Archives de ' novembre, 2007 '

nov 25 2007

Fréquence de publication des articles

Publié par Michèle sous Divers

L'escargot me dit: Ralentis pour durer et aller plus loin!

Chers lecteurs, qui venez pour certains d’entre vous tous les jours sur Yogamrita, depuis quelques mois:

parce que je souhaite continuer à vous offrir des articles de la meilleure qualité possible sur la durée et

parce que nous devons mettre en place nos nouvelles activités professionnelles dans nos domaines respectifs,

j’ai décidé de réduire un peu la fréquence de publication des articles, dès la semaine prochaine.

Je vais désormais publier quatre articles par semaine, en essayant de garder le rythme de: lundi, mardi, jeudi et samedi.

Nous espérons ainsi continuer de répondre à vos attentes.

N’hésitez pas à partager vos commentaires, et aussi vos souhaits: j’écris volontiers en fonction de ce que vous demandez.

Excellente fin de week-end
Namasté

Michèle

10 réponses

nov 24 2007

Les meilleurs livres sur le yoga

Publié par Michèle sous A propos du Yoga

Quelles sont vos meilleures références de livre sur le yoga? Je vous propose ici (cliquer sur les commentaires en bas d’article) de partager VOS meilleures références.

Quelques livres sur le yoga

On me demande souvent de bons livres de yoga. J’aime lire mais bien évidemment, je n’ai pas accès à tout ce qui existe dans le domaine.

Or maintenant que nous projetons déouvrir une boutique en ligne sur le yoga l’année prochaine, et nous cherchons à faire une sélection de bons livres de yoga. En ce moment, le yoga profite de la vogue et c’est tant mieux. Il y a beaucoup de livres qui sortent sur ce thème, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.

N’hésitez pas à rajouter le ou les livres qui vous ont tout particulièrement plu, ceux que vous consultez le plus souvent et à dire pourquoi vous les aimez. Les livres de tout niveaux sont les bienvenus.

Je participe à l’exercice et je compléterai peut-être plus tard ma propre liste.

Quelques références

Hatha Yoga, Science de santé physique et mentale, Clara Truchot, Editions le Courrier du Livre, 1996
J’aime ce livre pour son sérieux. Il y a des explications très intéressantes pour ceux qui s’intéressent à ce qu’est le yoga, à son origine et sa philosophie, mais aussi à notre véhicule qu’est le corps. Ensuite, on retrouve de très nombreuses postures présentées sous forme de fiches. Chaque fiche comporte une photo, des explications sur le nom de la posture, ses bienfaits et des contre-indications, comment elle se prépare et elle se prend, etc.

Le yoga thérapeuthique, Pierre Jacquemart et Saïda Elkefi, Editions Maloine, 1993
Comme ce sujet m’intéresse beaucoup, ce livre m’est utile. Je le prends aussi lorsqu’une personne me parle de problème de santé et qu’elle veut pratiquer le yoga. Il m’arrive de l’utiliser pour préparer des cours.

Yoga Dipika, Lumière sur le yoga (première édition 1976) et Pranayama Dipika, B.K.S. Iyengar, Editions Buchet Chastel
Voilà deux références très sérieuses pour ceux qui souhaitent pratiquer le yoga de façon très approfondies. Le premier traite des postures et présente en détail 200 asanas, des postures de base aux plus avancées. Le deuxième est parfait si vous aimez le Pranayama, les exercices de respiration. Ces deux livres sont très orientés sur la pratique, tout en donnant de précieuses indications générales, dans la pure tradition indienne.

La bible du yoga, Christina Brown, Guy Trédaniel Editeur, 2003
La bible du yoga est un petit livre beaucoup plus récent mais très bien fait. Il est tout en image et se présente comme le guide de 170 postures. Il y a les postures de base mais certaines autres sont très avancées. Chaque posture fait l’objet d’une double page en couleurs. La posture est expliquée. Il y a des indications pour la préparer, la simplifier ou l’intensifier, selon vos besoins.

Le yoga du corps et de l’esprit, Les Centres de Yoga Sivananda, Solar, 1999
Ce livre de grand format est une bonne introduction au yoga, car il traite de beaucoup de choses - philosophie, postures, respiration, méditation, alimentation, … - sous forme succincte et imagée. On y retrouve l’approche Sivananda du yoga, une approche traditionnelle. Les postures de base enseignées dans les centres Sivananda y sont expliquées en détail ainsi que leurs principales variations.

