Archives de ' septembre, 2007 '

sept 21 2007

La Bretagne de Colette

Publié par Michèle sous Bretagne

Nous revoici en Bretagne pour quelques jours, le temps d’un aller-retour en camionette et de déposer ici une partie de nos affaires.

Toul an Hery (4)

Le temps aussi d’humer l’air et de retrouver une région qui est profondément dans nos coeurs. J’ai gardé pour ce moment, un texte que Marc et moi avons beaucoup apprécié et qui nous avait été transmis par l’une des lectrices de ce blog.

Toul an Hery (1)

Toul an Hery (2)

…L’hôtel, élevé au bord de la plage, porte un nom romantique. C’est le hasard qui nous a amené ici. Une petite route, puis un village égrené, puis un chemin sablonneux, puis… rien. Le bout du monde, la resplendissante “fin de terre”. Sur un sable fin et ferme, sonore, la mer commence à remonter, par longs rouleaux, et l’écume laisse transparaître leur couleur de glacier. Deux kilomètres de plage sans une souillure, sans un brin d’algue, sans autre écriture que l’empreinte du pied des oiseaux. Douce pente, et vierge, qui mène à la mer l’homme étonné de tant de facilité, environné d’une sorte de silence furieux, d’un bruit d’assaut si égal et si constant qu’il devient négligeable.

Le vallon évasé se prolonge en deux caps protecteurs. L’hôtel domine l’anse, règne en intrus sur des abords fleuris. Pour avoir goûté, par temps frais, le plaisir d’un bain rapide, de la lame assenée sur la nuque, nous essaierons d’obtenir une boisson chaude… A l’intérieur, le vaste refuge de brique rouge est une manière de couvent bien astiqué, sentant la cire d’abeille. Une petite Bretonne glissante et muette, cheveux tirés, rubans quimperlais volant derrière elle, surgit les sourcils hauts comme si nous l’avions éveillée d’un sommeil de cent ans. Mais le thé la suit de près, et le cidre mousseux, et des crêpes brûlantes, dorées, et le parfait beurre salé qui, sous le couteau, crache des perles de petit-lait… Un silence breton, au sein duquel bourdonnent le vent et la marée montante, nous entoure. Par delà les caps s’étendent d’autres plages blondes, des chardons bleus, des vagues savonneuses, et la solitude…

Colette

Ca sent bon la crêpe!

Merci à Sylvie qui nous a fait découvrir Colette.

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sept 20 2007

L’histoire de Svetaketu et l’eau salée - Chandogya Upanishad

Publié par Michèle sous Philosophie

Les précédents articles sur les Upanishads étaient longs et parfois très ésotériques. Désormais, je vais présenter, de temps en temps, des articles plus courts et plus simples. Je proposerai des extraits, tels que cette histoire, ou alors un petit texte et mes propres commentaires.

Svetaketu et son père

La Chandogya Upanishad est une des plus anciennes Upanishad. Source des principes fondamentaux du Vedanta, elle expose en particulier l’essence du “Soi véritable de l’homme” (l’Atman). Pour une vue complète sur l’Upanishad, voir le document PDF “Chandogya Upanishad” en annexe.

L’histoire de Svetaketu et l’eau salée met en évidence un grand énoncé philosophique des Upanishads. C’est en effet dans la Chandogya Upanishad que l’on retrouve l’un des quatre grands principes (ou Maha Vakya):

Tat tvam asi
Cela est le Brahman. Tu es Cela.
Chandogya Upanishad VI.8.7

Svetaketu et l’eau salée

L’histoire de Svetaketu, est celle d’un fils de retour au pays et tout d’abord imbu de sa science spirituelle. Puis, reconnaissant la sagesse de son propre père, Svetaketu demande à recevoir son enseignement.

Uddalaka Aruna, le père de Svetaketu vient de lui enseigner que derrière l’univers - les choses de la nature, l’eau, le feu, les êtres vivants et les humains - il y a l’essence, l’Être, qui est le support de tout:

Cet Être, qui est l’essence la plus subtile de toute la création, la réalité suprême, le Soi de tout ce qui existe, TU ES CELA, O Svetaketu.

Svetaketu demande alors:

“Mon père, je vous prie de m’en dire d’avantage à propos de cet enseignement”.

