avr 01 2007
Qui sommes-nous?
En 2007, nous avons opté pour un changement radical de vie. Nous avons quitté la région frontalière franco-suisse pour nous installer en Bretagne, dans le Finistère nord, à quelques kilomètres de la mer. Nous sommes entrepreneurs au sein d’une coopérative d’activités (Chrysalide) et souhaitons vivre de ce que nous aimons: pour Michèle, c’est l’enseignement du yoga et pour Marc, c’est la rélexologie plantaire et le modelage classique suédois. Yogamrita est le fruit de notre intérêt et de notre pratique continue du Yoga et du bien-être.
Outre le blog, découvrez les stages de yoga et bien-être, la librairie et (bientôt) la boutique du yoga. Nous vous souhaitons une bonne visite!
Michèle enseigne le Yoga.
Le yoga est ma passion. Mon intérêt pour le bien-être en découle.
J’ai commencé la pratique du yoga à 16 ans, puis de façon quotidienne à l’âge de 26 ans. Je transmets le yoga depuis 1991.
Après une première formation à l’enseignement du Yoga à Neyyar Dam, Kerala (Inde), achevée en janvier 1991, j’ai enseigné 3 ans dans les centres de Yoga Sivananda européens, en tant que staff permanent. J’ai ensuite enseigné de façon indépendante, tout en travaillant à côté.
J’ai été responsable des publications (département Communication) puis chef de projets web (département Informatique) pendant 12 ans, au sein d’une grande entreprise, avant de revenir pleinement au yoga.
Suite à une seconde formation à l’enseignement auprès de Yoga 7 à Genève (sur quatre ans), je suis devenue enseignante membre de Yoga Suisse (anciennement Fédération Suisse de Yoga), et par là même, reconnue par l’Union Européenne du Yoga. Pendant cette période, j’ai donné des cours aux employés d’une banque ainsi qu’à Yoga 7 (Genève, Suisse). Il existe un réel essor du Yoga dans le milieu professionnel.
Je suis très intéressée par le yoga traditionnel, le Yoga en relation avec l’Ayurveda, le Yoga en entreprise, ainsi qu’à un yoga plus doux, adapté à l’occidental. Je développe l’enseignement du yoga pour des populations aussi différentes que les chercheurs en yoga investis dans leur démarche, les employés en entreprise, les enfants, les femmes enceintes, les seniors et les handicapés.
Je m’intéresse aussi à la santé dans sous ses aspects ainsi qu’à tout ce qui touche la gestion de stress au quotidien.
Mais encore, j’apprécie de rencontrer les gens ainsi que les échanges de qualité.
J’aime la nature, le monde végétal et animal, la spiritualité dans le contexte du quotidien, l’art et la création, … Je suis aussi très intéressée par Internet et toutes ses potentialités.
Aujourd’hui, j’ai le privilège de vivre à temps plein du yoga et me réjouis de rencontrer d’autres personnes intéressées par ce que nous proposons, pour partager et transmettre ce que j’ai appris.
Email: michele@yogamrita.com
Marc pratique le modelage classique suédois et la réflexologie plantaire.
Quelques lignes pour me présenter
Je suis un chercheur, j’aime étudier et écouter la vie.Concerné très tôt par ce qui touche au bien-être, j’ai étudié les médecines douces, l’alimentation.
Ce qui touche au spirituel et la force des relations qui nous unissent les uns aux autres, m’ont aussi beaucoup intéressés et construits.En 2005, j’ai suivi deux formations professionnelles sur 14 mois, et suis aujourd’hui diplômé en Réflexologie et en Modelage classique suédois.
Aujourd’hui, j’ai le grand bonheur de partager ce que j’ai appris de la vie et de mes professeurs.
Je pratique donc :
- La Réflexologie plantaire et palmaire – Le Modelage Classique.
- Je pratique également le Do in (auto-massage).
Professionnellement, mon parcours est passé par la vente en magasin diététique 5 ans, la conduite de bus 5 ans, et l’activité d’économe-archiviste dans une banque (7 ans). Je reviens maintenant à ce qui a toujours représenté ma profession intérieure: l’apaisement de certaines tensions par le toucher.




Bonjour Michèle,
Je cherchais des infos sur la respiration en ujjayi, et je découvre ce blog. Il est clair et aéré, et ne fait pas dans l’exotisme de bazard. Ce qui m’intéresse, c’est précisément le fait que vous aidez les personnes qui pratiquent chez elles et vous font part de leurs difficultés.
J’ai pratiqué dans un cours pendant deux ans, puis j’ai eu un accident. Je suis resté paraplégique. Luxation complète D6-D7 et fracture de D7, pour situer le niveau de ma paralysie (aucune sensibilité ni aucune motricité en dessous de ce niveau). S’en est suivi une remise à zéro de tous les compteurs ! Et c’est là qu’on s’aperçoit que tous les aspects de la vie sans exception sont touchés, de la position assise permanente la plus évidente aux yeux des autres, aux fonctions les plus intimes. J’avais 37 ans, marié et père deux enfants de 10 et 8 ans. Je passe sur les galères, le divorce 7 ans plus tard, les problèmes de santé physique et mentale. De multiples tentatives de reprendre des exercices de respiration et de concentration se sont soldées par des échecs. Je n’ai jamais considéré que je ne pouvais plus rien faire, mais plutôt qu’il fallait essayer de m’y remettre à chaque fois après une période de désillusion. Et voilà que, depuis deux mois ça tient. Je veux dire que depuis deux mois, j’arrive à me faire une petite séance de respiration presque chaque jour ainsi qu’un petit exercice de concentration, même s’il y a des jours sans. Le moment est venu où je peux reprendre la marche de mon évolution. Il y a 21 ans que je suis paraplégique !
Je m’appuie sur un vieux bouquin de yoga, de l’époque précédent ma décision de participer à un cours (les années 70 !), période propice où j’ai acheté des tonnes de bouquins sur les philosophies asiatiques, Alexandra David Néel, Arnaud Desjardins, et autres.
Ce qui me manque, c’est une référence. Un lieu où je peux poser la question qui ne trouve pas de réponse dans mon esprit. Peut-être aussi un dialogue plus large. Est-ce la bonne porte ?
Avez-vous eu à enseigner ou aider des personnes handicapées ? Je viens de découvrir ce site et je n’ai pas encore tout parcouru. Tout le côté asana ne m’intéresse pas puisqu’impossible à pratiquer. Je me rends compte que les quelques semaines d’exercices de pranayama, même approximatifs, me font du bien. J’ai retrouvé une bonne ampleur thoracique, et je me sens le cerveau plus clair ! Par contre, au niveau de la concentration, c’est pas terrible. Je sais que c’est autrement plus difficile, mais c’est par là que je vais avancer.
Doit-on adhérer à quelque chose sur votre site ?
