mai 27 2011
Trois Mudras pour approfondir le souffle

Les 3 Mudras que voici sont des Hasta Mudras, des « gestes de la main ». Ces gestes, en Yoga, ont la capacité de « sceller », de concentrer ou de canaliser un certain type d’énergie. Ceux-ci sont particulièrement efficaces pour qui veut approfondir le Pranayama. Outre leurs effets subtils, ils libèrent des tensions qui entravent le souffle…
Chin mudra

Le Chin Mudra est le « Geste de la Connaissance ». Ce Mudra inspire au contentement (Santosha) et est proposé à qui recherche à atteindre des états de conscience élevés.
S’asseoir sur les talons en Vajrasana (posture du Diamant).
Joindre le bout des pouces et des index de sorte à former un cercle. Garder les trois autres doigts tendus, les uns contre les autres et parallèles.
Placer le Chin Mudra sur les cuisses, paumes tournées vers le bas et poignets dirigés vers l’extérieur.
Ce Mudra aide l’air inhalé à se déplacer premièrement dans la zone inférieure des poumons, comme cela se produit dans la respiration abdominale.
Fermer les yeux. Faire une série de respirations basses et profondes, dans la détente et dans l’accueil bienveillant du souffle.
La jonction du pouce et de l’index symbolise l’union de l’âme individuelle (Jivatman) avec l’âme universelle (Paratman).
Les trois doigts tendus symbolisent les trois Gunas (Sattva, Tamas et Rajas), ou le contrôle des sens (Pratyahara).
Chinmaya Mudra

Le Chinmaya Mudra est « le geste de la conscience manifestée » en sanskrit.
S’asseoir sur les talons en Vajrasana.
Joindre le bout des pouces et des index de sorte à former un cercle. Plier les autres doigts, comme pour former des poings.
Placer le Chinmaya Mudra sur les cuisses, paumes tournées vers le bas et poignets dirigés vers l’extérieur.
Le Chinmaya Mudra aide à placer la respiration et le prana (énergie vitale) dans la zone moyenne des poumons (zone thoracique).
Fermer les yeux. Faire une série de respirations profondes dans la zone moyenne des poumons. Les respirations thoraciques sont amples, souples et régulières.
Le Chinmaya Mudra est le Mudra qui stimule l’énergie de guérison de la zone de la poitrine, du cœur et des poumons.
Adhi Mudra

L’ Adhi Mudra est vraisemblablement « le geste primordial ou originel » en sanskrit (à confirmer, si quelqu’un a une source sûre).
S’asseoir sur les talons en Vajrasana.
Rentrer les pouces dans les paumes, puis refermer les doigts autour des pouces, pour former des poings.
Placer le Adhi Mudra sur les cuisses, paumes tournées vers le bas et poignets dirigés vers l’extérieur.
Fermer les yeux. Faire une série de respirations dans la zone haute des poumons, respirations effectuées en douceur, en souplesse et avec une grande écoute du corps.
Adhi Mudra contribue à envoyer l’énergie de guérison vers la tête, le cou et les parties supérieures du corps.
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Inutile de forcer, car c’est aller à l’envers de la technique des Mudras. L’ampleur des respirations est induite par les Mudras qui instillent l’orientation du Prana (énergie vitale), la détente du corps, y compris le diaphragme et le tissu pulmonaire.
Bonne pratique
Namasté
Source principale: Yoga Mudra, Dr. Ananda Balayogi Bhavanani, Chennai, Inde.




Bonjour, et merci, Michèle, pour la présentation de ces 3 mudras liés à la respiration.
Je les ai justement découvert tout récemment lors d’un stage.
L’instructeur avait eu la très bonne idée de donner les instructions sans expliquer où chacun des mudra était supposé agir lors de la respiration. Nous avons été invités à prendre successivement chacun des mudras et à observer la respiration aux narines. Puis nous avons poursuivi la séance sans autre explication. Nous avons refait l’exercice le lendemain en observant la respiration dans le corps (sans précision de zone du tronc). Au repas à table ensuite, le sujet est venu spontanément dans la conversation parce que la plupart des participants avaient vécu une expérience assez forte. C’était variable d’une personne à l’autre, mais plusieurs d’entre nous ont dit percevoir une nette invitation à « redresser » le tronc, le dos, particulièrement avec Chin mudra, ce qui s’explique facilement d’un point de vue anatomique et physique si le mudra aide la respiration abdominale (sorte d’effet de redressement de Bibendum!). Ce n’est que plus tard que nous avons reçu les informations sur les trois zones auxquelles les mudras correspondaient. On a refait l’exercice et cela m’a semblé évident.
Ce que j’ai aimé, c’est la manière dont l’enseignant avait juste attiré l’attention sur où observer (narines ou respiration dans le tronc), sans préciser de zone précise ni dire ce qu’on était supposé y percevoir, nous laissant ainsi tout un champ vierge et ouvert pour l’expérience. Etant une grande sceptique, j’ai trouvé que cela me garantissait d’éviter la méthode Coué
), et ne me privait pas du plaisir d’expérimenter par moi-même comme première étape de l’apprentissage. De ce fait, la force de ces mudras m’est apparue comme vraiment nette, perceptible, et non une théorie, une référence abstraite à un écrit, etc.
J’apprécie beaucoup de trouver maintenant sur ce blog un petit résumé structuré des 3 mudras, ainsi que leur nom.
Merci!
Intéressante expérience… Merci Sibylle
[...] Hasta Mudra, « geste des mains », vient compléter ce précédent article, qui en décrit 3 autres. Ces 4 Mudras ont pour point commun une action directe sur la respiration. La respiration [...]