Voici quelques exemples d’extensions sur la thématique de Matsyasana, la Posture du Poisson. Ce sont des idées… et les adaptations dépendent de la morphologie de chacun et de ce que vous recherchez. Ainsi, la hauteur et le placement précis d’un coussin, un bolster, une brique, modifient grandement la sensation dans la posture et son effet.

L’objectif de ces positions est de développer l’ouverture dans une détente bienvenue. Le souffle peut alors trouver sa place, progressivement… A ce sujet, voir cet article sur les accessoires pour le yoga.

Attention: Le respect de l’état du dos est essentiel. Commencez avec des accessoires de faible hauteur. Ici, j’ai fait exprès de rendre le matériel bien visible, grâce à la hauteur des accessoires… mais c’est valable uniquement pour les personnes souples. Cet article est destiné aux enseignants ainsi qu’aux gens qui connaissent très bien leur corps. Évitez ces variations, en cas de doute.

Première photo ci-dessus: Le dos est soutenu par 1 ou 2 briques et le sommet de la tête par un petit coussin, voir plus, suivant les besoins. Plus les briques sont en contact avec les omoplates (vers le haut du corps), plus le travail d’ouverture de la poitrine est important. Attention de ne pas placer les briques trop bas (vers la cambrure lombaire). Observer la réaction de votre dos. En cas de lombaires fragiles, ces variantes sont déconseillées.

Deuxième photo ci-dessus: On peut remplacer les briques par des coussins, monter moins haut. Ici, la tête repose au sol.

Quels accessoires utiliser?

Voici ceux qui m’ont servi pour les photos de cet article:

  • Le bolster d’épeautre (à gauche). J’aime bien les bolsters remplis d’épeautre car on peut les déformer (faire une pente douce, par exemple, de façon précise) et cela n’est pas possible avec les bolsters garnis de kapok. Vous pouvez bien sûr remplacer le bolster par une/des couverture(s) roulée(s).
  • Les briques bleues que j’ai utilisées (il y en a 3 sur la photo) ont des angles cassés et sont assez molles. C’est pour cela qu’elles conviennent aux positions que je montre. Attention aux briques anguleuses et dures: ça peut devenir désagréable pour les positions montrées!
  • Le bloc (block) est plus grand et moins haut que les briques.
  • Les petits coussins garnis d’épeautre sont bien utiles, car, comme les bolsters ils s’adaptent au corps. Mais d’autres coussins peuvent bien sûr convenir.

Photo ci-dessus: Le bolster ainsi placé convient à des personnes ayant déjà une bonne souplesse du dos. On peut aussi placer un coussin ou une brique sous la tête pour réduire l’extension. Le placement du bolster plus ou moins proche du bassin ou de la nuque, influe beaucoup sur le travail. A explorer, si votre corps apprécie ce type de mobilisation. Privilégier l’ouverture du haut du dos et éviter de travailler la cambrure lombaire… ce n’est pas le but…

Photo ci-dessous: Pour un travail plus doux d’ouverture. Cette position peut se prendre jambes croisées ou tendues. Faire un «petit toboggan», une pente douce vers le bassin, en déformant le bolster, surtout en cas de lombaires sensibles. Ou: mettre un petit coussin pour créer cette pente, entre le bolster et le bassin. Le bloc pour la tête peut bien sûr être remplacé par un coussin.

Ci-dessus: Variante intense de travail de l’ouverture haute du dos. Ici, la tête est supportée par un petit coussin, pas très visible. Cette position est plutôt extrême. L’étirement est important et la cage thoracique pleinement mobilisée: sternum, cartilages, muscles intercostaux, diaphragme, …. A ne pratiquer qu’après avoir développé une grande aisance respiratoire dans les autres postures.

Attention à l’usage des briques: un petit coussin sur la brique est plus ergonomique que ce qui est montré sur la photo!

Ce sont quelques exemples. D’autres enseignants ont certainement d’autres variantes. L’important est de respecter le corps de chacun… et ce qui vous est possible, au moment de votre pratique,… et cela varie aussi.

La pratique de ce type d’exercices en décharge (et d’autres encore), m’a permis de retrouver une certaine ouverture, et une énergie qui l’accompagne, qui me semblaient toutes deux diminuer avec l’âge. Je ne cherche pas à cultiver le jeunisme à tout prix: j’ai pris cela comme un signe d’une meilleure circulation de Prana (l’énergie vitale). Quel bien-être, que de sentir une belle ouverture (sur un plan subtil et physique), et une respiration aisée de bas en haut, pendant et bien après les séances de yoga…

Et enfin, c’est en chantant que je me suis rendu compte de l’effet profond de ce travail. Ma voix est redevenue plus claire, alors qu’elle avait un peu changé avec les années et mon chant plus agréable à pratiquer… et à entendre ;-)

Namasté