Et pour Marc qui va sans doute lire ces lignes. Je me rends chez mon kiné une fois chaque semaine. Il me mobilise les membres inférieurs, détend les muscles, assouplit les articulations. A ma demande il s’occupe aussi de mes épaules et de mes bras soumis à la dure vie de paraplégique. Avez-vous conseillé des personnes dans mon cas ? Il y a des douleurs (quasi quotidiennes), des oedèmes de chevilles, des tendinites persistantes et autres plaisirs “handis” auxquels on peut tenter de trouver un apaisement. Certes, le seuil de la douleur s’est élevé avec l’entraînement, mais c’est quand même un frein sérieux à toute sorte d’activité, et une source de fatigue.
A vous, et à tous les autres que je ne connais pas sur ce site : “Bonne année 2008″.
Mon souhait 2008 c’est : avancer en bonne compagnie et… convaincre notre entourage que nous sommes en train d’exterminer nos petits enfants (j’en ai deux, bientôt trois) et que chacun doit agir ici et maintenant pour arrêter ça.
A bientôt
Yannick
Bonsoir Yannick et merci pour ce témoignage.
Je ne vais pas pouvoir répondre de façon complète à un message aussi riche. Marc souhaiterait aussi vous répondre : Il le fera sous peu.
D’ici là, je peux vous dire que non, je n’ai pas encore enseigné à des paraplégiques. Mais j’ai eu plusieurs participants à mobilité réduite, voire très réduite. Je pense notamment à un homme que j’ai connu il y a près de 20 ans. Il avait subi un très grave accident et - comme il le disait lui-même - était plein de ferraille partout -. Il pouvait encore se déplacer avec un rolator. Toute autre personne aurait abandonné, car sortir dans sa propre rue lui prenait des heures.
Il venait aux cours de yoga et faisait à peine et approximativement 1/20e des exercices sur un rythme très lent, et restait allongé sur le dos le reste du temps. Mais il n’arrêtait pas de nous dire “Qu’est-ce que cela me fait du bien à mon corps abîmé”. Avec les autres enseignants, nous en avions déduit, hormis les bienfaits du travail de respiration et de détente, qu’il faisait son yoga dans sa tête, mentalement.
Tout cela pour vous rappeler que, même si une grande partie de votre corps n’est plus innervée pour réaliser des mouvements, elle n’en est pas moins vivante. Notre corps, notre véhicule, est mu et maintenu par le prana, l’énergie vitale. Ce prana circule en permanence, de façon plus ou moins fluide. La détente, la visualisation, la respiration et les exercices de Yoga Nidra contribuent à améliorer la circulation du prana. Il pourrait être très intéressant, je le pense, pour votre bien-être général de travailler de façon subtile sur l’ensemble de votre corps. Ne délaissez pas la partie handicapée… bien que je comprenne que l’absence de toute sensation soit un frein.
Ceci dit, je vais bientôt, je l’espère, donner des cours à des personnes à mobilité réduite, qui se déplacent en fauteuil roulant (personnes âgées). Je m’intéresse donc beaucoup à ce qui peut être fait, lorsque comme vous on est sur une chaise.
Votre récit me fait exprimer un “bravo” pour votre grand courage et votre persévérance. Le pranayama - les exercices de respiration - , et la concentration sont un travail de longue haleine. Mais en la matière, rien ne vaut la régularité. Le pranayama est une excellente préparation pour mener aux exercices de concentration.
Il me semble que le Yoga Nidra pourrait être intéressant lui aussi, comme je vous le disais plus haut. Parce que vous apprenez à développer une concentration parfaite, dans un état de détente totale. Ce qui n’est pas toujours facile, lorsque l’on chercher à se concentrer, n’est-ce pas? Pour en savoir plus sur le Nidra, taper “Nidra Yoga” dans le moteur de recherche du blog: il y a plusieurs articles.
N’hésitez pas à nous poser des questions. Nous y répondrons dans la mesure de nos compétences et en vous disant clairement quand celles-ci sont dépassées.
Je vous donnerai volontiers plus d’indications sur des exercices pour paraplégiques, au fur et à mesure que je vais réaliser des cours et obtenir des retours d’expérience. Je le ferai directement par mail, puisque j’y ai accès.
Sur ce blog, nous rencontrons des gens en chemin, ouverts et prêts à dialoguer. C’est d’ailleurs le retour le plus précieux que j’en tire depuis sa création.
Il n’y a pas d’adhésion. Plus tard nous allons ajouter une boutique de yoga et bien-être et une newsletter. Mais ce sera plus tard… et le blog restera non commercial.
Meilleurs voeux pour l’année à venir. Que les consciences s’éclairent, se montrent constructives et pacifiques…
Bien à vous
Michèle
Bonjour Yannick,
Je tenais à vous répondre en quelques phrases qui auront un écho en fonction de votre propre expérience.
Le “changement de véhicule/corps” que vous vivez depuis tant d’années est, je pense, une des choses les plus difficiles et les plus constructives à vivre. Je ne vous parlerai pas de ma courte expérience (18 mois de béquille à l’âge de 18 ans suite à un accident de moto) mais plutôt de l’éveil du corps que cela m’a apporté.
Quand l’handicap déboule dans nos vies et fracasse les repères et les habitudes, chacun réagit avec les aptitudes du moment et poursuit au mieux de ce qu’il peut.
Les façons d’interpréter l’évènement (hasard, cadeau déguisé, tuile, voie de dépassement…).
Dans votre cas, la mobilisation, l’assouplissement, et la détente de vos muscles et articulations par votre kiné sont d’une importance capitale. Aussi important, est la capacité que vous avez déjà ou que vous aurez, à vous masser vous-même (Do In et tout autre auto-massage) pour entretenir ce corps qui est le vôtre. Selon moi, nous avons tout intérêt à nous préparer dès que possible à être autonome et à être capable de nous donner à nous-mêmes… autant que de recevoir de l’autre.
Je me souviens que dans mon lit d’hôpital, durant 2 mois, j’occupais mes journées avec des exercices de respiration et relaxation, puis par des exercices de réflexologie palmaire et de Do In que j’inventais pour la circonstance. Cela m’apportait une bonne énergie, donnait un sens à mon corps et à mon esprit un peu chamboulé. Je voulais me donner à mon corps en bouleversement, l’attention qui lui était nécessaire.
“Ce corps qui est le plus précieux des véhicules, car il est de tous nos voyages”.
Je vous encourage et c’est là mon conseil Yannick, à aimer et à donner à votre corps ce que vous pouvez lui offrir jour après jour. Bien entendu, de temps à autre, ce cadeau à soi-même prend des coups dans l’aile. Il y a les moments, où la constance et la régularité sont difficiles à maintenir, mais nous pouvons néanmoins conserver l’intention et le cap rivé sur ce soin majeur. Cela entretient et nourrit notre vitalité, notre joie et le “sourire transmis” à nos petits enfants.
La douleur et la fatigue sont les accompagnatrices de certaines, sinon de toutes vos journées, c’est votre lot, c’est malheureusement dans le pack ! J’espère qu’elles s’apaiseront et que vous pourrez toujours mieux composer avec. La douleur et la fatigue, sont des compagnies sulfureuses… pour d’autres c’est la solitude et l’angoisse. L’insomnie et les problèmes digestifs ou de transit sont encore autre chose. Ce corps est le siège de bien des mots, d’autant que l’handicap vient à les amplifier, comme si le bouleversement vécu n’était pas en lui-même déjà suffisant.
