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mai 24 2008

Kapalabhati, un exercice de respiration énergétisant

Kapalabhati vient de “Kapala” qui signifie “crâne” en sanskrit et de “Bhati” qui signifie “faire briller”, “nettoyer”. André van Lysebeth traduit l’ensemble dans son sens littéral “nettoyage du crâne”. Crâne” désigne ici les conduits de l’air dans la tête: les narines, les cornets du nez et les autres passages de l’air. Kapalabhati est une technique de nettoyage. On dit aussi couramment le “crâne qui brille”. “J’aime aussi cette deuxième définition, car Kapalabhati apporte beaucoup d’oxygène et la sensation globale, après l’exercice est justement celle d’une tête bien oxygénée, qui “brille”.

Kapalabhati, le nettoyage des poumons

Objectifs du Hatha Yoga

Les Kriyas ou Sat Karman s’inscrivent dans le cadre du Hatha Yoga, discipline indienne antique, imprégnée de philosophie, pour atteindre la santé sur les plans physique, énergétique et psychique. AInsi, le yogi est en possession de tous ses moyens pour atteindre l’état parfait, qui le libérera des contraintes du mental et lui permettra d’acquérir la sagesse, la vision universelle et surtout la libération finale.

Au-delà - ou plutôt en deçà de cet ambitieux objectif de réalisation de la nature divine en soi, le Hatha Yoga se révèle être une pratique de santé et d’équilibre psycho-corporel très efficace. Cet ensemble d’outils contribue à développer une meilleure connaissance de soi-même, une plus grande harmonie avec l’univers. Cet affinement de la conscience peut déboucher sur une recherche intérieure, voire spirituelle, qui n’est pas nécessairement liée à la tradition hindoue. Car rappelons ici que le Hatha Yoga est un ensemble de techniques, pas une religion.

Kapala Bhati est un des Sat Kriya (actions purificatrices du corps)

Lorsque le yogi veut se consacrer au Pranayama, les techniques de respirations, il sait qu’il va au devant de techniques de respirations très puissantes. Si son corps et ses canaux subtils (Nadis ou méridiens) ne sont pas suffisamment purifiés, les techniques de Pranayama peuvent même être dangereuses.

C’est pour cela qu’avant le Pranayama, on recommande à l’adepte de pratiquer les Sat Kriya (ou Sat Karman), pour purifier son corps physique et énergétique. L’énergie circule mieux à travers le corps. La capacité de travail, de pensée, de digestion, de goût, d’odorat, de sentiment, etc. augmente; en même temps s’élargit notre perception.

Ces pratiques très puissantes ne peuvent pas s’apprendre dans les livres. Elles nécessitent un apprentissage avec un professeur expérimenté. Or, de nos jours, les Kriyas sont souvent laissés de côté, même par les enseignants…Les Kriyas aident à débarrasser l’organisme de ses impuretés, et contribuent à soulager nombre de maux physiques et psychiques:

  1. Dhauti, le nettoyage de l’estomac
  2. Basti, le nettoyage du côlon
  3. Neti, le nettoyage du nez
  4. Tratak, la fixation du regard
  5. Nauli, le brassage abdominal
  6. Kapalabhati, le nettoyage de l’appareil respiratoire

Ainsi Kapalabhati est à la fois un exercice de respiration (Pranayama) et une technique de purification (Kriya).

Kapalabhati se pratique grâce à la contraction des muscles abdominaux, pour soulever le diaphragme et expulser l’air. Les expirations sont brèves et se succèdent rapidement. A l’inspiration, l’abdomen se décontracte et laisse pénétrer l’air en douceur.

Kapalabhati purifie les voies respiratoires et les poumons. Cet exercice contribue à éliminer le gaz carbonique et d’autres impuretés.
L’oxygénation du sang régénère les tissus, le mouvement du diaphragme masse l’estomac, le foie et le pancréas. Kapalabhati guérit des maladies qui proviennent d’un excès de Kapha (ayurvéda).

NB: Pour plus de détails sur les autres Kriya, voir cet article dédié aux Sat Kriya.

Description et technique de Kapalabhati (Kapala Bhati)

Il existe plusieurs descriptions de Kapala Bhati. Je me suis rendu compte que c’est la même chose pour Bhastrika. L’un et l’autre ont des similitudes. Suivant les écoles, Kapala Bhati est un exercice doux à puissant. Il en est de même avec Bhastrika. Je vais donc les décrire tels que je les ai appris.

