mar 23 2008
Routine de yoga et ayurveda (1): Dinacharya, la routine quotidienne

En Ayurveda, le respect des cycles naturels est très important: respect de la nature et des saisons, respect des âges de la vie, des saisons, des heures de la journée, des alternances travail/repos. La santé s’accommode d’une vie saine et bien réglée, une vie qui sied au corps, au cœur et à l’âme, une vie en harmonie avec la Nature, et avec notre nature.
Selon l’Ayurveda, deux vagues de fluctuations nous traversent chaque jour. Chacune de ses vagues se compose d’un cycle Kapha, puis Pitta, puis finalement Vata. Ces trois phases se déroulent entre le lever et le coucher du soleil, puis de nouveau entre le coucher et le lever du soleil:
Premier cycle:
6h à 10h - Kapha
10h à 14h - Pitta
14h à 18h - Vata
Deuxième cycle:
18h à 22h - Kapha
22h à 2h - Pitta
2h à 6h - Vata
La nature nous invite à être en harmonie avec les rythmes qu’elle imprime.

Premier cycle
Le matin, nous nous réveillons “kapha“: un peu lourds, calmes, lents, détendus.
Ensuite vient le moment de l’activité, de l’efficacité physique. C’est le moment où l’appétit est au plus fort. Midi se trouve justement en plein milieu du cycle pitta. Pitta va aider à la digestion, au bon métabolisme alimentaire; il va contribuer à distribuer l’énergie active.
Vient ensuite le premier cycle vata à 14h. Comme Vata contrôle le système nerveux, ce cycle serait favorable au travail intellectuel dès 15h et manuel, dès 16h.
Le premier cycle terminé, c’est le second qui commence, selon la même séquence.
Deuxième cycle
Le soir, tout comme le lever, est un moment qui invite au calme, à la détente, de stabilité, accompagné du coucher du soleil. Ce cycle kapha va conduire à l’inertie, autre qualité de kapha.
L’appétit le soir n’est pas aussi fort qu’à midi. Le pitta du soir est celui qui permet de digérer votre repas du soir, alors même que vous êtes au lit.
Le cycle vata du petit matin se traduit au niveau du système nerveux. C’est la période des rêves les plus actifs. C’est souvent ceux-là dont on se souvient.
A la lumière de ces explications, l’Ayurvéda propose un emploi du temps idéal, appelé “dinacharya“, la routine quotidienne. De prochains articles permettront de voir de quoi il en retourne. Outre les règles de vie “de bon sens”, on y trouve l’automassage, le yoga et la méditation.
(à suivre)
Source: Santé parfaite, Dr Deepak Chopra, Ed. J’ai lu et Yoga et Ayurveda, David Frawley, Ed. Tyrya.




Sujet passionnant que voilà !
Ainsi l’ayurveda connaissait déjà ce que la science moderne commence à (re)découvrir sous le nom de chronobiologie.
Les cycles horaires sont ils figés où sont ils différents selon les personnes, les métabolismes ?
Bonjour Michèle
j’aime beaucoup le livre de Deepak Chopra “santé parfaite”. Je le trouve très accessible et plein de bon sens.
Et nous, humains inconséquents qui modifions l’heure ( 1 heure ou 2 en avance sur le soleil)…. cela complique un peu les choses ;
qu’en penses-tu ?
Bon lundi à toi, il neige à Amsterdam !
Sylvie
Bonjour à tous,
Pour répondre à la question de Christophe :
Je n’ai pas suffisamment approfondi l’ayurveda pour répondre catégoriquement. Mais il ne me semble pas que les cycles varient selon les constitutions. Ce sont les qualités Vata, Pitta et Kapha, tout commes les Guna – Sattva, Rajas, Tamas, qui affectent les heures de la journée.
Par contre, selon les constitutions, l’ayurveda propose d’appréhender les moments de ces cycles d’une façon ou d’une autre. Sans cela, une personne très pitta sera trop pitta pendant la phase pitta, etc.
Le cycle des âges de la vie est tout aussi important en ayurveda.
Pour Sylvie :
Je pensais justement à nos « décalages horaires » en rédigeant ce petit article… Oui, effectivement, les gens sont affectés, tous comme les animaux, qui nous le montrent de façon plus explicite.
Tout le monde s’adapte bien sûr… mais à quel prix ? Je ne connais personne qui supporte sans aucun problème les changements d’horaires, le travail de nuit, les jet lags, etc.
Lorsque je travaillais, je rêvais parfois d’un temps où l’on se réveillait au chant du coq et l’on se levait avec le jour… puis l’on se couchait lorsque la nuit était là. Les bougies n’éclairaient pas suffisamment et ne permettaient pas de travailler après le coucher du soleil. Alors, on prenait le temps de ralentir, de se retrouver ensemble et d’échanger. Ainsi, on se préparait au coucher et à une bonne récupération.
Bien sûr, cette description est idéaliste, mais elle exprime un contraste avec aujourd’hui.
Vivre en harmonie avec les heures et les cycles naturels, et plus globalement avec la nature tout simplement, améliorerait certainement notre condition à tous, ainsi que certainement nos comportements et enfin, la société elle-même.