Que cela aiguise notre volonté à écouter, à chercher et découvrir des champs d’exploration du mieux-être, malgré et en dépit de cela.
Une phrase que j’ai lue dernièrement et que je vous partage:
“Reste à l’arrière plan, vigilant à être présent et reste l’immortel témoin de ce monde à jamais bouleversé”
Michel Coquet
Et celle-ci pour conclure:
“L’amour comme épée, l’humour comme bouclier”
Les citations sont comme des témoins sur la route de nos vies, elles sont souvent le fruit d’expérience vécue et peuvent ainsi nous inspirer dans notre progression.
Bonne journée à vous Yannick
Marc
Bonsoir Michèle & Marc,
merci pour vos réponses, je suis très touché.
J’ai l’impression de sortir d’un tunnel… de solitude. Je ne suis pas d’un naturel à me confier au premier venu, mais la sobriété et l’esprit qui se dégage de votre blog, plus un poil d’intuition m’ont fait écrire. Vos deux messages me donnent le coup de pouce décisif pour poursuivre mes exercices.
Merci aussi pour cette disponibilité. Michèle, je vais m’intéresser au Yoga Nidra. Je n’hésiterai pas à vous poser les questions qui se présenteront. Je comprends ce que ressentais le type cassé de partout dont vous parlez. Il m’arrive chez mon kiné de me projeter dans une articulation sur laquelle il travaille et de suivre mentalement les mouvements qu’il lui imprime. La respiration, l’expir profond aussi permet de relâcher les contractures, j’ai toujours su l’utiliser.
Marc, j’apprécie votre façon de parler du corps : “le plus précieux des véhicules”. c’est vrai que souvent on le considère plutôt comme une vieille guimbarde toute cabossée, surtout quand il fait souffrir et qu’on voudrait se reposer, couper le contact. Il m’arrive cependant de paraphraser le célèbre dicton : “le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas”. J’ai envie d’en savoir plus sur l’automassage.
Je n’ai pas l’impression d’être courageux, seulement envie de faire quelque chose de cette vie, que ce handicap est une opportunité de découvrir des aspects qui ne peuvent être perçus qu’à travers une situation particulière. Je vis seul la moitié du temps, je travaille et j’essaie de vivre le plus normalement possible. Honnêtement, je me trouve plutôt souvent paresseux !
Encore une fois merci. Cette nouvelle année commence de la meilleure façon. Merci d’avoir choisi la Bretagne que j’aime et où je vis.
Bloavez mad !
A bientôt
Yannick
Ton témoignage pudique me touche beaucoup. Tu as un très grand courage. Ce que tu dis me fait me dire que notre corps est un outil précieux, sacré même, et que c’est un gâchis terrible de le délaisser, le négliger le malmener. Nous les bien-portants c’est ce que nous faisons souvent, ignorant la chance et les possibilités énormes que nous avons.
Avec ton handicap, tu as la volonté de découvrir autre chose, de te battre avec les possibilités que te donnes ton corps, tu peux sûrement avoir un cheminement personnel tout aussi fort que n’importe qui.
Quand à moi je pratique depuis la rentrée le yoga (que j’avais aussi délaissé depuis des années) et ai découvert la méditation ; je suis passionée et regrette d’avoir tant attendu pour commencer.
Dernièrement j’ai fait trois séances d’hynose ericksonienne (à la maison) qui m’ont guéri d’une phobie qui m’a handicapée pendant des années (trente!). Je me sens revivre.
Cette technique (très proche de la méditation) apprend également à mieux gérer la douleur… Si cela peut t’aider. Bonne journée et bravo pour ce que tu fais.
bonjour michele,je ne suis pas de votre pays,je vient du canada.je m’appelle christine,je suis une personne au tempérament anxieux je prend des cours de piano et des cours de chant.J’y apprends différente respiration,donc la respiration abdominale ,intercostaude ,retenue ,purificatrice et ainsi pour muscler mon diaphragme des staccato. Ma plus grande difficulté est de retenire mon souffle dans le chant.Meme lorsque je fais mes respirations j’ai un mal fou ensuite de revenir a une respiration normale.Toute la semaine suivante je focus sur ma respiration et je remarque quel est saccadée et perturbé.Alors a vouloir me faire du bien j’empire ma situation. Je compte suivre des cours de yoga dans ma région,afin d’améliorer de facon constante une détente ainsi qu’une meilleur facon de respirer.J’ai une scoliose au dos qui me fais mal a tout les jours.que me conseillez-vous?
En passant j’ai lu votre rubrique yoga stress et respiration
mais j’aimerais quand meme un conseil personnalisé concernant ce qui serait profitable dans mon cas .J’ai confiance en vous.
merci
christine.
Bonjour Christine,
Le blog est international, tout comme le yoga… J’ai apprécié autant le pays que ses habitants chaleureux.
Nombreux sont les gens anxieux dans les pays dits civilisés. L’anxiété fait mauvais ménage avec le bien-être et l’allant, ainsi que le niveau d’énergie vitale.
Chez les musiciens, le moment de la prestation est lui-même stressant, car en musique point de filet ni de gomme en cas d’erreur. Le son est dans l’instant. Il sort tel qu’il vient.
Prendre des cours de respiration est une très bonne chose pour les chanteurs… à condition que cela soit bénéfique. Si cela génère des tensions, un mal être, il y a un soucis.
Apprendre à mieux respirer, à augmenter la capacité respiration et à mieux retenir poumons pleins, est louable… seulement si cela se fait en douceur, sans douleur. Le corps doit s’y prêter et le mental aussi.
Ce corps est votre instrument de chant. Si votre corps réagit comme il le fait, c’est qu’il vous parle. A vous de l’entendre.
Avez-vous parlé de vos douleurs après les cours, de vos problèmes respiratoires à votre professeur de chant ? à votre professeur de respiration ?
Pour mieux respirer, une excellente technique est d’apprendre à bien expirer, sans tension, sans forcing. Apprendre à expirer longuement, profondément, et sans crainte.
Généralement, en cas de stress, on a tendance à rester en blocage inspiratoire. On cherche à inspirer toujours plus, mais le souffle est court. Les poumons ne se vident pas suffisamment parce que la musculature est bloquée en phase inspiratoire. C’est pourquoi, de nombreux professeurs de yoga apprennent d’abord à leurs élèves à bien expirer, à relâcher les muscles respiratoires et tous les autres.
Expirer, c’est relâcher, laisser se vider, laisser aller, se détendre, avoir confiance… Après l’expir complet, dans le relâchement détendu, la place de l’inspiration se fait naturellement.
Il y a aussi la scoliose. Elle peut interférer sur la respiration. Le yoga, bien suivi par un enseignant au courant, peut vous aider à mieux vivre votre scoliose et même à améliorer votre statique. Voilà qui pourrait vous aider pour la musique aussi… Le yoga est une très bonne idée pour vous aider à réduire votre anxiété.
