juin 22 2014

Cycle « Yoga et Ayurveda » – Nouvelles

Week-end de stage d'été - cycle Yoga Intégral et Ayurveda au fil de saisons

Mandala

Si l’Ayurveda est l’«art de vivre» ou la «connaissance de la vie»,
alors les pratiques du Yoga font partie de l’Ayurveda.

Quant à l’état suprême de Yoga, il est l’Ayurveda
porté à son plus haut degré d’harmonie.

Ainsi donc, Ayurveda et Yoga sont intimement liés, jusqu’à cette expérience rare et ultime.

Les saisons nous relient à Prakriti, la Nature extérieure, et nous font expérimenter sa diversité.
Parallèlement, les pratiques yogiques nous conduisent à expérimenter la Prakriti intérieure, la Nature profonde, en nous-même.

L’équilibre entre l’une et l’autre Prakriti est l’objet de l’Ayurveda.
Le Yoga nous amène à expérimenter, in fine, que Nature intérieure et extérieure sont UNE.

Mandala

Week-end de stage d'été - cycle Yoga Intégral et Ayurveda au fil de saisons

Le texte ci-dessus était l’une des conclusions du cycle « Yoga et Ayurveda au fil des saisons » qui s’est terminé le week-end dernier.

Cette expérience parisienne de 4 week-ends sur l’année scolaire a été une réussite sur plusieurs plans. Je qualifierai ce cycle de  « très grands stages » (entre 42 et 52 participants à chacun de ces 4 week-ends), alors qu’en général, je donne ma préférence aux petits groupes de 16 à 20 personnes…

Au fil des week-ends, une harmonie s’est créée. Les repas ayurvédiques servis par Raphaëlle Gras et son équipe (Association CHARDI KALA), y ont d’ailleurs contribué.

Je me suis réjouie de l’accueil du yoga dans ses multiples dimensions: asanas, mudras, pranayamas, chants et étude/conférences. 

Le prochain stage sera celui du 16 au 21 août, au Hameau de l’Étoile: « Yoga intégral et initiation au Chant védique. »

Entre deux, des changements se profilent à l’horizon, vu que je vais devoir finalement créer une nouvelle structure pour héberger mes activités, dans les jours qui viennent, afin d’y ajouter l’école de formation à l’enseignement du yoga. Après de longues réflexions et de multiples rebondissements, les choses semblent s’éclaircir enfin. J’en dirai bientôt plus.

Ces changements influeront un peu sur les sites Internet, mais je souhaite que la transition se fasse en douceur. Pas de gros changements en perspective pour le blog, donc.

Je répondrai bientôt aux derniers commentaires.

Namaste

Week-end de stage d'été - cycle Yoga Intégral et Ayurveda au fil de saisons

 

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mai 28 2014

Deux place se sont libérées pour le week-end Yoga selon l’Ayurveda des 14 et 15 juin 2014

Publié par sous .Yoga,Stages et Cours

Si vous souhaitez vous joindre à nous, merci de m’appeler au 06 82 46 81 47. Vous pouvez aussi écrire à l’association: asso.yogamrita@gmail.com.

Yoga et Ayurveda - l'Eté

>> RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS: <<
>> sur le site de l’Association de Yoga Intégral Yogamrita <<

Les beaux jours ont un air de vacances et nous incitent  à prendre le temps d’en profiter… Le début de l’été, c’est encore un changement de saison!

L’été, selon l’Ayurveda, a comme caractéristiques: Ushna : la chaleur; Vishada : la clarté avec son côté vif (solaire), et Tikshna : le côté intense, « aigu » ou « brusque » (comme la fièvre). C’est pour cela qu’il est recommandé de se rafraîchir et de ne pas laisser le Dosha Pitta s’aggraver.

Ce week-end permettra de mieux comprendre la saison estivale et ses effets sur nous, à la lumière de l’Ayurveda et grâce à une pratique adaptée de yoga.

De nombreux conseils seront distillés tout au long du week-end.

De plus, une présentation sera dédiées à l’étude des « 9 Rasas »,  « états intérieurs » ou émotions. Les neuf Rasons sont l’amour, la joie, l’émerveillement, le calme, la colère, le courage, la trsitesse et le dégoût. Chacun Rasa comprend aussi de nombreux sous-Rasas apparentés. A la lumière de l’Ayurveda et du Yoga, on verra comment il est possible d’affiner la prise de conscience de ces neuf Rasas, lorsqu’ils se présentent, tour à tour. Il est possible d’influer sur eux. Le Yoga et l’Ayurveda invitent à approfondir la connaissance de soi. Il est aisè dès lors de constater que certains états intérieurs sont plus fréquents que d’autres. Ces états deviennent habituels et forgent une ambiance intérieure, qui influe ensuite sur la qualité de vie et le comportement.

Swami Sivananda écrivait:

« Vous semez une action et vous recueillez une habitude.
De cette habitude résulte un caractère.
Vous semez un caractère et vous recueillez une destinée. ».

Lire à ce propos cet article>>

Voir aussi ce petit article sur  l’été, à la lumière de l’Ayurveda, avec un lien vers une séance de yoga adaptée à l’été… en espérant que tout cela amènera le soleil!

 

 

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mai 19 2014

Les Cahiers du Yoga n°17 sont prêts! – Rasa, «au pays des saveurs» du corps et de l’esprit (1)

Les six Rasas des nourritures terrestres

«Rasa» est un terme sanskrit que l’on traduit généralement par «saveur». En réalité, c’est un terme auquel on peut attribuer de nombreuses autres traductions telles que: «sentiment ou émotion artistique». Il peut signifier «jus», «sève», «essence» ou «circulation», ou encore «se sentir vivant».

Stage de Yoga et Cuisine ayurvédiques - Yogamrita 2013

C’est dire la vastitude de ce qu’englobe «Rasa». «Rasa» est pleinement et profondément relié à la sensation «d’être en vie». Il souligne l’importance de l’acuité des sens, propre à l’état de pleine santé.

