Archives de ' mars, 2008 '

mar 25 2008

Yoga pour le foie et la vésicule biliaire

Publié par Michèle sous Séances de Yoga

Au sortir de l’hiver, l’organisme est souvent un peu fatigué et encombré. C’est pourquoi, la série de postures et de conseils qui suivent, sont utiles pour tous. Ils sont en grande partie inspirés par Clara Truchot.

Lorsque le foie et la vésicule biliaires sont engorgés, on peut ressentir: mauvaise digestion, nausée, dégoût alimentaire, fatigue excessive, … Car le foie est une véritable “usine” de l’organisme et ses moments de faiblesses nous affectent profondément.

Postures (asana)

Pratiquer cette série de posture est favorable:

Etirement de l’Ouest ou pince (Pascimottanasana):
Yoga asana - Paschimottanasana, la posture de la pince ou posture de l'étirement vers l'Ouest
Au moment de l’expiration, pratiquer la rétractation de l’estomac (Uddiyana Bandha), et retenir quelques instants, poumons vides.
Voir prise de posture sur la fiche de yoga pour les ischio-jambiers

Demi-torsion vertébrale (Ardha Matsyendrasana):
Yoga asana - adaptation de Ardha Matsyendrasana, la demi-torsion vertébrale
Au moment de l’expiration, si souhaité, il est aussi possible de pratiquer la rétractation de l’estomac (Uddiyana Bandha), et retenir quelques instants, poumons vides.
Voir prise de posture sur la fiche de yoga pour les ischio-jambiers

Posture du nombril (Nabhi Chakrasana):
Yoga asana - la posture du nombril
Prise de posture: fiche pratique yoga pour les abdominaux

Posture de la torsion de l’estomac (Jathara Parivartasana):
Yoga asana - Jathara Parivartasana, la posture de la torsion de l'estomac
Voir prise de posture fiche postures allongées pour la détente

Posture de la chandelle ou posture sur les épaules (Sarvangasana):
Yoga asana - Sarvangasana: la posture de la chandelle ou posture sur les épaules
Voir prise de posture sur la fiche de yoga pour les ischio-jambiers

Posture de la charrue (Halasana):
Yoga asana: Halasana, la posture de la charrue
Voir prise de posture sur la fiche de yoga pour les ischio-jambiers

Respirations (pranayama)

A ne pratique que si vous connaissez:

  • “Le crâne qui brille” (Kapalabhati): fera l’objet d’un article.
  • “La purification par le feu” (Agnisara): fera aussi l’objet d’un article.

Conseils pratiques

  • Avant tout, adapter son alimentation. Réduire les graisses et, si vous en consommez, l’alcool.
  • Clara Truchot conseille de boire du jus de citron. Le boire dilué dans de l’eau tiède, ou même légèrement chaude. On peut éventuellement y ajouter un peu de miel.
  • Utiliser de l’huile d’olive permet de tonifier la vésicule biliaire.
  • L’artichaut et le radis noir stimulent le foie. On peut les trouver sous forme de jus, de comprimés ou de gélules.

Danièle Festy, dans “Mes 15 huiles essentielles” propose un mélange pour le foie congestionné:

HE de gaulthérie couchée 1 goutte
HE de menthe poivrée 1 goutte

dans une petite cuillerée de miel (ou 1/2 petite cuillerée d’huile pour ceux qui doivent éviter le sucre).
A prendre tous les matins, en conservant en bouche quelques minutes. Répéter pendant 20 jours.
Arrêter une semaine puis reprendre au même rythme pendant 3 mois.

Sources

Hatha Yoga, Clata Truchot, Le Courrier du Livre
Mes 15 huiles essentielles, Danièle Festy, Leducs Editions

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mar 24 2008

Ahimsa, la non-violence de soi à soi

Publié par Michèle sous Philosophie

Ahimsa, la non-violence de soi à soi

Le temps passe, les articles sur Yogamrita se succèdent… et je constate que ma série d’articles sur la non-violence, Ahimsa, n’est pas terminée. Certains me disaient «Mais arriveras-tu à écrire sur le yoga dans la durée? N’auras-tu pas un jour fait le tour de la question?» Je me dis aujourd’hui que plus ça va, plus il y aurait à dire… et que je finis pas m’oublier sur les thèmes en cours…

Ahimsa est d’actualité ces jours-ci. Les tristes événements au Tibet m’ont fait me souvenir de ces réflexions autour des Yama (restrictions) et Niyama (règles de vie), qui sont les fondements du yoga. Après avoir parlé de la violence dans le monde, puis de la violence dans notre relation à l’autre, voici quelques réflexions sur la violence de soi à soi.