“Fort bien, mon fils, Prends ce sel, mets-le dans un verre d’eau et reviens me voir demain matin.”

Svetaketu obéit et le lendemain matin, son père lui dit:

“Apporte-moi ce sel que tu avais versé dans l’eau hier soir”.

Le garçon chercha le sel, sans parvenir à le trouver, car il s’était dissout. Le père dit alors:

“Le verre est rempli à ras bord, Bois une gorgée et dis-moi quel goût a cette eau”.

“Elle est salée, mon père”.

“Jettes-en un peu jusqu’à ce que le verre ne soit plus qu’à moitié plein, puis bois une gorgée et dis-moi si cette eau a toujours le même goût.”

“Elle est toujours salée, mon père”.

“Jettes-en un peu jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un fond, puis bois une gorgée et dis-moi si cette eau a toujours le même goût.”

“Elle est encore salée, mon père.”

“Maintenant, jette le reste et approche.”

Le garçon approche en disant:

“La moindre goutte était salée.”

“De même, mon fils, en vérité l’Être pur imprègne tout, que tu le perçoives ou non. Cet Être qui est l’essence la plus subtile de toute création, la réalité suprême, le Soi de tout ce qui existe, TU ES CELA, Svetaketu.”

Annexe: “Chandogya Upanishad”: extraits et quelques commentaires

Sources:
Gilles Farcet, Les Upanishads, Collectif, Editions Altess
Image: http://www.fly.co.kr

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sept 19 2007

La “posture du Livre”

Publié par Michèle sous Asana (postures)

La posture du Livre est un exercice en mouvement, accompagné de la respiration. Ce n’est pas véritablement un exercice de Yoga traditionnel, mais plutôt un apport occidental. C’est un exercice très agréable pour accorder respiration, conscience et mouvement.

Technique

Posture du Livre - Position de départ

Posture de départ: Allongé sur le dos, les jambes pliées et les bras près du corps. Les pieds sont posés près des fessiers et sont écartés de la largeur du bassin.

Posture du Livre - Position de départ (2)

Sur une inspiration, mettre les bras en croix, et soulever les pieds. Rapprocher les genoux de la poitrine tout en les maintenant écartés, comme un livre ouvert. Faire une profonde respiration.

Posture du Livre - Phase dynamique de déplacement d'un côté à  l'autre

Inspirer profondément, puis sur l’expiration, rouler progressivement sur le côté droit.

Le livre s'est refermé d'un côté

Ramener le bras gauche au-dessus du bras droit; et la jambe gauche au-dessus de la jambe droite. Le livre s’ouvre et se referme…

Posture du Livre - Phase dynamique de déplacement d'un côté à  l'autre

Inspirer, revenir sur le dos, en roulant, et en ramenant, lentement, et progressivement le bras et la jambe gauche au sol …

... puis de l'autre

Puis, sur l’expiration, continuer le mouvement vers la gauche, en ramenant le bras droit au dessus du bras gauche et la jambe droite au dessus de la jambe gauche. Le livre se referme à nouveau.

Continuer ainsi, plusieurs respirations en mouvement.

A pratiquer en début de journée ou de séance de yoga, pour dérouiller le dos; ou en fin de séance, pour ralentir le rythme avant la relaxation et intérioriser le ressenti.

Effets

Le dos est mobilisé très légèrement en torsion, il est surtout massé, par la pression au sol, dans les mouvements.

Les muscles de l’avant du corps - les abdominaux notamment - ainsi que les articulations du bassin et des hanches, sont eux aussi sollicités en douceur.

La posture du Livre conduit à l’intériorisation. La respiration s’harmonise avec le mouvement. La perception du corps se fait dans le mouvement conscient.

La posture fait expérimenter alternativement les états d’ouverture et de fermeture. Ces états sont vécus sur les plans physique et subtil, en conscience et en totale détente:

  • L’ouverture est expansion, action, disponibilité.
  • La fermeture est rétraction, repos, intériorité.

