déc 12 2007

Ahimsa et la communication non violente

Publié par Michèle à 9:14 sous Philosophie

Je suis en train de préparer un article sur Ahimsa et la relation aux autres. Mais aujourd’hui je manque de temps pour vous le publier. Alors, en attendant, voici ceci, qui touche au même thème.

Ahimsa dans la relation à l’autre, c’est aussi savoir désamorcer une agression. Marshall B. Rosenberg a écrit des livres intéressants à ce sujet. Ses travaux ont débouché sur de multiples applications.

Enfants tibétains réconciliés grâce à une femme adulte

Les convenances citadines, dans les situations professionnelles, administratives, les transports, etc. font que la violence est quasiment devenue invisible. Mais elle s’insinue subtilement sous des formes plus feutrées. Verbale, non verbale (langage du corps) ou même parfois silencieuse, la violence est bel et bien présente.

Une amie dans l’enseignement secondaire nous a transmis il y a longtemps, le document «Comment désamorcer une agression» (qui ne comporte pas de source et semble être un support de cours). Les conseils qu’il contient sont valables dans toutes les situations de la vie quotidienne, professionnelle ou même familiale.

Voici quelques techniques proposées en cas d’agression verbale, toutes emplies d’Ahimsa:

«La baudruche»

ECOUTER la personne jusqu’au bout, sans l’interrompre. Lui laisser «vider son sac».
L’autre se vide de son trop-plein d’énergie, se décharge, se calme. Cela nous donne du temps pour nous calmer et réfléchir.

«Les besoins de l’autre»

Demander à l’autre quels sont ses besoins ou ses attentes par rapport à nous, ou à la situation problématique.
Il est utile de savoir ce que l’autre attend de nous mais il peut être encore plus utile de détecter si l’agression de l’autre n’est pas l’expression maladroite d’un besoin déguisée sous forme d’attaque.
Ex : «Qu’attendez-vous de moi?» ou «De quoi avez-vous besoin?» ou «Que puis-je faire pour vous?»

«D’accord, mais en partie»

Donner raison à l’interlocuteur sur un ou deux points (même mineurs) et indiquer notre désaccord sur les autres points.
Calmera l’autre et le mettra dans de meilleures dispositions pour discuter des points litigieux.
Ex: «Sur tel point, vous avez raison. Pour les autres points, j’aimerais en discuter.»

«Le silence du désert»

Une fois que l’autre a fini, le regarder droit dans les yeux et faire silence.
Le silence induit chez l’autre un vide qu’il remplira le plus souvent en reformulant sa remarque mais moins violemment car il aura déjà déchargé son agressivité avant.

*****

Ce document propose encore de nombreuses autres techniques pour désamorcer les relations “violentes”. Si cela vous intéresse, je compléterai volontiers cette liste.

En guise de réflexion, voici pour terminer une phrase de Jack Kornfield:

«Tout pratique spirituelle est affaire de relation:
relation avec nous-même, relation avec les autres,
relation avec les situations de l’existence.»

Source de l’image: http://www.netissimal.com/images/tibetain.jpg

9 réponses à “ Ahimsa et la communication non violente ”

  1. divaduyoga le 12 déc 2007 à 10:16

    Bonjour Michèle,

    C’est la première fois que je laisse un commentaire sur ton blogue et je le trouve très bien, très riche en contenu. Merci de partager tes apprentissages et ta connaissance.

    Dans ce billet, je trouve que les techniques exposées sont très intéressantes pour désamorcer des situations de communication difficiles. Malgré tout, je crois qu’il peut tout de même être difficile de communiquer pacifiquement avec les autres, lorsque la relation avec nous-mêmes n’est pas paisible.

    Dans le contexte d’ahimsa, la communication non-violente s’applique tout d’abord à nous-mêmes. Selon des études, la plupart des gens se parlent de façon négative et environ 94 % de leur dialogue intérieur est dirigé vers des éléments dont ils ont peur, leurs problèmes, les personnes contre lesquelles ils sont fachés, etc.

    Il est donc important de cesser de se parler avec jugement et de s’accepter. Ensuite, il est plus facile de communiquer de façon non violente avec les autres.

    Comment faire? Personnellement, chaque fois que je m’aperçois que je me parle négativement, je trouve une façon de me parler positivement ou de trouver des aspects positifs. Ainsi, mon bonheur et ma vie changent un peu plus à chaque jour.

  2. Michèle le 13 déc 2007 à 9:17

    Bonjour à toi,

    Tout à fait d’accord avec toi, Ahimsa avec autrui passe d’abord par la paix avec soi-même. Cet article que tu viens de lire fait partie d’une série sur le thème et il traite donc d’un aspect parmi d’autres.

    J’aime bien comme tu exprimes l’écoute de ton propre monologue intérieur et la vigilance que tu mets en place pour contrebalancer toute négativité par des pensées positives.

    Bonne soirée
    et plein succès pour tes activités et ton site
    Michèle

  3. Rico le 13 déc 2007 à 11:08

    J’aime bien la technique de la baudruche….je l’utilise parfois avec beaucoup de succès…ça y est maintenant elle a un nom !
    Elle permet aussi de laisser la personne s’enliser dans ses propres explications et de se rendre compte de ses erreurs…mais aussi d’être entièrement à l’écoute de l’autre et de se rendre compte de ses propres erreurs ou fautes (et du coup, donner raison à sa colère et le désamorcer avec un “tu as raison, j’ai mal agit, ou fait telle ou telle erreur”.