Les cinq sens sont nos portes de perceptions ouvertes sur le monde. Et Rasa est en directe connexion avec les facultés de perception. Dans la philosophie du Samkhya, qui sous-tend le Yoga et l’Ayurveda, Rasa Tanmatra est le principe du goût ; il émane de « Ahamkara » (« le faiseur de «je» »), ou principe de l’ego.

Lors d’une expérience gustative, Rasa, la saveur, est perçue par les sens et le mental. Le mental réagit : il y a attraction ou répulsion, «Raga-Dvesha». L’expérience d’attraction ou de rejet est mémorisée. Et il se trouve que l’ego se construit et s’affirme volontiers, en déclarant ce qu’il aime ou n’aime pas (ou plus). C’est un peu sa façon à lui, souvent un peu simpliste, d’étiqueter les choses, les gens et les expériences… En outre, attractions et répulsions permettent de ressentir et choisir relations, objets et substances nutritives, selon les besoins et aspirations des différents plans de l’être. Ainsi, le mot « Rasa » lui-même, connaît d’autres traductions telles que «inclination», «désir», «état intérieur» ou «émotion», toutes en lien avec les réactions que suscitent nos perceptions et nos autres expériences.

Le domaine de Rasa est donc vaste… Nous commençons donc ici le voyage au pays des six Rasas, ou saveurs de la nourriture, tout en esquissant les effets des saveurs sur nos humeurs.

Dans un prochains article, nous explorerons les neuf Rasas, ou états intérieurs (émotionnels). Ils ont été décrits par Muni Bharata dans le Nâtya-Shâstra, un traité sur la poésie, le théâtre, la musique et la danse, datant du 4e siècle avant J.-C. environ.

Puis nous terminerons avec les cinq Rasas de la tradition visnouite, qui correspondent à cinq niveaux de relation au Divin. Car on parle aussi de Rasa pour exprimer la « saveur de la jouissance spirituelle éprouvée dans un été d’union (Bhâva) mystique, en méditation ou en prière » [i].

Mandala

Les six Rasas

Le terme « Rasa » est tout particulièrement associé à l’alimentation ayurvédique : on parle alors des six Rasas ou saveurs gustatives. Il est dit que ces six goûts ont une importance fondamentale, car les Rasas sont les éléments qui ont l’action la plus directe et la plus immédiate sur l’équilibration et les variations des trois Doshas ou humeurs.

Voici un exemple:

Lorsque l’on mange un aliment très piquant, dès l’instant où on le met en bouche, la salive et les papilles gustatives sont mises en contact avec la saveur «Katu» (piquant). L’effet est immédiat: perception puissante et envahissante de la force des épices, sensation de chaleur, voire même de brûlure dans la bouche, les joues deviennent rouges et chaudes, le corps se met à transpirer. Le Dosha Pitta vient d’être exacerbé (augmenté) par cette saveur forte: l’équilibre des trois Doshas s’est temporairement modifié. Cette instantanéité montre le pouvoir de la saveur sur l’organisme physique (chaleur, rougeur, transpiration) et psychique (sensation de paroxysme, sentiment passionné).

Rasa est en lien total et profond avec Prana, l’énergie de vie. Pour expliquer ce lien entre Prana et Rasa, voici un autre exemple concret, démontrant l’importance de ce qui se passe au simple contact de la nourriture dans la bouche :

Imaginons que vous veniez de gravir une longue chaîne montagneuse. Arrivé à son sommet, vous êtes épuisé et affamé. Vous vous écroulez et il vous semble impossible de faire un pas de plus, sans vous être auparavant restauré. Une bonne âme vous apporte un peu d’eau, quelques fruits secs et des noix. Dès l’instant où vous portez ces aliments en bouche, dès que vous croquez dedans, ressentez et mélangez les saveurs en bouche… vous ressentez l’afflux d’une nouvelle vigueur et tout le Prana dont vous aviez besoin. Il y a une profonde satisfaction et vous reprenez des couleurs.

Mais pourtant, que s’est-il passé concrètement? Vous avez mis des aliments en bouche, vous les goûtez… mais vous n’avez encore rien digéré, ni assimilé de nutriments sur le plan physique. Pourtant, quelque chose s’est déjà produit sur le plan énergétique. On dit que les saveurs agissent directement sur Prana et sur son véhicule, le système nerveux. En bouche, le Prana des aliments est capté et diffusé. Son impulsion réveille Agni, le feu digestif, en stimulant la sécrétion des sucs gastriques appropriés, selon les saveurs perçues.

Ainsi, la digestion commence pleinement en bouche. C’est pourquoi ce passage ne doit pas être négligé. Le fait de bien savourer en bouche et de mâcher contribue à percevoir et à extraire le Prana de la nourriture, tout en facilitant le travail digestif optimal. Cela contribue pleinement à développer le «manger en conscience».

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Approfondir les six saveurs

Stage de Yoga et Cuisine ayurvédiques - Yogamrita 2013

Comme tout le reste de la création, chacun des six goûts ou Rasa est constitué des cinq éléments. Chaque Rasa contient deux éléments dominants. Ceci permet de déterminer l’action de chaque Rasa sur les trois Doshas ou constitutions ayurvédiques, sachant que :

  • Vata est la constitution avec dominante Ether et Air
  • Pitta est la constitution avec dominante Feu et Eau
  • Kapha est la constitution avec dominante Eau et Terre
Rasa Goût Eléments Apaise Augmente
Tikta Amer Air et Ether Pitta, Kapha Vata
Katu Piquant Air et Feu Kapha Vata, Pitta
Lavana Salé Feu et Eau Vata Pitta, Kapha
Madhura Doux Eau et Terre Vata, Pitta Kapha
Amla Acide Terre et Feu Vata Pitta, Kapha
Kashya Astringent Terre et Air Pitta, Kapha Vata

Ainsi, par exemple, si l’on est de constitution Vata, on va privilégier dans ses repas les trois saveurs qui apaisent Vata, c’est-à-dire doux, acide et salé, sans omettre totalement les autres saveurs ; tout est question de dosage. Si l’on veut apaiser Pitta, on mettra l’accent sur les saveurs doux, amer et astringent. Si c’est Kapha qui doit être apaisé, ce sera les saveurs piquant, amer et astringent qui seront mises à l’honneur. Un repas équilibré comprend toujours les six saveurs. Lorsque toutes sont présentes, les sens sont comblés et l’on ressent une satisfaction agréable après le repas.

