est inutile: pensées négatives, peurs, égoïsme, orgueil, …

Pour le corps, c’est un peu pareil: nous pouvons sans dommage renoncer aux nourritures qui nous “abîment”, à notre attachement à la nourriture, à nos toxines et nos graisses corporelles en excès.

Nous avons tous un corps auquel nous tenons, bien heureusement. Pour vivre, nous avons appris à le nourrir…d’air, de nourriture, de pensées, à le vêtir, à le soigner etc. Nous pouvons aussi apprendre à le guérir par le jeûne, par l’abstention de nourriture physique.

Un jeûne bien mené, en connaissance de cause, est extrêmement bénéfique, pour le corps, le psychisme et l’âme.

Basti, Le nettoyage interne, pour un jeûne bien plus facile

Il y a plusieurs manières de jeûner. Et cela méritera d’y revenir dans d’autres articles. Personnellement, je ne jeûne jamais aussi bien qu’après un nettoyage interne. Certains font des purges. Moi, je préfère le lavement intestinal que je trouve plus doux. Je l’ai appris avec le yoga, puisque Basti est un des Kriya, actions purificatrices du corps.

Poche à lavement Xantis

Basti (le lavement) se fait toujours à jeun. Il se pratique avec une poche à lavement qui se termine par une canule à insérer dans le rectum. Je le pratique en douceur, avec de l’eau légèrement chaude, additionnée d’un peu d’extrait de camomille. Au fil des années, j’ai appris à exécuter quelques mouvements qui me permettent de faire monter progressivement l’eau dans le colon descendant, le colon transverse, et même le colon ascendant. Ainsi, c’est le colon dans son ensemble qui est “douché” et nettoyé.

Si possible, je retiens l’eau, mais sans forcer, car sinon, on risque de contraindre le colon et de le traumatiser, ce qui n’est pas le but. Si je peux, je fais alors quelques exercices de yoga qui conviennent tout particulièrement: la posture sur les épaules, Uddiyana Bandha, Nauli (pour ceux qui savent faire), ou Agni Sara (dont je parlerai une autre fois: on fait un barratage des organes abdominaux en rentrant et sortant le ventre, à un rythme soutenu).

Après tout cela, sans nul doute, l’élimination draine un nombre considérable de déchets du colon, et toutes les toxines qui vont avec. De manière entièrement naturelle. C’est un peu spécial à raconter; pas très courant, n’est-ce pas? Et pourtant, nos arrière ou arrière arrière grands-parents connaissaient tous le lavement, pour éviter un rhume, une grippe, etc.

Une fois le corps nettoyé de la sorte, je me repose un peu… Et je commence à ressentir les bienfaits de cette séance de nettoyage interne. Je me sens infiniment bien, propre, avec une énergie nouvelle. D’ailleurs, même mes joues reprennent plus de couleurs… et chose extrêmement intéressante: je n’ai pas du tout envie de manger, tellement le corps est bien ainsi.

L’état de jeûne: “l’autorestauration”

Les intestins vidés, le système digestif entame une pause bienfaisante… le jeûne peut alors commencer. Le corps peut alors se mettre dans un mode de fonctionnement dans lequel il se suffit à ses propres besoins. C’est ce que Gisbert Bölling appelle l’autorestauration. En priorité seront consommées les matières inutiles (toxines), puis les graisses.

Je continuerai de parler du jeûne dans un prochain article. Mais avant, voici un petit extrait (le prologue) de l’un des deux livres clés qui m’ont presque tout appris sur ce sujet. Les auteurs sont tous deux de nationalité allemande. Il faut dire que là-bas, on soigne par le jeûne depuis des décennies.

Nous commençons notre existence humaine dans un état d’autorestauration: sans rien faire, sans rien manger, nous sommes nourris par le cordon ombilical. Et un beau jour, c’est fini: quelqu’un coupe ce cordon et il faut se débrouiller autrement.

Le souvenir de cet état d’autorestauration s’est inscrit dans la conscience collective sous l’image du “paradis perdu”.

Or ce paradis n’est pas perdu, on l’a juste perdu de vue. Le corps a gardé la possibilité de se débrouiller tout seul: il suffit de ne pas trop manger, et l’organisme retourne dans son programme d’autorestauration:

il s’occupe de tout,
et il le fait très bien.

