juin 03 2008
Les Cahiers de Yoga 7 N°11 et N°12 - Témoignage sur le Nidra Yoga
Depuis l’année dernière, je participe à la revue de yoga “Les Cahiers de Yoga 7″, qui est publiée à Genève, par l’école du même nom, où j’ai fait ma 2e formation à l’enseignement du yoga. J’effectue la mise en page de cette publication et j’y publie certains articles du blog. Quand notre boutique sera prête, je proposerai les “Cahiers de Yoga 7″ sur notre site. Les articles sont de qualité. Parmi les auteurs d’articles du numéro 12, on retrouve, entre autres:
Malek Daouk, formateur en yoga, disciple direct de T.K.V. Desikachar, sanskritiste et spécialiste de l’Ayurvéda,
Willy van Lysebeth, fils d’André van Lysebeth, formateur en Yoga.
Je viens de recevoir le N°12, tout frais sorti de l’imprimerie. Et comme le lancement de la boutique a un peu de retard, j’ai aussi les exemplaires du précédent N° le 11, qui est toujours d’actualité.
Voici les couvertures et sommaires de ces deux magazines:
Cahier N° 12


Cahier N° 11


Si vous souhaitez en profiter, je peux vous les proposer au prix de vente de 8 € TTC le numéro. Si vous êtes en France, il faut ajouter 2,18 € TTC de frais d’envoi (pour 1 ou 2 numéros). Pour acheter un des numéros, ou les deux, veuillez nous envoyer un chèque (prix + frais d’envoi) à l’ordre de:
CHRYSALIDE - Yogamrita
à l’adresse suivante:
CHRYSALIDE - Yogamrita
Pont ar Marc’ Had
29650 GUERLESQUIN.
NB: Je me renseigne pour le prix des envois à l’étranger. Si vous êtes intéressés ou si vous avez des questions, vous pouvez m’envoyer un message à michele@yogamrita.com.
Le Nidra Yoga
Et pour terminer, voici un extrait du cahier N°11, il s’agit du joli témoignage d’un participants aux stages d’André Riehl, maître de Nidra Yoga:
Je suis entré en Nidrâ Yoga avec André voici un peu plus d’un an. Avant cette rencontre, je me plaisais à dire que «je n’avais jamais cru au monde tel qu’on me l’avait raconté». Fort de cette conviction, à l’origine d’un long voyage intérieur animé du pressentiment d’une réalité d’un autre ordre, j’errais à tâtons, collectant les différents indices comme autant de pièces d’un improbable puzzle dont j’ignorais tout, à commencer par ce qu’il était censé représenter. Evidemment, plus le bagage se fit lourd, plus mon espoir de pouvoir un jour l’assembler me semblait lointain. J’étais donc en quête du fil d’Ariane qui saurait me guider dans le labyrinthe de mes propres contradictions quand vint à moi le Nidrâ Yoga, un enseignement dont j’avais eu bon vent. Je me lançai donc dans l’aventure avec une attente forte qui avait la saveur dangereuse de l’espoir… Celui d’un chercheur d’or convaincu que ce nouveau filon sera le bon, espoir sans lequel il perdrait la force de creuser et l’envie d’approfondir.
Après avoir identifié le flux de mes pensées comme l’origine de bien des maux, je visais à juguler les débordements de cette activité mentale dont, je l’avoue volontiers, j’étais plus le jouet que le maître. Aussi, ma première rencontre avec l’Enseignement me prit à contre-pied, André nous invitant d’emblée au dialogue autour des Grands Mystères que sont le temps, la mort, le bonheur, etc. C’est ainsi que commence chaque séance, par un questionnement d’André qui tisse le fil de nos réponses en un lien puissant, un lien qui nous reconnecte avec cet Essentiel dont nous apprenons petit à petit à reconnaître le parfum. C’est donc en usant du sens et des définitions et en en découvrant les limites, que nous prenons conscience de la nature ineffable de nos expériences. Après avoir levé les voiles, nous mettons alors le cap vers l’Infini qui est aussi «ce qui n’est pas défini» rappelle André. Et c’est par la sensation, par le corps, loin du champ des conditionnements mentaux, que nous partons à la découverte de nos limites et cherchons à en apprécier la vraie nature pour les dépasser. «Ce qui sépare est aussi ce qui relie» nous enseigne le Nidrâ Yoga.
A l’écoute de la voix du Maître, dans l’ouverture, nous laissons en nous monter une musique différente, le rythme intérieur se modifie et s’ouvrent les portes d’un état à la frontière entre l’abandon et la vigilance. C’est un quatrième état qui n’est pas le sommeil, ni la veille, ni le rêve, qui est tout cela à la fois, et plus encore. J’ignore la nature de ce qui agit dans cet état, mais Cela agit, bel et bien, Cela, je le vis au quotidien… Depuis le début de cette aventure, pas un jour sans qu’en moi je ne décèle et suive l’empreinte de son sillage. Aussi, il m’arrive de penser que le Nidrâ, plus qu’une pratique, est en effet un état que l’on peut qualifier de «sommeil conscient»; «sommeil» parce que ce qui est à l’œuvre n’affleure que rarement l’orée de ma conscience et «conscient» parce que je suis pourtant le témoin de ma propre transformation. Une transformation qui ne s’embarrasse guère de mots, je me risquerai tout au plus à reprendre l’image là où je l’avais laissée…
Armé de ses nouveaux outils, le chercheur d’or a creusé plus profond et, bien sûr, n’a pas trouvé la moindre pépite, tout au juste quelques pyrites, quelques illusions qui ont perdu leur éclat à la lumière du jour. Mais en chemin, il a appris à faire fi de son espoir, de son désespoir aussi, car en fouillant le tréfonds, c’est une source pure qui a jailli et coule désormais dans ses veines. Plus besoin d’or pour tuer une peur et en fabriquer de nouvelles, juste le bonheur de se désaltérer en buvant la vie! Il entrevoit désormais cette aimable beauté qu’il porte en lui, il peut s’aimer à nouveau, habiter sa présence, et redécouvrir l’indicible saveur d’une existence, insupportable hier encore. Parfois, d’antiques émeraudes se rappellent à son souvenir murmurant «Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas » et inversement; il acquiesce alors et rajoute que ce qui est au-dehors n’est que le reflet du dedans, et vice-versa, car toute frontière n’est que vue de l’esprit. Du sommeil au Nidrâ, du Nidrâ au nadir, du nadir au zénith, du zénith à la joie, de vous à moi, non, il n’y a pas même un pas… Juste un entre-deux qu’il faut scruter pour comprendre que Deux n’existe pas ! Tout est déjà là, à portée de main, à fleur d’âme, et le seul voile qui vaille, c’est le conditionnement, un mirage réputé tenace mais qu’un coup de “troisième œil” bien placé suffit pourtant à dissiper !
Christophe Fagnen


[…] mise en vente des Cahiers de Yoga 7 sur le blog m’a permis de tester ce que sera bientôt la gestion d’une boutique internet, […]