Il est important de retenir qu’en fait, chaque aliment contient les six saveurs… mais une, deux ou plus sont prédominantes. Par exemple, la carotte est douce, mais aussi un peu piquante… « Doux » ne veut pas dire « sucré ». Les sucres lents, comme les céréales, sont eux aussi doux. Le « doux » est la saveur la plus présente dans notre alimentation.

Voici une liste non exhaustive d’aliments en regard des six saveurs :

Tikta, les aliments amers

Dent-de-lion, salade, persil, bettes, artichaut, courgette, aubergine, concombre, ortie, curcuma, fenugrec, coriandre, noix de muscade, café, thé, cacao, …

Katu, les aliments piquants

Oignon cru, ail, radis, raifort, poireau, chou, cresson, roquette, piment, poivre, moutarde, gingembre, alcool, poivre noir, noix de muscade, menthe poivrée, …

Lavana, les aliments salés

Sel, algues, bettes, céleri, aliments préparés salés, …

Madhura, les aliments doux

Fruits sucrés (raisin, banane, figue, poire, mangue, dattes, …), fruits secs et oléagineux, miel, sucres, légumes doux (betterave rouge, patate douce, panais, potimarron, carotte, petits pois, châtaigne, pomme-de-terre, oignon cuit, fenouil, …), céréales (riz, blé, avoine, …), lait, beurre, ghee, cannelle, …

Amla, les aliments acides

Fruits acides (orange, citron, pomme acide, pamplemousse, fraises, framboises, ananas, grenade, …), tomate, épinards, oseille, aliments fermentés : vinaigre et aliments conservés au vinaigre (moutarde, choucroute, cornichons, …), yogourt, lait caillé, …

Kashya, les aliments astringents

Fruits pas mûrs (comme la banane, par exemple), pomme, légumineuses (mung dal, lentilles, pois chiche, …), tofu, certains légumes (pousses d’alfalfa, pomme de terre, topinambour, choux, …), sarrasin, kaki, prunelle, coing, grenade, canneberge, …

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Effets psychiques des saveurs

Les saveurs sont liées aux émotions… et de fait, « saveur » et « émotion » peuvent toutes deux se dire « Rasa » en Sanskrit. On dit même qu’une émotion particulière tend à engendrer son goût correspondant dans le corps. A l’inverse, la consommation de certains aliments, et donc de leurs saveurs, tend à susciter certaines émotions…

Tikta, les aliments amers

«  Le goût amer est associé à l’insatisfaction, qui favorise le désir de changement. Une déception amère dissipe l’illusion et confronte à la réalité. En stimulant le désir de changement, ce goût atténue le contentement de soi du Kapha, mais utilisé en excès, il accroît Vata, car l’insatisfaction et le changement permanent amplifient le sentiment d’insécurité et d’anxiété. » ii

Katu, les aliments piquants

« … Le goût piquant est associé à l’extraversion, à la tendance à l’excitation et à la stimulation, et particulièrement à l’envie d’intensité, dont l’excès peut déboucher sur l’irritabilité, l’impatience et la colère, finissant par l’épuisement. » ii Les personnes au Pitta élevé sont attirées par cette saveur qu’elles doivent pourtant éviter car le « piquant » est « susceptible de surchauffer le corps et le mental. Le goût piquant soulage Kapha en intensifiant la motivation et apaise temporairement Vata en fortifiant l’expression personnelle. A la longue, ce goût accroît Vata en sur-stimulant et en dispersant l’énergie. Il peut accroître la tendance à l’agitation, à l’anxiété et à l’insomnie chez les types Vata, les laissant épuisés. » ii

Ghee fait maison

Lavana, les aliments salés

On parle du « sel de la vie ». Ainsi, « le goût salé est associé à l’amour pour la vie, qui intensifie tous les appétits. Il peut avoir un effet apaisant et ancrant, atténuant la tendance à l’anxiété, aux spasmes et aux crampes, ce qui pourrait le rendre utile pour Vata. […] L’abus de sel conduit à l’hédonisme, qui distrait le mental et l’affaiblit. Trop de sel est censé étendre le contentement de soi et les autres attributs de Kapha. Il accroît aussi le feu de la colère du Pitta… » ii

Madhura, les aliments doux

Sur le plan psychique, la saveur douce réconforte, elle est nourrissante, apaisante. C’est la saveur par excellence de Krishna, qui est une incarnation de l’Amour. Trop de sucre, par contre, apporte le contentement de soi, la léthargie et l’inertie chez Kapha. La saveur douce apaise la colère de Pitta et l’anxiété de Vata.

Amla, les aliments acides

La saveur acide est en lien avec le désir. Elle appelle l’envie « Kapha » d’avoir plus encore… de nourritures, de biens, etc. Elle peut donc susciter, selon le tempérament de chacun, l’envie, la jalousie, la désapprobation, la colère ou le ressentiment (Pitta). Enfin, on dit que « l’envie aide à diminuer Vata en concentrant le mental Vata et en motivant l’action cohérente ». ii

Kashya, les aliments astringents

« Le goût astringent a un effet purifiant et rafraîchissant, bon pour Pitta et Kapha. L’excès de saveur astringente est associé à l’introversion, incitant à reculer face à l’excitation et à la stimulation. La saveur astringente n’est pas bonne pour Vata. Trop d’introversion risque d’accroître l’insécurité, l’anxiété et la peur caractérisant les types Vata… ». ii

Mandala

Les 3 Gunas, les qualités subtiles de la nourriture

Les trois Gunas sont trois autres principes clé de la philosophie du Samkhya. Ces qualités subtiles se manifestent en toute chose, en proportions variables, y compris dans la nourriture et les émotions. Les voici :

  • Tamas: la force passive qui soutient (positif) ou qui obstrue (négatif)
  • Rajas: la force active, de transformation (positif); la passion, l’agitation (négatif), les fluctuations émotionnelles
  • Sattva: la force d’équilibre, neutre; la pureté, la lumière, l’harmonie (positif). Sattva est la qualité vers laquelle cherche à tendre le yogi.