Alors, laissons-le faire:
jeûnons avant qu’une maladie ne nous fasse perdre l’appétit.

Gisbert Bölling, Le jeûne

Pour ceux qui sont intéressés par les deux ouvrages de référence que je mentionne, ils sont sur la librairie Yogamrita, rubrique Bien-être. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens, ici, pour les acheter directement sur Amazon.

Référence sur le jeûne:

1) Le jeûne, Gisbert Bölling: sous forme de questions/réponses.
Une approche très très intéressante du jeûne, de courte ou de longue durée. Je n’ai jamais lu d’explications plus claires sur le pourquoi jeûner et sur toutes les questions que le jeûne peut soulever. L’auteur démontre ce que votre santé peut gagner à jeûner. Lui-même propose des jeûnes et randonnées en France.


2)
Le livre du “maître” de Gisbert Bölling. La référence des cliniques Buchinger en Allemagne. Votre jeûne, jour après jour, et tous les conseils qui vont avec.

Source image: http://www.xantis.fr/boutique/fiche_produit.cfm?type=64&ref=KIT&code_lg=lg_fr&pag=1&num=0

17 réponses

mai 06 2008

Souplesse des poignets et des avant-bras

Publié par Michèle sous Travail postural

Le Yoga travaille la souplesse. Les poignets ne sont pas oubliés: certaines postures comme le Corbeau ou le Paon nécessitent des poignets en pleine santé! Certains Mudra (gestes des mains) aussi.

Plusieurs Mudra nécessitent des poignets souples

La souplesse des poignets a tendance à se réduire avec les années. Les exercices ci-dessous sont proposés dans plusieurs centres et écoles de yoga. Ils préviennent des raideurs des poignets.

Tous les exercices se pratiquent les bras devant soi, dans une position souple et les épaules détendues.
A pratiquer en douceur…

Faire des cercles avec les poignets

Faire des cercles avec les poignets

Faire des poings: plier les 1ères puis les 2èmes phalanges, le pouce est soit à l’intérieur soit à l’extérieur. Placez les bras devant vous.
Puis faire des cercles avec vos poings dans un sens, puis dans l’autre.
Répéter 5 à 8x de chaque côté.

Poing/extension

Faire des poings puis étirer les doigts, paumes vers le bas

Expirer: Faire des poings dirigés vers le bas, pouces de préférence à l’intérieur.
Inspirer: Ouvrir complètement les mains paumes vers le bas et écarter les doigts.
Répéter 8 à 10x.

Bascule des mains haut/bas

Basculer les mains de haut en bas

Les mains sont à plat, doigts de préférence joints.
Expirer: A l’aide des poignets uniquement, descendre les mains, bouts des doigts vers le bas, dos des mains devant.
Inspirer
: Monter les mains, bouts des doigts vers le haut, paumes des mains devant.
Répéter 5 à 10x.

Ouvrir/fermer “le portail”

Flexion/extension des poignets

Expirer: Réunir les bouts des doigts, mains à plats et dos des mains dirigés devant, comme si vous fermiez un portail.
Inspirer: Sans changer la position des poignets dans l’espace, ouvrir “le portail”: les paumes des mains se placent vers l’avant et les extrémités des doigts se dirigent vers l’extérieur.
Répéter 5 à 10x.

Outre l’assouplissement, le travail des poignets est favorable encore à deux niveaux:

Vous remarquerez peut-être en faisant les exercices que vous avant-bras se détendent énormément… car ils sont eux aussi mobilisés. Nos tensions passent par les avant-bras et vont jusqu’au bout des doigts. La détente de la main et du poignet se répercutent dans le bras, puis tout le reste du corps.

Mouvoir les poignets, c’est aussi aider à maintenir les articulations lubrifiées et saines. Le mouvement doux stimule la sécrétion de synovie et aide à évacuer les toxines qui ont tendance à se fixer dans les articulations.

Sources:
Les exercices sont tirés de “La méthode “Yoga dans la vie quotidienne”, Paramhans Swami Maheshwarananda, Ed. Ibera
Photo du Mudra: http://www.chrislee.org.uk

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