Je vous souhaite sincèrement de trouver votre voie dans le chant et la musique, dans l’écoute et la douceur de votre instrument qu’est votre corps.
A votre disposition si vous voulez encore un complément.
Bonne chance !
Mihèle
rebonjour chere michelle! j’ai été émerveillée de voir l’empressement que vous m’avez accordé! j’ai un grand respect pour vous,et je vous accorde une grande confiance j’ai un sixieme sens a qui je me fis a tous instant etje sais que je ne me trompe pas.pour tous vous dire je viens de la province du québec et aujourd’hui jr célebre mon 44 ieme anniversaire.oui j’ai fait par de ma situation a mon professeur de chant c’est elle meme qui me la conseillé.quand je vous dit que je suis anxieuse, je le suis vraiement,j’ai meme peur en auto mon prof elle voit ,aussi comme la peur de mourrir dans mon probleme de respiration.je sais que vers l age de 10 ans j’avais ces problemes de respiration et tous les soirs je priait pour ne pas mourire.pourtant aujourd’hui je suis devenu une femme malgré ce handicap tres terre a terre,aucune dépendance a quoi que ce soit si ce n’est que mon gout pour la musique et le chant qui est tres libérateur pour moi.si le téléphonne sonne chez moi et que je vais répondre tous le monde se demande si j’ai couru pour répondre,tellement je cour apres mon souffle mais apres cela se passe. je ne fais pas de l’asthme. je cherche en vain un moyen pour m’aider bien a vous christine. merci
Bonjour Christine,
Je vois trois voies à explorer; mais je préfère te répondre par mail, dans la journée, ce sera plus facile.
Pour le DVD yogamrita, il faudra attendre encore: j’en parle justement dans l’article que j’ai publié aujourd’hui.
Bon anniversaire pour hier (nous sommes de la même année) et bon dimanche!
Michèle
bonsoir,
j’aimerai répondre à Christine. Il se trouve que j’ai aussi une scoliose, opérée à 14 ans à 40°, j’ai actuellement 47 ans, quelques degrés de plus (on dit 2 par grossesse, je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est le cas pour moi). Je fais du yoga depuis 2 ans. Je ne peux pas tout faire, mais mon professeur nous dit toujours que l’intention compte autant que la posture alors parfois j’ébauche, je m’arrête là où je ne peux aller plus loin. Avec le temps j’ai appris quelques postures que je sais pouvoir faire à la place d’autres (c’est surtout utile pour les torsions).Ce qui est certain c’est que le yoga c’est de l’étirement (posturalement parlant bien sûr) et c’est bon pour notre dos. Une seule chose : ne jamais se faire du mal, on sait tous, lorsqu’on a un “handicap” jusqu’où on peut aller, il suffit d’être attentif aux signaux, d’analyser, et parfois surprise! on arrive à faire des postures que l’on n’aurait pas imaginé. Ne pas hésiter à demander à son professeur (et dans notre cas plus particulièrement il est important d’en avoir un) de proposer une autre posture lorsque la colonne vertébrale est trop sollicitée (à faire après le cours par exemple pour ne pas perturber le déroulement). Parce qu’il faut être prudent bien sûr, ne pas faire n’importe quoi, mais c’est très enrichissant. Le meilleur bénéfice vient (à mon sens) des respirations. Avec de la patience, de la concentration, une bonne écoute, vous verrez le bien-être que cela apporte c’est tout simplement extraordinaire et en plus, cerise sur le gâteau, la respiration va vous permettre de décontracter votre dos. je n’ai envie que de vous dire une chose : essayez.
Bon courage.
Rien ne vaut un témoignage partagé, lorsqu’il y a un problème spécifique, comme une scoliose. Merci Marie-Christine.
C’est exactement dans cet esprit que le yoga est bénéfique.
Avoir “l’oreille assez fine” pour entendre le corps… être à l’écoute de ses besoins est indispensable en yoga. C’est une responsabilité propre que l’on a. Même si le professeur est là pour nous guider.
Passer au-delà des performances et de l’exactitude de chaque posture, c’est une humilité nécessaire à tous… car personne n’est parfait. Et c’est une qualité appréciable lorsque le corps a une scoliose marquée.
Voici un exemple qui dépasse le cas d’une scoliose mais qui est intéressant: J’ai même eu des élèves handicapés, certains ne pouvant quasiment plus faire d’exercices. Mais ils étaient enchantés de leurs cours de yoga: probablement grâce la respiration et grâce au travail intérieur: ils faisaient mentalement les postures et en tiraient un bénéfice certain …
Bonsoir,
J’ai ouvert la porte de votre site et c’est avec beaucoup d’intérêt que je l’ai parcouru.Je pratique le yoga depuis quelques années et je souhaite poser une question:
quelles sont les postures adéquates dans le cas de sinusite aigues ou chroniques et le pranayama utilisé.
Je vous remercie,
Chantal.
Bonjour Chantal,
Et bienvenue sur le blog Yogamrita!
C’est vrai, les sinusites sont ennuyeuses à traiter mais aussi à vivre lorsque l’on fait du yoga, puisque la respiration s’en trouve affectée. L’inflammation des sinus et de la muqueuse nasale en est la cause.
C’est pour cela qu’en Ayurveda et en yoga, on insiste sur le nettoyage du nez avec de l’eau salée (Jala Neti). Pour ce faire, il faut un Lota (espèce de petit arrosoir que l’on passe dans la narine (l’eau ressortira par l’autre), de l’eau salée à la concentration du sérum physiologique, et, si l’on fait les choses bien, une huile ayurvédique pour masser les narines.
J’expliquerai cela plus en détail dans un article dédié, dans les prochaines semaines. Si jamais, nous allons ouvrir une boutique courant mai et vendrons le matériel que j’ai mentionné.
Les postures favorables vont permettre de désengorger les sinus. Il y a:
- le Poisson (le Poisson)
- la flexion avant (Uttanasana), mais à éviter en cas de sinusite trop forte
- les exercices pour les yeux (futur article prévu)
- la torsion vertébrale (Ardha Matsyendrasana)
- Les exercices pour la nuque: rotations de la tête, flexions avant/arrière, rotations gauche/droite.
Attention de laisser de l’espace entre les vertèbres (allonger, ne pas laisser aller la tête); pratiquer dans un mouvement fluide.
- La respiration alternée est difficile en pleine sinusite, mais elle est conseillée à titre préventif.
- J’ai trouvé deux exercices de pranayama intéressants dans un livre de yoga thérapeuthique. Il s’agit de Kapool-Sakti et de Karuna-Shakti. C’est un peu long de les expliquer ici, mais je le ferai prochainement dans un autre article.
Au niveau alimentaire, il est intéressant de savoir que les produits laitiers et le blé, le pain, contribuent à la formation de mucus. J’ai lu qu’il en est de même avec les aliments qui acidifient notre terrain.
Bonjour,
J’ai découvert votre site en cherchant des asanas pour calmer Apana. Le contenu est vraiment très intéressant et sympatique.
Je suis présentement une formation pour enseigner le yoga et je suis fascinée par la science de l’Ayurveda notamment. De type Vata, je travaille beaucoup avec les mudras pour augmenter Kapha. Avez-vous d’autres suggestions?