Les aliments tamasiques sont vieux ou périmés, tournés ; ils ont mauvais goût. Ils comprennent les aliments fortement transformés, industrialisés, en boîtes, congelés, les combinaisons incompatibles d’aliments, … La viande, le poisson, l’alcool sont particulièrement tamasiques. Harish Johari iii explique qu’ils contiennent peu de Prana (énergie subtile) mais beaucoup de toxines. Les aliments tamasiques contribuent à l’état d’ignorance, d’inertie, à la paresse, au doute et au pessimisme. Ils augmentent les sentiments intérieurs (Rasas) de peur et de dégoût.

Les aliments rajasiques sont amers, salés, piquants, forts, secs. Ils comprennent les aliments frits ou trop cuits, fortement épicés et les aliments excitants. Ils sont liés au mouvement, à l’activité et à la douleur. Ils stimulent les passions, la sensualité, la sexualité, l’avidité, l’avarice, l’égotisme. Les aliments rajasiques augmentent plusieurs états intérieurs (ou Rasas) tels que l’amour, la joie, le courage, l’émerveillement, la tristesse et la colère.

Les aliments sattviques sont frais, juteux, légers, onctueux, nourrissants, doux et goûteux : fruits et légumes frais, lait et beurre frais, légumineuses, noix, graines, fines herbes et épices. Ils contribuent à l’élévation de la conscience, et équilibrent la psyché. Les aliments sattviques sont les meilleurs pour entretenir le sentiment (Rasa) de paix intérieure et stimuler les plus hautes expressions des autres sentiments humains. [ii]

Sages et chercheurs se nourrissent d’aliments sattviques uniquement. Les personnes engagées dans la vie en société ont besoin aussi de l’énergie rajasique : elles consommeront donc des aliments sattviques et rajasiques et elles éviteront les aliments tamasiques le plus possible.

Les différents sentiments ou états cités ici, à propos des trois Gunas, sont les neuf Rasas ou états intérieurs qui seront développés dans un prochain article.

Cette vue ayurvédique de l’alimentation invite à une prise de conscience et à une certaine humilité. Force est de constater que nous ne contrôlons pas entièrement nos états intérieurs. Nos choix de vie, notre environnement, notre routine quotidienne et nos habitudes alimentaires influent grandement sur nos pensées et nos émotions. Mais nous savons aussi qu’au quotidien nous pouvons orienter notre existence, en respectant le corps et l’esprit, en ne les soumettant pas inutilement à rude épreuve et en cultivant jour après jour certaines qualités auxquelles nous aspirons.

« L’effort qui mesure les aliments et l’exercice, qui, dans l’action, mesure le mouvement, qui mesure le sommeil et la veille, voilà ce qui constitue le yoga destructeur de la souffrance. »    Bhagavad Gita 6.17 [iii]

Michèle Lefèvre

Mandala

[i] La cuisine végétarienne et ayurvédique de l’Inde, Catherine et Patrick Mandala, Le Courrier du Livre, 1996

[ii] Description des états intérieurs stimulés par les trois Gunas: d’après The Yoga of the Nine Emotions, Peter Marchand, Destinity Books, 2006 et le site internet de Peter Marchand : http://www.sanatansociety.com.

[iii] Traduction de Gisèle Siguier-Sauné, La voie de l’acte juste, Bhagavad-Gîtâ, Pocket, 2008

Mandala

Le numéro 17 des Cahiers du Yoga est paru et peut-être acquis sur demande email aux Cahiersdeyoga7@infomaniak.ch. Cette revue trimestrielle de Yoga, éditée par l’école Yoga 7, est la revue francophone de Yoga Suisse (anciennement Fédération Suisse de Yoga). Elle permet d’approfondir la pratique et de mieux connaître l’esprit et la philosophie du Yoga. Il est possible de s’abonner à l’année.

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mai 07 2014

Matinée de yoga du dimanche 18 mai 2014 – Yoga Intégral

Publié par sous .Yoga,Stages et Cours

Pour cette dernière matinée de l’année scolaire, la pratique proposée permettra une fois encore d’expérimenter les différents aspects du yoga traditionnel, «yoga intégral» ou «yoga de la synthèse».

Géraniums de printemps

Thème: «Yoga Intégral» ou «Yoga de la synthèse»

La pratique est composée en fonction de la saison printanière et de ses effets sur nous, à la lumière de l’Ayurveda. 

Le yoga, c’est un état d’être. C’est aussi un ensemble de techniques et de connaissances qui conduisent à cette expérience.

Le Yoga Intégral, ou Yoga de la synthèse, est une approche traditionnelle qui ouvre à toutes les voies du yoga, dans leur diversité et leur complémentarité. Ses pratiques variées conduisent à une expérience  profonde du yoga.

Pavots

Prochaine matinée de yoga:
Dimanche 18 mai 2014 de 9h30 à 13h00

Les matinées de yoga thématiques
sont une occasion d’approfondissement du yoga
pour toute personne pratiquant depuis au moins une année.

Maximum: 22 participants.

Lieu

Salle de danse de Plouigneau - Matinée de yoga

Salle de danse
Plateau Couvert,
Rue de la Libération,
29610 Plouigneau.