Yoga for your type, an ayurvedic approach to your asana pratice, David Frawley et Sandra Summerfield Kozak, New Age Books, 2003
J’ai trouvé ce livre de grand format en Inde et c’est une édition indienne. Il existe une édition américaine et j’espère qu’il sera un jour traduit en français. Car voilà un autre sujet qui me passionne et il existe peu de livres orientés sur les aspects pratiques. J’apprécie surtout les explications très claires des influences des postures sur les Doshas Vata, Pitta et Kapha. Elles m’aident à construire des cours en tenant compte de l’Ayurveda. Plusieurs postures sont décrites et des séances adaptées aux constitutions sont proposées.

Et vous? qu’est-ce que vous aimez comme livres?

Un grand merci pour votre participation!

14 réponses

nov 23 2007

“Sthira Sukham Asanam”: la posture de yoga est à la fois ferme et confortable

“Sthira Sukham Asanam”, c’est certainement l’aphorisme ou verset le plus connu des Yoga Sutra de Patanjali, un des textes de base de la théorie du Yoga. Son importance est capitale pour la pratique personnelle du Yoga.

Sthira Sukham Asasam

A propos des Yoga Sutra

Je ne vais pas parler ici des Yoga Sutra, puisqu’il en a déjà été question dans différents articles. Pour en savoir un peu plus sur les Yoga Sutra, voir notamment:

Introduction aux Yoga Sutra de Patanjali
Le Yoga selon Patanjali mis en contraste avec notre vie moderne
Les Yamas (règles en société) et les Niyamas (règles personnelles)

Ici, nous chercherons à comprendre le pourquoi et le sens profond de “Sthira Sukham Asanam” et ce que cela signifie dans la pratique.

Signification de Sthira Sukham Asanam

Sukha signifie ” l’aisance, le confort, agréable, facile ” et
Sthira ” la fermeté, la vigilance “.
Asanam c’est la ” posture “.

Même s’il existe d’innombrables traductions à cet aphorisme, l’idée originelle reste la même: l’Asana est le maintien d’une posture juste, à la fois stable, ferme et agréable, confortable. Dans cet aphorisme, Patanjali fait avant tout référence à la posture de méditation.

Je le comprends personnellement comme la posture qui convient à la pratique de la méditation sur la durée (plus d’une heure). Le maintien de la posture immobile sur la durée n’est possible que si elle est parfaite, dans sa position spatiale, et si elle est maintenue sans tension, dans un profond équilibre.

Un équilibre nécessaire

Cette posture est un équilibre entre l’effort nécessaire au maintien et la détente:

le corps n’est ni par trop érigé, ce qui génère des tensions d’effort, liées au Rajas mental (excitation, activité),
ni affalé, ce qui génère douleurs et tensions, liées à la mauvaise posture et au Tamas mental (inertie, abattement).

Dans cette posture le corps et l’esprit sont présents et détendus, en l’état de Sattva (équilibre, pureté, légèreté), serein et concentré. Le méditant ne souffre plus de douleurs physiques, ni d’agitation mentale. Il peut alors expérimenter la suspension du temps et de l’espace. Grâce à la posture maîtrisie, il a franchi ses propres limites et peut faire l’expérience de la méditation profonde.

Sthira Sukham Asanam dans la pratique

La définition de Patanjali, même si elle qualifie la posture de méditation, est parfaitement adaptée aux postures de Hatha Yoga. Ces autres postures, expliquées plus tardivement dans les textes, ont été décrites comme des moyens pour maintenir le corps en bonne santé, et le purifier. Elles participent à la stimulation de l’énergie vitale.

Asana signifie donc “posture”. Les postures de Yoga favorisent l’étirement des muscles (alors même que nombre de pratiques sportives les raccourcissent), améliorent la tonicité. Ils procurent un meilleur équilibre, une sensation de bien-être et améliorent le maintien.

La pratique des Asana conduit au développement de l’écoute. Le relâchement musculaire, la pratique non-violente, provoquent chez le pratiquant une prise de conscience progressive de son schéma corporel, par la proprioception (prise de conscience du schéma corporel) et l’introception (les sensations intérieures).

L’Asana réunit, en même temps, les deux qualités de Sthira et Sukha, l’effort juste, dans une présence détendue totale:

  • La pratique correcte de l’Asana se fait dans la vigilance. La présence totale induit la précision et la justesse de la posture. L’effort mesuré lui assure sa fermeté.
  • L’Asana est pris dans l’optique de la juste économie de l’énergie vitale, induisant ainsi le confort. Il y a aisance et détente, mais pas relâchement mental ni «avachissement» physique.

La respiration correcte, longue et libre de tension, s’unit en fluidité à la posture. Elle contribue à harmoniser Sthira et Sukha puisqu’elle induit à la fois vigilance mentale et détente physique.

Sthira Sukha Asasam

Sthira

Avec Sthira, le travail sur la posture se fait par l’effort, initié dans une extrême conscience. Avec patience, la posture est perfectionnée, dans la mesure des possibilités du corps. Elle est prise, tenue et quittée avec justesse, rigueur et fermeté. La concentration et la présence mentale sont totales.