Merci pour toute ces belles informations, je reviendrai régulièrement!
Marie-Claude
Bonjour Marie-Claude,
Avez-vous regardé les articles sous “Ayurveda et Yoga” qui donnent déjà des indications?
Celui-là vous intéressera: Energie vitale et ayurveda en yoga.
Ainsi que celui-là: Les 5 vayu et la pratique du yoga.
Ma meilleure source d’information actuellement est: Yoga for Your Type: An Ayurvedic Approach to Your Asana Practice
de David Frawley et Sandra Summerfield Kozak, malheureusement non traduit en français.
de David Frawley (Ed. Turya). Ces deux livres sont disponible sur la librairie du yoga.
J’imagine que vous connaissez Yoga et Ayurvéda : Autoguérison et Réalisation de Soi
Je ne me considère pas spécialiste en matière de yoga en relation avec l’ayurveda, même si comme vous, cela me passionne. J’ai encore à apprendre, malgré y avoir consacré une importante partie de mon mémoire, lors de ma formation à l’enseignement.
J’ai une prédominance Vata moi aussi. Cela m’aide un peu à vous répondre.
David Frawley recommande d’agir non seulement sur Apana, qu’il convient de calmer, mais aussi sur l’augmentation de Samana (pour rassembler) et la légère stimulation de Vyana, en fin de séance (pour assouplir, empêcher Vata de rigidifier).
La pratique du yoga doit être lente pour Vata. Ceci pose. Une pratique trop physique aurait tendance à faire “planer” Vata, qui a déjà trop cette tendance naturelle, et à l’épuiser. Il faut donc lui donner le temps et l’espace pour se poser. Dans le même esprit, éviter tous mouvements parasites pendant la pratique, se centrer.
Les Asana qui agissent sur le bassin et le colon, ou qui libèrent les hanches, sont bien-entendu très favorables à Vata.
Les étirements de la colonne vertébrale agissent dans le sens de la stimulation de Vyana (la colonne Vata a tendance à se rigidifier).
Les extensions dorsales sont favorable lorsqu’elles sont “tranquilles”, car elles agissent favorablement sur le système nerveux.
Les postures debout, pratiquées lentement et sans effort démesuré, sont très indiquées en début de séance: elles stabilisent, renforcent et calment.
Le Pranayama pose aussi beaucoup. Kapala Bhati et Bastrika ne sont pas les plus favorables, quoiqu’un Kapala Bhati doux en début de séance augmente le niveau global de Prana.
La respiration alternée et Ujjayi Pratiloma sont favorables.
L’auto-massage à l’huile de sésame calme Vata. Je suis toujours étonnée par les effets d’une pratique aussi simple. Lorsque l’on a peu de temps: se mettre un peu d’huile sur le visage, les mains, les pieds, (je rajoute souvent le ventre). Bien faire pénétrer.
J’oubliais la séance pour apaiser “Vata”.
Voilà, je m’arrête là. Bienvenue sur Yogamrita et bon week-end!
Michèle
Bonsoir Michèle,
Merci pour ces informations et j’ai lu avec intérêts vos billets. C’est vraiment intéressant et les séances que vous proposez pour calmer les différents doshas sont agréables à pratiquer (j’ai essayé Vata et Pitta).
Pour le type Vata, vous me conseillez de calmer Apana. Curieusement, j’aurai été tenter de calmer prana vayu, étant donné son mouvement qui monte vers le haut, ce que le type Vata fait facilement en règle générale avec sa facilité à planer, et à augmenter Apana?
Mais si je comprends bien votre réflexion, si je diminue Apana, j’augmente alors sa force?
Merci pour votre générosité et vos compétences et c’est avec beaucoup d’intérêt que je lis vos réflexions et enseignements!
Marie-Claude
Bonjour Marie-Claude,
Je comprends votre interrogation. J’ai eu le même réflexe lorsque j’ai commencé à travailler avec l’Ayurveda. Mais je sais aussi qu’il y a plusieurs “écoles”.
Je n’aurais pas dû employer le mot “calmer” pour Apana, mais plutôt “contenir” Apana en son siège. Ce qu’il se passe lorsque Vata est très dominant, Apana s’emballe et à tendance à sortir de son siège (intestins), en direction du haut, ce qui n’est pas sa place normale. Ceci a des conséquences nuisibles:
Le Vent de Vata vient souffler sur le feu de Pitta et emballe à son tour Pitta. Tout s’embrase, comme dans un incendie de forêt, quand le feu vient amplifier le phénomène. La personne est prisonnière d’une espèce d’hyperactivité et de l’excitation que cela lui procure. C’est quelque chose que l’on retrouve beaucoup dans les phénomènes de stress.
D. Frawley agit sur Udana pour contrebalancer Apana. Quand Udana monte (postures bras au-dessus de la tête), Apana redescend: il retourne en son siège (Trika, la bas du corps), où son efficacité est bonne et normale. Là on peut le renforcer, à condition de le garder en place. Ce dernier point est important, lorsque l’on sait que le plus grand nombre d’affections sont d’origine Vata.
L’action sur Prana est considérée comme plus globale et unifiante: il s’agit de l’augmentation du niveau d’énergie, de la montée de son niveau. Vata est généralement fatigable: il a peu de réserve. Ici, il s’agit de lui recharger ses batteries, en quelque sorte.
L’action sur Apana décrite ici est bien sûr d’une action en vue de la santé… et non de l’éveil de la Kundalini, pour laquelle le yogi fait monter Apana dans la Sushumna et descendre Prana dans ce même canal, en vue de leur union…
J’espère que c’est plus clair. Mais moi-même, je trouve tout cela très subtil et pas toujours évident. En fait, j’ai suivi des stages avec Serge Aubry, disciple de Sri Bashyam, lui-même frère de Desikachar et fils de Krishnamacharya. Sri Bashyam possède une très grande connaissance de l’Ayurveda en relation avec le Yoga, malheureusement, il n’a jamais voulu retranscrire ses connaissances dans un livre… Je n’ai que mes notes et mes souvenirs pour me documenter. Heureusement, les livres de D. Frawley sont bien faits. L’approche est un peu différente, mais globalement, on est bien à la même source.
Bonne journée!
Bonjour,
Je viens de découvrir votre blog et je le trouve vraiment super bien. Je suis fan de la culture indienne et je suis attirée par le yoga. J’ai acheté un DVD (shipla’s yoga) et j’ai commencé à faire quelque postures. J’aimerais bien trouvé un cours bien et qui me prend en milieu d’année pour au moins démarrer et avoir les bonnes positions dés le départ car j’ai vu que vous dites qu’il y a pas mal de choses qu’il ne faut pas faire sans avoir un prof à ses côtés. Je vais quand même testé votre cours sur les abdominaux. Auriez-vous un contact sur paris ou région parisienne (j’habite dans le sud de paris -L’hay-les-roses) à me recommander?
Que conseillez-vous de faire pour commencer?
Où est-ce que vous faîtes les stages et sont-ils accessibles à des débutants?
Merci encore pour ce blog
Bonne journée!