Itinéraire >>

Matinée de yoga à Plouigneau

Programme de la Matinée de Yoga

  • Hatha Yoga postural: Asanas (postures) et Mudras (gestes visant à canaliser l’énergie)
  • Pranayama : explication et pratique de plusieurs techniques de respiration
  • Chant de Bijas et Mantras (sons primordiaux)
  • Méditation avec Hasta Mudras (gestes des mains).

(avec une pause de 15 minutes en milieu de matinée)

Participation

Matinée de yoga : 24€, soit : yoga : 22€ – Location du lieu : 2€ (payables ensemble)

Apporter votre tapis de yoga et une couverture pour la relaxation.

Inscriptions

Merci de me transmettre au plus tôt vos inscriptions par téléphone ou par le formulaire de contact. Les premiers inscrits seront prioritaires.

Michèle Lefèvre:
téléphone mobile: 06 82 46 81 47
ou fixe: 02 98 72 82 01.

Il reste encore quelques places.

Peut-être y aura-t-il une possibilité de co-voiturage pour les personnes venant de loin. Contacter Michèle.

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Prochaines matinées de Yoga

Les dates des matinées de yoga de l’année scolaire 2014-2015 seront communiquées prochainement.

Namaste

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>> Site des stages, cours et matinées de yoga <<

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avr 30 2014

Le Kupinam, une histoire de sagesse de Swami Vijayananada

Publié par sous Sagesses / Réflexions

Voici une histoire à propos de la fascination des biens matériels, trouvée dans « Un français dans l’Himalaya, itinéraire avec Ma Anandamayi« , textes rassemblés et présentés par Jacques Vigne.

Sadhu avec son Kupinam

Swami Vijayânanda trouvait cette histoire si importante qu’il disait en souriant qu’on devrait l’afficher dans toutes les chambres de tous les âshram…

Mandala

Il était une fois un guru qui avait un très bon disciple, un brahmacharin qui était inspiré par l’esprit de renoncement: il ne possédait rien, si ce n’est un kupinam (Kupinam, linge servant de caleçon, le vêtement minimum). Un jour, son guru lui dit:

«Tu vas te rendre dans un endroit isolé pour t’y consacrer à la méditation. Je te donnerai un mantra et je viendrai voir dans quelques années comment ça va.»

Alors notre jeune homme est parti et s’est mis à pratiquer la méditation selon les instructions de son guru. Son programme journalier était le suivant: le matin il se levait, lavait son kupinam, le faisait sécher sur l’herbe, puis commençait sa méditation.

Ensuite, vêtu de son seul kupinam, il allait au village pour mendier sa nourriture; il revenait pour le repas et s’asseyait de nouveau pour la méditation.

Un jour, un rat ou une souris fit des trous dans son kupinam. Notre brahmacharin était désespéré; c’était sa seule possession. Il l’a raccommodé tant bien que mal et, en mendiant sa nourriture au village, il a dit aux gens qu’il n’avait plus de kupinam. Les villageois lui dirent:

«Cela ne fait rien, on va te donner un autre kupinam!»

Ainsi fut fait. Il était tout à fait heureux avec son nouveau kupinam, et il a recommencé son programme journalier. Quelques jours après, la même histoire s’est reproduite.

Une souris a de nouveau fait des trous à son kupinam; il va de nouveau au village et redemande un kupinam que les villageois lui ont volontiers donné. Cette histoire est arrivée deux ou trois fois. Finalement, les gens se sont fatigués et lui ont dit:

«Bâbâ, on ne va pas te donner tous les jours un nouveau kupinam! On va te donner un chat, tu le garderas près de toi, le chat chassera les souris et celles-ci ne viendront plus manger ton kupinam!»

Le brahmachârin a alors emmené son chat, et les souris se sont éloignées. Il était tout heureux, son kupinam n’était plus déchiré par les souris. Seulement voilà, il y avait un autre problème. Il fallait nourrir le chat, lui donner du lait. De ce fait, quand il allait au village, il demandait aux gens:

«S’il vous plaît, donnez-moi aussi un peu de lait pour mon chat.»

Les villageois lui ont donné volontiers du lait pour le chat. Cela s’est reproduit plusieurs jours, pendant une semaine ou deux, et les villageois ont fini par se fatiguer.

«Eh, Bâbâ, on ne va pas te donner tous les jours du lait! On va te donner une vache, tu vas la traire et tu auras du lait pour nourrir ton chat.»

Alors il a emmené la vache, a apprit à la traire et ainsi il a eu du lait tous les jours pour lui et pour son chat.

Mais un nouveau problème est apparu: il fallait nourrir la vache. Quand il allait mendier, il demandait aux villageois de lui donner du foin pour nourrir sa vache. Les villageois lui ont d’abord donné du foin, puis finalement se sont lassés et lui ont dit:

«Eh, Bâbâ, on ne va pas toujours te donner du foin! Il y a des terres en friche près de ton âshram. Tu vas les cultiver, on va te donner du blé à semer, il va pousser, tu auras du blé pour faire tes roti (Roti, galette de froment), et tu auras de la paille pour ta vache.»

Alors il a dit oui, car il était obéissant et très influençable, comme beaucoup de brahmachârin et de sâdhu. Il a fait cela, récolté son blé, en a semé une partie à nouveau, a commencé à stocker de la paille.

Finalement, au cours des années, il n’a plus pu faire le travail lui-même. Il a dû demander aux villageois des hommes pour l’aider. Au début, il lui en ont donné, mais après ils lui ont dit:

«Bâbâ, on va te donner une femme, tu vas te marier avec elle, elle t’aidera, elle te donnera des enfants et les enfants t’aideront à leur tour.»

C’est ce qu’il a fait, et petit à petit son âshram s’est transformé en une grande propriété, avec des greniers pour le foin et le blé, des ouvriers comme dans une entreprise. Un jour, son guru est venu. Il a vu la ferme, avec des gens occupés à droite et à gauche. Il a demandé à un homme:

«Dis donc, j’avais mis un brahmachârin ici, qu’est-il devenu ? Est-il parti?»

L’homme répondit :

«Non, non, il est debout là-bas.»