Sthira rime avec effort juste, renforcement, immobilité, concentration. Sthira permet le travail des muscles et des articulations en profondeur.

La tenue prolongée des postures produit des effets vertueux: le corps est comme essoré, les toxines sont drainées, les muscles profonds sont renforcés et la circulation, ainsi que l’oxygénation sont améliorées.

Sukha

Par Sukha, s’inscrivent les dimensions de facilité de la posture, d’aisance, mais aussi de joie. C’est aussi le lâcher-prise, l’écoute, le respect du corps, de sa structure et des ses possibilités à un instant «t». Il n’est pas question en Yoga de prouesses, au-delà des possibilités physiques du pratiquant.

L’aisance s’applique à la fois au corps, stable dans la posture; à la respiration, fluide; ainsi qu’au mental, libre de tension et de perturbations. La respiration agit comme un «liant» entre le corps et l’esprit: la respiration fait relâcher le corps physique, le système nerveux et, par voie de conséquence, le mental.

On retrouve en Sukham les dimensions de proprioception et de détente, qui permettent de doser l’effort au plus juste. Pour progresser dans les postures, il est nécessaire de limiter l’effort physique et mental au strict nécessaire, afin d’économiser l’énergie et de la faire circuler. Le bénéfice recherché est l’harmonisation pranique (énergétique) et spirituelle.

Un fil rouge à votre pratique

Sthira Sukham Âsanam représente pour beaucoup un fil rouge à la pratique.

  • Cela signifie, d’une part, que l’attention est portée ces deux notions lors de la pratique de chaque Âsana ;
  • et d’autre part, que la pratique et les cours sont construits autour de ces deux qualités, qui sont mises successivement en relief, pendant le déroulement de la séance:

En début de séance: Par Sukham, le corps et le mental sont tout d’abord déposés sur le tapis. Sukham est en quelque sorte la mise en condition yogique, un état d’être à installer. Puis c’est la préparation, la mobilisation progressive du corps en vue d’un travail plus spécifique.

Pendant le cœur du cours: Sthira, est à son plus fort au point culminant du cours, pendant la pratique de la(les) posture(s) principale(s). Cette posture est préparée, introduite, puis perfectionnée dans la mesure des possibilités du corps. Elle est travaillée avec patience et extrême présence à soi-même. A ce moment, même en Sthira, le pratiquant retrouve Sukham. Car l’un et l’autre sont intimement liés, de sorte que l’un n’est parfait qu’en présence de l’autre.

Pendant les relaxations: Sukham se retrouve aussi tout particulièrement entre les postures, dans les relaxations intermédiaires, puis culmine lors de la relaxation finale…

Bon Yoga!

Gérard Blitz lui-même parle de Sthira Sukha à sa manière, dans ce très bel article, tiré d’une série de cinq, sur les Yoga Sutra de Patanjali.

Pas de réponse

nov 22 2007

Le Yoga et le corps de l’Occidental

Publié par Michèle sous A propos du Yoga

Assidue comme je l’étais dans mes jeunes années, j’ai travaillé certaines postures classiques difficiles plus que je n’aurais dû. Je l’ai fait en respiration, pensant ne pas forcer. Mais au bout d’un certain temps, je me suis rendu compte, par de petites douleurs, que telle ou telle posture n’était pas favorable pour moi et qu’il me fallait accepter de ne pas chercher à l’améliorer plus encore.

Malasana, la posture de la guirlande

L’évolution du corps à travers les âges

Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris qu’il existe très souvent des différences entre le corps occidental et le corps indien.

Nos habitudes occidentales ont influencé notre structure physique: notre squelette lui-même, s’est modifié avec notre mode de vie.

Noëlle Perez-Christiaens et le Docteur Louis Creyx expliquent ces modifications aux cours des siècles, dans leurs livres. Je pense notamment à un livre précieux, intitulé «Attention, le Yoga peut être dangereux pour vous».

Pendant la préhistoire, le corps était plus exercé et habitué à bouger, de façon parfois même acrobatique. L’homme a vécu accroupi longtemps encore après cette époque. Il paraît que le squelette s’est notablement modifié dans la première moitié du 2e millénaire, lorsque l’usage des bancs et des chaises s’est généralisé dans toutes les couches de la population. Dès lors, les angles du plateau tibiale et de la cheville se sont modifiés: ne subissant plus les pressions nécessaires à la position accroupie, ils se sont adaptés à l’usage fait de notre corps, et donc à la posture assise sur une chaise.

Le mode de vie et le maintien de nos contemporains s’est encore plus sensiblement modifié au cours des 150 dernières années. Avez-vous regardé les photos de vos arrière, voire arrière, arrière grands-parents? Leur port droit et majestueux?

