sept 11 2008
Catégories d’aliments et pH – Comment rétablir l’équilibre acido-basique
Pour continuer la série d’articles sur l’équilibre acido-basique, voici une classification intéressante des aliments, que j’ai trouvée dans une brochure publicitaire informative *.

Les auteurs classent les aliments en quatre catégories :
1. Les aliments alcalins ou basiques
2. Les aliments acides
3. Les aliments acidifiants
4. Les aliments déséquilibrants (qu’ils nomment «de dégénérescence»)
1. Les aliments alcalins ou basiques
- Graines germées
- Algues
- Pommes de terre
- Marrons
- Céréales complètes**
- Légumes en général, avec quelques exceptions (voir sous aliments acides)
- Lait maternel
Les aliments basiques ont une action alcalinisante pour tous
2. Les aliments acides
- Fruits (moins le fruit est mûr, plus il est acide)
- Jus de fruits
- Fruits séchés
- Tomates, rhubarbe, épinards, asperges, poireaux
- Produits fermentés (vinaigre, yaourt, choucroute, …)
- Miel
Les aliments acides ont une action alcalinisante ou acidifiante suivant le métabolisme de la personne. Les personnes avec une faiblesse métabolique à l’égard des acides utiliseront ces aliments avec parcimonie.

3. Les aliments acidifiants
- Toutes sortes de protéines : surtout les protéines animales (charcuterie, viande), le poisson en moindre mesure, œufs, fromages, légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots secs)
- Beurre, lait
- Graisses animales
- Arachides, noix, noisettes
Les aliments acidifiants produiront des acides lors du processus métabolique ; ils sont donc acidifiants pour tous.
4. Les aliments déséquilibrants
- Sucre blanc*
- Sortes de sucre (fructose, dextrose, mannitol, maltodextrine)
- Céréales raffinées
- Farine blanche
- Pâtes blanches
- Pain blanc
- Huiles raffinées
- Graisses et huiles chauffées
- Boissons industrielles sucrées
- Sirop, cacao
- Café, thé noir, alcool, Chocolat, pâtisseries, glaces
- Fast food
- Fritures, grillades
- Conserves, lait UHT
Ces aliments sont certainement bons pour notre palais, mais ils acidifient, surchargent, encrassent et déminéralisent notre organisme sans être de grande valeur nutritionnelle. Ils sont à l’origine de nombreuses maladies de notre civilisation moderne. A consommer avec modération !
* le sucre complet et le sirop d’érable, tout en étant de meilleure qualité que le sucre raffiné seront à utiliser parcimonieusement, car ils acidifient également l’organisme.
A propos des céréales complètes
Des tests en laboratoire démontrent que les céréales complètes ont une caractéristique acide. Selon les auteurs, lorsque nous préparons ces mêmes céréales de manière adéquate (germination, cuisson à feu doux ou par exemple sous forme de crème de céréales) et que nous testons la réaction sur l’être humain, nous pouvons constater une alcalinisation formidable de l’organisme. Ceci peut expliquer des interprétations diverses à ce sujet.

Toutes les céréales et flocons qui sont destinés à être consommés crus devraient être trempés pendant la nuit (en tout cas au minimum 2 heures) ; ceci pour neutraliser l’acide phytique par l’interaction des phytases. Pour l’avoine ne contenant pas cette enzyme (phytase), le seul moyen de neutraliser l’acide phytique serait d’utiliser la chaleur (cuisson) ou bien de la faire germer. Voilà qui aidera à éviter des indigestions.
Le terrain peut s’acidifier de différentes manières
- Par des pensées négatives, la colère, la violence, le stress, le surmenage, le manque de sommeil, la fatigue, la mauvaise oxygénation des cellules, le manque de mouvement, etc.
- Par la surconsommation d’aliments acides
- Par la surconsommation d’aliments acidifiants
- Par la surconsommation d’aliments de la quatrième catégorie
- Par un manque d’aliments alcalins
- Par la suralimentation en général
- En mangeant des aliments que l’on n’aime pas ou de force (enfants !)
Comment rétablir l’équilibre acido-basique ?
- En améliorant la qualité de vie par une recherche sur le sens de l’existence et celui de la maladie
- Par des exercices de respiration (Pranayama), promenade dans la forêt ou en montagne
- Par d’autres activités sportives et harmonieuses
- En diminuant l’apport d’aliments acides et acidifiants
- En faisant attention aux aliments de 4e catégorie
- En augmentant la consommation d’aliments crus, tout en respectant sa propre capacité métabolique à l’égard des crudités
- En augmentant l’apport d’aliments alcalins
- En mangeant lentement, consciemment, dans le calme et en mâchant bien les aliments (ceci les rend plus alcalins)
- Par l’apport d’un remède alcalinisant (en cas de nécessité)
- En suivant une cure alcalinisante une, deux ou plusieurs fois par années, pour régénérer le corps et l’esprit.

Article précédent: Mesurer le pH urinaire
Source: * Equilibre, Vitalité, Santé: Réflexion sur l’équilibre acido-basique. Brochure informative publicitaire publiée par l’Équilibre Vital.




Bonjour Michèle,
Merci pour cet article sur l’équilibre acido-basique, que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt.
La question que je me pose est de savoir pourquoi d’un ouvrage àl’autre, on ne trouve pas la même classification concernant les aliments acides et alcalins ?
En fait, je m’y perds un peu pour choisir une alimentation équilibrée.
coco
Bonsoir Coco,
Oui, il y a des différences entre les livres… mais les grandes lignes sont les mêmes. Et je pense que c’est ce qui peut vous (te?) guider.
On connait les aliments basiques stricto senso. Mais il n’est pas question de ne manger que des marrons, des pommes de terre, des amandes et les légumes basiques… ;-)
Si j’ai fait l’article avec la source mentionnée, c’est parce que j’en ai apprécié l’approche moins “drastique”, plus fine, que certaines autres sources/livres/approches.
Par exemple, la façon de préparer les céréales, permet de nuancer/modifier l’acidité de cette catégorie d’aliments. Voilàqui est plutôt une bonne nouvelle, vu que les hydrates de carbone des céréales sustentent l’organisme et lui donnent de l’énergie pour les efforts.
Autre exemple, la nomenclature ci-dessus distingue les aliments acides et les aliments acidifiants. L’action acidificante ne dépend pas des aliments seuls, elle dépend aussi de notre organisme qui est en contact avec les aliments et de comment il arrive àgérer les acides… tout n’est pas blanc ou noir.
Je ne sais pas si ma réponse apporte un plus? Mais en tout cas, voilàqui me rappelle que je dois encore faire un dernier article sur le thème, avec des propositions de diètes/préparations pour aider àdésacidifier l’organisme (toujours avec des extraits de la même brochure).
Cordialement
Michèle