Notre brahmachârin était habillé comme tout le monde, il donnait des ordres à ses ouvriers. Son guru s’est approché de lui. Quand le brahmachârin l’a vu, il est tombé à genoux et a dit :

«Guruji, regardez! Tout ça, c’est à cause d’un kupinam!»

 

Mandala

Rencontrer Swami Vijayananda, de son vivant, en vidéo:

Mandala

Merci à Béatrice qui m’a rappelé cette jolie histoire du Kupinam!

Source de l’image: Sadhu et son kupinam: Wikipedia

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avr 26 2014

Séance de yoga tridoshique

Publié par sous .Yoga,Séances de Yoga

Voici une séance de yoga tridoshique, de niveau intermédiaire, qui équilibre chacun des 3 Doshas. Elle est particulièrement indiquée en milieu ou en fin de printemps, par exemple, quand les températures commencent à monter en journée. La séance se vit en douceur, sans rechercher trop d’intensité.

Variante sur un pied de Dvipadapittham

Le printemps est la saison durant laquelle le Dosha Kapha est aggravé. Cependant, en fin de printemps, le Dosha Pitta s’accumule déjà.

Le travail de cette séance tridoshique met l’accent, tour à tour, sur chacun des trois Doshas:

  • Il y a un travail profond, en respiration abdominale (basse ou diaphragmatique), sur les articulations du bas du corps (début couché) et sur l’ancrage (postures debout), à pratiquer avec Mula Bandha sur l’expir. Ceci procure une apaisement immédiat de Vata et du stress.
  • Puis, Sarvangasana, Setu Bandhasana et Matsyasana dégagent le Kapha printanier en excès, dans le haut du corps, en favorisant l’élimination des toxines (Ama).
  • Enfin, la zone Pitta est réveillée en douceur, grâce à un Nauli bref, et à la torsion qui draine foie et rate, tout en stimulant la digestion. Maha Mudra est travaillé en Sitali. Les dernières postures sont rafraîchissantes, tout comme Sitali, la respiration « rafraîchissante ».

3 Nauli

NB: Cette séance est proposée pour des pratiquants de yoga de niveau intermédiaire à avertis, connaissant notamment les Bandhas. Nauli (ci-dessus) peut être remplacé par Uddiyana Bandha.

Séance de yoga au format PDF

>>Télécharger la séance de yoga tridoshique<<
(niveau intermédiaire) (pdf)

Si l’on ne connaît pas l’approche ayurvédique, pratiquer comme proposé, sans se soucier de tout ce vocabulaire un peu particulier!

OM et bon yoga

Mandala

NB: Je suis en stage du 27 avril au 5 mai, sans internet.

2 réponses

avr 24 2014

Raag Panorama: danse indienne à Morlaix

Publié par sous Musique et Arts

Une amie, participant régulièrement à mes cours de yoga vient de m’appeler, car elle a rencontré une troupe de jeune danseurs indiens aujourd’hui, dans le TGV. Ces jeunes sortent d’Inde pour la première fois, pour la plupart d’entre eux. Ils sont là pour un le spectacle « Raag Panorama » qui aura lieu ce samedi à Morlaix:

Raag Panorama

Samedi 26 avril 2014
Théâtre du Pays de Morlaix
20h30

Le spectacle Raag Panorama reprend les mouvements et symboliques traditionnels dans un esprit contemporain (chorégraphe: Anita Kulkarni). Il aura lieu au théâtre du Pays de Morlaix:

« Le spectacle sera donné pour la première en dehors de l’Inde. Il opère une fusion joyeuse des danses kathak (nord) et bharatanatyam (sud) et leurs rythmes à 16 temps, sur fond indigo de nuit étoilée et des notes du santoor, très ancien instrument à cordes frappées. »

« Un impressionnant spectacle de danse nourri de symbolique traditionnelle mais travaillé dans un esprit moderne par une grande chorégraphe de talent, Anita Kulkarni. 8 jeunes artistes indiens viendront spécialement de Pune, sud de Bombay, où ce spectacle vient tout juste d’être créé. Raag Panorama met en miroir tradition et monde contemporain jusqu’à la fusion joyeuse des danses kathak et bharatanatyam aux rythmes à 16 temps, servie par le santoor, ancien instrument à cordes frappées. Les deux groupes dialoguent puis s’associent se livrant d’abord à un exercice de broderie indienne en mélangeant « pradhant » et « konnakol » (vocabulaire syllabique des percussions et des rythmes des 2 danses). «Kathak» et «Bharatanatyam» sont les deux danses classiques les plus connues de l’Inde, chacune typique du nord et du sud sur des musiques « hindoustanie » et « carnatique » aux bases modales et rythmiques très différentes. Une invitation à voyager dans le temps et dans l’espace indien en une soirée. »

Mon amie m’a expliqué que toutes ces jeunes danseuses pratiquent le yoga deux fois par jour, seules… et qu’elle prennent deux cours hebdomadaires en groupe…

On leur souhaite plein succès à Morlaix!

Armor India - Affiche 2014

En savoir davantage:

www.inde-en-ligne.com: Festival Armor India>> 
Voir aussi l’article de Ouest-France>>

(Photo de la troupe: http://www.ouest-france.fr)

Pas de réponse

avr 17 2014

Délicieux « Chaunk » pour apaiser Vata

Voici une petite recette toute simple, qui convient particulièrement aux personnes Vata ou ayant des problèmes de digestion de type Vata (tels que ballonnements et gaz). Ceci dit, nous avons remarqué que cette recette plaît à tous.

Chaunk - Ghee rouge pour les problèmes de digestion Vata (gaz intestinaux, ballonnements)

Pour en ressentir les effets positifs, consommer ce petit mélange au moins une fois par jour pour assaisonner son repas: sur les légumes, les céréales ou les légumineuses, par exemple.

Qu’est-ce que le Chaunk (Chonk)?