Bonjour Amal,
Je viens d’aller voir une vidéo de Shilpa Shetty sur Daily Motion. Elles m’ont l’air bien faites.
Je ne connais pas d’enseignant près de chez vous et ne peux donc pas vous en recommander un…
Plusieurs écoles acceptent les cours d’essai. C’est une manière de voir si le type de yoga enseigné vous convient. Il y a tant d’écoles différentes que ça vaut vraiment la peine d’en essayer plusieurs. Vérifiez aussi que le professeur soit diplômé (reconnu par les fédérations de yoga). C’est une garantie de sérieux.
Certaines écoles acceptent des débutants en cours d’année, pas toutes. Mais si vous avez vraiment envie de vous y mettre, je suis sûre que vous trouverez quelqu’un qui aura une solution pour vous :-)
Pour commencer, rien ne vaut un cours adapté pour les débutants. Sinon, surtout si on est jeune et en bonne santé, on peut vite se retrouver dans des cours tous niveaux et passer à côté de l’essentiel: apprentissage de la respiration, proprioception, conscience du positionnement du corps du début à la fin de la prise de posture, etc.
Les stages se passeront dans le Finistère, en Bretagne, soit du lundi au vendredi, soit du vendredi soir au dimanche.
Le programme est presque prêt… Vous le retrouverez ici sous peu.
Bonne journée et bon yoga!
Bonjour,
J ai découvert le yoga en début de cette année, j ai quelques soucis de santé au niveau du dos, et celà m”aide énormément pour avoir plus de mobilité.
Je suis allée dans un cours mais le courant n”ai pas bien passé avec la prof…..
Donc j”ai trouvé sur une site vidéos, des dvd de Suzan Fulton…
et je trouve ces vidéos géniales, vous les avez sur votre site.
Mais voilà je me demandais ce que je pourrai faire de différent, des postures spéciales pour assouplir le dos, muscler…..
si vous pouvez me renseigner je vous remercie d avance.
Merci pour votre site une vrai mine d or !!!
Cordialement
Clo
Bonsoir Clo,
C’est vraiment très bien d’arriver à pratiquer par vous-même, beaucoup n’y arrivent pas et prennent des cours pour cela, même après des années de yoga.
Je trouve cependant dommage que vous n’ayez pas pu prendre au moins un cours de base complet (1 année par exemple) avec un prof … avec qui le courant passe ;-) Un prof compétent est habilité à vous conseiller en fonction de vos problèmes de dos … car il y en a tellement et c’est subtil à gérer.
Je ne peux donc que vous encourager dans ce sens là.
Quant aux postures spéciales pour le dos, elles vont venir. Alors que je vous réponds, j’étais justement en train d’écrire le premier article d’une série consacrée aux problèmes de dos, comment faire son yoga avec de tels maux, adapter, soigner, améliorer son quotidien et sa mobilité, …
A suivre, donc!
Bien cordialement
Michèle
Bonjour Michèle
et merci pour votre réponse…
je regrette moi aussi de ne pas trouver un prof a la hauteur !!
j’ai fais 2 cours, elle n’est même pas venue a la fin du cours pour dire si ça allait ou pas, mes attentes, mes problèmes de santé rien….je trouve que c’est un minimum.
Bref , je vais essayer de trouver d’autre cours plus conviviaux !
Mais pas facile dans ma région , c’est difficile car j’ai des horaires décalés, voila pourquoi je fais les sceances toute seule.
En attendant les fiches pour le dos …. je continue comme une grande !!! lol
merci encore
Cordialement Clo
Bonsoir Clo,
Je vous souhaite de trouver le professeur qui vous convienne. Un bon suivi est gage d’un bon apprentissage. Parfois on trouve le cours idéal, parfois on compose. L’appréciation du prof, c’est parfois une question d’expérience, de compétence, mais d’autre fois aussi une question de sensibilité, de feeling, comme on dit. Mais commencer avec un prof vous aidera de toute façon.
Pour ce qui est du prof, certains apprécient leur prof au point de ne plus vouloir en changer pendant des années… Cependant, après la phase d’apprentissage, le yoga devient une expérience qui permet de se détacher du professeur. Car finalement, le yoga est une expérience de soi à soi…
Je vais refaire bientôt un article sur le yoga et le dos…
A bientôt
Michèle
Bonjour,
Je m’appelle Floriane, j’ai 39 ans. Depuis Octobre 2007, je fais de l’anxiété généralisée et j’ai en plus des petites fatigues occulaires dues à une insuffisance de convergence, dont trop de stations devant l’ordinateur sont responsables. J’ai fait de la rééducation orthoptique mais cela ne dure qu’un temps, les fatigues, pas très conséquentes mais tout de même présentes, reviennent. L’orthoptiste m’a dit clairement que tout est lié, tant que l’anxiété sera là, les problèmes oculaires, de fatigue générale, les nerfs “à plat” seront là aussi. C’est un cercle infernal. Je me réveille le matin en ayant mal dormi, donc les yeux ne s’améliorent pas et mieux encore leur fatigue provoque une fatigue psychique. J’entends par là que même si je m’exprime bien, si je ne perds pas la mémoire, aucun mal de tête, j’ai du mal à me concentrer, j’ai l’impression d’avoir l’esprit ailleurs en permanence et quand je regarde autour de moi, j’ai cette désagréable sensation d’étrangeté, de vague, bien que les endroits me soient tout à fait familier, quand je parle, j’ai une impression bizarre, comme si je fermais les yeux en parlant, ce qui donne une sensation étrange là aussi. Là encore, il paraît que tout est lié et que cette fatigue cognitive ne partira que quand mon esprit sera détendu.
Je vois une très sympathique psychologue qui m’a dit que mon état n’a rien de grave mais que mon anxiété, consciente ou non, doit être enrayée pour éviter tous ces soucis permanents. Elle m’envoie donc faire des séances de relaxation que je commencerai dans 15 jours. Que pouvez-vous me dire de ces séances et dans mon cas, seront-elles utiles tant du point de vue physique (yeux et troubles somatiques de l’anxiété) que psychique (angoisses, tête vide, etc…)?
Merci de votre réponse.
Floriane
Bonjour Floriane,
Merci de partager votre situation sur le blog. Elle parlera certainement à d’autres lecteurs.
Je vous réponds ici en tant que professeur de yoga, mais aussi en tant que personne ayant connu un stress professionnel soutenu. Mon expérience ne peut en aucun cas prévaloir sur celui d’un médecin.
L’anxiété est un mal très généralisé. Vous vivez une activité très intellectuelle, peu physique (apparemment) et vous accumulez tensions et anxiétés pour diverses raisons.
La relaxation sera certainement efficace pour vous aider à relâcher votre «corde intérieure» qui se met en tension permanente, jusqu’à dans vos yeux.
Pour ma part, lorsqu’un mal être lié à l’anxiété est aussi installé que dans votre cas, j’aurais tendance à vous dire de prendre le problème sous plusieurs angles. Car une anxiété généralisée est un stress puissant qui s’exerce en permanence sur votre organisme et votre psychisme.