Un autre article sera consacré bientôt à Bhastrika. Afin de bien distinguer Kapalabhati et Bhastrika, voici la différence faite par B.K.S. Iyengar (Hatha Yoga Dipika): “Kapalabhati est une forme atténuée de Bhastrika Pranayama. En Kapalabhati, l’inspiration est lente mais l’expiration est énergique. Il y a une fraction de seconde de rétention après chaque expiration.”

Kapala Bhati - la respiration du

Kapalabhati se pratique avec de petites expirations rapides et énergétiques, qui se succèdent “en rafale”. Entre deux expirations, l’inspiration se fait passivement. Ce qui caractérise Kapalabhati, c’est exactement ci qui le différencie de la respiration habituelle:

Respiration habituelle:
Inspiration active, expiration passive

Kapalabhati:
Inspiration passive, expiration active.

En Pranayama, l’expiration est plus lente que l’inspiration. Dans Kapalabhati, c’est le contraire. L’expiration est très rapide (1/10e de seconde environ). L’inspiration varie entre 3/10e et 8/10e de seconde.

Le thorax reste immobile pendant Kapalabhati: avant de commencer, on bombe le thorax qui reste bloqué en position d’inspiration. C’est le diaphragme et la sangle abdominale qui vont créer le mouvement expiratoire.

Technique classique:

Important: Kapalabhati se pratique à jeun ou en dehors des moments de digestion.

Asseyez-vous confortablement (assis jambe croisées, sur un petit coussin, ou sur une chaise), de sorte à conserver le dos droit, les épaules détendues et l’avant du corps bien dégagé. Cherchez à donner de la place au plexus solaire et veillez à ne pas vous appuyer dessus. Pour commencer, ainsi que pendant les phases inspiratoires, le ventre est libre et fait saillie. Il est important de placer le centre de gravité dans le bas-ventre, en-dessous du nombril. Ceci est important, car on ne cherchera pas à rentrer l’estomac pendant les expulsions d’air.

Faire de petites expirations rapides et énergétiques, presque abruptes. Pour faire comprendre ce qui se passe, je demande parfois à mes élèves, d’imaginer qu’ils sont les mains attachées mais qu’ils veulent expulser une petite mouche curieuse qui essaie de rentrer dans une narine: l’expiration est exactement de ce type. Elle peut être vraiment forte ou plus atténuée, ce qui convient mieux à l’apprentissage. La sangle abdominale se contracte, en direction du bas-ventre (et non vers le plexus solaire, attention).

L’inspiration n’est pas contrôlée: l’air vient automatiquement remplir les poumons, pendant le moment de pause, entre deux inspirations. Le ventre fait alors saillie, sans que l’on y pense.

Pratiquez 10 à 50 respirations en Kapalabhati au début. Avec l’expérience, un cycle peut devenir beaucoup plus long (100 expirations ou plus).

Le ventre est relâché à l’inspiration et il rentre à l’expiration.

Certaines écoles préconise une rétention d’air, poumons pleins après une série de Kapala Bhati: 10 secondes, voire jusqu’à aussi longtemps que confortable. Pour ceux qui les connaissent, appliquez les Bandha (ligatures) pendant la rétention. Vous pouvez visualiser l’énergie qui monte, tel un arbre lumineux, depuis la base de la colonne vertébrale, jusqu’au point entre les sourcils.

Prenez quelques instants pour observer le plexus solaire qui est stimulé et l’énergie qui circule dans le corps.

Expirez lentement. Puis faites quelques respirations lentes, profondes et régulières.

Pratiquez 3 cycles de Kapalabhati pour une séance normale de Pranayama.

Visualisez l’air qui circule dynamiquement pendant Kapalabhati: il entre et sort de vos poumons. Il est source d’énergie et de purification.

Autres circonstances de pratiques:

Après l’avoir pratiqué en tant que Kriya et en tant que Pranayama, tel que décrit ci-dessus, on m’a appris à intégrer un kapalabhati doux pendant la pratique de certains asanas, tels que la torsion vertébrale (Ardha Matsyendrasana), par exemple. Je trouve cette pratique bénéfique, pour le massage des organes, la stimulation de l’énergie et l’amélioration de la respiration qu’elle procure.