«La violence manifestée résulte d’un inconfort intérieur profond».

C’est de là que j’ai envie de repartir aujourd’hui, car c’est en quelque sorte la racine du «mal». Cet inconfort intérieur, c’est «Dukha», la souffrance inhérente à l’existence, qui se traduit intérieurement sous une forme ou sous une autre.

La vie est une éternelle recherche du bonheur, du bien-être, du mieux-être. La recherche du mieux provient d’un manque de quelque chose, quelque qu’il soit. Pour être général, disons qu’il y a en nous un manque de bonheur ou de satisfaction, qui nous pousse à l’action, en vue combler ce manque.

La violence intérieure, envers soi existe réellement, mais nous nous la masquons à nous-mêmes.

Développer des pensées intransigeantes et dévalorisantes envers soi-même, manquer d’écoute par rapport à ses propres besoins, avoir tendance à faire le contraire de ce à quoi on aspire, jouer un rôle en contradiction avec ses aspirations profondes, est hautement frustrant.

Vivre empli de violence intérieure et de frustration ne peut qu’engendrer la violence, visible ou cachée.

Une des sources de violence les plus importantes dans la relation à soi-même réside dans le décalage entre ce que l’on est, ce que l’on fait, et ce à quoi l’on aspire. Cet écart est douloureux et génère le mal-être, des tensions et la frustration.

Quelques manifestations de violence vis-à-vis de soi-même

  • En yoga par exemple, ce serait forcer régulièrement pour parvenir à faire une posture, quitte à se rendre compte au bout de quelques semaines que l’on s’est fait du mal en allant trop vite et trop fort.
  • Dans notre vie relationnelle, ce peut être tenir un rôle qui va à l’encontre de celui que l’on souhaiterait ; ou montrer des traits de caractères que nous n’aimons pas en nous et s’en faire une fatalité, un mode de comportement.
  • La volonté de donner une image de soi aux autres , ou vouloir être comme un autre, ou l’ambition exagérée, ou encore le perfectionnisme, la non acceptation de là où l’on en est, peuvent conduire à tous les excès.

En chacun de nous coexistent la volonté d’être et celle d’avoir, dans une totale confusion. L’idéal est dans l’«être»: nous souhaitons avant tout être heureux. Mais notre compréhension des choses semble nous dire que pour être heureux, il nous faut «avoir».

  • L’«être» se vit dans l’instant présent, il ne demande rien et donne beaucoup.
  • L’ «avoir» est dans la notion dans temps qui passe : « J’ai eu» (je suis peut-être dans le regret et je manque), « j’ai» (et je ne veux pas perdre ce que j’ai) ou «je veux avoir bientôt» (je suis dans le désir).

Ainsi, plutôt que de goûter à l’instant qui nous est donné, nous nous tendons intérieurement pour que les choses soient ce que nous désirons.

On dit aussi “manquer de temps”, tout comme “avoir” le temps. Le mode de vie actuelle, pour beaucoup d’entre nous, s’accompagne d’un manque de temps général:

  • Le manque de temps conduit à un manque de respect des choses et de l’environnement.
  • Le manque de temps pour l’autre nous éloigne: on ne prend pas suffisamment de temps pour échanger, communiquer, etc. avec nos semblables.
  • Le manque de temps pour soi-même nous éloigne de nous-même, de notre nature spirituelle, psychique et même parfois physique.

Le stress c’est aussi ne pas faire ce qui serait bon pour soi, comme dormir suffisamment pour récupérer, être à l’écoute des signaux du corps et de ses besoins, se relaxer, faire régulièrement de la méditation, du yoga, etc.

