Marc et moi avons assisté l’année dernière à une forme particulière de relaxation. Les participants étaient allongés, comme pour une relaxation ou un Yoga Nidra.

Narayana, musicien, avait installé son « Lung Ding » (qu’il nomme « bol taoïste », ou « water spring bowl » en anglais). Il en a joué, pendant près d’une heure.

Il commence toujours par des basses, pour « poser », puis, petit à petit monte dans des aigus – expérience quasi méditative –. Après quelques allers-retours entre fréquences  basses et hautes, il termine par des basses, pour ramener à la terre. Le mental lâche complètement prise. L’expérience de ces sons mystérieux et profonds est particulière et belle à la fois.

Cet instrument chinois a environ 2500 ans. Très peu connu en France, il appartenait à des pratiques probablement secrètes et impériales (comme l’atteste le dragon à 5 griffes qui apparaît gravé au fond du bol). C’est pourquoi nous ne possédons que bien peu d’informations sur cet objet (ressourcement, rechargement de l’eau, amélioration des vibrations de la pièce?). De nos jours, nous lui prêtons de nombreuses vertus thérapeutiques. Je n’ai pas trouvé grand chose sur Internet à son sujet… on trouve surtout des sites commerciaux qui en vendent.

Narayana explique que l’instrument produit des fréquences harmoniques variées qui sont utilisées pour la relaxation et la pratique de la méditation.

C’est un bol en bronze, dans lequel on verse de l’eau. Il comporte deux poignées que l’on frotte des mains (bien dégraissées au savon ou au liquide vaisselle) pour produire des sons et des jets d’eau.

Bol taoïste  chinous, le Lung Ding

Le bruit du bol, quand on joue les graves, est accompagné du clapotis de l’eau, car 4 petites fontaines se forment dans le bol… C’est très harmonieux et vivifiant.
Voici un lien pour écouter le son de l’instrument:

… mais il est difficile de se faire une idée sur une simple vidéo. Le son fait vibrer le bol et jaillir l’eau, comme dans une fontaine. Les vibrations résonnent dans toute la pièce, et on les sent même en soi.

Sur son site, Narayana propose un « mode d’emploi » de l’instrument, afin de varier les sons. Nous avons essayé. Les vibrations montent dans les bras et se répandent dans tout le corps. Il faut se laisser guider par l’instrument pour explorer des sons harmonieux.

Narayana m’expliquait qu’après avoir découvert cet instrument, il est parti plusieurs mois en Chine pour y trouver les meilleures reproductions. Comme il est musicien, la qualité du son est pour lui très importante. Puis il a exploré l’instrument intensément pendant plus d’une année, pour découvrir tous les possibles du bol. Maintenant, il le pratique surtout pendant des « concerts-relaxation », lorsqu’il est invité dans des stages ou par des personnes intéressées.

J’ai trouvé cette expérience très enrichissante: c’est une autre manière de plonger en Nidra. Comme je donne des séances de Yoga Nidra, j’ai eu envie de proposer le Lung Ding, le lendemain d’une séance de Nidra, lors du stage de yoga intensif de 2010. Les participants ont été très intéressés. Initiés par Narayana en personne, ils ont pu essayer l’instrument… Cette dernière expérience est étonnante et intense, car le corps est traversé par les vibrations du son.

Namasté

Site de Narayana: http://www.boltaoiste.com >>. (Narayana fait fabriquer des Lung Ding pour la France et les commercialise).