Suite à cela, j’ai aussi découvert le livre de Dinah Rodrigues, Bien vivre sa ménopause avec le yoga. Elle intègre un Bhastrika très doux (de T.K.V. Desikachar; l’exercice est très proche du Kapalabhati expliqué ici) pendant la pratique de nombreux asanas, assez dynamiques. Cela fait partie de son “yoga des hormones”. Très intéressant, pour avoir testé les effets positifs de ses séances sur l’équilibre du système hormonal féminin.

Quand pratiquer Kapalabhati

  • En début de séance de Pranayama (respiration): chasse l’air résiduel et augmente le niveau général de Prana (énergie vitale)
  • En début de séance d’Asana: bonne oxygénation du sang.
  • En cas de fatigue (coup de bar): il m’arrive de le pratiquer avant de prendre le volant, par exemple.

Effets de Kapalabhati

  • Rejet de l’air résiduel des poumons (air vicié)
  • Rejet de CO2 et décrassage de l’organisme
  • Oxygénation très utile pour les sédentaires
  • Activation de la circulation sanguine: le diaphragme procure un massage de toute la région cardiaque et abdominale
  • Purification et entretien de la souplesse du tissu pulmonaire; amélioration des échanges gazeux
  • Entretien de la souplesse et de la mobilité du diaphragme
  • Entretien de la sangle abdominale
  • Massage des organes internes, tonification du tube digestif et de ses glandes annexes
  • Tonification et apaisement du système nerveux neurovégétatif.

Indications de Kapalabhati

  • Fortifie le foie, la rate, le pancréas et les muscles abdominaux.
  • Améliore la digestion.
  • Dégage les sinus, rafraîchit les yeux.
  • On se sent revigoré. (B.K.S. Iyengar, Hatha Yoga Dipika).
  • Kapala Bhati est un pranayama qui réchauffe. De ce fait, il augmente Pitta et réduit Kapha.
  • Pratiqué doucement, il est favorable pour Vata, car il augmente le niveau global d’énergie.
  • Accroît le tons psychique et la lucidité mentale.
  • Opère un massage doux du muscle cardiaque.
  • Stimule la glande thyroïde. C’est un exercice favorable pour les hypothyroïdiens.

Contre-indications

  • Grossesse
  • Pas de pratique excessive en cas de stress ou de fatigue: Vata s’en retrouve exacerbé. Une pratique justement dosée augmente le niveau d’énergie global.
  • Capacité respiratoire diminuée
  • Problèmes d’oreilles (otites, …) ou d’yeux (décollement de la rétine, glaucome)
  • Tension artérielle excessive ou insuffisante
  • Ne pas pratiquer Kapala Bhati si le nez se met à saigner ou si le sang commence à battre dans les oreilles ou qu’elles deviennent douloureuses, qu’elles bourdonnent, …
  • Convalescence.

Sources et biographie

Images: http://www.satyananda-yoga.de/service/praktische-uebungen.html

Le yoga thérapeutique, Pierre Jacquemart et Saïda Elfeki, Editions Maloine

Bien vivre sa ménopause avec le yoga, Dinah Rodrigues, Editions Médicis

Pranayama la dynamique du souffle, André Van Lysebeth, Editions Flammarion

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mai 22 2008

Routine de yoga et ayurveda (4): le nettoyage du nez, Jala Neti

Publié par Michèle sous Ayurveda

Lota en plastique pour Jala Neti
Ce lota est en service depuis 1991 … il est toujours parfait pour son usage

Jala Neti, du sanskrit «nettoyage par l’eau», c’est le nettoyage des cavités nasales et des sinus. Cette pratique d’hygiène, si elle est quotidienne, combat les effets de la pollution, de la poussière et du pollen. C’est aussi une pratique bien utile pour qui fait régulièrement du Pranayama (les exercices yogiques de respiration).

Comment pratiquer Jala Neti

Jala Neti

Pour vous faciliter la tâche, le mieux est d’utiliser un Lota ou pot pour Neti (appelé parois burette). Ces pots ressemblent à de petits arrosoirs qui s’adaptent à l’anatomie du nez. Ils existent en plastique (les meilleurs marché), en cuivre ou en céramique. Le bout du tube est fait pour rentrer dans la narine.

Remplir le pot d’eau tiède, idéalement entre 37° et 40°.

Saler l’eau avec du sel de marin (sauf allergie au sel marin), de sorte à rendre le nettoyage plutôt agréable: l’eau ne «pique» pas du tout nez.