Aujourd’hui de manière globale, la sédentarité s’est généralisée. Une grande partie de la population bouge peu et passe beaucoup de son temps assise sur des sièges, … et souvent mal assise. Le résultat est que le maintien est devenu le plus souvent mauvais: menton, nuque en avant, épaules remontées, dos voûté, bas du dos abîmé, démarche lourde.

Le corps peu musclé se recroqueville dans des positions parfois carrément «avachies». Parallèlement, des tensions dues au stress sont de plus en plus présentes et se cristallisent dans les zones du corps mal positionnées, sous des formes plus ou moins douloureuses.

Répercussion sur la pratique du yoga

Le Yoga s’est développé en Inde sur plusieurs millénaires, dans un contexte social et culturel différent. Les Asanas visaient la détente musculaire par l’étirement, à partir de positions relativement complexes. D’origine tantrique, le yoga des début était élitiste. La nature même des Asanas permettait de sélectionner les candidats à l’apprentissage du yoga. Tout le monde ne pouvait pas s’improviser yogi. Le travail et la persévérence étaient de mise…

Pour en revenir aux différences physiques, on peut encore dire que le corps de l’indien est resté plus proche de sa structure originelle d’il y a 2000 ans, que celui de son frère occidental. Mais ceci pourrait changer avec la modernisation de la société indienne.

A cause de ces différences, la majorité de nos contemporains occidentaux peinent à pratiquer certaines postures classiques. Je prendrai ici un seul exemple: la posture classique de Malasana qui illustre cet article. Parce que nous vivons assis et ne pratiquons quasiment plus la position accroupie.

Rares sont ceux qui sont à l’aise dans cette posture, mais ils existent. Je pense notamment à tous les ex-enfants qui ont joué accroupis dans le sable ou avec leurs petites voitures par exemple. Ce type de souplesse se travaille avant 6 ans, paraît-il.

Dans la posture de Malasana, la posture de la guirlande, on est accroupi pieds joints et les talons sont au sol. Les genoux sont écartés et le dos descend entre les genoux. Le bassin occidental n’est souvent pas assez ouvert et, surtout, les chevilles ne permettent souvent pas de plier les jambes, sans soulever les talons.

L’enseignement du Yoga aujourd’hui en Occident s’adapte nécessairement à la condition physique des contemporains, grâce à des aménagements de postures et à des variations.

Les proches de B.K.S. Iyengar ont beaucoup travaillé dans ce sens, pour aider à un travail adéquat sur le corps et éviter les mauvaises compensations. Celles-ci consistent à développer une hyperlaxité sur une ou plusieurs parties du corps pour compenser un manque de souplesse dans une autre région. Ce type d’erreur peut causer des dégâts à terme, en surexposant certaines articulations qui risquent l’accident (par manque de protection) ou le vieillissement prématuré.

Si cela vous intéresse, dans quelques semaines, lorsque j’aurai à nouveau accès mon matériel (livres…), j’approfondirai volontiers ces questions.

D’après ma lecture de Attention, le yoga peut être dangereux pour vous!: Pathologie du yoga, Noëlle Perez-Christiaens, Isa, Institut Supérieur, 1980
Source de l’image:
http://yogachola.de/praxis-inspiration/2002-ashtanga-intermediate/01-Yoga-Malasana.html

8 réponses

nov 21 2007

Chai indien (ou tchaï), un excellent thé au lait et aux épices

Publié par Michèle sous Recettes de cuisine

Le chai indien est très apprécié de presque tous. Lorsque l’on a eu la chance de se rendre en Inde, l’odeur de chai s’accompagne immanquablement d’images de ce beau pays contrasté…

Le chaï, ou tchaï, est un thé indien aux lait et aux épices tout simplement délicieux

Ingrédients

1 L eau
3 dl lait ou lait de riz ou lait de soja
2 à 3 c.s. de thé noir (si possible indien) ou roiboos (sans théine)
2 à 3 cm de rhizome de gingembre frais
5 gousses de cardamome verte
5 à 10 c.s. sucre roux, selon goût souhaité

Préparation

Verser l’eau et le lait dans une casserole, chauffer.

Peler le gingembre et le râper et ajouter.
Ecraser grossièrement les gousses de cardamome au pilon et ajouter.

Ajouter le thé en mélangeant. La préparation va prendre une coloration brun clair.

Sucrer à volonté.

Porter à ébullition et laisser bouillir quelques minutes, puis passer le thé travers une passoire.
C’est prêt!

NB: Il existe des variantes au Chai. Par exemple: ajouter à la recette ci-dessus un morceau de cannelle.

Source image: http://lphe.epfl.ch/~nzwahlen/bonus/recettes/html/chai.html

3 réponses

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