Après un stage intitulé « Yoga et cure de printemps », j’avais envie d’ajouter une ou deux propositions de cures sur le blog. Mais voilà, je peinais à choisir, car les cures sont pour beaucoup difficiles à suivre.

Je me rends compte que les personnes qui font du yoga sont toutes concernées par la diététique. Mais il me semble qu’il est préférable de changer sa relation à la nourriture, plutôt que d’enchaîner les cures strictes.

Cures de printemps et yoga

Suivre une cure est facile… reprendre une alimentation correcte progressivement après, est beaucoup plus délicat. Or l’organisme n’aime pas les changements brusques, les privations suivies de « trop », trop vite.

Alors comment faire pour aider tout de même l’organisme à se détoxiner, sans pour autant le mettre à trop rude épreuve? l’accompagner, l’aider, sans le brusquer?

Après plus d’une heure à repasser mes livres de cures, à me remémorer mes propres expériences, j’en reviens aux cures que j’ai proposées il y a quelques temps:

les « cures basifiantes »
(lire aussi « L’équilibre acido-basique »).

Elles ont l’avantage d’être vraiment accessibles. On les traverse sans être affamé. La numéro 2 est même une bonne approche du jeûne, sans en être vraiment un.

Bien sûr, j’aimerais aussi parler de la cure d’argile, de la mono-diète de pommes ou de riz, la cure de cru, etc. Mais on a déjà tant écrit sur ces cures. Je préfère attendre de vous partager un moment de cure que je choisirai de vivre, comme un témoignage, plutôt que de vous en présenter, comme si vous ne les connaissiez pas déjà… Celle que je pratique actuellement est de manger deux repas par jour, au lieu de trois.

Lors du stage, nous avons vécu une cure adaptée aux participants. Pas de grandes privations, mais des aliments sains et équilibrés, des graines germées et des crudités choisies pour leurs propriétés détoxifiantes, des tisanes aux mêmes propriétés, du kombucha de Roiboos, etc. Pendant les exposés, j’ai d’ailleurs préféré donner de la place au « bon sens » alimentaire plutôt qu’à des consignes à suivre à la lettre. Pour cela, j’ai pris mon livre favori sur le jeûne, celui de Gisbert Bölling , « Le jeûne », un exposé sous forme de questions et de réponses.

Voici un extrait choisi:

Auriez-vous quelques règles simples pour changer les habitudes alimentaires?

Si vous voulez, en voici.

« La prochaine fois que vous avez « faim », demandez-vous: FAIM DE QUOI?
Peut-être est-ce l’oxygène qui vous manque? Commencez par respirer un bon coup.
Votre faim est peut-être une soif qui s’ignore! Buvez donc avant de manger, et voyez après si la « faim » persiste.
Si vous mangez parce que vous vous ennuyez, arrêtez ce que vous êtes en train de faire et faites quelque chose de plus intéressant au lieu de manger.
Si vous vous mettez à table parce que vous avez besoin de compagnie, Bravo! Mais portez votre attention vers les convives plutôt que vers les vivres…
Si vous mangez parce que la vie est triste, changez de vie. Mais oui.
Si vous mangez parce que vous êtes fatigué, reposez-vous plutôt… ou plus tôt… et n’essayez surtout pas de tromper la fatigue par du café.
Si vous mangez parce que vous sentez une baisse de forme, cherchez d’abord l’oxygène et l’eau avant la nourriture, et stimulez votre circulation sanguine.
Si vous mangez par plaisir, bravo! Mais cherchez le délice dans la finesse plutôt que la quantité pour obtenir un maximum de régal avec le minimum vital.

Si vous n’avez pas faim
ne mangez pas!
Si vous n’avez que très peu faim
ne mangez que très peu!
Si vous n’avez plus faim
ne mangez plus!

Ne grignotez rien entre les repas.
Mastiquez bien, 35 fois! Bien mastiquer est à demi digéré!
Arrêtez à temps! Quand vous êtes « plein », vous êtes allé trop loin! »

Source: Le jeûne, Gisbert Bölling: sous forme de questions/réponses.