On sale l’eau dans la proportion du sérum physiologique, le liquide du corps humain, qui est lui-même naturellement salé (8 à 9 g de sel par litre d’eau). Cela fait environ 1 bonne cuillerée à café de sel par litre d’eau. Si nécessaire, ajustez la dose de sel jusqu’à ce que ce soit confortable à votre pratique. Plusieurs écoles de yoga proposent un peu plus de sel (jusqu’à 1 c. à café rase de sel par ¼ l d’eau).

Neti se pratique au-dessus d’un lavabo, c’est le plus facile.

S’incliner en avant et tourner la tête sur le côté gauche, retenez le souffle et versez l’eau dans la narine droite, pour la faire ressortir par la gauche: l’eau coule par elle-même, en emportant avec elle les impuretés et les mucosités du nez.

Vous pouvez laisser couler l’eau d’un demi lota, ou si vous sentez que vous avez besoin de bien dégager les sinus, laissez passer l’eau du lota entier.

Important : gardez la bouche ouverte, afin que l’eau ne pénètre pas dans les oreilles.

Lorsque vous avez fini du premier côté, soufflez doucement par le nez pour vous débarrasser de l’eau qui reste. Puis changez de côté, pour renouveler l’opération.

Respiration: Lorsque vous aurez essayé une fois ou deux, vous verrez que vous pouvez respirer calmement – par la bouche - tout en laissant passer l’eau…

Après Neti: sécher le nez

Pour que Neti soit vraiment bénéfique, il est indispensable de bien sécher le nez. Sinon l’eau stagne dans les sinus tout en se chargeant d’impuretés. Ceci est contraire à l’objectif premier…

Pour cela, souffler doucement par le nez; une narine à la fois.

Attention: car si vous soufflez trop fort, vous risquez de boucher momentanément la connexion entre le nez et l’oreille.

Mais cela n’est peut-être pas suffisant s’il vous reste-t-il de l’eau dans le nez après vous être mouché.

Faites alors encore ceci pour vous en débarrasser:

Penchez-vous en avant et laissez pendre la tête quelques instants; une partie de l’eau va sortir d’elle-même. Puis, à partir de cette position inclinée:

  • Bouchez la narine droite est expirez doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration: à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.
  • Bouchez la narine gauche est expirez doucement plusieurs fois en tournant la tête avant chaque expiration : à gauche, à droite 3-5x puis au centre 3-5x.
  • Terminez une fois que le nez est sec.

Quelques salutations au soleil sont aussi très efficaces… mais vous risquez de mouiller votre tapis de yoga :-)

Conseils pratiques

  • Si l’eau salée ne passe pas par les narines, c’est que vous tenez trop fort le tube contre la narine, ou au contraire pas assez. Dans ce dernier cas, l’eau sort par la même narine parce le tube et la narine ne forme pas en ensemble étanche.
  • L’eau a parfois du mal à passer, si l’on est enrhumé. On peut alors laisser un moment le tube dans la narine, afin d’aider à dissoudre les mucosités. Se moucher une narine à la fois, doucement. Puis changer de narine.
    Après quelques essais, l’eau coulera plus facilement : au début goutte à goutte, puis plus abondamment ensuite.
    En cas de rhume, rester prudent avec le nez : les membranes des muqueuses sont très sensibles.
  • Bien que la plus grande quantité de l’eau sorte par les narines, une quantité minime d’eau sort par la bouche:
    Rien de grave, c’est l’inclinaison de la tête qui fait qu’une partie de l’eau coule par la bouche. Essayez de rentrer un peu plus le menton.
  • Cela pique ou vous fait mal quand vous vous lavez le nez : vous avez oublié le sel, ou vous en avez mis trop, ou pas assez… Lorsque le sel est bien dosé, l’eau a le même goût que les larmes. Elle a la même température que le corps.
  • Si vous désirez laver le nez profondément, utilisez un pot entier pour chaque narine. Pour la routine, 1/2 pot par narine est suffisant.
  • Si votre nez a tendance à être très sec, ajoutez une goutte ou deux d’huile de sésame ou d’amande douce après avoir bien séché le nez.

Lota en plastique pour Jala Neti

Huile ayurvédique

Il existe des huiles ayurvédiques, utilisées en traitement des migraines, sinusites, et rhumes, en Ayurveda. Quelques gouttes de cette huile après Jala Neti lubrifient les cloisons nasales, renforcent les effets de purification et les sinus.