    Ce que j’aime faire aussi, c’est écouter la personne avec le sourire et une certaine distance mentale (se mettre en situation de recul, prendre la distance, et ne pas se laisser prendre dans le tourbillon de sa colère): effet garantit.

    Bonne soirée

  4. Christophe le 14 déc 2007 à 8:48

    Personnellement, je connais des gens avec lesquels il est impossible de discuter, qui restent cantonnés sur leurs positions. Discuter ne fait que faire monter leur agressivité, j’ai déjà testé. Face à eux, j’adopte le “désert du silence”. je les laisse parler, épuiser leur énergie et je ne réponds pas. Après, ils se calment tous seuls …..
    Bonne journée,

  5. Erika le 14 déc 2007 à 8:12

    C’est drôle d’arriver ici ce soir et de lire des mots qui correspondent à une réflexion que je me faisais il y a quelques heures…
    Le silence et l’écoute désamorcent toutes sortes d’émotions négatives, que ce soit colère, énervement, stress ou angoisse.

    Petite anecdote pour illustrer :
    Je suis dans la salle d’attente du kiné, le patient qui me précède est un bébé souffrant de bronchiolite, il hurle à pleins poumons.
    Puis le bébé et son papa s’en vont. Le kiné sort de la pièce tout blanc et à bout de nerfs, très agité, tension intense : “Je craaaque, j’en peux plus!!!”
    Je ne dis rien. Je m’installe. Je le regarde. Calmement.
    “C’est la dixième depuis ce matin, les hôpitaux nous les envoient en masse !”
    Je ne dis rien. Il prend ma main pour commencer le massage. Je le regarde de nouveau. Je sens qu’il se passe quelque chose : il ralentit.
    “Pourtant j’adore les enfants.”
    Puis il sourit et dit d’un voix douce et emplie d’amour :
    “Si vous saviez comme il me tarde d’en avoir.”
    Je souris.

    Un très joli moment.

  6. Michèle le 14 déc 2007 à 8:32

    Beau et joliment raconté. Merci Erika de partager ce moment vécu!

  7. Marc le 15 déc 2007 à 8:45

    A propos de violence verbale, j’ai remarqué que certaines personnes des services des réclamations ont tendance à utiliser les techniques de la baudruche de façon un peu systématique.
    C’est très confortable pour elle, car elles font silence et ne mettent pas de l’huile sur le feu. Mais dans le même temps, face à un problème précis et récurrent, elles n’apportent aucune ébauche de solution.
    Souvent ces personnes, se trouvent j’imagine dans des situtations où elles n’ont pas de solutions satisfaisantes à donner. De plus, elles vivent à longueur de journée les situations de personnes excédées par des difficultés qui ne sont pas réglées ou qui tardent à l’être. Leur position n’est donc pas simple et la mienne non plus. Je finis généralement par leur dire que je suis déçu du peu de solutions proposées, et de parler de l’inconfort de leur position.
    Et c’est là … que j’obtiens parfois l’info qui me permet d’aller un peu plus loin, et surtout le bonheur partagé d’une communication retrouvée.
    Alors la “baudruche” oui, mais sans jouer “l’autruche”.

  8. kloe le 17 déc 2007 à 3:18

    se laisser contaminer en pleine conscience !

    LA MALADIE DU BONHEUR

    - Attention ! Une épidémie mondiale est en train de se propager
    à une allure vertigineuse. l’OMB (Organisation Mondiale du Bien-
    Etre) prévoit que des millards d’individus seront contaminés dans les
    dix ans à venir.

    Voici les symptômes de cette terrible maladie :

    1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt
    que d’agir sous la pression des peurs, idées reçues et
    conditionnements du passé.

    2 - Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même
    et s’intéresser à tout ce qui engendre des conflits.

    3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente
    l’in des symptômes les plus graves)

    4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu’ils
    sont, ce qui entraîne la disparition de l’habitude de vouloir
    changer les autres.

    5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement
    ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et
    son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels
    de santé, de créativité et d’amour.

    6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit “merci” et donne
    un sentiment d’unité et d’harmonie avec tout ce qui vit.

    7 - Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité,

    au rire et à la gaieté.

    8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec
    son âme, ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude
    et de bonheur.

    9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et
    lumière plutôt qu’en critique ou en indifférent

    10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans
    la fluidité et l’égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.

    11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d’offrir au monde
    ses rêves d’un futur abondant, harmonieux et pacifique.

    12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de
    choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.

    Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Cette maladie est extrêmement contagieuse ! Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n’existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l’un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels des grèves de l’esprit belliqueux et du besoin d’avoir raison rassemblements de gens heureux pour chanter, danse et célébrer la vie, des cercles de partage et deguérison, des crises de fou-rire et des séances de défoulement émotionnel collectives Alors, je vous en prie, faites suivre , afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions car cette épidémie risque de gagner la planète entière en moins de 10 ans…..

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