Prendre conscience

Lorsqu’existe un décalage en soi, cela se sent, tant pour soi que pour les autres. Entretenir une tension intérieure «violente», c’est un peu l’équivalent de tricher avec soi-même et avec les autres.

Prendre conscience de cette violence intérieure permanente, que l’on s’impose vis-à-vis de soi-même, est un travail qui ne peut engager que nous et personne d’autre.

  • Ce travail intérieur consistera tout d’abord à reconnaître cette violence en soi … pas toujours facile !
  • Puis à observer, à ressentir ce manque, comment il se manifeste, quand, pourquoi, …
  • Ensuite, à analyser cette frustration pour la comprendre et élargir sa vue des choses.
  • Pour enfin parvenir à la transformation. Cette transformation est en quelque sorte la voie et l’objectif du yoga.

Pour clore la série d’articles sur Ahimsa, un prochain article sera consacré plus précisément à Ahimsa pendant la pratique du yoga.

Bonne semaine
Namaste

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mar 23 2008

Routine de yoga et ayurveda (1): Dinacharya, la routine quotidienne

Publié par Michèle sous Ayurveda

Vata Pitta Kapha les 3 dosha

En Ayurveda, le respect des cycles naturels est très important: respect de la nature et des saisons, respect des âges de la vie, des saisons, des heures de la journée, des alternances travail/repos. La santé s’accommode d’une vie saine et bien réglée, une vie qui sied au corps, au cœur et à l’âme, une vie en harmonie avec la Nature, et avec notre nature.

Selon l’Ayurveda, deux vagues de fluctuations nous traversent chaque jour. Chacune de ses vagues se compose d’un cycle Kapha, puis Pitta, puis finalement Vata. Ces trois phases se déroulent entre le lever et le coucher du soleil, puis de nouveau entre le coucher et le lever du soleil:

Premier cycle:

6h à 10h - Kapha
10h à 14h - Pitta
14h à 18h - Vata

Deuxième cycle:

18h à 22h - Kapha
22h à 2h - Pitta
2h à 6h - Vata

La nature nous invite à être en harmonie avec les rythmes qu’elle imprime.

La posture de l'arbre Vrksasana

Premier cycle

Le matin, nous nous réveillons “kapha“: un peu lourds, calmes, lents, détendus.

Ensuite vient le moment de l’activité, de l’efficacité physique. C’est le moment où l’appétit est au plus fort. Midi se trouve justement en plein milieu du cycle pitta. Pitta va aider à la digestion, au bon métabolisme alimentaire; il va contribuer à distribuer l’énergie active.

Vient ensuite le premier cycle vata à 14h. Comme Vata contrôle le système nerveux, ce cycle serait favorable au travail intellectuel dès 15h et manuel, dès 16h.

Le premier cycle terminé, c’est le second qui commence, selon la même séquence.

Deuxième cycle

Le soir, tout comme le lever, est un moment qui invite au calme, à la détente, de stabilité, accompagné du coucher du soleil. Ce cycle kapha va conduire à l’inertie, autre qualité de kapha.

L’appétit le soir n’est pas aussi fort qu’à midi. Le pitta du soir est celui qui permet de digérer votre repas du soir, alors même que vous êtes au lit.

Le cycle vata du petit matin se traduit au niveau du système nerveux. C’est la période des rêves les plus actifs. C’est souvent ceux-là dont on se souvient.

A la lumière de ces explications, l’Ayurvéda propose un emploi du temps idéal, appelé “dinacharya“, la routine quotidienne. De prochains articles permettront de voir de quoi il en retourne. Outre les règles de vie “de bon sens”, on y trouve l’automassage, le yoga et la méditation.

(à suivre)

Source: Santé parfaite, Dr Deepak Chopra, Ed. J’ai lu et Yoga et Ayurveda, David Frawley, Ed. Tyrya.

Fleur de lotus

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mar 21 2008

Sanskrit pour le yoga: directions et positions (1)

Publié par Michèle sous A propos du Yoga

Voici une partie très utile du glossaire du yoga pour comprendre certaines postures, car plusieurs noms d’asana expliquent la position du corps ou le mouvement qu’il imprime:

Sanskrit pour le yoga: directions et positions: adho, parivatana, parivrtti, parsva, pascima, prasarita

La suite sous peu…

Bonnes fêtes et bon yoga!