Indications: Pourquoi faire Jala Neti ?

  • Pour commencer la journée, en guise de routine préventive d’hygiène
  • Après le travail, le bricolage ou le ménage, si vous vous êtes trouvé dans un environnement poussiéreux
  • Au retour d’une ballade, pour vous débarrasser du pollen et des mucosités contenues dans le nez, si vous y êtes sensible, intolérant ou allergique. Pratiqué régulièrement, Jala Neti peut contribuer à soigner ou atténuer le rhume des foins et les allergies au pollen.
  • Jala Neti est réputé bénéfique pour ceux qui souffrent d’asthme, d’allergies et d’autres affections respiratoires.
  • Pour lutter contre des problèmes de sinus, sinusites et sinusites chroniques: Jala Neti empêche le mucus de s’accumulerdans les sinus
  • Pour prévenir les rhumes de cerveau et les sinusites
  • Jala Neti influencerait positivement les organes sensoriels de la tête (cela se sent par ex. en cas de fatigue oculaire)
  • Soulage les maux de tête: le nettoyage du nez stimule et détend la zone du front et autour des yeux.
  • Certaines sources accordent une action positive à Jala Neti sur la mémoire et la concentration
  • Faites Jala Neti si l’air ambiant est trop sec et les muqueuses sont desséchées. Les cils capillaires du nez perdent alors leur habilité à transporter les mucosités. En nettoyant le nez régulièrement avec une solution d’eau salée, vous stimulerez le fonctionnement des muqueuses et le nez gardera son humidité naturelle.
  • La solution d’eau salée optimise le pH (mesure de l’acidité/basicité) dans les muqueuses et améliore la résistance de celles-ci contre les virus et les bactéries.

Contre-indications

Ne pas pratiquer Neti: en cas de rhume trop sévère ou si vous souffrez de mal d’oreille.

Sutra Neti

Sutra Neti est une autre technique de nettoyage du nez, qui se pratique avec un cathéter. Elle est moins facile que cette première technique et il est préférable de l’apprendre avec un professeur.

NB : Nous vendrons des lotas et l’huile ayurvédique décrite plus haut dans notre boutique. La boutique est toujours en préparation. Il reste encore du travail. Je ne peux pas avancer de date de disponibilité: nous mettrons en ligne la boutique dès qu’elle sera fin prête.

Sources:
Dessin de Jala Neti: Prévenir et guérir par le yoga : Manuel pratique
Yoga Mind and Body, Sivananda Yoga Centers
Yoga dans la vie quotidienne, Paramahan Swami Maheswarananda, Edition Ibera
Document sur Jala Neti du site : www.scand-yoga.org/toulouse

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mai 20 2008

Commencer le yoga : choisir un cours de yoga et un professeur

Publié par Michèle sous Conseils pratiques

Cours de yoga dans une école

C’est une question que l’on me pose souvent. Avant d’en parler, voici une citation de T.K.V. Desikachar, un des plus grands enseignants et formateurs du yoga contemporain, qui répond à la question: «Pourquoi devrait-on pratiquer le yoga?»:

«- Je serais étonné de trouver une seule personne qui ne veuille vraiment pas s’améliorer: «je suis pauvre, j’aimerais devenir riche», «je suis dans la confusion, j’aimerais en sortir», «je veux faire des études d’ingénieur», «je voudrais devenir médecin». Tous ces souhaits révèlent le désir de s’améliorer au service duquel vient le yoga. Par la pratique, on améliore progressivement la capacité de concentration, la confiance en soi, l’état de santé, les rapports avec les autres. En fait, on améliore tout ce que l’on fait.»

Et j’ai envie de rajouter: «l’on améliore ce que l’on est» au quotidien. Le yoga conduit à une meilleure connaissance de soi, à tous points de vue et améliore notre réceptivité.

Revenons à la question de base. Vous voulez commencer le yoga, mais ne savez pas comment choisir un cours ou un professeur. Et vous n’avez pas de personne dans le domaine pour vous aider.

C’est vrai, aujourd’hui, on parle beaucoup de yoga. Les écoles, les cours et les professeurs se multiplient. Et c’est tant mieux. Cependant, il devient difficile de choisir pour les citadins … alors que pour d’autres, loin des villes, la question du choix ne se pose même pas.