Le tout est de ne pas vouloir être trop diligent, de faire tout et trop, trop bien, trop vite : trop de rapidité dans les changements est un choc pour l’organisme. Préférez un rythme lent et régulier: c’est celui de la nature…
Pour les yeux: connaissez-vous les exercices du yoga des yeux? Je les pratique régulièrement le matin et cela est pour moi un moment de détente oculaire (je suis beaucoup devant l’ordinateur aussi), mais aussi un profond moment de détente psychique: lorsque je fais mes exerces, c’est ma tête qui se détend (physiquement et mentalement).
Faites-vous du yoga? J’aurais envie de vous conseiller des cours de yoga très doux. Pas des cours physiques (Iyengar, Ashtanga, …), mais plutôt du yoga de l’énergie ou du Viniyoga. Afin que vous puissiez renouer un contact profond avec votre corps et votre ressenti intérieur. Ce type de yoga apporte une détente immense. Le travail respiratoire et physique très lent induisent une relâchement psychique profond.
Il est bon d’avoir, dans sa « boîte à outils de vie » personnelle de telles aides. Autant il semble difficile de maîtriser une anxiété généralisée qui nous dépasse, autant dérouler son tapis de yoga dans une salle une ou deux fois par semaine est facile… Pour cela, il faut s’autoriser du temps pour soi, se dégager une ou deux plages horaires.
Le yoga contribue à retrouver un sommeil efficace. Le mieux est une pratique régulière. Il y a aussi quelques articles sur ce blog à ce sujet :
http://www.yogamrita.com/blog/2008/01/24/sommeil-une-relaxation-pour-s%E2%80%99endormir/
http://www.yogamrita.com/blog/2008/02/19/sommeil-seance-de-respiration-pranayama-pour-sendormir/
http://www.yogamrita.com/blog/2008/03/06/sommeil-postures-asana-pour-sendormir/
Le sport apporte une bonne fatigue physique qui évacue le stress et permet de bien dormir…
J’aurais aussi envie de vous conseiller de regarder du côté de votre alimentation. Peut-être est-elle déjà parfaite. Mais je sais personnellement, que manger sainement contribue de façon très empirique sur mon étal psychique (état de présence, ancrage).
Ici, je ne vous donne qu’une piste. Il paraîtrait que plus de 2/3 des femmes souffrent de levures intestinales (développement du Candida Albicans), suite notamment à la prise fréquente d’antibiotiques, par exemple. Cette affection, souvent ignorée, me mettait dans un état de fatigue et de semi-absence assez proche de celui que vous décrivez. Quelques changements alimentaires m’ont permis d’y remédier : notamment réduction du sucre, suppression des levures.
La fatigue d’un organe digestif peut aussi se révéler très gênante. Il est possible d’y remédier pour un mieux-être global.
Mais encore et SURTOUT : s’accorder du temps de repos avant le sommeil, des pauses, des vrais week-ends faits pour se recharger, voilà qui aide à être moins fatigué. Arrêter les activités mentales au moins 1 heure avant d’aller se coucher améliore la qualité de sommeil et empêche la ritournelle des soucis de venir vous déranger.
La nature et les animaux sont un bon relaxant. La nature se relève toujours, même après l’hiver, les catastrophes, les grosses pluies. Les animaux sont connectés à leur corps et à leurs besoins. Ils nous détendent. Les observer nous ramène aux choses simples.
Dans la même veine, donnez-vous l’occasion d’accueillir l’instant présent, et de flâner, en ne cherchant à obtenir rien de particulier.
Voilà. C’est donc une approche plus globale que je vous recommande. Organiser votre vie, autant que faire se peut, pour donner l’espace à une possibilité d’amélioration.
Meilleurs messages
Michèle
Bonjour Michèle et Marc,
J’adore votre site, il propose un large champ d’investigation : postures, philosophie du yoga, de l’ayurvéda, nutrition
il est clair, facile d’accès et agréable à consulter.
A mon tour, je viens de créer, modestement, mon premier blog, et je me suis permise de créer deux liens vers votre site.
Bien cordialement,
Laura
Bonjour marie claude j’ai vu que tu utilisez des mudras pour augmenter Kapha, peux tu me dire sur quel site tu les trouves car je suis aussi de constitution Vata assez forte et j’aimerai les utiliser merci d’avance…..
Bonsoir Antony,
J’espère que Marie-Claude repassera ici, car je ne connais pas suffisamment les Mudras pour indiquer de façon précise leurs effets sur les Dosha… je serais donc aussi intéressée par ses précisions. Peut-être a-t-elle aussi une source bibliographique à nous proposer?
Bonne soirée
Michèle
bonjour,
j’ai commence a visiter votre site que je trouve tres detaille et interessant.
je suis toutefois sceptique. je m’interesse au yoga. j’ai pris mon 1er cours dimanche dernier avec une copine, atteinte de polyartrhite rhumatoide.
nous sommes arrives avec qq minutes de retard (je m’etais annonce au tel) mais nous avons tout de suite enchaine, avec les autres (sf 1 ou 2 exercices) pdt 2 heures d’affilee !
moi, ca va. elle ns a dit qu’on etait ttes les 2 souples mais pas du tout musclees. j’ai senti mes muscles pdt 3 jours ! mais ma copine a ressenti ses articulations… elle pense que c’etait trop pr un 1er cours, et qu’on aurait du avoir un cours debutant.
je suis en train de lire depuis hier un livre pour mon mari qui souffre du dos : “Plus jamais mal au dos” de Pierre Pallardy.
il ne semble pas beaucoup approuve les postures (agressives) du yoga.
je ne sais plus que penser…
votre avis eclaire m’interesserait
merci beaucoup, d’avance
Bonjour et merci pour ce commentaire très important.
Les gens viennent au yoga pour se faire du bien, mais … paradoxalement, le yoga peut faire du mal, s’il n’est pas adapté à la personne.
En fait, la posture est là “pour vous servir”, et ce n’est pas à vous de “servir la posture” demandée. Par exemple, il n’y a pas à faire comme le professeur, si l’on est mal à l’aise. En yoga, la «non-violence» est le point numéro 1 à respecter.
Que s’est-il passé ?
Étiez-vous dans un cours de niveau moyen ? Il aurait été préférable de commencer avec des débutant… mais apparemment, cela n’a pas pu se présenter.
Étiez-vous dans une école qui propose un yoga très physique? Il existe différentes approches du yoga. Certaines sont très axées sur le ressenti, l’intériorisation, la douceur; d’autres, très traditionnelles, sont beaucoup plus exigeantes physiquement. Mais malgré cela, logiquement, l’apprentissage est progressif…
A ce propos, lire l’article Commencer le yoga : choisir un cours de yoga et un professeur, ainsi que les commentaires, qui sont intéressants eux aussi.
