jan 31 2008
Les débuts sur le chemin: la Bhagavad Gita (2)

La Bhagavad Gita, oeuvre majeure parmi les textes sacrés de l’Inde, a lieu sur le champ de bataille, entre les deux armées. Elle décrit le dialogue d’Arjuna - l’élève, en doute avant le combat - et de Krishna - son ami, mais aussi l’incarnation de Vishnu, dieu de la préservation de l’Univers-.
Voici un second extrait du livre autobiographique «Sur les chemins de la liberté – Un pèlerinage en Inde» de Swami Paramatmananda. Le premier article présentait une introduction et une définition de la liberté selon l’auteur. Aujourd’hui, nous retrouvons Neals, en jeune américain de 17 ans. Il a perdu depuis peu son père, et rentre d’un voyage décevant en Europe. Il se pose de sérieuses questions sur le sens de la vie, sans pouvoir y apporter de réponse satisfaisante. Quelque peu perplexe, le voilà bien décidé à découvrir ce qui le rendrait heureux.
Son frère aîné lui apprend qu’il a commencé à pratiquer le yoga. Il semble aller mieux et a modifié son style de vie. Il lui parle de son enseignante, du yoga, de la méditation et de la Réalisation du Soi, ou connaissance de sa Véritable Nature, … Finalement, les deux frères décident de se rendre chez le professeur de yoga le lendemain. Après une courte rencontre, amicale, Neals reçoit un exemplaire de la Bhagavad Gita de la main de cette enseignante. Il parle de cela comme d’ “une brève rencontre, mais peut-être la plus cruciale de ma vie”.
De retour, Neals “dévore” la Bhagavad Gita. Voici un extrait:
“Au fil des pages, chaque mot me faisait un coup au coeur. J’avais l’impression que j’étais Arjuna, et que Sri Krishna s’adressait directement à moi. Toutes les questions qui m’avaient hanté trouvaient leur réponse. Même des questions que je ne m’étais pas encore formulées devenaient limpides. Les doutes s’évanouissaient.
Jusqu’à ce que je lise la Bhagavad Gita, je n’avais aucune idée de ce que signifie le mot “sagesse”. La nature de l’esprit, le but de la vie, sont révélés sans ambiguïté dans cet ouvrage. Il m’apparut à l’évidence que le but de la vie n’est pas la recherche jusqu’à la mort du plaisir des sens. Il s’agit plutôt de bien comprendre le mental, de le purifier, et d’aller au-delà, afin de connaître la Réalité, là où règne en maître la Félicité silencieuse.
Pour la première fois depuis mon enfance, je me mis à pleurer. Ce n’était pas des larmes de tristesse ou d’égoïsme, mais des larmes de joie. Cette nuit-là je ne dormis pas, tant était grande ma soif de finir le livre. De temps en temps, mon frère passait la tête à ma porte pour voir si tout allait bien. Qu’aurais-je pu lui dire? J’était entré dans un autre monde, voilà tout.”
(à suivre)
Source: Sur le Chemin de la Liberté, Swami Paramatmananda, Mata Amritanandamayi Mission Trust, Amritapuri, Kerala, 1996
Source image: http://www.kandamangalam.com/new/Portals/0/Image/BG%20Krishna%20instructs%20Arjuna.jpg