Si vous voulez commencer le yoga, préparez-vous à pratiquer régulièrement. Une fois par semaine, c’est bien. Deux fois, c’est mieux. En effet, on dit que les effets physiques et subtils du yoga se diffusent encore le lendemain et le surlendemain du cours. En prenant deux cours par semaine, vous bénéficiez des bienfaits du yoga quasiment toute la semaine.

Pour commencer, listez les écoles de yoga les plus faciles d’accès pour vous et celles qui le sont un peu moins, tout en restant raisonnable.

Renseignez-vous auprès de chacune de ces écoles et demandez:

  • Quel type de yoga est enseigné (demandez en quoi cela consiste)
  • Si les enseignants sont diplômés auprès d’une fédération nationale de yoga
  • Comment le yoga est enseigné aux débutants (approche, progression)
  • Quels sont les cours débutants, les horaires, les tarifs.

Les trois premières questions sont importantes. Comme le yoga est «à la mode», il est souvent récupéré et utilisé à des fins commerciales et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Les exceptions existent bien sûr: par exemple, il existe quelques excellents professeurs qui enseignent depuis longtemps sans avoir fait de diplôme, parce qu’il n’y a pas si longtemps, c’était moins important et réglementer.

Il faut aussi savoir que le yoga pratiqué dans les fitness n’est souvent pas un yoga complet: il se limite à une gymnastique plus ou moins douce, inspirée du yoga. Mais il omet très souvent les aspects énergétiques et la démarche intérieure profonde qui accompagne la pratique du yoga.

Ensuite, recherchez sur Internet à quoi correspondent ces différents types et écoles de yoga, afin de confirmer ce qui vous a été dit et de s’assurer que ces écoles correspondent à vos attentes.

Enfin, lorsque vous aurez sélectionné une ou deux écoles qui vous semblent bien, demandez un cours d’essai. C’est le plus souvent gratuit… et il n’y a rien de tel que de prendre un cours, de rencontrer l’enseignant et de ressentir le yoga enseigné, pour savoir si vous avez trouvé «votre cours de yoga».

Et j’aimerais terminer par cette citation d’André van Lysebeth, autre grand homme du yoga en occident, qui nous a quitté il y a quelques années. Vous verrez que tout le monde apprend le yoga, encore et toujours … votre professeur aussi:

«Nous sommes tous des débutants»…

[Il explique ensuite que par rapport aux grands yogis accomplis de l’Inde antique, nous sommes réellement tous des débutants. Il y aurait beaucoup à faire pour connaître et parfaire toutes les techniques antiques, parmi lesquelles se trouvent les postures et la respiration. L’attitude intérieure est clé.]

«L’adepte doit revenir inlassablement aux principes essentiels, ceux-là même que l’on enseigne aux néophytes. Enfin, si nous exceptons les grands Maîtres, même un yogi accompli sait fort peu de chose relativement à l’immensité du yoga».

Sources:

Citation de T.K.V. Desikachar: Le yoga : Un éveil spirituel, éditions Agamat.
Citation de André van Lysebeth: Ma séance de yoga, Editions Flammarion.
Image: www.quja.de/unter/yoga_ausb.html.

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mai 18 2008

Enchaînement Kakasana (le Corbeau) et Salamba Sirsasana (le Trépied)

Publié par Michèle sous Asana (postures)

Voici un joli enchaînement pour les plus rôdés aux Asana d’entre vous. A ne pratiquer que si vous maîtrisez parfaitement la posture de départ, Kakasana (le Corbeau) et la posture inversée finale Salamba Sirsasana (le Trépied).

1. Kakasana, le Corbeau

Enchaînement de Kakasana et de Salamba Sirsasana

Prendre la posture de Kakasana telle que décrite en 3 étapes dans l’article “Kakasana” qui lui est consacré.

2. Bascule en avant sur la tête

Enchaînement de Kakasana et de Salamba Sirsasana

Progressivement et avec contrôle, bien sûr, passez le poids du corps sur l’avant, en descendant le sommet de la tête vers le sol. Le reste du corps garde la position du corbeau (qui se retrouve donc sur la tête!). Stabilisez votre posture. Répartissez le poids du corps entre les mains et la tête (le minimum), en privilégiant les mains et les avants-bras (épargnez vos vertèbres cervicales). Respirez quelques fois ainsi avant de continuer, si vous sentez cela nécessaire.

3. Ardha Salamba Sirsasana (demi posture)

Enchaînement de Kakasana et de Salamba Sirsasana

Puis, une fois bien stabilisé, éloignez les cuisses de l’abdomen, tout en pliant les jambes. Montez les cuisses à l’horizontale, dans la demi posture de Salamba Sirsasana.