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sept 18 2007

Promenade en respiration: Brahmana Pranayama

Swami Sivananda, qui était médecin avant de devenir moine, recommandait cet exercice aux asthmatiques… mais il convient à tous. Certainement, avez-vous déjà accordé vos pas sur le rythme de la respiration. Swami Sivananda propose de le faire sur la durée d’une promenade, en allongeant progressivement le souffle.

Promenade maritime vers la Grève des Curés, Plestin-les-Grèves

Les longues (ou moins longues) promenades le matin et le soir sont très favorables au développement d’une bonne capacité respiratoire, à condition de ne pas les faire dans un endroit trop pollué.

Brahmana Pranayama

Ce Pranayama (ou exercice de respiration) se pratique pendant la marche. Brahmana Pranayama consiste à inspirer lentement et profondément sur plusieurs pas. Pour commencer: inspirer sur 4 pas, puis expirer sur 4 pas, et ainsi de suite. La respiration est profonde et rythmée.

Graduellement, on peut accroître l’inspiration et plus encore l’expiration: 4 pas pour l’inspiration et 6 pas pour l’expiration. Augmenter progressivement jusqu’à 6 pas pour l’inspiration et 9 pas pour l’expiration.

La respiration doit rester confortable pendant toute la pratique de l’exercice. Lorsque la respiration s’allonge, elle reste naturelle: inutile de gonfler à bloc les poumons pour tenir sur la durée. Non! Tout au contraire: la respiration s’allonge par la détente absolue et le laisser faire: l’air entre et sort de plus en plus lentement et subtilement. La capacité respiratoire se développe progressivement, par la simple répétition de l’exercice.

Forcer la respiration n’aide en rien. Au contraire: le diaphragme et les muscles de la respiration risqueraient de se tendre. Et c’est l’opposé qui est recherché.

Le comptage

Compter les respiration n’est pas très inspirant en soi. Vous pouvez commencer votre promenade en comptant, cela aide à la concentration sur l’exercice. Puis, le corps va intégrer le rythme et vous pourrez vous promener en constatant que la respiration suit son rythme.

Régulièrement, vérifiez que la respiration est toujours rythmée.

Si compter vous incommode, vous pouvez aussi répéter une phrase qui vous fait du bien, sur l’inspiration et la même sur l’expiration (ou une autre si l’expiration est plus longue). C’est selon votre inspiration.

Ceux qui pratiquent les mantras connaissent certainement déjà la répétition de mantras pendant la pratique d’exercices de respiration. Celle-ci s’applique bien évidemment à Brahmana Pranayama.

Effets

Ce Pranayama aide la détente profonde de l’organisme, des muscles et des organes.

Le sang est oxygéné et l’esprit s’en trouve éclaircit. La capacité respiratoire est augmentée.

Il développe la présence à l’instant et relie à notre être profond.

Personnellement, je trouve qu’il rend ces moments de promenade heureux… effet plutôt intéressant, non?

Chemin breton à  travers bois

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sept 18 2007

Sauce aux pois chiches

Publié par Michèle sous Recettes de cuisine

Voici une sauce qui nous a plu à tous les deux. Pas le temps de préparer un repas compliqué: pommes de terres et légumes à la vapeur, mais une bonne petite sauce, riche en protéines.

Sauce aux pois chiches, en accomagnement de légumes à  la vapeur et de salade

Ingrédients pour 2 ou 3 personnes

1/2 tasse de farine de pois chiches
1/8 tasse d’huile d’olive
1/4 c. à soupe de levure alimentaire
1 1/2 c. à soupe de sauce de soja (tamari)
1 2/3 à 2 tasses d’eau
1 c. à soupe de jus de citron (ou un peu plus si vous le souhaitez)
Sauge et thym hachés (ou basilic, ou estragon)

Préparation

Faire chauffer l’huile dans une casserole.

Verser la farine de pois chiches et remuer régulièrement. Laisser cuire quelques minutes, jusqu’à ce qu’une odeur de noix se dégage.

Ajouter alors progressivement la moitié de l’eau, en remuant constamment, jusqu’à épaississement. Verser l’eau restant; remuer pour obtenir une consistance épaisse et moelleuse.

Ajouter les herbes et le jus de citron en fin de cuisson.

Bon appétit!

NB: Il m’arrive de diminuer la quantité d’huile de la recette originale avec succès (compenser avec la même quantité d’eau).

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