Le Chaunk (mot hindi) est une technique de cuisson d’épices utilisée en Inde, au Bangladesh et au Pakistan. Les épices entières (et parfois d’autres ingrédients, comme du gingembre râpé, du sucre) sont brièvement frits dans du ghee ou de l’huile pour libérer les huiles essentielles des cellules et ainsi améliorer leurs saveurs, avant d’être rajoutées à un plat.

Le Chaunk peut être préparé en début de cuisson, avant d’ajouter les autres ingrédients pour un curry ou un plat similaire, ou il peut être ajouté au plat en fin de cuisson, juste avant de servir (comme pour le dal ou le sambar). (Définition d’après Wikipedia anglais).

Le Chaunk a d’autre « petits noms » (tels que Vagar), vu que l’Inde compte… 22 langues officielles!

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 2 cs de ghee frais
  • 2 à 3 pincées d’asafoetida (hing)
  • 1/2 cc de piment d’Espelette rase ou selon goût (c’est joli et pas trop fort, mais normalement, dans la vraie recette, c’est de piment rouge… donc on devrait en mettre nettement moins! … un pincée ou deux, selon goût)
  • quelques graines de cumin, grillé au préalable à sec, dans une poêle
  • Sel, selon goût

Préparation

Faire fondre le ghee dans une poêle chauffée. Ajouter l’asafoetida, le piment, le cumin et le sel, chauffer un peu et servir de suite, en ajoutant sur un plat cuisiné (dal, kichari, légumes, céréales ou légumineuses, par exemple).

Marc et moi apprécions particulièrement cette petite préparation, que nous avons surnommée le « ghee rouge », vu sa belle couleur, grâce à notre légère interprétation au piment d’Espelette.

Du coup, chaque fois que je prépare du ghee, j’enchaîne sur la préparation de petits pots de « ghee rouge ».

Si vous préparez des petits pots: il faudra mettre un minuteur pour contrôler le ghee au fur et à mesure qu’il se fige, car les ingrédients ont tendance à tomber au fond (on le voit sur la photo du ghee liquide). Donc, quand le ghee commence à figer, bien mélanger le contenu, de sorte à ce qu’il soit homogène lorsqu’il aura totalement figé.

Chaunk - Ghee rouge pour les problèmes de digestion Vata (gaz intestinaux, ballonnements)

PS: Merci au Dr Garima pour la recette qui nous convient très bien à tous les deux. Ça fait du bien… mais c’est aussi délicieux. Moi qui avais de la peine à consommer de l’asafoetida, me voici réconciliée avec la chose.
Elle recommande de préparer cette préparation en toutes petites quantités,  lors de chaque repas. Elle ne m’a pas donné d’explications, quant au pourquoi. Je me suis dit que c’est probablement pour le principe de fraîcheur de mélange. Il m’arrive de faire la préparation au dernier moment, pour l’ajouter à un plat; … mais honnêtement, préparé en petits pots, même si ce n’est pas très « orthodoxe », c’est tellement pratique. Et c’est joli, n’est-ce pas? ;)

3 réponses

avr 08 2014

Atelier de Yoga d’automne avec un bandeau sur les yeux

Publié par sous .Yoga,A propos du Yoga

J’avais écrit cet article dans le cadre du Yoga Festival. Bien qu’en peu «hors saison» (il y est aussi question de l’Automne), je vous le partage aujourd’hui… car la compréhension du Dosha Vata, et l’attention qu’il nécessite, dépassent largement le cadre de la saison automnale…

Pratique du yoga les yeux bandés

Lorsque j’ai été contactée pour participer au Yoga Festival, pour donner des ateliers de yoga, j’ai proposé plusieurs thèmes et j’ai laissé les organisateurs choisir. Ils ont, entre autres, retenu ma proposition de donner un cours dans lequel les participants ont les yeux bandés. Sans doute était-ce un peu différent, voire même un peu intrigant…

Pratiquer les yeux ainsi fermés, c’est un acte de confiance. Tout d’abord parce que l’on se retrouve dans le noir pendant 1h30 ; et ensuite, parce que l’on ne peut que s’en remettre aux indications orales de l’enseignant, qui décrit les postures et guide les transitions, les unes après les autres.

Pourquoi cette approche au Yoga Festival ?

Tout d’abord et essentiellement parce que le Yoga Festival a eu lieu pendant la saison automnale, à la période de la rentrée, dans un moment de « rush ».

Feuilles d'automne

L’Automne, c’est aussi la saison des fruits et des derniers feux d’artifices de la Nature. La sève des arbres descend progressivement et les feuillages desséchés aux mille couleurs sont balayés par le vent, voire même parfois, la tempête. Les jours raccourcissent et la température baisse. La Nature change et se prépare à une période de repos salutaire, l’Hiver.

Avec la fin de l’Eté, il y a les changements de rythmes, la reprise du travail ou des études.  On ressent parfois un vague à l’âme, lié à la nostalgie de l’Eté. L’Automne rappelle aussi à l’Homme l’Impermanence de toute chose.

L’Ayurveda, la « science de la vie » ou médecine traditionnelle indienne, prône le respect des rythmes du corps et des saisons. Il convient d’aller avec la Nature… car fonctionner à contre-sens épuise !

On dit que l’Automne augmente (aggrave) Vata, l’humeur ou « Dosha » lié aux éléments «Air» et «Ether». Chez l’Homme, comme dans la Nature, le Dosha Vata est alors aggravé. Vata est responsable du mouvement et de la coordination de toutes les fonctions du corps, y compris du système nerveux. Les tensions intérieures, la nervosité, perturbent la digestion et d’élimination. Vata est aussi lié à Prana, l’énergie de Vie. C’est dire son rôle crucial.

Lorsque Vata est perturbé, c’est l’équilibre de tous les plans de l’être qui vacille : le corps, les sens, le mental, la sphère émotionnelle et l’âme. Le sommeil devient plus léger, irrégulier, et peut se doubler de fatigue automnale. Le mental s’agite ou même se disperse ; l’humeur se fait changeante et l’on peut ressentir plus d’inquiétude ou de la vulnérabilité. L’aggravation de Vata se manifeste aussi sous forme de sécheresse de la peau, des muqueuses et de la gorge, qui expose aux refroidissements…

Pratique du yoga les yeux bandés

Mais revenons-en à la pratique de yoga les yeux fermés !