Le professeur ne vous a probablement pas consacré toute son attention, ayant vu deux personnes souples qui semblaient pouvoir suivre le cours dans toute son intensité…
J’ai personnellement vécu ce même problème. Mon premier cours de yoga dans une certaine école m’a demandé bien plus de 3 jours pour m’en remettre. Le professeur, non seulement me faisait faire les exercices comme les autres… mais venait encore me pousser dans les postures pour augmenter leur intensité !!!… or c’était mon premier cours… J’étais souple, mais n’avais aucune force, ni aucune pratique intensive du yoga. J’avais aussi quelques tensions (dos, nuque), et là les choses se gâtent si on en rajoute avec le yoga…
Oui, le Yoga peut faire mal s’il n’est pas adapté… mais encore une fois, si le yoga fait mal, c’est que l’on est à côté de ce qu’est véritablement le yoga… A ce sujet, voici un extrait d’un texte que j’ai écrit l’année dernière (il cite Pierre Pallardy justement).
J’apprécie le travail de Pierre Pallardy. Et s’il n’est pas tendre avec les professeurs de Yoga, c’est que véritablement il y a des problèmes. Mais heureusement, ce n’est pas une généralité. Il existe des professeurs de yoga très attentifs et connaissant leur sujet. La formation professionnelle en Yoga (formations auprès des fédérations nationales de yoga) approfondit toujours plus la connaissance de l’anatomie, la physiologie et la pathologie.
Si vous voulez persévérer, je vous conseille de parler de votre expérience au professeur de yoga avec lequel vous souhaitez pratiquer, même si c’est juste pour essayer. Donnez-lui des détails et demandez-lui ce qu’il en pense…
Le yoga est en vogue. Il y a de plus en plus d’écoles, de plus en plus d’enseignants. Certains sont vraiment plus expérimentés que d’autres. Et hormis cela, les approches sont très, très différentes les unes des autres. Il convient de faire une recherche avant de choisir un professeur, une école, pour autant que l’on habite en ville et que l’on ait le choix.
Bonne chance à vous, le yoga en vaut la peine.
Cordialement
Michèle
Bonjour Michele et Marc,
J’ai découvert votre blog de yoga hier et je dois vous féliciter car il est vraiment bien, très complet et très bien fait.
C’est une bonne aide pour ma pratique à la maison et pour ma future formation de yoga qui commence en septembre.
Cordialement
Ana (de Bruxelles)
Merci Ana,
Plusieurs futurs enseignants et enseignants sont passés sur Yogamrita aussi. Bienvenue et bonne formation! C’est une belle aventure qui commence…
Michèle
coucou
je voudrais me mettre au yoga, existe-t-il des livres de yoga?si,oui les quels?
merci à bientôt
alyssia , 14 ans
Bonjour Alyssia,
Commencer le yoga, c’est toujours mieux avec un professeur, car sinon, on risque d’apprendre avec des erreurs.
Mais quand on a 14 ans, on peut se sentir un peu trop jeune pour aller dans les cours avec des adultes… et trop grande pour les cours avec les enfants… Parfois, quand on a la chance d’habiter de grandes villes, il existe des cours pour ados. Mais heureusement, l’âge des participants n’est pas le plus important: l’essentiel est de trouver le type de yoga qui nous convient, quitte à essayer plusieurs écoles (le premier cours est souvent gratuit).
Le yoga peut être très doux, très physique, … il y a de tout. Ce sont des approches parfois bien différentes les unes des autres, mais qui apportent toutes la sensation d’unification, de détente et de bien-être.
Prendre un livre permet d’en savoir un peu plus avant de commencer: voici un lien sur un article du blog à ce sujet.
Voici aussi un lien sur la librairie du yoga (Yogamrita est partenaire d’Amazon).
Et enfin, voici un article qui répond aux questions qu’on se pose quand on a envie de commencer le yoga.
Voilà Alyssia. Je te souhaite bon début dans le yoga et une belle journée
Michèle
merci michéle pour ces renseignements
je ne sais pas si par la suite je ferais des cours de yoga mais je reviendrais faire un tour pour te le dire
merci encore, alyssia
Bonjour,
Je voudrais juste savoir si tu as une solution pour le symdrome des jambes sans repos. J’ai lu avec attention les exercices pour l’endormissement et je vais essayer. Il y a quelques temps à cause de cette maladie je ne pouvais plus domir. 9 jours de suite. Je prends donc des somnifères depuis, la seule solution dans l’urgence, mais évidemment je cherche une autre solution naturelle. En fait, ça ma gène uniquement pour dormir, alors si je retrouve mon sommeil tout ira bien, surtout que je suis une trés grosse dormeuse (de 8 à 12h).
Merci - à bientôt
Bonjour Michèle,
Il existe de bons articles et sites sur le syndrome des jambes sans repos (impatiences). J’imagine que tu les connais :
PasseportSante.net précise précise que les approches de la relaxation, du yoga et de la méditation sont intéressantes. « À la Clinique Mayo, aux États-Unis, on recommande la pratique du yoga et de la méditation pour mieux se libérer du stress. Les experts recommandent d’apprendre à relâcher les tensions nerveuses et musculaires, pour parvenir à un sommeil réparateur, et ce, particulièrement avant le coucher.»
On m’a déjà parlé de ce syndrome en cours de yoga. La personne m’a dit que le yoga lui faisait du bien effectivement. Comme PasseportSante.net indique qu’ « Un soulagement survient lorsqu’on bouge les jambes (marcher, s’étirer, plier les genoux) ou qu’on les masse », faire du yoga est intéressant, outre son effet relaxant. Ce même site indique que «pratiquer l’exercice de manière régulière […] favorise le sommeil. Attention toutefois à un excès d’exercice, qui peut aggraver les symptômes.»
Je te conseillerais donc une pratique en douceur. La séance des ischio-jambiers travaille la zone sensible… Mais important: évite les excès. Travaille toujours en respiration et en douceur, selon tes possibilités. Les étirements apportent une grande détente dans la zone travaillée.
Cet article aussi concerne l’assouplissement des ischio-jambiers.
Je serais intéressée à savoir ce que tu en as pensé. Car, comme tu le vois, je n’ai jamais fait de travail spécifique avec ce syndrome. C’est pour cela que je te propose de rencontrer des spécialistes; voir ci-dessous. Tu pourrais aussi leur parler du choix d’exercices de yoga que tu fais. Ça peut les intéresser… et ils pourront peut-être t’en dire plus.
Il existe aussi l’association AFSJR. Ils conseillent de consulter un neurologue. Cette association dispose d’une liste de neurologues bien informés qu’elle peut fournir à ses adhérents qui en ont besoin.
Les adhérents bénéficient d’un bulletin d’information
3 à 4 fois par an, d’une écoute téléphonique pour tout conseil, aide ou soutien dans la gestion du syndrome au quotidien grâce en particulier à nos correspondants régionaux qui, en outre, organisent une fois par an une réunion d’information dans chaque région…
Coordonnée de la secrétaire de l’AFSJR: Simone Ruellan, Tél. 02 96 69 26 10.
http://www.afsjr.fr/foire_aux_questions/
Autres liens trouvés:
http://www.sjsr.fr
http://soignez-vous.com/2005/03/26/les-jambes-sans-repos/
En te souhaitant de retrouver ton sommeil… ainsi qu’une bonne pratique du yoga, qui te seras certainement précieuse…
Michèle