4. Salamba Sirsasana

Enchaînement de Kakasana et de Salamba Sirsasana

Ensuite, avant de déplier les jambes, vous allez monter les genoux vers le haut. Alors seulement, vous pourrez déplier et allonger vos jambes, orteils pointés vers le ciel. Veillez à ne pas cambrer (j’ai une petite tendance à cambrer sur la dernière photo; le sol inégal n’était pas favorable à une posture parfaite). Prenez bien appui sur vos avants bras et libérez la tête et la nuque, en les allongeant.

Quittez la posture exactement de la même manière. Idéalement, vous finissez donc en Kakasana.

Bien sûr, cet enchaînement est agréable à pratiquer pour les avancés, parce qu’il développe la qualité d’attention, d’équilibre, la maîtrise et le courage, … et une fois maîtrisé, il devient presque ludique.

Bien sûr aussi, je me dis que je ne m’adresse là pas à tout le monde.

Et enfin, promis (à certains d’entre vous), je vais m’adresser régulièrement aussi aux débutants. En ce moment, je suis très occupée par la mise en place de notre boutique et par la préparation des stages. Mais dès le mois prochain, je recommence à donner des cours débutants. J’aurai alors plus de matière pour leur consacrer des articles.

Quoiqu’il en soit, bon yoga à tous!
Om et Namasté

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mai 17 2008

La Puissance de la Pensée (4): Nous vivons dans un monde de pensée illimité

Rivière, ressourcement et pensée positive

Je suis très heureuse de l’accueil que vous avez réservé aux premiers textes que j’ai repris du livre de Swami Sivananda, La puissance de la pensée positive. Car je trouve que c’est là un ouvrage de grande valeur. Le nouvel extrait ci-dessous est très puissant.

Il se termine sur la notion de non jugement, difficilement acceptable tant que la vision ne s’est pas élargie. Le sage voit l’univers comme un grand mouvement, un grand jeu d’énergie où les choses se font et se défont, les êtres et les planètes naissent et meurent. Une telle vision place à un niveau différent, au-delà des mouvances de l’univers, à un niveau lumineux, empli de sérénité et de compassion. C’est cette dernière qui a dû conduire Sivananda à l’écriture de ses très nombreux ouvrages (près de 200, je crois).

La pensée à elle seule est le monde entier, les grandes souffrances, l’âge avancé, la mort et le grand péché, la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther. La pensée enchaîne l’homme. Celui qui contrôle les pensées est un véritable dieu sur terre.

Vous vivez dans un monde de pensées. La pensée vient en premier lieu. Après il y a l’expression de la pensée de cette pensée par l’organe de la parole. La pensée et la parole sont intimement reliées. Des pensées de colère, d’amertume et de méchanceté nuisent à autrui. Si le mental qui est la cause s’évanouit, les objets extérieurs disparaîtront.

Les pensées sont des choses. L’ouïe, le toucher, la vue, le goût et l’odorat, les cinq koshas (gaines ou enveloppes), l’état de veille, de rêve et de sommeil profond – tout cela sont des produits du mental. Sankalpa, la passion, la colère, la servitude, le temps, sachez qu’ils sont le résultat du mental.

Les pensées que nous percevons autour de nous sont uniquement le mental en forme ou en substance. La pensée crée, la pensée détruit. Amertume et douceur ne se trouvent pas dans les objets, mais elles sont dans le mental, dans le sujet, dans les pensées. Elles sont créées par la pensée.

Par le jeu du mental ou de la pensée sur les objets, la proximité peut sembler une grande distance et vice-versa. Tous les objets dans ce monde sont sans lien aucun, ils sont reliés et associés uniquement par la pensée, par l’imagination du mental. C’est le mental qui donne la couleur, la forme et les qualités de l’objet. Le mental assume la forme de chaque objet auquel il pense intensivement.

Ami et ennemi, vertu et vice existent seulement dans le mental. Chaque homme crée un monde de bonté et de méchanceté, de plaisir et de souffrance uniquement par sa propre imagination. La bonté et la méchanceté, le plaisir et la souffrance ne proviennent pas des objets. Ils font partie de votre attitude mentale. Il n’y a rien de bon ni de mauvais dans ce monde. C’est votre imagination qui crée ces différences.

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