Maintenir les yeux clos, c’est les reposer. C’est aussi fermer l’une des portes les plus importantes des organes des sens. Or l’on sait que les sens stimulent constamment le mental, causant, en cas de fatigue nerveuse, une déperdition d’énergie bien réelle.

En Yoga, fermer les yeux procède de Pratyahara, les pratiques de «retrait des sens». Pratyahara est le cinquième «pilier» du Yoga, selon Patanjali. En sanskrit, «Pratyahara», signifie le retrait, la maîtrise des forces ou «nourritures» extérieures.

Par nature, le mental, est à l’affût d’expériences nouvelles. Il reçoit d’innombrables perceptions sensorielles. De ces perceptions découlent des sensations, des émotions, des pensées, et enfin, des actions/réactions.

Pratyahara c’est l’opposé. Progressivement, grâce à l’exercice régulier, le mental s’intériorise et n’est plus affecté par les perceptions sensorielles : la réaction en chaîne mentale est comme momentanément rompue. Le retrait des sens, est une étape avancée du Yoga : il conduit vers l’état de concentration le plus profond.

On comprend aisément qu’un excès de Vata (Air) disperse,  rend instable, sensible et fatigable. Vata a la propension à «courir dans tous les sens», d’un désir à l’autre… perpétuellement insatisfait ! Garder les yeux fermés apaise radicalement Vata. Cela équivaut à une prise de recul par rapport aux nourritures extérieures, c’est en quelque sorte un jeûne des sens.

Pont du Moulin Neuf - Étang de Plounérin

Le Yoga part du principe qu’il y a quelque chose de plus essentiel, de plus captivant, qui émerge à l’intérieur, quand tous les sens et le mental sont au repos. Les techniques de Yoga menant à Pratyahara proposent de goûter et d’expérimenter ce quelque chose. Pendant le cours les yeux bandés, à défaut de voir, on ressent et on écoute. C’est une pratique intérieure, dans la pleine présence aux postures et au souffle… Le mental devient accessoire.

Le cours du Yoga Festival était une première approche de Pratyahara: dans le noir, nous avons habité l’espace intérieur et exploré sa vastitude dans des postures en mouvement, puis statiques. Nous avons chanté des sons dans certaines postures. Puis nous avons écouté le silence, qui émerge, quand tout devient paisible.

Pratyahara, c’est tout d’abord une démarche concrète, faite d’exercices, parfois satisfaisants, parfois un peu arides, répétés inlassablement. La maîtrise des exercices aboutit progressivement sur une expérience profonde, fructueuse et nourrissante, qui se grave sur le grand disque des mémoires. Vient alors le goût pour Pratyahara, puis la méditation. Vient un temps où l’expérience intérieure se fait naturelle et dégage un parfum d’essentiel.

Ainsi, à la lumière de l’Ayurveda, le cycle des saisons peut guider l’exploration du Yoga.

Namaste
Michèle Lefèvre

10 réponses

avr 01 2014

Matinée de yoga du dimanche 27 avril 2014 – Yoga Intégral de Printemps

Publié par sous .Yoga,Stages et Cours

Pour cette prochaine matinée, la pratique proposée permettra d’expérimenter les différents aspects du yoga traditionnel, « yoga intégral » ou « yoga de la synthèse ».

Coeurs de Marie

Thème: « Yoga Intégral » ou « Yoga de la synthèse »

Cette matinée permettra de mieux comprendre la saison printanière et ses effets sur nous, à la lumière de l’Ayurveda et de la pratique adaptée d’un yoga complet ou « intégral ».

Le yoga, c’est un état d’être. C’est aussi l’ensemble des techniques et connaissances qui conduisent à cette expérience.

Le Yoga Intégral, ou Yoga de la synthèse, est une approche traditionnelle qui ouvre à toutes les voies du yoga, dans leur diversité et leur complémentarité. Ses pratiques de yoga sont particulièrement variées.

Roses de printemps

Matinée de yoga:
Dimanche 27 avril 2014 de 9h30 à 13h00

Les matinées de yoga thématiques
sont une occasion d’approfondissement du yoga
pour toute personne pratiquant depuis au moins une année.

Maximum: 22 participants.

Lieu

Salle de danse de Plouigneau - Matinée de yoga

Salle de danse
Plateau Couvert,
Rue de la Libération,
29610 Plouigneau.

Itinéraire >>

Matinée de yoga à Plouigneau

Programme de la Matinée de Yoga

  • Hatha Yoga postural: Asanas (postures) et Mudras (gestes visant à canaliser l’énergie)
  • Pranayama : explication et pratique de plusieurs techniques de respiration
  • Chant de Bijas Mantras (sons primordiaux)
  • Méditation avec Hasta Mudras (gestes des mains)
  • Court exposé: sagesse philosophique de l’Inde.

(avec une pause de 15 minutes en milieu de matinée)

Participation

Matinée de yoga : 24€, soit : yoga : 22€ – Location du lieu : 2€ (payables ensemble)

Apporter votre tapis de yoga et une couverture pour la relaxation.

Inscriptions

Merci de me transmettre au plus tôt vos inscriptions par téléphone ou par le formulaire de contact. Les premiers inscrits seront prioritaires.

Michèle Lefèvre:
téléphone mobile: 06 82 46 81 47
ou fixe: 02 98 72 82 01.

Peut-être y aura-t-il une possibilité de co-voiturage pour les personnes venant de loin. Contacter Michèle.

Mandala

Prochaine matinée de Yoga (et dernière de l’année scolaire)

  • 18 mai 2014.

Il est possible de s’inscrire à l’avance.

Namaste

Mandala

>> Site des stages, cours et matinées de yoga <<

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