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mar 19 2008

Vivre le présent

Un clin d’oeil de sagesse d’Henri Brunel…

Vivre le présent, une relaxation d'Henri Brunel

«Attention! Attention! Soyez présent!» chantait l’oiseau de l’île heureuse, dont parle Aldous Huxley. L’attention posée sur la seconde fugace, le moment qui passe juste maintenant est le secret de cette relaxation. Non pas une attention crispée, mais souple, à la fois déterminée et sereine. Il suffit de se regarder dérouler les gestes du quotidien : se lever, s’asseoir, marcher, courir, prendre un livre… et le jeu du poignet et des doigts.
«L’âge, écrit Paul Valéry dans ses Cahiers, l’âge donne valeur infinie à la goutte de l’instant.» Cette phrase est datée de 1933. Le poète a soixante-deux ans, il lui reste treize années à vivre. Et vous? Combien de temps pour jouir de la précieuse vie humaine», goûter le présent?

Saisir l’infini dans la paume de sa main
Et l’éternité dans l’heure qui passe.
William Blake

«Chaque instant est absolu, vivant et doué de signification, écrit le maître zen D. T. Suzuki. La grenouille saute, le criquet chante, une goutte de rosée brille sur la feuille de lotus.»
- Où allons-nous? demande le disciple.
- Nous y sommes, répond le Sage. Le but de la vie, du voyage, l’éternité sont enclos tout entiers dans ce pas que nous faisons maintenant.

Cette «relaxation méditation» invite à modifier notre attitude mentale, notre regard sur le monde et le temps. Nous sommes comme des toupies ivres tournant sur nous-mêmes éperdument, ou si vous préférez une autre métaphore, nous courons affolés tels des lièvres qui entendent à leurs oreilles siffler le plomb des chasseurs. Et si nous faisions halte? Il faut accepter juste un moment de contempler un brin d’herbe… humer la rosée de l’instant. Accepter que ce qui est soit, toucher du bout de notre âme la mystérieuse éternité du présent.

Mon propos semble obscur, relève de l’insaisissable poésie. Mais commet exprimer l’indicible? Un discours trop clair serait un faux-semblant. Je parle d’une réalité qui ne se connaît qu’en la vivant. Essayez! Le résultat est étonnant. Une onde bienfaisante naît au creux du plexus. On goûte une paix inconnue. Cette sensation est précaire, bientôt dissipée. Mais elle permet de se relaxer. Elle ensoleille la journée.

Exercice

Je propose à titre indicatif un exercice. Ce n’est qu’un point de repère. On peut l’utiliser comme préparation mentale. Ensuite la «sensation du présent» est accessible plus aisément.

Prenez une posture de stabilité : «Virjâsana, Siddhâsana, ou lotus pour les familiers du yoga. Sinon, asseyez-vous sur une chaise basse, les pieds posés bien à plat sur le sol; les jambes formant un angle droit. Maintenez la colonne vertébrale aussi droite que possible (ne pas s’appuyer au dossier), la tête est en équilibre exact sur les épaules, comme une fleur sur sa tige. Les mains posées à plat sur les cuisses à la façon des statues égyptiennes. L’important est que la positon adoptée permette une respiration libre et complète.

Maintenant fermez les yeux, respirez calmement, régulièrement. Décontractez les épaules, tenez-vous stable et détendu. Pensez : «Je suis la vie, par les milliards de cellules de mon corps, je participe à la vie de l’univers. Je suis une étincelle de la vie juchée à la pointe exacte du temps, à cet instant présent. Je ne me retourne pas sur le passé, je ne me projette pas dans l’avenir, je suis là maintenant. Je suis là, je respire, je donne et je prends, une feuille parmi les feuilles d’un même arbre immense. Emerveillez-vous de cette communion avec la vie. Vous êtes ici et maintenant la forme précieuse qu’elle prend.» Laissez votre cœur s’élargir, aimer, aimer sans mesure, infiniment.

Ouvrez les yeux. Ebrouez-vous, souriez, et reprenez sans vous hâter vos occupations.

Source: La relaxation pour tous, Henri Brunel, Librio

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